COMMOTION
iap pulvérise et une once de sirop de ner- |ira:ii tisane sûdorifique ; et, le soir, lavement a:hdiD, thériaque opiacée.
Cinquième jour : lavement purgatif, tisane sudorilique, eau de casse non émétisée ; le soir comme la veille.
Sixième jour: lavement [jurgalif des peintres, elle reste comme les jours précédents, il faut insister sur la boisson sudorifiqua plusieurs jours encore après la guérison.
Nous ne consacrerons pas un article spécial soit à la colique de cuivre^ soil à la colique tégétale^ attendu que la première de r«$ coliques, quand elle est légère, cède fatilemt^Dt aux boissons douces et muciiagiiicu$€$, aux bains tièdes entiers > au^^ lavcocûls amidonnés et opiacés, et aux fomentions iSmoIientcs et narcotiques sur l'abàotoen; tandis que la seconde, attribuée généralement aux fruits verts, aux vins falsim, 5e guérit comme la colique de plomb» COLLYRE, s. Bi.^coHyrium^ ou x«^Xv|bcov, de M,>^ j'empêche, et de />«« , je coule. — • En phanuacologie, collyre signitie toute espèce 'je médicament soit pulvérulent (collyre sec|, soit liquide, destiné à être appliqué sur rœil, ou mieux sur la conjonctive. On distingue les derniers en émollients, astringents, ré- {•ercussils, etc%, suivant la nature des substances qui entrent dans leuc composition.
TùV. OPHTâALUlE.
COMA, s. m., coma ou xû/ui«, assoupissement.— S'il est profond, c'est le coma somnoloitum des pathologistes, et s'il ne consiste, au contraire, que dans un penchant très-proDoncè au sommeil, mais avecévigi- Idtion, ce n'est plus qu'un coma vigit.
COMBUSTION, combusiio , de comburere, brûler. — Les auteurs ont donné le nom de it»Gibustion 5/707i/anéfe, ou combustions humnti, à un accident singulier, qui se mciui- ^c.^le chez les ivrognes et chez les personnes ^TâDt beaucoup d'embonpoint, et qui consiste J^ns l'incinération partielle ou générale du corps, qui s'enflamme et brûle avec ^e rapidité effrayante,, se consume, et ne laisse après lui, pour tout résidu, quand la »jiiibustion est générale, qu'une matière S^'asse, fétide, unesuie puante et pénétrante, ^pai^^e, très-noire, qui recouvre, les murs et les meubles, enOn un charbon léger, onctueux et pénétrant.
Parmi les fails que je pourrais citer, je \m^m\ le suivant, que j'ai lu, en 1836, dans iEtiio de la jeune France, Uevue catholique.
»oici comment on y raconte ce qui s'est
isi^sé.
■ Ud nouveau fait de combustion spon- ^Qée a été constaté dans la commune d'Anli^Vi près d'A vallon. Une femme de soixante ^t quatorze ans, très-grasse et qui ne buvait guère que de l'alcool, a été frappée de moit l^ar combustion spontanée. La malheureuse, ^\ îi?ail seule, avec une propreté très-re- ^nerchée, fut, un matin du mois de janvier, travée chez elle par ses voisins, transforjuée en un monceau de cendres ; exemple uteu terrible et aul devrait pourtant faire ^tuprendre tout le danger qu*entralne après
DlCTIOMN. DE UÉDEGINE.
die Thabitude de Teau^de-vie et des autres boissons alcooliques »
Si les faits de combustion spontanée sont bizarres et singuliers, lorsqu'elle est générale , ils sont bien plus bizarres encore quand elle est partielle. Quoi de plus singulier, en effets que de voir des individus dont les doigts, par exemple, brûlent avec flamme comme de véritables bougies, et ont la faculté d'allumer les corps combustibles qu'on en approche? C'est pourtant ce qu'on a observé, et les individus qui ont présenté ce phénomène, s'ils n'ont pas péri, ont du moins éprouvé d'horribles soufi'rancos.
On ne sait rien encore de précis sur ie traitement des combustions spontanées ; cependant tout porte à employer l'immersion du corps dans l'eau froide, les boissons aqueuses, et il convient de s'en servir, quoiqu'on ait prétendu que l'eau n'éteint pas rincendie.
COMMOTION, s.f., common'o, secousse. — C'est le nom que les chirurgiens donnent à cette sorte d'ébranlement que les coups ou le3 chutes causent à nos organes , et qui est caractérisée par l'anéantissement s|)ontané eu la lésion pure et simple des fonctions de l'organe, sans aucune altération de son tissu. De là les expressions de commotion cérébrale^ de la moelle épiniire^ du /bie, etc.
La commotion, et principalement la commotion du cerveaUf à laquelle nous allons consacrer quelques lignes à cause de sa gravité et de sa fréquence, est généralement le résultat d'un coup ou d'une chute trèsviolente, dans laquelle le corps, en tombant, aura frappé de la tète sur un corps dur ; ou même d une chute faite sur les pieds, d'un saut fait d'une très-grande hauteur et qui, par la secousse qu'en ressent toute la machine, par l'ébranlomcnl oui se communique à l'encéphale, donne lieu k ce qu'on a appelé commotion. On en a formé plusieurs degrés : celui dans lequel l'individu blessé, ou commolionné,n'éprouve que des éblouissements, des vertiges, perd connaissance et revient bientôt à lui ; celuidans lequel, outre ces symptômes, le malade rend involontairement ses urines et ses matières fécales , et dans lequel aussi, à la perte de connaissance, succèden tl'assoupissement, l'immobilité de la pupille, la paralysie des membres, des convulsions, des vomissements, le saignement des yeux, des oreilles, etc.; celui enfin oii l'inolividu est subitement frappé de mort.
Lorsque l'accident ne détermine pas immédiatement ce fâcheux résultat, que so f>asse-t-il dans les cas graves? Généralement 'individu est dans l'immobilité, pâle, froid et respirant à peine ; son pouls est petit et concentré, son assoupissement très-profond, rarement agité, et néanmoiirs il pousse dos gémissements et des soupirs. Au bout de quelque temps la chaleur reparaît à la peau qui se colore, l'assoupissement profonclfait place aune sorte de sommeil moins profond,
[»)u& tranquille, et si on s'efi'orco d'éveiller e malade, il ouvre les yeux, balbutie quelques mots d'impatience et retombe bientôt
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