HI
CLIVIAT
CLIMir
lies coulenus dans cette cavité so désemplissant par l'hémorragie que les sangsues ont produites,
CLIMAT, s. m., clima^oa x>ifM, région , pays dans retendue duquel la température et les autres conditions atmosphériques sont iS peu près les mômes. — Les climats varient entre eux par des circonstances relatives à leur thermoraétrie et leur hygrométrie , les qualités du sol, la manière de vivre des ha* bitants, etc.; et comme de ces modifications ciimatériqucs résultent des effets divers sur les corps organisés et vivants, il en est résulté que, au point de vue hvgîéaique , Tétude aes climats comprend 1 observation de toutes les altérations que le corps humain éprouve de la part de fair.des lieux, des eaux dans les différents pays ; et celle sur les saisons, les vents, les degrés de chaleur ou de froidure habituels, Texposition , l'élévation ou la dépression des terrains, leur sécheresse ou leur humidité, leur fécondité ou leur stérilité, suivant la nature des aliments qu'ils produisent, etc., etc. Il est donc indispensable, soit au point de vue étiologique, soit au point de vue thérapeutique, de connalire do quelle nature sont les modifications physiologiques et pathologiques qiAO chaaue climat imprime à Féconomie.
Climatê froide. Sous cette dénomination on comprend tous les pays étendus entre le 55' degré de latitude et le pôle, c'est-àdire en allant de plus en plus vers ces dernières limites, l'Ecosse, le Danemark, la Suède, la Norwége, la Finlande, etc.
Il semblerait qu'exposés à peu près à la même température, et aux mêmes variations tbermométriques et hygrométriques, les habitants de tous ces étals doivent se trouver dans les mêmes conditions organiques vitales et morales ; eh bien, il n'en est rien, puisqu'on remarque en eux d'immenses diflérences, et, car exemple, la constitution vigoureuse et la haute stature du Suédois, du Norvé^en, etc.» comparée à la constitution physique, à la petitesse de taille des Laitons et des Esquimaux, etc. Mais, hors cesdifféreuces , il est constant qu^un froid modéré qui empêche la dissipation prématurée de la vie, doit en concentrer mieux la puissance; qu'il solidifie et tonifie la fibre musculaire en engourdissant la sensibilité ; qu'il diminue 1 effervescence des fluides, retarde la nubilité et prolonge en quelque sorte la période d'accroissement. Il est non moins cer* tain que le refoulement des humeurs du dehors au dedans (transpiration presque nulle, remplacée par l'exhalation pulmonaire et la sécrétion des urines) donne aux viscères intérieurs une activité dont les autres climats ne nous offrent pas d'exemple; aussi Tâppétit est-il plus vif et les digestions plus promptes. Cependant les aliments dont on use possèdent des propriétés stimulantes et réparatrices qui les rendent susceptibles de tenir constamment éveillés les organes engourdis |Nir le froid, et de porter par là dans I économie une excitation salutaire. De iiiêuic les poumons, respirant un air plus
colideusé, deviennent un foyer très-actif de calorique, ce qui n'empêche pas que U circulation du sang se ralentisse, que la sensibilité s'affaiblisse et s'émousse, que les passions soient moins vives et moins tumultueuses ; aussi les individus vivent-ils plut par le- système musculaire que par le système nerveux. — De* là peut-être aussi la plus grande longévité qu'on observe dans les pays montagneux.
Par les mêmes motifs,' si l'on veut obtenir de bons effets des médicaments, il faut qu'ils soient administrés à plus haute dose , ainsi que Lentilius et Gmelin en ont fait la remarque. Voyez les Lapons; ils pcennent avec succès de l'huiJe de tabac dans les coliques spasmodiques, et l'on sait que dans nos climats c'est un affreux poison.
Climats chauds.. D'après les limites assignées à ces climats , ils comprennent les pays naturellement compris entre les deux tropiques, ou jusqu'au 30' degré de Idlitude, seit boréale, soit australe, c'est-ècKre, la plus grande partie de l'Afrique, de l'Asie, de l'Amérique méridionale, de la Nouvelle-Hollande, de l'Arabie, beaucoup des grandes tles de l'Archipel Indien, etc.
Dans ces climats où, à cause des conditions lopographiques des pays qui se trouvent dans sa circonscription, la chaleur monte de vingtcinq à trente-cinq degrés au-dessus de zéro, et où la plus grande chaleur observée est de bO degrés, et la moindre de 12, à l'ombre bien entendu, l'influence de cette température est telle sur les individus, que leur peau brunit et noircit, le mouvement expansif des humeurs acquiert plus d'énergie^ les forces abandonnent le centre , pour se porter à la circonférence, la transpiration et les sueurs sont augmentées ; de là l'atonie des organes intérieurs , l'indolence, la faiblesse, effets qui sont d'autant plus marqués que la température est plus élevée : de là aussi l'activité plus sranae du système nerveux, une plus grandfe propension pour les plaisirs sensuels, un plus grand attrait pour l'oisiveté; se sentant riches de la libéralité du sol, ils n'ont pas des motifs de secouer leur heureuse paresse. Bientôt pubères, bientôt usant ou pour mieux dire abusant de leurs facultés, ils ne tardent pas, quoique jeunes, à languir dans les privations d'une vieillosse anticipée. Leur circulation se fait avec vélocité, la perspiration ou les sueurs sont immodérées ; les organes digestifs sont considérablement affaiblis, à cause de cette irradiation de forces de l'intérieur à l'extérieur ; mais ea compensation, la sécrétion biliaire est plus abondante ;leurappé« tation pour les aJimentsdefaciledigestion plus
prononcée, et leur sobriété remarquable.
Climats tempérés. Si la nature semble avoir agi en marâtre envers les pays circonscrits dans les climats opposés dont nous venons de parler, on peut aire qu'elle s'est uiootrée mère attentive et libérale envers les climats tempérés. Fci point de froids, point de clialeurs,exces6ifs ; ils se succèdeut au contraire, et se modèrent mutuellement. Ici l'équilibre