‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 52 sur 209 · CAMPHRE · texte numérisé non relu

CAMPHRE

(Ifdt^tro, car, après avoir pris du camphre i une certaine dose, la circulation so ralentit d'une manière très-sensible, la chaleur aoi- {Sile baisse, il survient ensuite une grande prostration des forces, de lagitation, des pimiiculatiODS fort incommodes , des verti*i ge>«des nausées, la perte de la mémoire, etc. Dans quelques cas, on a remarqué l'abolition éesseos, la fureur avec écume à la bouche, desconvulsions, l'assoupissement, etc. Mais liursle camphre avait été donné dans d'as- «iforlps pro))ortions pour produire cet effet, 011 bien Tiodividu à qui on l'administra n'aviit pas de tolérance vUah pour ce médicaufnt.Noosfaisons cette remarque, parce que looa pu donner à des enfants de* l'âge de huit à quatorze ans, affectés de chorée, de ^^mî on d'épilepsie , jusqu'à deux gros ilecam|ihre à l'intérieur dans les vingt-qua^ tre heures, sans qu^ils en aient été incommodés;!/est vrai qa'on avait commencé par douze grains, et qu'on avait augmenté par (ie^Ia quantité du remède, (fooiqu'il en soit, à doses convenables, le raiophreestun médicament très-utile dansles âèrres putrides et ataxiques ; nous avons vu Bmussonnet et Lafabrie en faire journellesent usage dans toute affection grave, en l'as- Kiciant du nitre sous le nom debols camphrés d nitrés (un grain de camphre pour deux paiûs de oilre), à prendre de deux en deux lieures; et, chose remarquable après son ad* uinisiration, la langue a toujours perdu de sa i^heresse, s'est humectée, etla plupart des \roiplOmes nerveux se sont amendés; il a rfnic en quelque sorte calmé Téréthisme neruui gastro-intestinal. Sous ce rapport, le fatnphre convient très-bien encore dans les oaïadies éruptives (variole , rougeole, etc.], lûcotuplèles, non point quand l'éruption est ^fflpécnée par une irritation vive du tubedi- P»iif, celle-ci entravant le mouvement d'expansion nécessaire à la sortie des boutons , Buisdansles cas oùTexanthème ne paraît pas, paree que le système général des forces man- ■IQed'excitation. Alors le camphre, en stimuw!t légèrement Torganisme, pousse les hu- Mrs, si Ton peut ainsi dire, du dedans au ^toors, rorapt le spasme de la peau, et l'é- ^<m peut se faire : il produirait un effet ^|u(raire dans la phlogose intestinale. Nous ^insisterons pas sur ces faits, qui sont, du Ne, si multipliés, que nous n'aurions que

'Qikrras du choix s'il nous fallait les rap-

Ntcr. ^ *

^^st comme dans les maladies des orga- '^«s génito-urinaires. Qnel est le médecin 'l"i u a pas dissipé des stranguries ou des dy- ^riesque l'action des canlharides avait ocl^ionnées, en donnant le camphre par peti- ^w doses à l'intérieur, et en l'administrant l^i^tnctioDs avec de la salive à la partie inwT ^^^ cuisses, ou en lavement ? Quel est *,^^urqui,par ce même remède, u'a pas ^'tnfl le priapisme, si douloureux, comme ^oplieatjon de la blennorrhagié, vulgaire- |f^|^nnu sous le nom de chaude^pisse cor- 'l^. * Qui Q'a apprécié les avantages que les ''^uieats ou les teiutures camphrées , les fu-*

CAHPHRE

migations do camphre ont procurés dansles maladies arthritiques et rhumatismales ? Pour ma part, j'ai soulagé et guéri des névralgies scialiques très-vives, en faisant répandre du camphre dans une bassinoire contenant des charbons entlammés,que l'on promenait dans le lit, bordé de manière que la vapeur ne pût s'échapper. Cette espèce de bain de va* peurcampbrée s'est montrée surtout très-ettlcace chez les individus dont la maladie avait été occasionnée par le refroidissement.

Mais, ce n*est pas seulement dans les maladies que nous venons d'énuraérer que le camphre a été employé, on s'en est servi dans bien d'autres maladies, et il importe de faire l'appréciation de ses effets thérapeuti* ques. D abord, comme topique, ilest incontestable qu'il peut être utile dans l'engorge-' ment des mamelles, connu sous le nom de

1ioi7, accident contre Jequel, suivant Maijoin, MM. Récaroler et Roux, les onctions faites avec un jaune d*œuf fortement camphré calment la douleur et t'avoriboot la résolution de l'inflammation. Selon ces médecins, le camphre administré à l'intérieur par la bouche ou en lavement produirait le même effet, en s'opposant à la sécrétion laiteuse : d'où on peut inférer que ce médicament serait fort utile dans la gaiorrhée. C'est en effet dans cette intention qu'on a proposé d'appliquer un sachet de camphre entre les seins, quc*l* ques heures après la délivrance. Ueste que le professeur Belmas employait communément Thutle de camomille camphrée en frictions sur les mamelles, chez les dames qui ne voulaient pas ou ne pouvaient pas nour* rir, et leur donnait des pilules anti-laiteuses dont le camphre fait la base. Voy. Galagtiii-

Le camphre a également été préconisé, comme topique, dans le traitement de l'érjfsipèle. M. Malgaigne, qui en a reconnu l'utilité, recommande de recouvrir de camphre la partie affectée, et d'appliquer par-dessus des compresses imbibées d*eau» atm que l'évaporation ait toujours un aliment. Quand la chaleur locale est très-élevée, dit-il, en deux heures les compresses sont parfoitement sèches; il faut donc les entretenir humides, sans quoi le camphre n'aurait plus d'action. Dans les cas qu'il a cités il a souvent suffi de vingt-quatre à quarante huit heures, pour faire disparaître sans aucun danger des érysipèles simples et compliqués* Nous sommes loin de contester les effets obtenus par le professeur Malgaigne, mais nous ferons remarquer qu'il y a loin de l'érysipèle interne à Vérysipèle chirurgical ; qu^et le premier ayant une très-grande tendance à se déplacer, ce serait en favoriser la rétrocession que d'appliquer le froid pour le faire disparaître, ce qui est un accident fâcheux, la métastase de l'érysipèle pouvant s'opérer sur un organe important et donner lieu à une maladie grave. Quant à l'érysipèle traumatique, c'est différent. (Voy. Abgemt.)

Enfin remploi extérieur du camphre s'est montré utile, savoir: en lotions contre les ulcères de mauvaise nature; dissous dans l'ai-

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