CIRCULATION
Mode d'adininistraiion et doètt. — Autre^ ft)is on donnait Tinfusion d«s feuilles fratebes de ciguë à la dose de deux onces pour une lirre d*eau. Storck faisait épaissir en titrait le suc non dépuré de la plante réeemment cueillie, il le faisait réduire en pilules en v ajoutant une certaine quantité de poudre ue ciçuê, et donnait ces pilules pe« sant deux srains chacune : il commençait par une pilule matin et soir, augmentant gra« duèllement jusqu*àun gros. Aujourd'hui on prescrit bien quelquefois la poudre des Quilles ou celle de la racine qui est plus active, à la dose de six à dix grains, aeux ou trois fois par jour; mais on se sert presque exclusivement de l'extrait, et de préiérence, deTextrait hydroalcoolique. La dose en est de ua, deux ou trois grains, en augmentant ^fogressivement jusqu'à vingt grains et au delèpar jour. Notez que de toutes les subsluces narcotiques, la ciguë est celle dont 00 peut augmenter le plus rapidement la dose, et que bien des médecins croient que sesiasurcôs tiennent à ce qu'on n'arrive pas assez vite k la donner en certaine quantité.
Les feuilles de ciguë en cataplasme forment un excellent stupéQant dans les dou* leurs rhumatismales. Storck en faisait des sachets au'il trempait dans du lait^chaud ; il les employait également en fomentation, cuites dans de l'eau et de l'huile. Quelques praticiens recommandent enQn de faire respirer aux asthmatiques, dans l'asthme convulsif surtout, un mélange de ciguë et d'é- Kber ; ils se louent de ce procédé.
Ciguëvireuse, L'activité de la ciguë vireuse rayant fait bannir de la matière médicale, nous ne la citons que pour nous conformer ï l'usage. Ses effets toxiques sont encore plus marqués que ceux de la grande ciguë.
Ciguë aqualtque. On n'emploie euère aujourd'hui que les semences du phetlandrium ejuaiicum^ dont l'administration est fort simple, car elles peuvent être données sans aucune préparation, ou bien pulvérisées à la dose de dix, vingt grains, et même un gros et davantage dans la journée.
C'est dans les catarrhes aigu et chronique, Taslhme, la phthisie pulmonaire et la coqueluche, que ces semences ont été conseil* lées. A vrai dire, si elles n'enravent pas la fonte des tubercules, au moins elles calment la toux et diminuent l'oppression en rendant l'eipectoration moins abondante et plus fa* cile.
Petite ciguë. On n'en fait point usage, parce que, moins toxique que la grande ciguë, elle est aussi bien moins active comme nié^ dicanient.
CIRCULATION, s. f., circulatio, de ctrcum, autour, et de ferre^ latum^ porter : mouveneot circulaire du sang. — Ce mouvement s'opère h l'aide de plusieurs ordres de vaisseaux qui, les uns, les Artèbis {Voy. ce mot), Itreonentle sang rouge'au réservoir commun des sangs rouge et noir, le cœur, le transportent dans tous les organes et les tissus, ^ù il s'éparpille en quelque sorte, et se répand k raiue du système capillaire artériel.
L& il est pompé par les capillaires veineux, et retournant de proche en proche vers la poitrine à l'aide des veines, il retombe de nouveau dans le cœur d'où il était sorti.
Cette circonvailation du sang s'opère i l'aide dos mouvements de systole (de contraction), ou de diastole (de dilatation), des ventricules du cœttr et des artères, qui se font en raison inverse des mouvements de systole et de diastole qui ont lieu dans les oreillettes et les veines ; et l'ensemble de ces mouvements a pour effet de chasser tout à la fois le sang du ventricule gauche dans l'aorte et tous les canaux artériels, elle sanj; du ventricule droit dans l'artère pulmonaire et toutes les veines. Dételle sorte que ce liquide à l'état de sang veineux, et par là impropre à la nutrition du corps, étant en définitive mis en contact, dans les vésicules du f)oumon, avec l'air atmosphérique, celui-ci ui cède une partie de son oxygène; et cette absorption opérée, le sang, redevenu d'un rouge rutilant ou sanç artériel, est repris |)ar les radicules vemeuses pulmonaires, poussé dans les rameaux et les branches du système veineux, et versé enfin dans l'oreillette gauche, au moment de sa dilatation, au moyen des quatre veines pulmonaires.
Au contraire, lesanç qui sort ou ventricule gaucho par l'aorte lait un détour bien plus considérable; c'est-à-dire, qii'aprèsavoir baigné et nourri toutes les parties du corps et s'être transformé en un liquide noir, plus fluide, en sang veineux, il est repris à son tour par des radicules veineuses, qui se réunissent, elles aussi, en rameaux et en branches, et il arrive dans l'oreillette droite par les veines-caves supérieure et inférieure. Dans toutes les veines et dans le cœur se trouvent des valvules qui, se redressant pendant les contractions des cavités du cœur, pour les oreillettes, ou à mesure que le sang tend à rétrograder pour les veines, font l'office de soupapes et s'opposent à la rétrogradation du liquide ; il est donc forcé d'avancer toujours, ce qu'il fait du reste non^-seolement à cause des mouvements actifs du cœur, des artères, des veines, et des capillaires ; mais encore à l'aide de la vitalité qui lui est propre et qui en facilite la progression.
A cette description analytique de la circulation du sang, nous croyons devoir ajouter quelques mots à l'endroit d'une grande veine qui forme un système particulier de circulation; la veine-porte ou sous-hépatique.
Cette veine, qui a ses racines dans hi plupart des viscères du bas-ventre et ses distributions dans le foie , est formée par les branches ou racines que lui fournissent la mésentériquo supérieure , la coronaire stomachique, la veine splénique, et la mésentériquo inférieure, ainsi que quelques petites Branches qui viennent du duodénum et du pancréas; ce qui explique l'utilité des évacuations sanguines anales (application des sangsues à l^nus) dans les maladies hépatiques et les phlegmasies abdominales; les veines qui se oistribuent aux différents orgu-