ARSENIC
crapplications émollientôs ; quelquefois même il est utile d*exciter les surfaces par TapplicÀtion d*un vésicatoire qu'on ne lève qu'au moment de la cautérisation. On a recommandé encore de recouvrir la couche de caustique arec une toile d'araignée, et même de la protéger par un plumasseau de charpie» une compresse et une bande, quand on cautérise des parties qui sont exposées à des frottements. Cette précaution, avantageuse dans quelques cas, est souvent complètement inutile, et on n'a jamais besoin d*y recourir quand on applique la pâte arsenicale sur le visage; les parties cautérisées exposées à Tair libre se desséchant, elles ne tardent pas à se couvrir d'une incrustation dure qui n'a pas besoin d'être protégée.
Après ces détails minutieux sur les préparations arsenicales, il ne nous reste plus qu'à indiquer les cas où elles peuvent être employées.
11 est certain que, comme agent thérapeutique proprement dit, l'arsenic possède deux propriétés très-remarquables : 1* une vertu anti-apyrétique incontestable; 2* une action résolutive des plus puissantes. Au premier titre, il est considéré par quelques praticiens, et surtout par les médecins anglais, comme spécifique contre les fièvres intermiitentes^ et l'un d*eux, Reil, ne rapporte pas moins de trois cents cas de suérison. Du reste, il suffirait de citer Fowier qui, plus que tous les autres, a propagé l'usage de l'arsenic, et qui, dans ses premiers essais, sur deux cent quarante-huit fébricitants, compta cent soixanteonze guérisons radicales; Arnold qui, se servant de la solution de Fowier, en a obtenu les plus grands succès sur quatre-vingts malades atteints de fièvre quarte ou tierce, dont les accès ont disparu sans récidives, etc.» pour que l'on ne conteste pas aiiyouitl'hui son eflicacité dans ces sortes de cas. La dose h laquelle ils l'administraient est de dix gouttes deux fois par jour, etjusau'k vingt
Souttes trois fois par jour, dans les fièvres 'ac^ïès rebelles; mais comme cette dernière Spantité occasionne beaucoup de trouble, il aut constamment proportionner les doses d'arsenic au tempérament et h l'Âge des individus. Si par cas, et Fo^^ier ne nie pas en avoir été témoin, il survenait de la douleur à la gorge et à reslomac, des vomissements, des tranchées vives, etc. , il faudrait immédiatement recourir au tritoxyde de fer dont nous avons d^à parlé. Toutefois, nous devons le dire, quand on administre les préparations arsenicales avec prudence , il .est uien rare que des accidents se manifestent, et j'avouerai que, pour ma part , toutes les fois oue je rencontrerai des accès de fièvre reheltet à tous les moyens^ comme l'étaient ceux crue j'ai observés en 1835 à Montpellier, cnez le nommé RouvairoUes , homme fort et robuste, et néanmoins très-nerveux, et chez la veuve Froment, d'un tempérament tout opposé, c'est-à-dire d'une constitution lymphatique ; je n'hésiterai point à administrer, comme je le fis à cette époque, un douzième, puis un dixième, et enfin, un sixième
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de grain de sulfure d'arsenic» Je suivis alors les conseils de Chrestien, qui m'assura avoir obtenu quelques succès de ce médicament; et je fus heureux, à mon tour, de pouvoir ajou» ter deux nouveaux bits h ceux qu'il avait recueillis.
La propriété anti-périodique de l'arsenic une fois constatée, cela ouvrit un vaste champ d'expériences à tenter, et chacun saisit avec empressement les occasions qui s'offrirent de s'assurer par soi-même de sa vertu anti-apy rétique. C'est pourquoi, aussitôt qu'une maladie nerveuse périodique résistait aux antispasmodiques les plus accrédités , vite le praticien recourait k la solution de Fowl«r, et Ton appritainsisuccessivem^tqu'Hoffmannavait guéri, par ce remède, une céphalie périodique^ contre laquelle l'opium et la valériane avaient été inefficaces ; que Girdleston avait réussi dans un cas de ehorée: qu'Alexandre, Duncan, Harles, citaient des observations authentiques de guérison d'accès d'épilêpsie; moins heureux qu'eux, Biet n'a pu obtenir que l'éloignement des attaques, ce qui est encore un succès.
Les praticiens n'en sont pas restés là. Encourages par ces essais, le docteur Taylor associa 10 gouttes de la solution de Fowier à 50 gouttes de laudanum, k prendre toutes les trois heures, et il guérit un tétanos ; Fr. Hoffmann mêla l'opium k l'arsenic, dans uu cas de sciatique qui revenait tous les soirs, k cinq heures, et la douleur en fut caloiée ; HM. I>esgranges , Lordat, etc., prou veut
au'on petit l'administrer avantageusement ans Vhydtropisie; et enfin ses propriétés anti-vénériennes sont de nouveau constatées par Biet, qui en obtient d'heureux résultats dans les syphilis constitutionnelles dont les symptômes se manifestent sur le système dermoïde, et notamment dans les sypailides tuberculeuses et squammeuses qui s'étaient montrées rebelles aux movens ordinaires.
