CLOU
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{< maintenu dans le corps humain, entre les forces de concentration et d'expansion ; de là les constitutions les plus naturelles et les plus propres è la propagation, les organisations les plus heureusement dotées ; tout y est beau, les animaux et la végétation, les mœurs y sont polies, douces , Tesprit cultivé; les passions j tiennent un juste milieu entre Timpétuosité et Tapathie. C'est dans ces climats tempérés que le génie a placé
l'antre.
Nous avons parlé des climats en général, au point de vue de la température, nous n'en parlerons pas au point ne vue hygrométrique, ce sujet ayant été traité article Air (Foy. cemotj; ni à Vendroit des saisons qui s'y suerèoeot, notre projet étant d'en faire l'ob* jei d'un article spécial {Voy. Saisons) ; mais flOQS dirons successivement quelques mots des effets de la lumière, des vents, du sol et des mœurs, sur l'organisme vivant.
Lumière. Elle exerce une grande influence sur ia coloration des êtres; et sur leurs qualités. Ainsi de même que tout végétal perd son arôme, sa saveur, sa couleur et sa vitalité ; de même l'homme s'étiole et languit, $*il Yit longtemps privé de l'influence solaire : ce qui explique le grand avantage qu'a le scrofuleux d'abandonner les climats brumeux , froids et humides , pcmr aller se réchauffer et se ranimer dans un climat que le soleil réchauffe de ses rayons bnllants, et aussi les avantages pour les mi« neurs , les anémiques de quitter leurs souterrains pour venir respirer au grand jour.
Venté. L'air n'est pas toujours calme ; il s'agite au contraire, aussitôt que, par une cause quelconque, sa densité augmente ou diminue. Toutefois, comme les effets qu'ils produisent sur l'économie tiennent moins aux causes ({ui les ont produits, qu'aux qualités de l'air par lesquelles ils sont constitués, il en résulte que la température, le deeré d'hygrométrie des vents , ne diffèrent p^re de ce que nous avons exposé par rap port k l'air proprement dit ; a seule différence fran[>ant6, c'est que les vents peuvent être le véhicule de certains miasmes délétères, Qu'ils font voyager avec eux, et devenir par là le germe des maladies épidémiques les plus dangereuses et les plus meurtrières; ils sèment iusi la désolation et la mort, nonseulement dans les plaines qu'ils traversent, mais encore sur les montagnes dont ils agitent le sommet.
indépendamment de cette propriété qu'ont les Yents de se charger de miasmes infectieux, et de devenir, par là, cause de maladies, ils le deviennent encore, et surtout par leurs variations brusques et instantanées. C'est pourquoi certaines villes du midi de la France, liontpeUier par exemple, si renommées par la beauté cie leur climat, ont cependant des printemps très-féconds en maladies, un vent du nord vif et sec, et d'au-
tant plus froid, qu'il traverse avant d'y arriver des montagnes couvertes de neige, succédant inopinément à un vent du sud, d'autant plus accablant qu'il est toujours chargé d'humidité. Hais si les vents sont souvent nuisibles, souvent aussi ils deviennent très-avantageux en purifiant, en rafraîchissant Tatmosphère, ce qui établit presque le svstème des compensations, qu'on trouve d'ailleurs dans tous les actes de la nature.
SoL Sans nous arrêter à la nature sablonneuse ou calcaire du terrain, qui donne k l'air une plus grande sécheresse, à l'eau toute la limpidité et la pureté désirables, ce que les terrains argileux ne produisent pas au contraire, nous remarquerons que si sur les hautes montagnes, le sol est sec, aride et peu productif , les habitants, qu'un travail opiniâtre , incessant, peut seul arrachera la misère, y acquièrent une agilité, une vigueur, une industrie, peu communes; Rrands, forts, vifs, irascibles, l'esprit d'indépendance germe facilement dans leur imagination ardente et prompte à s'enflammer ; ils aiment la guerre, bravent les dangers, et quoique la puberté n'y soit pas trèsprécoce, disposés fortement a l'amour, ils ont tous des familles nombreuses : de là vient que la population s'accroît toujours dans les pa^ s montagneux, ce qui nécessite ,des émigrations très-fréauentes.
Au contraire, les hanitants des vallées
S lufoudes, exposés sans cesse à l'influence 'un air épais et humide (Foy. Air), y sont épais , lourds dans leurs mouvements , sans intelligence, sans désirs; c'est aussi dans ces lieux qu'on observe les crétins et les idiots. Hais de même aue le climat tem-
Eéré tient le milieu entre le climat froid et } climat chaud, de même on a remarqué que les habitants des plaines n'ont ni' le caractère irascible et emporté des montagnards, ni le caractère apathique et lourd de l'habitant des vallées ; leur corps n'a ni l'aridité des uns, ni l'humidité des autres; leur respiration est parfaitement libre, et l'heureux équilibre oui existe entre la vigueur des muscles et l'activité nerveuse entretient en eux les dons du corps et de Tintelligence. On les voit donc allier le courage à la sensibilité morale, la culture de l'esprit et des beaux-arts au courage; ils sont les plus parfaits, parce qu'ils ont été les mieux partagés. CLINIQUE, s. f., clinicus ou xXnaioc, de fùÀwt lit. — 11 fut un temps où, l'éducation médicale ne consistant qu'en leçons théori-
Îues faites dans les écoles, les docteurs taient dans l'obligation de suivre la pratique d'un praticien pendant quelque temps avant d'exercer leur profession. Aujourd'hui, grâce aux leçons que les étudiants reçoivent au lit des malades^ leçons cliniques, ils se forment ainsi à la pratique de leur art, c'està-dire à la connaissance des maladies considérées individuellement, et au traitement qui leur convient, c'est là ce qui constitue la médecine-pratique ou mocTecine-clinique.
CLOU^ s. m., clavus, — 11 est souvent em-