CALCUL
La racaoe de bryone s'adoiiaifitre soit se- 4»he et réduile en poudre, à la dose de un à deux grammes; soit en infusion dans du vin» j^ celle de quatre à huit grammes pour deui hectoyammesquatredécagramiaeafltSflfai mes) de liquide; enfin, à celle d'une onae, «ju'on fait infuser pendant TingtHiaalre heures uanshuitoncesdeTinblaQC.Onaenoore donné le soc de cette racine par petites cuillerées, mais oe moyen est violent et il faut y renon* eer,.à moins de radministrer par petites doses fimclionnées de une k quatre gros, tout en ayant le soin de retendre dans un véhicule aquauXfaOndele rendre moins irritant pour la gorge et l'estomac.
La racine fraîche de bryone, appliquée sur la peau y produit un effet vésicant, en détermine la rubéfaction, et agit avec la même intensité que les sinapismes à la moutarde, au*elle peut remplacer avantageusement.
Quelques praticiens assurent s être servis
avec succès de son application sur )e$ lumeurs I/mphatiques et scrophuleuses (froides et indolentes), aur les uleèfes tUmques, etc.
BDB(MI, 8. m.. 61160 ou fiwMw. -* Autreibis on se servait de ce mot pour désisoer rengongemeot des glandes de 1 aine, do 1 aisselle, du cou; aujourd'hui on ne s^ensert S ère que pour indiquer la tuméféction glaih leuse de Faine consécutive à Tinfeetion syphilitique ou è Tengorgement des glandes, symptomatique de la peste, quel qu'en soit le siège. Fey. Simais.
BUGL08SE, s. f.» anehu$a offieinali$:
Pentandrie monogynie de L., famille ûesborraginées, J. C'est une plante qui a le port de la bourrache et beaucoup d'autres rapports avec cette plante, dont elle ne diffère pas d'ailleurs par les propriétés médicinales.
^Voy. BOUREAGHJS.)
BuLLB. Yoy. Ampoule.
CACHEXIE, s. L^caehexia^ ou x«^s;m(, de mc'-iiiaf mauvaise disix)sitionf habitude du corps manifestement altérée. Hufeland a formé une classe de maladies par constitution vicieuse des humeurs, sous le nom de Dys- GBASiBS (Voy. ce mot), réservant celui de ca*chexie pour les cas spéciaux où cette disposition mauvaise des humeurs amène le trouble de la nutrition. Nous ne voyons pas la nécessité de ces distinctions.
Caghbctiqcb (Elément). Il est un état particulier de l'organisme vivant que les méthodistes attribuent à l'atonie et au relâchement des solides ; les galénistes, aux intempéries froides et pituiteuses; les chimistes, au principe aqueux ou phlegmatique qui prédomine dans les humeurs ; les mécaniciens, à un défaut d'équilibre dans les forces vitales des solides et des vaisseaux lymphatiaues, d'où l'obstruction de ces derniers ; Stalh , à la lenteur du sang qui parcourt la veine porte; G. Wédeking, a la faiblesse générale avec tendance à la putréfaction ; Sydenham, à des humeurs corrompues, accumulées dans le sang et déposées ensuite dans les différentes organes, etc* , etc. ; cet état n'est autre que la cachexie. Son importance est telle dans l'étude de certaines maladies que , par cela seul gu'elle existe et se môle avec elfes, elle leur imprime son cachet et oblige qu'oi les prenne en très-grande considération si on veut guérir le malade. C'est du reste à ces sortes de maladies que l'on peut rigoureusement donner le nom d'o/feca'an, la nature de chacune d'elle ayant un caractère spécial, spécifique, qui en forme le fond et 1 essence. Telles sont, par exemple, les affections syphilitique, scropbuleuse, cancéreuse, dartreuse, etc. , qui, entachées d'un vice constitutionnel acquis ou héréditaire , quoique ne se manifestant le plus souvent (]ue par des altérations locales, ne guériraient lamais , si on ne s'attachait ({u'au mal local , sans s'occuper du vice constitutionnel, de la
cachexie. Combien d'ophthalmies, par exemple, que rien n'a pu soulager, tant qu'on n'a pas sonçé à leur nature scropbuleuse , et qu'on na pas employé le traitement général de cette affection i Faisons obsenrer. en passant, que si rigoureusement laeachexie ne constitue pas un EtiiiBifT (Foy. ce mot), celui-ci exigeant toi^yours l'emploi des mêmes moyens, alors que pour i'ci«t cachectique le traitement varie suivant la cause prochaine de l'affection, on ne se refusera pas à reconnaître du moins que Tidoption de cet élément simplifie beaucoup les méthodes curatives, et c'est ce qu'il importe le plus d'obtenir en médecine pratique.