Mais c'est surtout dans les nuUadies tstmthématiques non vénériennes, que lesj)réparations arsenicales se montrent e(ncace.s. Ainsi^ tantôt c'est l'acné qu'on guérit par les pilules d'arséniate de fer, k la dose d'un huitième de grain par jour d'abord, et plus tard k un quart de grain pris en deux fois dans la journée ; tantôt c'est Yimpetigo chronique reùellcj qui cède pourtant k la solution de Pearson ; tantôt c est le lichen agriusy que rien n'avait pu guérir, et qui se dissipe complètement, au moyen de la solution d'arséniate de soude, k la dose d'un sixième de grain par jour ; tantôt c'est dans la lépr^ vulgaire et le psoriasis, que l'arsenic feit merveilles, soit sous forme des pilules asiatiques, soit sous celle de la solution de Fowier, ou de celle de Pearson ; tantôt enfin on constate que les préparations arsenicales, usitées depuis longtemps dans les Indes (ce sont les pilules asiatiques) pour la curatioD de la lèpre et de Véléphantiasis, ont, en réalité, une action assez marquée sur les tubercules, etc., etc. .
11 n'est pas enfin jusqu'au cancer, contre la curation duquel les pâtes et les poudres ai^
;, impliquées localement* '$'éUlit luoDlrées eiScaces, on n*aU voulu aussi le combaUre à Tiotérieur par rarsenic, espérant ainsi atteindre le Yice scrofuleux jus-* que dans les profondeurs de l'organisme vi- TdDt. Malheureusement on n*a jusqu à pré^ sent constaté que des insuccès; et cela ne nous étonne point, la dyscrasie cancéreuse étant un de ces états constitutionnels qui oot toujours fait et feront tougours le tourment des malades et le désespoir du médecin. A quoi tient-elle ? On n'en sait rien. La guérit-on 7 jamais I C'est pourquoi^quoi qu'il fasse, et quelque habile qu'il soit, le chirurgien, quand il enlève une masse cancéreuse, peut bien se dire : Je pallie le mai, mais il D osera affirmer qu*il l'atteint dans son principe; il ne répétera pas, avec Ambroise Paré, le restaurateur de la chirurgie française: Je U pâmai j Dieu l'a guéri; Dieu, en oe guérissant pas l'opéré, semblant dire à lliûBime de l'art: Je t ai donné l'intelligence pour f éclairer, l'œil pour te conduire, la main pour te secourir et secourir autrui : mais il est des mystères qui seront toujours impénétrables pour toi ; moi seul suis tout* paissant.
ARTÈRE, s. f,, or^erta. Vaisseau qui porte le saog que le cœur lui envoie, dans telle ou telle partie du corps.
ARTÉRITE, s. f . Nom que les modernes ont donnéà la Fièyre inflammatoire (Voy. ce mot).
ARTHRITE, s. f.,ar/Artn*<, ou âpQpînç^ maladie des articulations. — Ce nom a été plus particulièrement appliqué à la gontte.
ASCARIDB| s. m., cwcartf, aineo^ic, sorte de vers intestinal, qui se trouve surtout dans le rectum.
ASCITB. Foy. Htdeopisie.
ASPHYXIE» s. f.y asphyxiaf ou «^yv^oi, à «fvgt;, sans pouls. — Cette dénomination, tout impropre qu'elle est, a été cependant généralement acce()tée, pour désigner la perte totale de la connaissance, du sentiment et du mouvement, avec affaiblissement notable ou suspension complète du pouls et de la respiration. Plusieurs causes peuvent donner lieu à ces phénomènes morbides, et suivant qu'ellessont dénatures différentes, l'asphyxie se présente dans des conditions diverses, auxquelles il faut adapter un traitement approprié : il importe donc, quand on se trouve auprès du malade, de remonter immédiatement à la cause déterminante de l'asphyxie.
Celles qu'on a désignées à l'observation des médecins sont: la strangulation,la submersion, la respiration des gaz délétères, les effets de la foudre, la congélation ; en un mot, tout obstacle oui peut empêcher la libre pé- Délration de l'air atmosphérique dans les poumons, ou toute exhalaison qui prive ces^ organes dô la quantité d'oxygène qui leur est nécessaire pour accomplir l'acte le plus im-
g)rlant de la vie, rHÉMATosB (Foy. ce mot). isoQS ce qu'il convient de faire, dans chacun des cas que nous avons nommés.
I. Asphyxie par strangulation. Dans les cas de cette nature, l'asphyxie étant produite par la compression des vaisseaux du cou,.
ASPRYlZfK
compression assez forte et assez longtemps^ continuée pour produire un épancnemenll cérébral (apoplexie), ou seulement la suspension trop longue de la respiration et la cessation de l'hématose; nul doute au'il ne faille employer, dans le premier cas, le traitement ne rapoplexie sanguine, les [Phénomènes asphyxiques étant consécutifs, ou le résultat de la compression du pneumo-gastrique. Au contraire, dans le second, il suffit de recourir k des frictions graduées, à l'in- . troduction dans la bouche de liqueurs alcooliques, à l'irritation mécanique des narines, . de la gorge , et au bain chaud ; sinon, on se comporte comme dans les cas d'asphyxie par des gaz non respirables.
II. Asphyxie par submersion. S*il est un cas dans lequel on doive principalement se hâter de retirer l'individu du milieu dans lequel il se trouve, c'est l'asphyxie parsub-. mersion ; mais cela ne suffit pas, et il faut commencer immédiatement après sa sortie de Teau, soit dans le bateau même qui a servi à le pécher, soit sur le rivage ou dans . l'endroit le plus proche et le plus commode que possible, la série des moyens que nous allons énumérer.
