‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 56 sur 209 · CARIE · texte numérisé non relu

CARIE

set

«Bst voS-on le pouls se relever h mesure que te sang coule de la veinie»

Après tes déplétionç sanguines vient lo fésicdK^ire» Où rappliquer? est-ce aux bras, aux eoissas x>u à la ppurine? Nouç préféroos celte deroière place, c*0si-à-dîre lo point cortespondant au cœur, av^^i le soin dB le reoottfeler sitôt qu'il sèche. Inutile de dire que s'il j avait métastase, Texuloire devrait (ire |4acé sur le siège primitif du mal. Il nest pas sans utijité non plus d'entrelcnir la liberté du ventre^ et de provoquer une l^é- KTre dérivation iniestinalCr au mY)yen des Uiatifs légers. Nous nous 3crvcns assez vo« lontiers, dans cette inteoli^oo^ de p^etiles prl-* ses de deuT décigrammes de calomel en pou* ijre,purifié à }b tvape^^r^ méiangf^es à la môme ^Dlité de jelap» et adipinisirées de deux ta deui bettres ou plu$ raramient, suivant )a tréfiuence êi Tabondapce des évacjuations. Mues praiicliens ont conseillé aussi i*em- ))lotde la digiia)e, k laauelle Us n^coordant^ irec RoystQi^, la propriété de ralexxtir, plus

£uissaHim/»KU quQiout â^tre médicament^ le^ iltQBieQts du coe^r. L^/étude que nous.avc>A$ faite (les faits praliiques, et notre propre expdri<;njce ne noua lay^nt conduit qu*a la consla ta? lionréelIe4es priQpriétés({itir//t9^ei de ce i^ié- <Jic9n)ent,novS:ne le co.n,sei]Ions que lorsqu'il 5e manilestedes infiUrations séixuses. Quant au régiinfi et à Templol des autres moyi^n^ hyô^niquesi }U sont isib^oluA^ot îles mêmes ()ue pour toute aufr^ &OPie d*Jnflamm4tion.

CATjlE,a. f. »X4wieï ,ul€^ration.des os. — Con- Maa longtemps avec la n^éxu^oscj dout elle diffère cepea4a(D.t 60«^s bioa des r^^pports 1%. Néci^osk)^ ta cane est.constjituée par une s^ie de p^énomèu^s annonç(U).t que .1*os conserve encore ses propriétés vitales : tels sont le g<>nflemenl, le ramoUisseniLent^ la friabilité duUsçu oa^ux qui se rapproche plus ou moiaa, par 1^ consistance des parties molles ; les yég&aiionscharnues« fongueuses qui efiDaisseQt,^t dans tous les cas, par l'écouieœent sanieux, puriforme,.de mauvaise nature et d'une odeur remarquable qu'il fournit, lorsqu'il est mis à nu par sa séparation des parties qui le recouvraient , eX l'aftéralion uiorbide de ces parties ; telles sont aussi les douleurs plus ou moins vives et pcrsévétaoles que le malade éprouve dans la por« tioa d'os ulcérée, qui, avec la fièvre lente llièTre quelquefois inappréciable il est vrai], altèrent profondément Torganisme et mi- DeiU la consiitulion du sujet. i

Ce qui la caractérise lorsque l'os e$l h découvert, c'est la couleur brune du contour de l'ulcère, la pâleur et l'état blafard <ies chairs, la nature aéreuse et la fétidité de la suppuration, et si Ton peut porter une îoDde sur l'os lui-même, la facilité avec laquelle rinstrvimQnt pé,nèU*e dans l'épais* seur du^ tissu altéré, et aussi la sençation Uùtôt d'une suite de petites fractures, tantôt comme si la sonde labourait une masse lârdacée ; enfin si l'os est visible h l'œil nu, on voltque la lame compacte, raréfiée et connue criblée, livre passage par de petits inter-

talles m^ bourgeons charnus qui le re-

couvrent, tout en en étant* pour ainsi diro isolés, et qui seuiblent prendre racine plus profondément.

MalheureuseQient l'os carié n'est pas toi]-> jours assez sjuperllciel, nourquel.es symptômes que nous venons d énuniérer se mani* festent dans l'ordre précédemment exposé; alors on dit que la carie est profonde et cachée, et l'on donne comme signes diagnostiques de son existence : T une douleur Hxe, profonde, et plus bu moins violentei correspondante h un os de structure spongieuse; S"" la formation d'un abcès par congestion (Yoy, Awès) ; 8" le Ir^et fistuleux que lo

t>us fétide s est crepsé pour former l'abcès ; h** le dépérissement du malade; â"" d^ns quelques cas, l'issuie do petites parcelles osaeuses, irrégulièreç et tre's-pelitesquelepus en,traine ; &" entiu « parfois aussi la déformation de la parli^e .o<i se trouve Tos c^rié.

ta carie guérit rarement d'une manièro spontanée, c i st-ji-dire par la résolujîon do 1 inflammation, ou en passant è l'état de nécrose ; ses progrès sont d'autant plus rapideSy chez les jeunes sujets surtout, ei d'autant plus grav,es^ qMa.nd elle est profo;idément située )près des articulations, qu'on ûe saurait trop se hâte r de rallaqurj* dona ce qui la constitue. Je m'explique : la ca~ ne ne reconnaît pas toujours la même cause procljiaine, ou, si l'on veut, varie par sa nari]r.e. Ainsi tantôt scrofuleuse, tantôt syphilitique (Yoy. Sfl.ftQFtLE, Syphilis^ eHo réclame avant tout le trsgite^ent de l'.élat eons-titutipqel ou diathésiqnc qui donne à )a carie le caractère spécial d'affection qui la caractérise. Quant au mal local, tant qu'il reste ^tatio.nnaire et que les forces ne s'épuisent pas, l'expectation est sufGsame ; sinon on se sert des moyens qu.e nous avons indiqués, .en traitant des abcès par congestion. Faisons .observer toutefois que si 4a carie est récente, superficielle, et n'intéresse que la surface de 1 os ; si la maladie con-* siste autant dans rengorseroent des parties environnantes que dan$ 1 altération do tissu osseux, on peut obtenir de bons effets des bains locaux et des ablutions faites avec une décoction de feuilles de noyer, la pervenche* le scordium,ou toute autre plainte détersive; des bains alcalins .{Voy, Eain), en observant de ne pas les rendre trop stimulants d Sabord, ce que l'on reconnaît ^ la saveur .peu marquée que la dissolution de l'alcaK mise sur la langue y fait éprouver. On met donc une petite dose du caustique .en commun-^ çant, et .on en augmente graduellement la dose, sans la porter cependant au point de produire des gerçures ou une inflamma* tion à la peau. Les bains doivent ôtre longtemps continués si l'on veut en obtenir des avantages marqués* Nous en dirons autant des douohes avec les eaux minérales hydro'» sulfureuses, ou avec une dissolutioa ^e savon, etc. fit, quant è Tutcère de l'os, s'il est a la portée de nos agents i^rmaceutiquçs, on peut tirer parti de l'alcool pur.ou djos.teintures de myrrhe, d'aloès, dans lesquelles on tre.mpe un bourdonnet de charpie qu*Qn ap-

.Tôr>

CARPIIOLOGIE

Page 1