CACHOU , s. m. , aUechu. — On connaît sous ce nom une substance solide, d'un rouge noirAtre, sans odeur, d'june saveur aslringente et un peu amère, que l'on extrait en faisant bouillir dans l'eau et en faisant éraporer la décoction jusçiu'à siccité du mimoêa caieekUf du genre acacia, famille des légumi* neuses, plante qui croit dans les Indes orientales.
Cet extrait, ou le cachou proprement a» i est de tous les médicaments connus celui qui proportionnellement contient le plus ^ tannin : il l'emporte d'un dixième en plui environ sur l'écorûe de chêne ; c'est pourquoi on l'a placé à cAté du Tannin et du Ratirbu. dont il partage d'ailleurs toutes les propriétés {Voy. ces mots). ,
Ses doses sont de moitié moindres que >e tannin et égales aux doses de rataohia.
CACOCHYMIE, synonyme de Cachkh»
{Voy. ce mot). , ^
CAL, s. m., ca/Zurn. — C'est le nom q«f^" donne à la cicatrice qui soude entre eux les deux bouts d'un os fracturé, et qui en rejin» tous les fragments , lorsqu'il y a fractura comminutive, sans écrasement.
CALCUL, s: m., Imis seu ealculus^pû U9of. — C'est le nom lort impropre que 1 ^'^
SIS
C4LCia.
I dopoé am concrétions diverses qiii se forment dans le corps boroaiD, et dont oa s*e$jt serii par extension pour désigner vue classe Je nuiiadies. Ce sont les maladies ealou* hases, Ktkioiis^ qu^on a reconnu être le réiohit de la présence ou de la rétention de (es conorétions dans les parties où elles se sont dételoppées.
Les phénomènes morbides qui en décèlent rexlstence sont de deux ordres, et varient Doo-s6i|lement suivant que tout aniionce une maladie du système urinaire, ou du système biliaire , mais encore suivant la*place qu'occupe le calcul ; de là les noms de caltulsurinaire, rénal ou vésical, et de calculs biliaires,
Co/ch/ rémd. En général, on en attribue la forroatioiv à une opération organinue el ritale, qu*une prédisposition indivi*
duelle héréditaire (cacnexie calculeuse) fa^
rorhe singulièrement chez / les enfants , les Tieillaras, les sujets lymphatiaues, qui babjteotles lieux bas et humides, les marécages oik les eau^ sont stagnantes , etc. , et aussi à un vice de la sécrétion des urines i)ai fournit les matériaux du calcul. On a kieo parlé égalenaent de la transformation dejjuelqae autre maladie (la goutte) en ma* Mie cafculeuse ; ces deux affections altérât nant assez souvent , et la seconde, au dire de quelques-uns^ n'étant fréquemment autre chose qu'une métastase arthritique; mais cela D*est point exact, des calculs rénaux ijanl été trouvés chez des individus qui n*ont jaioais eu la moindre atteinte de Routte ; ce- [lemlant rien ne s'oppose à ce qu on partage (t(te opinion , le traitement de Tune et de l'autre étant absolument identique.