D'abord , quand il est indispensable de transporter ailleurs la persoime noyée, ce doit être sur un brancard ou sur une civière, bref, le plus commodément possible , en ayant soin de la coucher sur le côté, la tète h découvert. Un autre mode de transport, c'est de la placer sur les bras de deux porteurs ou assise sur leurs mains. Mais quel que soit le mode adopté, gardons-nous de suspendre l'asphyxié par les pieds, afin qu'il puisse rendre l'eau qu'il a avalée : ce procédé, croyons-le bien, a coûté la vie à beaucoup d'entre eux, en favorisant la congestion cérébrale. Du reste» la position horizontale suffit, pour que les liquides qui sont encore dans la trachée-artère puissent s'écouler librement.
Puis, le malade, dépouillé de ses vêtements (ce qui doit être fait sans secousses^ car mieux vaudrait les couper avec des ciseaux que de faire des efforts pour les lui 6ter),es4 examiné avec un soin tout particulier^ pour voir s'il n'est pas blessé mortellement ; on le met au lit 01^ sur un matelas, enveloppé dans une couverture de laine, la tète relevée avec des oreillers très-durs. Ces conditions premières remplies, on s'occupe aie réchauffer, si la couverture de laine ne suffisait pas» en plaçant sur l'estomac et le ventre des ves-. sies remplies d'eau chaude; en appliauant,.à travers la couverture, des briques chaudes,' ou en promenant, au moyen d'une bassinoire,^ des cendres chaudes sur les extrémités ; ea, frictionnant les diverses parties du corps avec des brosses sèches, ou imprégnées de liquides spiritueux et aromatiques. Le chatouillement des narines et du gosier avec les barbes d'une plume, ou l'inspiration des gaz irritants (alcali volatil, alcool ,,vinaigre radical, vapeur de soufre, gaz, acide muriatique oxygéné), en ayant le soin d'éloigner de temps en temps des organes respiratoires les vases qui les
ASPHYXlfi
AftSÂ-VOGnOA
renferment, tout cela ne doit pas être négligé. Une précaation très - importante à £reudre« c'est d'ériler Tintrodaction dans la oiiche, d'aucune esp&ce de liquide, avant que la respiration soit rétablie. On a bien proposé, pour éviter les accidents qui seraient la suite de cette imprudence , de porter les liquides dans Testomac à l'aide d'une sonde; mieux vaut s'en abstenir, et employer les la«vemeuts irritants, dont il a été question en traitant de I'Apoplcub séaBOsc [Voy, ces mots). Pendant longtemps on a recommandé aussi, pour le même objet, la vapeur du tabHc introduite dans l'anus au moyen d'une seringue ; nous n'approuvons pas ce procédé. Dès que lo noyé commence à pouvoir avaler, un lui introduit dans la bouche quelques cuillerées de vin sucré ou d'une li(|ueur alcoolique affaiblie, en ayant le soin d attendre Sue la cuillerée déjë versée soit avalée avant 'en verser une seconde ; c'est k ce moment surtout que les lavements irritants conviennent. Enfln, quand la réaction s'opère, que le corps est chaud et souple, si la face rougit et devient violette , on pratiqae une petite saignée ; les vomitifs peuvent également être administrés avec avantage, mais seulement quand le mouvement fébrile ou de réaction est complètement calmé.
Nous avons décrit le traitement de l'asphyxié par submersion, admettant que le noyé est placé dans des conditions assez favorables, h l'endroit éQ la température de l'air ; mais il peut arriver que la saison soit rigoureuse, qu'il gèle : dans ce cas, il faut immédiatement dépouiller Tasphyiié de ses vêtements, le couvrir avec ce que l'on aura sous la main, et user des plus grandes précautions en le réchauffant. 6aus doute qu'il n'est pas nécessaire d'user des mêmes ménagements que dans l'asphi'xie par congélation, cependant on aurait tort d'élever la température de plus de deux degrés par deux minutes,et de ne point s'arrêter qnand rappartentent est chauffé à 15 degrés environ du thermomètre de Réaumnr.
m. Asphyxie par <itt gax dMiéres. Ici il faut distinguer sinndividu est encore on non sousrimpression du gaz qui le tue. Si on ne Ten a pas retiré il est indispensable de le sortir du lieu méphitisé^ derexposeraugrand air et d*exercer une ventilation artificielle devant sa figure ; de lui Oter ses vêtements, de foire sur le corps des aspersions d'eau froide ; de mettre dans sa boucne, pour qu'il l'avale, s*il est possible, de l'eau froide, légèrement acidulée avec du vinaigre oti avec mie forte solution de sel de cuisine; tf irriter hntériear des narines avec les barbes d*une plume ou en plaçant sous le nez un flacon d'ammoniaque liquide ; d'insuffler de l'air dans les poumons, en ayant le soin d'exercer en même temps sur les côtés de la poitrine une compression graduée assez forte. En général, il s'agit de mettre la plus grande célérité dans rempk)i de ces moyens, en y associant, quand la face est TuHueuse, rouge et gonflée, une saiguée plus ou moins abondante. L'inspiration de roxygènc pur, ou celle du ga?. acide
muriatioue oxygéné, convenablement étendu, sont éminemment utiles dans l'asphyxie par le gaz hydrogène sulfuré. Des commotions électriques ou galvaniques légères, à travers le thorax (un des conducteurs est appliqua au creux de l'estomac et Tautre vis-4-vîs de la colonne vertébrale), peuvent aussi être utilement employées.
IV. Asphyxie par la foudre. Le traitement en est fort simple : il consiste à ensevelir l'individu, jusqu'au cou, dans la terre fraîchement remuée, et à l'asperger, sur la tête, avec de l'eau froide : on le saigne ensuite, et on lui donne de l'opium.
