‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 51 sur 209 · CALENTURE · texte numérisé non relu

CALENTURE

CAMPIIKË

Hmr) ; la poudre aérophore d*IIufeland, surluut celle à la soude ; en voici la formule :

Pr. : cai^onale de soude, 2 grammes.

Sel essentiel de tartre et sucre blanc, un scrupule de chaque.

Méléz exactement. En prendre de vingt à trente grains, trois fois par jour.

QuQ[^ues végétaux passent pour avoir produit également de bons effets ; tels sont le raifort sauvage, le t*adis, tes fraises, les baies d*airelle, une poudre com[)osée avec parties égales de semences de coing, de graines de grattecul, et deçenièvre, prise à ta aose d*une cuillerée à café trois fois par Jour; et surfout la bousserole (â çrammes, trois ou quatre fois par jour), qui agit aussi comme calmante. Quand tout est inutile, il ne reste plus ^ue les ressources chirurgicales, la lyihotritie et la taille.

Calculs biliaires. Quel qu^en soit le siège, ce ne sont point des pierres, mais bien des concrétions de bile, des masses combustibles qui réfiandent, en brûlant, une odeur de cire; on les rencontre dans le système hépatiqiie.

Ce qui les occasione dans la vieillesse, chez les femmes surtout, en qui elles sont plus communes, c*est l'hypersécrétion bilieuse, la viscosité de la bile et sa stagnation dans le vésicule biliaire , les conduits cystique ou cholédoque, où elie dépose, pourainsi dire des calculs. Il n'est donc pas étonnant que, dans les tempéraments bilieux, une alimentation très-substantielle, l'omission do boire, Toisiveté, la constriction de Tabdomen, des chagrins violents, et surtout un dépit ou une colère concentrés pendant le repas, en favorisent la formation; aussi cette maladie n'est-elle pas rare dans les mariages mal assortis.

Les signes par lesquels les calculs biliaires signalent leur présente sont un sentiment de pesanteur et des douleurs fréquentes dans la région du foie et de Testomac, qui augmentent quand le malade se couche sur le côté gauche; des contractions spasmodiques de ce dernier viscère s'accompagnant d'éructations acides et même de vomissements; de douleurs très-vives dans l'hypocondre droit (coliques hépatiques) , revenant de temps en temps, la teinte iclérigue de la peau, la constipation ou le dévoiement de matières blauchAtres, surtout après un paroxismede la douleur; enRn des concrétions biliaires rendues avec les selles.

On ne traite pas différemment les calculs biliaires que les calculs urinaires, seulement on insiste un peu plus sur les purgatifs qu'on donne à des jours assez rapprochés , et on prescrit la térébentine qui fait la base du remède de Durande, prescription qui a joui d*une grande vogue. Il se compose de :

Pr. : Essence de térébentine, 2 grammes.

D'éther sulfurique, 8 grammes.

M. «— Dose, 30 a 60 gouttes, trois fois par jour.

CALENTURE, s. f., calenturaf de calere^ avoir chaud. — Maladie qu'on observe sous la zone torride , et qui a tous les caractères de I'Encéphalite {Voy, ce mot).

CALMANT, adj., sedans^ qui calme, qni adoucit la douleur. Sous ce rapport, les calmants peuvent être de plusieurs genres, eu égnrd a la nature du mal. Ce calmant estsy* «onyme de sédatif.

CALOMëL. Voy. Mercure.

CALVITIE, s. f., calvities y calvitium^ on

faX&xptavtç, fxkôatp^àuay fiTL^ip^avtç^ absence do

cheveux, principalement sur le derrière de U tète. — On appelle aussi calvitie des paupières l'absence des cils et poils qui les bordent. Ce sont des formes de l'ALOPÉcrE. Voij, ce mot^

CAMOMILLE, s. f., anthémis^ L. — Plante de la syngénésie, polygamie superflue de L.. famille des corymbifères, J. Ce genre conlienl plusieurs espèces; h savoir : 1* la camomîlu noniAiT^E^ anthémis nobilisi 2* la camomille PUANTE ou MAROUTE, anthemis cotula, L., succédanée de la précédente, mais, de plus, antis[)asmodique, à cause de son o^leur ;3' h Pyrèthre (Foy. ce mot).

Les propriétés physiaues des fleurs de camomille, soûles parties auvésétal employées, sont d'être semi-doubles, c est-à-dire composées en grande partie de fleurons jounes; mais h mesure qu'on approche du moment de la récolte, elles sont parfaitement doubles : leur saveur est très-amère et elles exhalent une odeur fortement aromatique, qui n'est point désagréable à l'odorat,

La camomille est un très-puissant fébrifuge; aussi la faisons-nous entrer dans la composition du Vin D'ABsi!<iTHE (Voy. ce mot], tant préconisé par Pinel dans les flevres muuueuses. Seule et en poudre, à la dose d'unuemigros h un gros, elle a eu des succès marqués; toutefois on préfère la donner en infusion. Celle-ci est un stomachique puissant dans les apepsies ou dyspepsies aloniques, à Tinstar des autres amers, et nous l'avons souvent administrée avec avantage dans les fièvres gastriques. Nous nous en servons aussi pour faciliter le vomissement chez les personnes difficiles à vomir ; et enfin en injection dans les parties sexuelles chez les femmes en couche, quand les lochies exhalent une mauvaise odeur.

CAMPHRE, s. m., camphora, de l'arabe kapkur ou kamphur^ substance particulière

3ui constitue un des matériaux immédiats es végétaux. — C'est principalement dans {)lusieurs labiées et dans quelques ombelhères qu'on le rencontre; mais, pour le commerce, on le retire principalement soit «u laurus camphora de t., arbre qui croît trèsabondamment eu Chine et au Japon, soit du kapour barros qu'on trouve à Sumatra, à Bornéo, etc. Le camphre est si connu par ses caractères physiques, qu'il serait supenlu de s'arrêter à les indiquer. . ,

Les praticiens ont été longtemps diTises sur les propriétés médicales du campnr^ c'est-à-dire qu'il a été considéré lotir à tour comme rafraîchissant, comme slimuiant {c& qui est tout l'opposé), comme sédatif, çt, par contre, on a voulu le placer parmi les um' caracnts complètement inertes : oninion qj» comme on le pense, n'a pas prévalu; d c^'

Page 1