BENOITE
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y a une inflammation organîqun avec rdaclion générale ou fébrile.
Le benjoin se donne en poudre à la dose de un scrupule à quarante*huil grains ; on fait habituellement avec cette poudre qui, est très-disposée à s'a^lomérer, des bols qu*on forme après Tavoir incorporée dans un sirop ou ou miel.
Les pharmaciens préparent un sirop balsamique de benjoin, qui s'administre à la dose de une à deux onces. Quant aux pastilles el à la teinture alcoolique» leur aose est la même que celle du tolu. On a encore essayé un autre moyen d'employer le benjoin dans les maladies des voies respiratoires, c*est de le faire dégager en vapeurs ea le projetant sur des charbons ardents et eu dirigeant ces vapeurs vers la figure du malade afin qu*il les aspire.
BENOITE, s. f., aeum urbanum. — Celte niante appartient à risocandrie ftoly^ynie, L. famille des rosacées, J. ; elle croit abondamment le long des haies el des lieux ombragés.
De tous les végétaux indigènes par lesquelsona proposéde remplacer le quinquina, la benoite est un de ceux que l'on a le plus vantés et dont par conséquent on a le plus exagéré les propriétés ; aussi que d'expériences n*a-f-on pas faites pour s'assurer de la vérité I Quand le moment de vogue a été pcssé, les médecins Tont essa vée de loin en loin et sans s'en exagérer la valeur réelle, et il a été reconnu que véritablement elle jouissait de (juelque eflicacité dans les fièvres intermittentes ; ce qui a fait dire à Nacquart : « En balançant donc les autorités à défaut de l'expérience, on voit qu'il convient à un médecin saçe d'éviter l'enthousiasme des uns et le de lain des autres, et d'expérimenter sous l'œil de la froide raison le parti que l'on peut en tirer. »
La racine de benoite dont on se sert en médecine se compose ordinairement d'un petit tronc ohlong, qui projette çà et là une grande quantité de libres plus ou moins fines ou déliées ; sa couleur est fauve h l'extérieur et violette à rintérieur; sa saveur est austère et amère; agissant è la manière du quinquina, elle en a les propriétés.
La dose en poudre est de deux, trois ou »jualre gros par jour, on peut môme la porter jusqu'à une once que l'on divise en prises, qui doivent être avalées avant l'accès dans les fièvres intermittentes. La décoction sous laquelle l'employait Frank se compose d'une once de racine dans trois livres d'eau qu'on fait réduire à deux. Ce médecin y ajoutait un gros de muriate d ammoniaque et une once de sirop d'écorce d'orangt», le tout à prendre par verres dans lapyrexie. La teinture que donnait Buchiave résultait de la macération de quatre onces de racine dans deux livres d'alcool ; la dose est d'un deuii-gros avant l'accès et de quelques doses semblaliles dans les intervalles. Enfin, la macération vineuse a été recommandée au commencement.de l'accès, afin de provoquer la sueur et de faire avorter ainsi la pé-
riode de froid. On la compose en mettant infuser une once ou une once et demie de racine de benoite dans une livre dé vin rouge.
BERIBERI, s. m. — D'après Dontius, le nom de 6erffrert, qui signifie en langue indienne brebin^ aurait été donné à une espèce de rhumatisme chronique très-commune dans quelques parties des Indes orientales, parce que les malades qui en sont affectés ne peuvent marcher qu'accroupis et en imitant les mouvements des brebis. On le combat de la même manière que l'affection rhumatismale. Voy, Rhuiiatisiib.
BERLUE, s. m., suffusio oeulorum. — On désigne sous ce nom une altération de la vision dans laquelle le malade voit des insectes qui semblent voler dans l'air, des toiles d'araignées et autres objets oui ne frappent pas réellement ses regards. C'est en général un symptôme d*amaurose commençante.
BILE, s. f., bilîs ou yo>«, — Humeur anim«<le particulière, sécrétée par lefcde et qui, môlée à la pAle chymcuse dans le duodénum, concourt à la Digestion (Yoy. ce mot).
Dans l'état normal , la bile humaine se présente sous l'aspect d'un liquide incolore ourougeAtre, oud un brun jaunAtre ou vert, dont la saveur n'est pas très-amère, duoe consistance épaisse et comme sirupeuse, variable toutefois selon certaines circonstances; ainsi elle est beaucoup plus liquide chez l'enfant que chez l'adulte et parait couler avec plus ae lenteur dans la vieillesse; toujours est*il qu'elle est rarement limpide et qu'elle tient en suspension une matière jaune. Nous ne dirons nas ({uels sont les principes que l'analyse cnimique a fait découvrir dans la bile, les résultats obtenus n'étant pas identiques, ce qui tient probablement à ce que le liquide analysé n'avait pas subi les mêmes altérations; mais ce ^uo nous ne passerons pas sous silence, c est qu'on ne sait rien de positif non plus sur la quantité ordinaire de bile que le foie sécrète. Ainsi, tandis que l'un la fixe à une once par heure, l'autre à quelques onces seulement dans les vingt-quatre heures, quelques-uns en élèvent la sécrétion à demilivre ou une livre. Ces différences ne tiendraient-elles nas au tempérament?
Bilieux, adj., biiiosus, qui abonde en bile. On le dit des individus qui ont la face d'un jaune verdâtre, les cheveux noirs, tous les traits caractéristiques physiques et moraux assignés au tempérament bilieux. (Voy, Tempérament) ; et des maladies dans les-
Juelles un amas saburral de bile séjourne ans l'estomac ou les intestins. L'un et l'autre cas appartiennent à l'état ou élément bilieux.
Bilieux (Elément). Lorsqu'une personne habituellement bilieuse habite pendant quelque temps un climat chaud dont aucune iratcheurne tempère l'ardeur, ou traverse une saison estivale soutenue ; son estomac s'affaiblit, ses digestions s'allèrent ; et soit qu'elle mange trop, boive trop, ou ^rolonjje trop avant ses veilles dans la nuit; ^oïl
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CILIEUX