V. Asphyâsie par cûngélaiion. Une chaleur même légère et, a fortiori^ une forte chaleur, devant être nécessairement nuisible aux asphyxiés, en anéantissant complètement les forces vitales des parties gelées, on place le sujet dans la neige ou on le plonge dans de l'eau à la glace, ce qui suffit ordinairement pour le ranimer, quand la chose est possible. Toute application chaude , nous le ré« pétons, est tellement nuisible, que les lavements chauds doivent eux-mêmes être é^lement évités. Quand on a ranimé l'asphyué, on élève peu à peu la température du liquide jusqu'à ce que la réaction générale soit complète : alors, si l'individu abesoin de prendre uu peu de nourriture, on lui donne un peu de oouillon froid.
VL Asphyxie des noupeats^més. On reconnaît que le nouveau-né est dans un état d'asi4iyxie, lorsque, après un accouchement laborieux, l'enfant natt pèle on livide, sans mouvement , et qu'à travers ses cheirs flasques et molles, on n'entend ni battement du cœur, ni bruit respiratoire . on ne sent pas battre son pouls : en un mol, s'il paraît mort sans présenter encore aucun sisne de putréfaction. Dans ce cas, si le cordon omnilical n'a point été coupé et bat encore, si la mère n*a pas été délivrée, on doit différer la section du cordon, et plonger le nouveau-né dans un bain d'eau tiède, mêlée à du gros vin ou à de l'alcool, et écarter au plus tôt les obstacles qui s'opposent à l'introauction de l'air dans les poumons, en irritant Tintérieur des narines avec une plume, en mettant sous son nez, par intervalles, du fort vinaigre ou du vinaiçre radical, en détachant, avec le doigt indicateur, tes mucosités qui tapissent le fond de la bouche et de la gorge, en frictionnant la tête avec de l'eau-de-vie. A la
pérature assez élevée, on pratique des frictions sèches ou aromatiques, ou avec des liquides spiritueux, sur toute la surface du corps, ^uand ces moyens sont insudisants, on en vient à l'insufflation de Tair bouche i bouche, ou à l'aide d'un soufflet, d'une sonde laryngée, pendant qu'un des assistants exerce une compression graduée sur le thorax : les lavements irritants, l'électricité et le galvanisme ont été recommandés.
ASSA-FOETIDA ou A5A-rorm)i,s.f.-.ri;)nime résine fétide, ou'on obtient, par incisioni
ASSÀ'FOETIDA
ASSA-FOSTIDA
de I9 tiee et du collet de la racine du ferula as" 9(hfmHaa (pentendrie digynie de L.}» de la fo^ mille des ombetlifères. Celle qu'on trouYe dans le comnierce est sous forme de masses assez considérables , d*un brun rougeAtre, parsemées d€ larmes blanches ; sa surface oouTellement cassée est d'une couleur plus claire ; au contact deTair, elle ne tarde pas à se foncer et à prendre une teinte rouge« Se ramollissant par la chaleur, elle répand une odeur alliacée insupportable, extrêmement fétide^ aai Ta f^it nommer par Les Européens ir^rcvs aiaboti ; alors que sa saveur Acre et pi- (mante, on peu amère et aromatique, fort recherchée par les Asiatiques^ l'a fait surnommer par eux ValimaU des dieux. Bans les Jours de fttes, ils en imprègnent le bord des coupes,afindedonner a leur boisson plus de goût et dç parfum. L*assa-fœtida dont nous nous serrons vient de Perse.
C'est un médicament fort énergique, bien pfos usité en Europe quQ dans les lieux oà unie recueille ; quand on en a avalé un peu, dix à douze grains par exemple, on sent a Testomac une sorte de chaleur et d'excitation, qui démontre Tactivité de la gomme résine : et» si on en prend davantage, la réaction est encore plus forte, les effets bien plus étendus; c'est-à-dire que Texcitation s'étend sur tout le canal digestif, dont la <:$crétion est augmentée; de làj'actionlaxative de ce médicament administré à haute dose. Mais ses effets ne se bornent pas aux voies gastro-intestinales : une réaction générale survient, le pouls s'accélère, il y a de la céphalalgie, des vertiges; laperspiration cutanée devient plus abondante, un sentiment d'agitation et d'anxiété se fait sentir, en un mot tout annonce Tinfluence d*uu agent excitant.
