‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 57 sur 209 · CARREAU · texte numérisé non relu

CARREAU

soi

pliquo, «près l'avoir exprimé, immédiate^ mont sur 1 os malade.

Ce procédé ne peut guère ôlro employé et ne réussit point, quand il peut TCtre, lorscjue la carie s x*tend dans la profondeur du tissu osseut. Alors il faut nécessairement achever la destruction de la poition d'os alti'rée en provoquant, dans la portion saine et la plus voisine de Tulcération, une inflammation véritable qui puisse opérer la séparation désirée. Pour cela, on trompe un bourdonnot de charpie dans un acide minéral ou dans la dissolution d'un sel à base métallique, et après ravoir exprimé, on l'applique sur la portion d'os alTectée. On réitère cette application aussi souvent qu'il paraît nécessaire pour faire parvenir l'action du médicament à toute la profondeur connue du mal, en ayant soin de garantir les parties molles de son contact. Inutile de faire observer qu'on ne peut se promettre quelque utilité de ces applications qu'alors que l'os est entièrement à découvert, débarrassé de chairs fongueuses, et non abreuvé par un ichor abondant; sans cette condition, le caustique serait délayé et affaibli par l'humeur ichoreuse, absorbé par les parties mollasses qui, fussent-dles détruites, se reproduisent' avec une grande promptitude; bref, son action ne serait que superficielle et nulle. Pour remédier à cet inconvénient, on se sert du fer rougi au feu, dont l'application ne doit être confiée qu'à un praticien instruit et exercé. Il en est de même de la résection de la portion d*os cariée ou de l'amputation du membre; ces opérations ne peuvent être pratiquées que par des chirurgiens habiles. A ce pro[>os, faisons une observation ; elle consiste dan5 celte règle générale, qu'on ne doit en venir h sacrifier un membre qu'alors que les fonctions organiques s'altèrent, et que le dépérissement du sujet fait craindre qu'il ne succombe par les progrès ultérieurs ao la maladie, qu'il ne reste plus, en un mot, que cette ressource pour le sauver. Ainsi, on jugera qu'elle est indispensable si la suppuration est de plus en plus abondante et de mauvaise qualité, si l'appétit se perd et si le malade maigrit visiblement ; s'il survient du dévoiement et une petite fièvre continue avec des exacerbations quotidiennos, des sueurs nocturnes et partielles, s'il perd le sommeil. Ne pas se décider alors h amputer, ce serait compromettre l'eiistenco du sujet, l'opération devenant impraticable plus tard.

CAUMINATIF, adj., Carminans^ de carminare, carder, enlever ce qu'il y a de grossier. » Carminatif se dit, en pharmacologie, de toutes choses qui ont la propriété de faire expulser les vents ou flaluosités contenus dans le tube digestif. Ils sont pris généralement parmi les substances fortement aromatiques : l'anis vert et i'anis étoile, les semences de fenouil» le carvi, le cumin, etc.

CARPHOLOGIË, 5. f., carphologia de x«/>fof, >:7<cv, ramasser un fétu; action de ramasser des brius de paille.— C'est un phénomène aul ne s'observe guère que dans la der-

nière période de gravité des maladies aiguës ; c'est un symptôme d'ataxie qui précède la gonie. A ce moment, en observant le malade, on le dirait occupé à ramasser le duvet de son lit, à la manière dont il agite ses mains et ses doigts sur la couverture.

CARREAU, s. m., atrophia mesenterica, tabès mesenterica infantum, — Tel est le iium métaphorique et Vulgaire que l'on a donné à l'affection scrofuleuse des glandes du mésentère qui s'engorgent.

Résultat dans le premier âge (infanlia) du défaut d'allaitement maternel, ou de la mauvaise qualité du lait de la nourrice, de l'usage des narcotiques dont se servent les mercenaires pour endormir le nourrisson

3ue des coliques tiennent éveillé la nuit, ci, ans un âge plus avancé, d'une alimentation de mauvaise nature (farineux, pommes de terre, etc.}, de la faiblesse, de l'état maladif, des intempéries atmosphériques (impression du froid, et surtout du froid humide), de la dépuration incomplète des maladies de U peau, aiguës ou chroniques, de la inal|)raprêté de la couche, des vêtements ou du corps ée l'enfant, de la respiration d'un air vicié, de la constriction du bas-ventre, de l'abus des spiritueux, d'un vice héréditaire, etc., le carreau qui, par exception, so manifeste comme symptôme de la diadièso tuberculeuse chez les adultes, niais dont lé-

I)oque la plus commune de son existence est imitée entre un et trois ans, quoique )iguvaut exister avant et après ces âges; le carreau, dis-je, s'annonce généralement par la perte de l'appétit, des mauvaises digestions, la faiblesse ues^intestins, des flatuosités, des vomissements glaireux qui n'ont rien de régulier et sont plus ou moins éloignés, delà constipation alternant avec le dévoiement, la bouUlssure du ventre, surtout le soir, des urines lactescentes comme dans les niala- ' dies vermineuses, l'odeur acesceute de la ' transpiration, une respiration inégale, rin^ ' termittcnce du pouls, ta pâleur de la face rt ^ du front, la saleté de la langue, l'odeur forle j* de "haleine, etc., symptômes qui apparlien- f neut tous à la première période de la maladie, et que Ton méconnaît très-souveiKt parce qu'ils sont également propres à d'autres alTections de l'enfance. C'est pourquoi on ne donne, comme caractéristiques du carreau, que l'intumescence et la dureté du ventre, dans lequel on distingue au toucber des tumeurs isolées, dures, quelquefois sensibles, contrastant avec l'émaciation complète des extrémités et l'amaigiissemenldu tronc, C[ui augmente toujours, malgré que l'appétit soit excessif et que le malade mange avec une voracité extrême. En môme temps, on remarque encore des alternatives de constipation et de dévoiement, mais cette fois la diarrhée est précédée de coliques, que suivent des déjections tantôt molles, tantôt liquides, blanchâtres, composées d'aliments a demi digérés, tantôt glaireuses el sanguinolentes, ou d'une couleur cendrée» argileuse, avec expulsion de vers. A cette période avancée du carreau, les traits soil

SOS

CASCAKILLE

Page 1