COEUR
C0LC1JIQLE
ployé en modecine vulgaire, comme synonyme de FURONCLE (F. ce mot], et aussi sous la dénomination de clonhystérique^ pour désigner la douleur de tèle très-vive, bornée h un seul point et qui affecte plus particulièrement les femmes sujettes aux^ccès hystériques. Voy, Htstéiue.
COARCïATION,s. t.,coaretatio,àe coarttnrey rétrécir. —Ce mot est spécialement consacré aux rétrécissements de Turètre.
COCHLËARIA, s. m., cochlearia officinalis, L. — Plante de la famille des crucifères, J. Tétradynaraie siliculeuse , L. — Ce végét/fl, qu'on nomme encore Therbe aux cuillers , croit sur les bords de la mer du Nord et sur les hautes montagnes de TËuropo. Ses feuilles sont en cœur et d'une saveur piquante et amère : son suc est un stimulant puissant et un des meilleurs antiscorbutiques : aussi entre-t-il dans beaucoup de dentifrices ; on s*en seri également com me dépuratif.
Le cochlearia armorica, raifort de Bretagne ou cranson, appartient au même genre : sa racine est blanchâtre, grosse quelquefois comme le bras et contient un principe volatil extrêmement acre , qui se dégage dès qu'on le casse et qui picote fortement les yeux. Sa couleur le distingue du radis noir on raifort des Parisiens (Raphanus niger]^ bien moins énergique que lui. Le suc du raifort de Bretagne est employé aux mêmes usages que celui du cochlearia officinalis.
COCTION, s. f., coctioy de coquere^ cuire. — En médecine cliniaue, coction signifie cette période de la maladie qui précède la convalescence ou les crises; c'est-à-dire, que dans les maladies humorales on admet une période de crudité ou d'augmenl et une période de coction ou de décroissance. De là vient qu'à la fin d'un catarrhe pulmonaire quand les crachats sont blancs, épais, con* sistanls,on dit généralementqu'ils sont cuits.
COËUH, s. m., COry xioLp^ xàp ou xa/s^îa. —
Le cœur est un organe creux et musculeux, ayant chez l'adulte le volume du poing, ou SI Ton préfère, cinq pouces et demi de dia* mètre longitudinal, et trois pouces de diamètre transversal à la base des ventricules. Son poids est généralement de dix onces et son épaisseur variable suivant les points de ses parties constitutives que l'on examine. Kt par exemple il y a une différence entre le ventricule droit et le gauche :: S: 6. Quoi qu'il en soit, ce viscère de forme co-^ noïde très-irrégulière, un peu aplati d'avant en arrière, dont la base est tournée en haut en arrière et un peu à droite, et le sommet en bas, en avant et un peu à gauche, se compose de quatre cavités, deux inférieures qu'on nomme les venirieulesy l'un plutôt antérieur que droit, ventricule pulmonaire^ Tautre plutôt postérieur que gauche, ventricule aortique; et deux supérieures qu'on appelle oreillettesy situées au-dessus des deux autres avec lesquelles elles communiquent isolément, chacune de son côté, par un oriiice appelé auriculo-ventriculaire droit ou auriculo-ventriculaire gauche , garnis de
replis ou valvules qui empêchent le sang de refluer du ventricule dans l'oreillette correspondante lors de la contraction ventriculairit.
C'est dans Toreillette droite que l'on découvre l'oriQce de plusieurs des veines du cœur et celui des veines-caves supérieure et inférieure ; et c'est à cette dernière que se trouve le repli membraneux très -improprement nommé valvule d'Eustach^, puisque Sylvius l'avait vue avant lui. On aperçoit encore dans ToretUette droite, au côté interne de la fosse ovale, un -enfoncement peu profond rempkçaot le trou de botal qui existe chez le fœtus et se clôt ordinairement au moment de là naissance pour mettre lin à la communication qui avait lieu entre les deux oreillettes, communication qui non - seulement n'est plus nécessaire, mais encore serait préjudiciable {Voy. Ctanose). Quand à l'oreillelle gauche, elle offre, entre autres choses, lorilice des deux veines jpulmonaires.
A leur tour, les ventricules présentent Tud et l'autre, à l'intérieur, un grand nombre de colonnes charnues, divisées en trois espèces distinctes; les premières Qxées par une de leurs extrémités aux parois du ventricule et par l'autre à la valvule tricuspide (dont nous parlerons tout à l'heure) à l aide d*un petit tendon ; les secondes, libres dans leur circonférence, sont unies par leurs deux extrémités aux parois du ventricule ; les troisièmes enflii adhèrent aux mêmes parois par un de leurs côtés, et sont libres dans le reste de leur circonférence.
C'est à la base des ventricules que sont placés à droite l'oriQce auriculo-ventriculaire droit garni d'une valvule appelée tri- Guipide ou triglochide et l'orifice ae Tarière pulmonaire ; à gauche roriûce auriculo-veutriculaire gauche, environné d'un anneau blanchâtre et sarni d'un repli membraneux nommé valvule mi traie; enfin Torifice de l'aorte.
Le tissu propre du cœur offre dans son organisation des colonnes de fibres charnues ^très-multipliées, fortement serrées les unes contre les autres , et entremêlées d'une manière inextricable ; une membrane mu-
aueuse, continuation de la tunique interoe es vaisseaux à sang noir, tapisse si^s cavités droites j tandis qu'une membrane de marne nature, mais continuation de la tunique interne des vaisseaux à san^ rouge, en recouvre las cavités gauches.
Le cœur doit sa vie, sa nutrition et sa sensibilité soil aux nerfs qui viennent du plexus cardiaque, soit aux artères cardiaques antérieure et postérieure qui naissent à l'origine de l'aorte et rampent à la surface de l'organe.
Les veines du cœur se dégorgent dans l'oreillette droite.
COLCHIQUE d'autohnb, s. m., eolehieum autumnalej L. Hexandrie trigynie,L. Famille des joncs, J. Son nom lui vient d'une contrée dans laquelle on la trouve en abondance (la Colchide).
Le colchique croît aussi spontanément et abondamment dans les parties méridionales
COLGinQU£