Propriétés médicales. Le npm de laser , hserpitium sous lequel l'assa-foetida est désignée dans les écrits d'Hippocrate, de Dioscoride, etc., prouvent que 1 usage de cette substance remonte h la plvishauteanliauité. Ainsi^ Don-seulementle vieillard de Çosfaempjovée eitérieurement en topique etl'a administrée à Tintérieur, ^\x% femmes ^ui étaient malades à la suite des couches, mais encore^ d'après Dioscoride» Tassa-fœtida aurait la propriété de guérir la toux, les altérations de 1^ Yoix , les maladies hystériques ^ etc. Cep était bien assez pour établir ses propriétés auiispasjDQOdiques ; (lussi n'est-ce guère qu'à ce titre qu'elleest prescrite en médecine. A la vérité Fréd. Hoffmann, guidé sans doute parla ressemblance de l'odeur de Tassa-fœtida avec celle de l'ait, s'en est servi quelquefois contre l<js vers intestinaux; mais aujourd'hui on ne sç:: sert plus dpns ces cas, et, nous le répétons, ce n*est que comme antispasmodique quonla prescrit,
Happeloos que Boerhaave l'avait pincée à la tôle des médicaments de cette classe les plus énergiques, et considérée comme un spécilique puissant, le plus puissant de tous, dans les maladies si difficiles à traiter, qui sont désignées sous le nom dé spasmes et de névroses ; qu'il en recommande donc l'usage dans les accès d'hystéric^dcms Thj'pocoudrie,
etc. Disons que l'a^sa-fœtida a rendu quelques services dans un grand nombre de ma* tadies nerveuses ; que, dans l'asthme, il mc»dère les accès, favorise l'expectoration des mucosités amassées dans les bronches, et guérit la maladie (Wliytt, etc.); crue dans la coqueluche et la toux convulsive (les enfants, il calme les symptâmes et en abrège la durée (Bfillar, Kopn, etc.);que,dansrépi]epsie,nonseulement il a diminué les accès, mais dans quelques cas il les a fait cesser complètement (Longa) ; en deux mot3> qu'il n'est pas d'affection nerveuse contre laquetieon nait enregistré ses succès. Et pourtant, nous devons le dire aussi, si l'on prend en considération l'état général ou constitutionnel des individus qui sont atteints de maladies ner^ veuses,d'unepart; et, d'autre part, la propriété stimulante, excitante, de Tassa-foetioa, n'estce pas que le médjcament doit être proscrit du traitement desiiévroses et névralgies sfbéniques , c*est-à-dire qui se manifestent chez des porsoniiies fortes, robustes t Reste que nous nous ep sonunes servi souvent, soit dans l'asthme* soit contre les palpitations nerveuses essentielles , l'hystérie, etc., et qu'il a constamment produit d'excellents effets chezlesfemmeslymphatico-nerveuses.
En narlant des propriétés médicales de l'assa-KBtida, nous ne devons pas oublier sou action résolutive, lorsqu'elle est appliquée en topique à l'extérieur. Ainsi Tedén la employée avec succès dans le traitement de la foutte et de la sciatique; c'est-è*dire que, par emploi de ce remède, il a calmé les atroces douleurs dont deux de ses malades étaient tourmentés; et Barthez croit {Traité des mala-^ dies goutteuses) que Tassa-fiBdtida est spéciale* ment indiquée dans les cas de sciatique, avec affection scrofuleuse des parties formant eu entourant l'articulation de la hanche» lorsqu'on présume qu'il existe un commencement de carie des os articulés. Son opi'nion se trouve conQrmée par les faits de clinique chirurgicale, qui établissent qu'nppliqué en topique sur les tumeurs froides des articulations, ce remède agit comme un excellent résolutif. C'est du moins ce qu'on peut établir sur le témoignage de Block, Schneider, Bufeland, Plenck, etc., qui considèrent cette gomme résine comme un spécifique de la carie scrofuleuse.
Mode d'administration. L'odeur repoussante de l'assa-foetida fett qu'on ne s'en sert guère ; cependant, mélépar parties égalesau camphre, au castoreum et au sirop de Rarabe, on en fait des pilules qui, lorsqu'elles sont argentées, jpeuvent être avalées sans répugnance. Cesi sous cette forme que nous avons toujours administré Tassa-fœtida à l'intérieur, mêlée à la conserve de tilleul; Toutefois, quand les personnes ne sont pas tris" délicates f on peut la prescrire, soit, l'* en suspension dans un véhicule aqueux, faisant obs<ierver à ce sujet que Kassa-fœtida, et! raison du mélapge naturel de goimne et de résine dont elle est .formée, donnant avec l'eau, par sa trituration,une éravdsjon permanente, qui devient I9 base de potions plu.« ou
asthme:
ASTHME
lu.tins composées 9 on est dans lliiibitude dTaugmenter artificiellement la proportion du principe mucilagioeax par Taddition de la gomme arabique ou d*un jaune d*œuf. Quoii^uo cette addition ne soit pas indispensable, elle ajoute cependant à la permanence de Téinulsion ; mais, vu Todeur repoussante de celie-cif on préfère la donner en lavement.
2" La$o/u/ionaIcoolique outeintured*assafcBtida. On Tobtient en mettant macérer dans quatre parties d'alcool à 32% une partie de gomme résine. Cette teinture est rarement emplojrée seule, mais on la fait entrer dans les potions, en place de la gomme résine. C*est un mo.yen commode de préserver la potion des impuretés de la gomme.
3" En noluiion dans Téther. Celui-ci ne dissout que Thuile volatile et la résine : même propriété que la précédente, mais un peu plus stimulante, à cause de Télher.
Doses : La dose de Tassa-fcetida est de ih grains en pilules, 20 à 30 gouttes eu teinture alcoolique ou éthérée dans un véhicule convenable. Millar faisait dissoudre deux gros d'assa-fœtida dans une once d'acétate d*ammoniaque, et ajoutait à la dissolution trois onces d'eau distillée de menthe. Cette potion devait être prise par cuillerées toutes les demi-heures. Kopp prescrivait : Pr.: assa-fcetida, un gros ; mucilage de gomme arabique et sirop de guimauve, de chaque une once. F. une mixture.Doserunecuiileree àcafé,dedeui en deux heures,aux enfants de trois à quatre ans.
Enfin, quand on emploie Tassa-fœtida en lavements, on en fait dissoudre de un a deux gros dans un jaune d'œuf ou de l'huile, et on met cette dissolution dans Teau tiède.
ASTHÉNIE, s. f., asthmia ou àtrOima, «cr- 0ivoc, sans force, faiblesse, adynamie. — Ce mot, qui avait été employé par Galien, fut introduit par Brown, pour désigner la faiblesse de tout l'organisme ; et comme, suivant son système, il n'y avait que deux ordres de maladies, celles par excès de forces, et celles, au contraire, par manque de forces ; il appela les unes maladies sthéniques, et les autres maladies asthéniques ; les mots sont restés.
