‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 58 sur 209 · CASSE · texte numérisé non relu

CASSE

M profondément altérés, que la face présente le» rides et tous les traits de la vieillesse, la peau est partout privée de vie, flétrie, ta* dictée; le dévoiemeut colliquatif s*accomim-

fnedeûèvre lente, quelquefois d*ascite, et enfant succombe.

La dénomination latine du carreau en dit assez la nature pour que nous nous dispensions d*eo indiquer ici le traitement. (Voy, ScBOPDLE. ) Nous nous bornerons donc h cette simple observation, qu'il faut s*assurer dTce soin, et cela au plus tôt, si les glandes du mésentère sont frappées d'inflammation, attendu qu'il faudrait immédiatement appliquer sur l'abdomen trois ou quatre sangsues et plus, suivant l'âge, afin d'éviter que lapblcgmasie glandulaire ne se termine [lar suppuration. Dans ce dernier cas, il n'y a \ks de chances de guérison.

CARDS. Voy. Coma.

CASCARILLE, s. f., croton eascarilla^ L., ùiidulia elutheriOf arbrisseau de la famille des euphorbes, J., de la monœcie monogyuif, L, qui croit dans TA mérique méridionale. — L'étymologie du nom de celte jdantc vient évidemment du mot cascarOf écorce, dont le diminutif est cascarilla, parce que cette substance est transportée en Europe sous forme de petites écorces roulées, assez semblables h de la cannelle. On attribue à Vincent-Garcia^ Salât, savant espagnol, la gloire d'avoir parlé le premier do celte écorce, qui croit à la Jamaïque, dans la Floride^ etc. Celle qu'on trouve dans le lommerce existe, avons-nous dit, sous forme de tuyaux roulés, aplatis, peu épais, d'uue couleur blanchâtre et cendrée à l'extérieur, et rouille de fer intérieurement. Sa cassure ist résineuse, ce qui rend la cascarille d'une amerlutpe qui laisse dans la bouche une impression très-durable. Son odeur est fortement aromatique, et se manifeste d'une manière plus active lorsqu'on la brûle; elle est très-inflammable.

L'administration de la cascarille à Tintérieur, même à faible dose, produit sur la muqueuse de l'estomac une excitation assez Hve, qui s'accompagne d'une réaction prononcée; celle-ci se répand généralement te tout l'organisme, et devient bien plus Manifeste si la dose du médicament est graduellement augmentée ; ce qu'on doit attribuer soit h l'extractif amer, soit h l'huile essenlKlle volatile, etc., qu'il contient. Cette wee aurait donc une très-grande analogie «^ec certaines espèces de quinquina, 1 o- [sugé surtout, et il n'est pas étonnant dès •ors qu'on Tait employée dans les mômes cas. Chose certaine, c'est que, une fois les [remières voies débarrassées des matières Hu elles peuvent contenir, dans certaines fiè- ^fw, et l'évacuation de ces matières est indispensable dans tous les cas, la cascarille [jussii complètement, tandis qu'elle redou- ^!«nntensilé de la fièvre si celte précaution ■'a pas été prise. C'est probablement parce •l^oa n'a pas toujours établi cette distinction que la cascarille a été proclamée supé- ^•weau quinquina par les uns, impuissante

et dangereuse par les autres ; toujours est-il que quelques-ui\s ont prétendu qu'associco h récorce du Pérou, la cascarille en augmen* tait l'ofiicacité antipériodique.

La cascarille a été non moins vantée comme astringente et tonique, dans les dyssenteries chroniques et les diarrhées rebelles atoniques, maladies contre lesquelles quelques médecins la mettent sur le même rang du quinquina pour Tefficacilé. Néanmoins certains ont [iroposé de lui associer î'écorce de simarouba, mélange proposé par Degner, qui, on le sait, se loue beaucoup de cette combinaison dans les dyssenteries bilieuses, éloges qui ont été, du reste, sanctionnés par Zimmermann et par bien d'autres. Reste que la cascarille est un stomachimie très-puissant; qu'elle convient toutes les Ibis qu'il faut tonifier le tube digestif, et dissiper les restes des fièvres graves qui ont fortement débilité la constitution.

Le mode d'administration do la cascarille et les préparations de cette substance sont à peu près les mômes aue pour le quinquina ; ainsi on donne de deux h quatre grammes, ou de huit ou seize grammes do poudre do cascarille, partagés en plusieurs prises, ou bien on la combine au quinquina dans les proportions d'un quart, ou seulement d'un huitième de cascarille ; quelques praticiens la raôlent à la rhubarbe, qu'ils administrent avant l'heure du repas, pour favoriser la digestion, dans les cas de dyspepsie par faiblesse d'estomac. Dans les premiers temps de sa découverte, on la mélangeait au tabac à fumer, pour lui donner un arôme agréable ; cet usage n'est pas entièrement perdu.'

CASSE, s. f., cassia fistula^ L. — C'est le fruit du cassier ou canneficier, décandrie mono^-nie, L., famille des légumineuses, J., qui croit aux Indes orientales et dans les lieux brûlants de l'Amérique ; il est trèsabondant en Egypte. La siJique, qu'on appelle casse en bâton, est un légume plus ou moins long, divisé dans son intérieur par des cloisons, et entre ces cloisons se trouve une pulpe noire et douce, d'une odeur fade, qui est la substance dont on se sert pour les préparations pharmaceutiques.

La pulpe de casse, composée, h ce qu'il parait, d'une matière parenchymateuso, du gélatine,, de gluten, d'une partie de gomme, d'extrait et de sucre, constitue, par sa dissolution dans un litre d'eflfu ou de netit-lait, un médicament légèrement laxatii et d'un goût assez açréable. Néanmoins on s'en sert peu aujourd'hui, et cela peut-être à cause du la nullité de ses effets dans la plupart des cas, et puis aussi parce que, si Ion veut obtenir des selles, il faut donner une h deux onces de pulpe de casse, ce qui équivaut h une masse extraordinaire do siliques. Dans ce cas, it convient de la dissoudre dans une grande quantité de véhicule.

L'électuaire de casse, qui se fuit en ajoutant h ce médicament de la manne, de la pulpe de tamarin et du sirop solutif de roses, se donne h la dose de deux ou trois onces.

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