‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 68 sur 209 · COLIQUE · texte numérisé non relu

COLIQUE

Notez que d'après Betlley» la récolte des bulbes doit être faite avant la floraison de la plante (en juillet et août); et l'oignon du colchique, coupé par tranches, être séché è une température de 17* à iê* Farenheit. Quand on en fait la récolte eo septembre, on rencontre deux bulbes adhérents Tun à l'autre : le plus âgé qui donnera naissance à la fleur est mou, le plus jeune au contraire est dur, c'est cel ui-«à qu'il fau^hoisi r pou rcomposer le vin .

Le vin dont s'est servi Mart était composé avec deux livres de bulbe récoltées en août ,

au'il avait fait digérer pendant six jours dans eux livres de vin. Et quant au vin obtenu par les graines, il s'obtient en mettant digérer deux onces de semences dans une livre de vin d'Espagne : cette liqueur se donne à la dose d'un gros, matin et soir, dans une eau aromatique. Pendant son usage, le malade doit observer un régime sévère et éviter surtout les aliments flatueux et qui disposent à la constipation.

Une recommandation qu'on fait par rap-

Jort aux graines, c'est qu'elles ne doivent tre recueillies qu'alors qu'elles offrent une couleur brune, signe de leur maturité, et de ne point les écraser.

En outre des difl'érents vins de colchique, on prépare encore 1* un vinaigre de colchique en mettant digérer 1 partie de vinaigre, 2 parties de miel blanc et un huitième de partie d'acide acétique. 2* Un oxymel de colcniquef en faisant bouillir, jusqu'à consistance de sirop, une partie de vinaigre et deux parties de miel blanc; 3* enfin, une teinture ae colchique, en faisant macérer pendant une douzaine de jours, dans l'alcool, 1 partie de bulbes fraîches «t k parties d'esprit-de-vin h 36 degrés : délayez la colature ; passez et ûltrez avec expression. Want a donné cette formule comme étant la véritable recette de l'eau de Hudson.

COLIQUE, s. f., colica^ ou xu^u^. — Sorte de douleur qui a son siège dans l'intestin colon, et plus généralement, douleurs d'en* trailles, abdominales. Ainsi, on dit colique d'estomac, colique flatueuse, colique hépati* que, colique néphrétique, etc., lorsque les douleurs se font sentir dans un des points de l'abdomen correspondant à l'estomac, au foie ou au rein, organes enflammés ou atteints de névralgie (Voy. Gastbite ouGastraloie; En- TÉRrrs ou ËNTBR algie; Hépatite ou Hépa* TALGiB, etc. ) : la douleur étant généralement symptomatique. Toutefois, il est une colique d une nature particulière qui, parce qu'elle est due soit à Tabsorption de particules métalliques, soit à des boissons qui contiennent des principes acessents, mérite de fixer plus particulièrement notre attention.

Colique méiallique^ G. des plombiers, C. saturnine, C. des peintres, raehialgie. La plupart des individus qui manient le plomb a l'état d'oxvdes (peintres en bâtiments , plombiers, faïenciers, fondeurs, potiers d'étain, lapidaires, vitriers, cartiers, mineurs, etc.) ou qui font usage de vins sophistiqués par le plomb, ou de mets qui ont longtemps séjourné dans des vaisseaux de

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ce métal au contact de l'air; ceux qui habileut des appartements nouveHement peints, etc., sont sujets à éprouver à la longue si ce n'est immédiatement, suivant la quantité de plomb absorbée ou ingérée, unct douleur abdominale sourde, peu durable, qui s'accompagne de nausées, de vomissements , de dysurie ou de strangurie, avec déjections alvinés rares, difliciles, douloureuses, ou nulles; de la rétraction des parois du ventre vers la colonne vertébrale, de tranchées surtout vers l'ombilic, et cependant le ventre n'est point douloureux au toucher.

Peu après, des douleurs vagues, un état de paralysie, des tremblements, des convuN sions, principalement dans les extrémités supérieures, se manifestent ; le pouls est lent et dur, mais la respiration reste libre et facile. Ges s)^mptômes diminuent proffressivement à l'aide d'un traitement métnodique, et disparaissent du septième au huitième jour, ou bien, l'ictère saturnin se déciai'e, l'amaigrissement fait des progrès effrayaiiLs il raccompagne de fièvre lente qui met les jours du malade en danger.

Le traitement employé à la Charité de Paris dans ces sortes de coliques étant celui qui réussit et qui nous a le mieux réussi, il nous sufilra de le transcrire, faisant observer qu'il doit être modifié selon l'âge, ic sexe, le degré d'intensité des symptômes. Voici en quoi il consiste :

^ Le jour d'entrée on administre un lavement purgatif des peintres ; k gros de feuilles de séné, qu'on fait infuser ou bouillir dans une livre d'eau ; et on ajoute à la colature h gros de sulfate de soude et ^ onces de vin émétiaue. — Dans la* journée on lait prendre une boisson composée d'une livre de casse en bâton, qu'on Sait bouillir dans deux livres d'eau ; et dans laauelle on aura fait dissoudre une once de sulfate de magnésie et trois grains d'émétique ; quelquefois on y qoute une once de sirop de nerprun ou deux gros de confection de Hamech. — Le soir on administre un lavement ano(/m (6 onces d'huile de noix et 12 de vin rouge), et par la bouche un gros et demi de thériaque dans laquelle on a incorporé, selon \t% circonstances, un grain et demi. d'opium.

Le deuxième jour au matin, on administre six grains de tartre stibié dissous dans huit onces d'eau à prendre en deux fois. QuaDil le malade a vomi, on lui donne dans la journée une tisane sudorifique ( squine, gapc, salsepareille), un gros de chaque, une once de sassafras et demi-once de réglisse, pour six livres d'eau, qu'on fait réduire à quatre livres par upe lente ébullitîon et qu'on passe è l'étamine. Lesoir, lavement anodin, opiu0i et thériaque comme le premier jour.

Troisi^e jour : eau de casse, mais sans tartre stibié ; lavement purgatif et tisone sudorifique ; le soir, lavement anodin et la thériaque avec l'opium. •

Quatrième jour: purgation avec deux çros de séné qu'on fait bouillir dans8 oncesd eau jusqu'à réduction à 6 onces : et addilion ue une once de sulfate de soude, un gros de ja;

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