ASTHME, s. m., otCAma, ou«ea«fia, de £«>, je respire, respiration gênée. Ce qui le caractérise, c'est la difficulté de respirer , sans fièvre f qui, lorsque la maladie est légère, n a lieu que pendant les mouvements, tandis que, dans les cas graves, elle est continuelle et s'accompagne aussi de suffocation. C'est par l'absence complète et absolue de la fièvre qu'on distingue l'asthme de toute respiration difficile, courte, qui accompagne une foule de maladies, et principalement les maladies pyrétiques.
On a donnée l'asthme différentes dénominations qui tiennent chacune à une circonstance particulière ; ainsi, quand la toux, dont il s'accompagne presque toujours, est sèche ou avec expectoration, on dit que l'asthme estxecou Aumtde; il est flatulent s'il détermine des flatuosités ; on l'a même nommé continu et périodique. Nous ne saurions admettre des distinctions pareilles, attendu que nous serions amené à faire autant (!'(?»•
pèces d'asthme qu'il y a de causes qui produisent la dyspnée, ce qui n'est pas rationnel ; et, par exemple, peut-on appeler asthme la (lifficulté de respirer qui se manifeste pendant que l'estomac, ballonné par des gaz, s'oppos^e à l'abaissement du diaphragme ? Il n'est pas jusqu'à la distinction que l'oa a établie entre rasthme sec et l'asthme humide, qui ne puisse être l'objet d'une sévère critique; tout individu qui a vu des asthmatiques ayant pu remarquer que, dans tous les accès, il y a d'abord impossibilité d'expectorer, et puis expectoration abondante. Il est donc plus simple d'étudier l'asthme dans les causes qui le produisent, dans les symptômes qui le caractérisent, et dans le traitement qui lui est applicable.
Parmi les causes qui prédisposent à l'asthme, on place l'hérédité, le sexe masculin, les hommes y étant plus disposés que les femmes . excepté dans la vieillesse, oii les conditions deviennent égales, probablement à cause de la cessation des règles ; le tempérament nerveux ; les professions qui obligent à faire des efforts violents et répétés ; celles dont l'exercice exige une compression de la poitrine ou dans laquelle le poumon est irrité mécaniquement par des molécules de poussière ; les climats froids et humides, tempérés, ou ceux qui sont trèsfroids ou très-chauds ; les infiuences de certaines habitudes vicieuses ; les passions tristes; la rétrocession de certains exanthimes ; la suppression d^une hémorragie habituelle. L'influence nocturne est loin d'élre étrangère à cette maladie, car sans prendre à la lettre tout ce qu'on raconte de Tinfluence lunaire, il est des faits qui ne permettent pas de révoquer en doute une pareille influence.
Inv€uton et marche des accès. Généralement l'asthmatique a la respiration courte et gênée, surtout quand il prend une position horizontale; s'il marche vite ou s'il monte les degrés, il suffoque et est forcé de s'arrêter : il est sujet à des accès périodiques et plus ou moins fréquents de suffocation, qui se manifestent ordinairement de dix heures du soir à deux heures du matin , quoique pouvant se montrer aux approches de la nuit. Leur invasion s'annonce par des bâillements, de la somnolence , des pandiculations, le ballonnement du ventre, un sentiment de malaise et de plénitude, des nausées, des pulsations à la région épigastrique ; ou bien il se déclare spontanément par un sentiment de constriction de la iwitrine, qui force lo malade à se lever dobout s'il est couché, à porter les épaules et les bras, fortement en arrière, et dans les cas graves, à redresser violemment la tête. A ce moment, la fooe est pftle ou rouge, et peut présenter alternativement l'un et l'autre as-
Eect dans le même accès ; les yeux saillent ors des orbites ;les pieds, les mains, le nez, les oreilles, se refroidissent; quoique la figure et le thorax soient recouverts de sueur. 11 est affamé d'air libre et frais, et néanmoins dans l'impossibilité de fatisfairc cet mfr les muscles dilatateurs des parois thorn»'!-
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ASTHME
ASTHME
ques, abdoroiuales* et le diaphragme^ étant iÇiiés de mouyements convulsifs qui rendent riospiralion bien plus pénible que Texpiratîoo;c*est pourquoi la respiration proprement dite devient lente, tardive, sifflante ou ronflinte, et la paroles*embarrasse. La toux, sans expectoration d*abord, et oui s'accompagnait d*uoe agitation extrême et a*une anxiété inexprimable au début de Taccès , devient trèsfr^uente ; il semble que le malade va périr suffoqué: pasdutout, au bout de deux^ trois, quatre heures, tous les symptômes diminaent d*intensité, et, vers le matin, l'accès est tinî, la rémission est quasi-complète, c'est-àdire que la parole est plus libre, la toux moins fatigante ; une expectoration muqaeu$e,aboodante, s'établit; le calme permet au malade de se remettre au lit et de goûter qndque repos. Toutefois, nous ferons remarquer que certains asthmatiques préfè- /eflt se placer devant une table, d'y appuyer leurs coudes et de dormir la tète entre les deux mains ; d'autres se posent à cheval SOT une chaise, et mettent reposer leur tète, sur leurs bras, croisés au-dessus du dossier. Pendant que la détente s'est opérée, la Ggure a repris son aspect naturel, seulement elle reste légèrement bouflie; l'urine, d'abondante et aqueuse qu'elle était, devient rare, foncée, et dépose parfois un sédiment rouge&tre : tout est rentré dans l'ordre. Cependant, et c*est une chose très-importante à constater , auand l'accès doit revenir la nuit suivante, 1 asthmatique conserve généralement, pendant le jour, un resserrement de poitrine avec dyspnée, qui augmente dans une position lionzontafe, ou par les exercices auxquels il se livre. S'il mange, son estomac se ballonne, il 8*alourdit, et sent le besoin de dormir ; vers minuit, l'accès se renouvelle avec les mêmes symptômes, mais il est plus court et la rémission plus complète ; et ainsi de suite de jour en jour, pendant cinq , six jours environ, surtout quand l'expectoration est abondante.