Quoi au*il en soit, on reconnaît Texistence du calcul rénal à des douleurs continues ou l^iodiques , ou à un sentiment de pesan-* leur à la région lombaire s'accompagqant de loui, de strangurie (urine rendue goutte à
putle), et de temps en temps d'accès de co* lique néphrétîaue, à la suite desquels le ma- ^le reod orainairement des urines vis* queases ou sanguinolentes, et quelquefois Qitae des graviers; d'un appesantissement désagréable de la cuisse du même côté aue l<:rem malade, par faiblesse et quelqueiois tttssi par paralysie ; de nausées, de vomisse* Denise jeun, même de vertiges. Cela arrive siirtout Quand le malade éprouve dans la région rénale une douleur qu'il compare à u perforation d'uue sorte de vrille qui percenit la substance du rein, tout comme 'ussi pendant l'accès de colique néphrétique alors qu'il est très-violent. En guoi consiste* |ji î Dans une douleur soudaine , instanta*i^e* forte, aiguë, qui se fait sentir soit à la '^^ion rénale, soit a la région vésicale, et |)tti se répand ensuite dans tout le bas-ven- ^f' Ce qui la précède quelquefois ou se ma- D%le en même temps ^ue cette douleur, c^^ UD aeqtiment de cuisson à l'extrémité <IM urètre au bout du gland, avec rétraction |pasQiodique du ligament suspenseur du tesm\t ce qui fait souffrir horriblement et l'«oduit, comme nous l'avons déjà dit, des vo-
OkWUl
missçne&ts syaapatbiques. En laème te«ips on remarque une anxiété très -grande, un refroidissement général » la petitesse du pouls, etc.
Calcul vMcml. Ses causes sont : le s^our proloogé ou BlagiitUou de l'urine daas Jes cavités des divertîeaies de Je veasie, m rend possible la dteomposîtion deee l^piide? rarrîvée dans eet organe d'un petit calcul rénal qui s'y développe ou d'un eorps étran<>
I^erqui lui est venu du dehors, eienparUcu-^ ier certaines boissons flpres, acides, acerbes. Quand le calcul existe, l'individu sent eontinuelleuient le besoin d'uriner, et éprouva des douleurs violentes toutes les fois qu'il veut satisfaire ce besoin , c*est surtout après avoir rendu les dernières gouttes d'urine que la souffrance est plus vive; cependant, dans bien des cas, le jet de l'urine s'arrête inter* rompu , et cette dysurie s'aeeompa^e d'un chatouillement continuel à Torifice de l'urètre, et parfois même d'une violente douleur; mais, les urines rétablies, elles déposent un sédiment muqueux , souvent mêlé de sable ou de petits graviers, du sang même ; ceci a lieu auand l'individu a fait dos mouvements qui l'ont beaucoup secoué, comme par (exemple, le cahotementd'une voiture ou d un cheval qui a le trot dur- A ces symptômes se joignent un sentiment de pesanteur et de pression au fond du bassin qui diminue par la position horizontale, le repos, et se renouvelle parle mouvement et l'exercice; une agitation oontinuellei des érections involontaires , des accidents inflammatoires , de^ spasmes, des urines purulentes, la fièvre hectique, çt la inort i>ar consomption. N'oublions p!as que dans les cas où les calculs sont enkystés , tout comme lors-
Sue la vessie est affectée d'hémorroïdes , le iagnostic est excessivement difGcile et qu*it faut emplover toute sorte de moyens pour le former, a savoir : Texploration anale et le cathétérisme ; il n'y a guère qu'un homme de Tart qui puisse utiliser Tune et l'autre,
La thérapeutique des calculs en général se divise en moyens palliatifs et en moyens radicaux ; les premiers ont pf>ur but de eal* mer avant tout les accidents inflammatoires ou spasmodiques (saignées générales et locales i bains tièdes, boissons émoUieoteSi cataplasmes de graine de lin, de jusquiame } frictions avec le liniment ammoniacal cam*-
f)hré et la teinture thébaïque» lavements hui-* eux avec deux grammes de jusquiame, ou deux grains d*opium, purgatifs rafratchissants , etc. } ; les seconds, de s'opposer à la production du calcul ou de s'oa'uper de sa dissolution quand il est formé. Un des plus puissants moyens préservatifs, c'est la soude et en général l'alcali ; de le l'utilité des eaux de Carlsbad, naturelles, el à défaut artificielles ; des eaux et des pastilles de Vichy. Viennent ensuite la potasse caustique (dtx
(gouttes deux fois par jour dans du bouillon); e savon blanc (une once, une ou deux fois |)ar jour ; l'eau de chaux (il faut en boire plusieurs livres dans la journée ) ; le carbonate de magnésie (deux grammes trois fois | ar