Le retour de cette affection, ainsi composée d'accès quotidiens plus ou moins renouvelés, n est subordonné a aucune règle, puisque tel individu n'en éprouve les atteintes que touslea ans, et même après plusieurs années, au lieu que tels autres, et c'est le plus grand uombre, la voient reparaître chaque mois ou à chaque révolution lunaire.
On s'est beaucoup occuué de la cause prochaine de l'asthme ; mais les recherches que les anatomopathologistes ont pu faire pour en découvrir la nature, ayant été inrructueuses, il n'est pas étonnant qu*il y ait tant dlncertitude parmi les médecins su r le choix des moyens à mettre en usage. Que faire (Tans le vague où ils nous ont laissés ? S>u tenir à l'expérience» qui commande de
f placer le malade dans une position verticale, e corps un peu penché en avant, en face de la croisée; oele dépouiller de ses vêlements ; é'éloigner tous les assistants inutiles, et de lui faire avaler une ou deux cuillerées d'oxymolscilliiique, d'une préparation anliraouialc, ou le sulfure de potasse h titre d'ex-
pectorant ; de lui faire ftamer une ou deu9 cigarettes préparées avec le datura stramo^ nium, dont il aura soin d'avaler quelques bouchées, et de lui faire boire quelques gorgées d'eau fraîche acidulée. Et si les symptômes ne s'amendent pas, tirer du sang d'après les règles ordinaires, sans se laisser arrêter par la faiblesse du pouls (supposé (ju'il parût faible), attendu que, chez les sujets forts et vigoureux, il se développe à mesure que le sans coule. Si, après une première saignée plus ou moins abondante, le danzer de suffocation persiste, on donne quelques clystères et on pose des ventouses scariQées sur la poitrine ou au dos, entre les épaules, et on fait des fomentations sur le thorax, avec des étoffes ou des éponges imbibées d'eau tiède.
A propos d'évacuations sanguines, nous ne devons pas oublier qu'elles sont rarement utiles dans les attaques d'asthme, après te premier jour^ et qu'en les répétant trop sou vent, on court le risque; le malade s'affaiblissant, soit de compromettre sa vie, soil de prolonger l'accès, s'il n'y a aucun symptôme de pléthore habituelle ou accidentelle. Si le sujet est faible et la maladie ancienne, s'il n'y a aucune raison de croire à un épanchement pleural, à une lésion organique du cœur ou des gros vaisseaux , il serait dangereux de saigner, et l'on doit en venfr aux antispasmodiques. Le musc, l'opium ou la morphine, les diverses préparations éthérées, 1 acide prussique médficinal, peuvent être administrés avec avantage. Ces médicaments, dont l'action est si énergique sur l'économie» ne sont insuffisants généralement que parce qu'on les aura prescrits avec timidité, ou jiarce qu'on les aura donnés alors que l'asthme était symptomatique d'une autre affection ; mais quand la faiblesse était considérable et la maladie «pa^mo* digue f oh ! alors ils ont agi efficacement.
Il en a été de même du sulfate de quinine, qui est fort utile quand la périodicité des accès est bien marquée, et que Tattaque se prolonge au delà du terme ordinaire.
Énûn, à quelques jours d'intervalle, il est bon d'administrer quinze ou vingt grains d'ipécacuaoha en poudre , à moins qu'on ne préÂro en donner tous les matins, pendant quelques jours consécutifs, quatre uu cinq grains ietés dans une infusion aromatique, ou bien, associés à un demi-grain d'extrait de scille et quatre, grains de sel de nitre. Seul, il a en général des effets constants, et cela à ce point, que Mackensie le regarde comme spécifique, et Laennec, comme très-avantageux. N oublions pas cependant, avant de le prescrire ; que si le vomitif peut sauver la vie de certains asthmatiques, il peut aussi hâter la mort de beaucoup d'autres (Selle), ce qui nous rendra plus pmdent et plus réservé : bref, on n'en doit user que s il n'y a aucun signe d'inflammation, et si les forces sont en bon état. Quand elles manquent, et que le sujet est lymphatique, le fer, à doses graduées, depuis 24 grains jusqu'à un gros par jour;
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ATAXffi
.e oofé ( aoe once réoeounent brûlée pour une tasse d*eau)» qu'on donne pendent i atta- <|uef /et qu'on peut répéter si Taccident montre de ropiniAtreté ; le galvanisme, etc., sont d*uue utilité incontestable, soit pour calmer et abréger le paroiisme existant, soit pour prévenir le retour de ceux qui doivent sui^
vre.
Régime. Pans les intervalles, souvent assez longs, des accès d*a$thaie, les secours quotidiens et pesque de tous les instants que nous fournit la diététique, sont plus utiles encore que les médicaments, pour en prévenir le retour. Voici en quoi ifs consistent : régime doux et peu ou point stimulant chez les sanguins; aliments plus substantiels chez les personnes un peu faibles ; mets succulents et toniques chez celles qui sont très-atfai^ blies. Eau et liquides aqueux ou rafraîchissants, comme boisson unique, pour lespremierSj proscription3 pour eux,du*thé,du café etdesIique\)ir6fermentées;moins de sévérité pour les seconds , et un peu plus de tolérance encore pour les derniers. Les uns feront des promenades un peu longues, un
Ï^eu vite, et des exercices un peu fatigants ; es autres marcheront plus doucemenit et ne se fatigueront guère ; quelques-ans se promèneront lentement et pas longtemps : ils se reposeront à la moindre fatigue. De même on n<e peut poser de règles générales
auant au choix de l'air, de la température, u climal;, tel malade ne se trouvant bien qu'à la campagne, où Tair est pur et léger; et tel autre ne respirant librement qu à la ville, où l'air .e$t épais, nous dirons presque insalubre*
L'exercice du cheval, pris avec modération, les mouvements communiqués par une voiture douce^ la navigation, etc.; sont des moyens efâcaçes pour exciter la contractili lé organique et diminuer les congestions locales. C'est dans ce sens qu'agissent les voyages .: iU rompent, par la secousse des moyens de transport, les habitudes du malade ; ils calment les troubles nerveux , etc.; aussi, Ccelius Aurelianus voulait -il que les asthmatiques voycigeassent sur terre et sur mer.
ASTHVE SP4SM0D1QPB DBS ENFANTS, OSikme
aigu de Miilar. C'est une espèce de dyspnée rémittente ; a$9ez commune et spéciale aux enfants en bas âge, jusqu'à la piiiberté; qui les surprend plus ou moins brusquement, fréquemment au tnilieu de la nuit, comme Je croup. U est caractérisé par des accès de suffocation, accompagnés d'une sorte de croassement analogue à celui qu'on remarque d^ns l'accès hystérique {Yoy.
HTSTteu»), ^t njài ont cela ne particulier que, par suite d'une prédisposition antérieure, sitôt qu'un enfant de huit à dix ans endure du froid ou de rhumjidité j il est pris tout à coup, pendant spu sommeil^ d'une difficulté si grande 4® respirer^ qiji'il s'éveille suffoquant* A ce moment^ sa respiration est bruyante, si(Dante; la toux i?)ite la voix d'un gros chien qui aboie ; i) y «a une grande ay^é saycks fièvre. Après sept à huit heures
de souffrance, tous les acoidents cessent, la ioumée se passe très-bien, mais, la nuit suivante, les niémes symptômes reparaissent avec une intensité nouvelle ; ils sont si violents, dan$ie troisième accès, oueie malade succombe ; il meurt $uffo(nf|. Pans les cas moins graves , l'asthme unit p«r devenir CM)ntimi et peut alors être confondu avec le croup « erreur peu grave (siç"w est une; car» pour beaucoup de praticiens distingués, asthnie iaiçu ou croup, c'est une même chose ), puisque le traitement de ces deux maladies est absolument le même. Il consiste d*abOrd dans l'emploi du vomitif: un seul nous a suffi nuelquefois pour obtenir la guérison de l'astnme, mais il est utile de le répéter, mèoie plusieurs jours de suite, si l'ciffet du premier n'empêche pas l'accès de revi^nir )a nuit suivante. Si pendant l'accès il y avait danger de suffocation, et que Tenfant soit fort, une petite saignée ou les s/ingsues au cou sont avantageuses. On
?eu( compter aussi sur Tefficacilé de 5 ou 0 centigrammes de calomel en poudre, purifié h la vapeur, pris de deux en deux neui^es^ mêlés à un peu de miel ou du sucre rApé; sans négliger, toutefois, l'emploi des antispasmodiques (assa-fœtida, musc à haute dose 4 etc.), administrés en lavements, en frictions sur la poitrine, le bas-ventre, le rachis, et aussj a l'int4rîeur ; ni celui des sinapismes ou des véstcatoires sur le thorax, dont l'utilité est incontestable.
ASTRJNÇENTS, adj. plur. , astringéns, de astringerè^ resserrer ; médicaments propres à augoîenter la «ontraçtilité flbrillaire des tissus, à diminuer leur laxité, et à s'opposer ainsi à l'abondance de leurs excrétions ou de leurs exhalations. Ce sont, en général, des substances acres et acerbes, qu*on a considérées comme astrix^entes ; mais si l'on réfléchit que le relâchement des parties favorise l'exhalation ou l'excès de sécrétion organique, on reconnaîtra que les anale(>tiques et les toniques sont des astringents très-énergiques.
ATÀXIE, s. t.ataxiaf ou &Tt^iR, à T«.:tf, sans ordre..— Quelques praticiens font ataiie synonyme de ^fij^mï^, mot abstrait gui ne nous apprend pas grand*cfaose, et jiar lequel les anciens désignaient cette foule de symptôme$irrégujiers, extraordiniçiires, inetplicables, désordonnés, qui s'observent simultanément chez le même individu, et donnent & sa maladie un caractère indéfinissable. L'une de ces dénominations ne disaj[U pas davantage que l'autre, nous acceptons la première^ comme étant plus connue dfes modernes, tout en adoptant toutefois leur synonymie. C'est donc sous ce titre que nous allons tracer le tdbleaii qui la caractérise.
Etat ou élément atavique. Invasion brusque et inattendue de la maladie, nul r?i^ port entre la gravité des symptômes etn"" tensité des causes ; nulle correspondance :
>• Entre les phénomènes pathologiques si(DUltané.s da.ns les lisions correspondantes d'un même système d'organes ; excujp»^' '