CONSTITUTION
dans son sommeil. Cet état se duâipe petit à petit, au bout d*an temps dont on ne peut fUer la durée, et, quoique bien mieux, le sujet conserve encore un air d'hébétude, de stupeur tout particulier ; quelquefois il ne recouvre qu'imparfaitement Tusage de plusieurs de se» sens. Souvent aussi, au lieu de prendre cette marche décroissante, les accidents ausmentent d'intensité après avoir paru se calmer, et l'on Toit survenir les symptômes d'une inflammation cérébrale.
Le traitement de la commotion cérébrale consiste en des boissons excitantes, vulnéraires, en des rubéfiants cutanés (sinaplsmest frictions aromaticjues), en des inspirations stimulantes (vinaigre, éther, eau de ColognCf cognac qu'on place sous le nez du malade) ; un bain chaud contenaut de Talcool, un sin»* pisme sur le cœur peuvent également être tentés. Mais il faudrait bien se garder, tant que le malade est pflle et froid, tant que la réocHan nt ê'opèrê poiy de tirer du sang par la lancette ou autrement : todtk saigner serait préjudiciable au tnalade. Au contraire, sitôt que le pouls s'est relevé, aue la face se colore, que les symptômes aune réaction générale sont bien prononcés, alors on aura recours aux dépi étions sanguines générales et locales, au régime anliphiogistique et aux autres moyens coaseillé^oansles phlegmasiea du cerveau.
Toute curation de la commotion cérébrale doit dire confiée )i un médecin éclairé, vu la gravité du cas, et aussi parce que fc la eom-> motion du cerveau peut s'unir la compres* sion de cet omine ; complication fâcheuse qu'un homme de l'art seul peut reconnaître (malheureusement, il ne le peut pas toujoura) et méthodiquement traiter.
CONGESTION, s, f., congestioy amas. — Il se dit d'un amas d'humeurs qui se forme plus ou moins rapidement dans une partie quelconque du corps. La congestion difl'ère Qonc de la fluxion^ en ce que celle-ci consista dans un afflux plus considérable d'humeurs «sur un point, sans stase et engorgement de la partie fluxionnée. Voy. Fluxion.
CONSTITUTION, s. f., eoMilutio. » Mol générique qui s'applique également : l"à l'or* ganisme vivant qui se trouve dans de bonnes au de mauvaises conditions ; c'est-à-dire que l'homme vigoureux, jamais malade, est bien constitué ou d'une bonne constitution; au lieu que l'individu souffreteux, faible, est «lit avoir une mauvaise ç(m8tiiuiion. Ses fonctions s'exécutent avec lenteur , inertie, etc. ; 2* à l'état de l'atmosphère considéré, relativement à son influence sur l'économie animale, constiiuiion almQ$ph4rique; 3* enfla au rapport qui existe entre les conditions atmosphériques et les maladies régnantes» ou constitutions médicales. Un mot sur ces dernières. i
Constitutions médicales. Généralement on entend par constitution médicale ou épidéinique, tout espace de temps détermine, dur.iut lequel les maladies régnantes, quoique d'un caractère diifércnt en apparence, n en o it r)as moins toutes la même origine et le
m(mo fond. C'est, si l'on veut, une maladie unique dont les formes, variables pat lessyuh ptômcs, n'exigent qu'une seule etinëmeiué* thode curative. Sous ce rapport, l'étude dei constitutions est au médecin ce aue Véloile est au pilote : c'est sa boussole ; s il la perd de vue il peut s'exposer sans cesse k de^ écarts fâcheux, o Sans elle, nous disait Victor Broussonnet, mon mattre en médecine cliniquo, il errera dans la connaissance des ma* ladies que ce guide lui aurait enseigné k distinçuer et, qui plus est, à prédire. C'est daoi ce dernier cas que, devenu une sorte d'oracle, le médecin s'élève au-dessus de l'hurasDité par les services qu'il sait lui rendre, cl mérite en effet d'être considéré comme un Dieu, vir Deo similis. » Du reste une preuve de li nécessité de cette étude, c^est que bien soa- Tent, quand le praticien arrive au chevet dn malade^ les symptômes sont nuls, la maladie ne faisant que de naître ; ou bien, elle m présente sous on masque trompeur. Cobh ment le reconnaître? Parla connaissance di la constitution : fc l'aide de cette connaissance, pas de tâtonnements funestes pour le malade,
I)oint de temps perdu ; on peut fiiire avorter a maladie , la juguler, l'étouffer dans soq berceau par l'emploi des movens qui coo- Tiennent dans 1 épidémie. Il importe doue de déterminer quels sont les caractères yiii^ cipaux et distinctifs des constitutions médicales.
Deux çrandes classes de constitutions, b constitution vemale et la constituf ion aufi^mnalcy ont été admises par les praticiens : la première, qui comprend le printemps et Télé, commence en mars et finit en septembre, tandis que la seconde, qui comprend l'automne et l'hiver, embrasse les autres mets de l'année. Prenez-garde que cela ne se passe pas régulièrement ainsi, c'est-à-dire qu'on n'a pas toutes les années une constitutiOA fernalect une constitution automnale, puisque, quoique modifiée par les saisons qui se succèdent, une constitution médicale peut durer pendant une ou plusieurs années. Quoiqu'il en soit^ une fois établie, on peut être certain que toutes les fois que la première de cescoustitutions, par exemple, sera établie, comaie elle a pour caractère spécial le mode /br(,ce mode sera imprimé aux maladies régnautes qui auront un tjrpe aigu, une inarche trèsrégulière, des crises faciles et complètes, de rares complications^ au lieu que dans les se- C0Bdes,quise distinguent parle mode mout les maladies sont longues (morfrt automnales atU longi aut morto/es),.irrégulières;ily a une tendance à la coUiquation des humeurs, Talaiie s'y joint souvent. De là nécessairement deux Qiéthodes opposées de traitement : affaiblissants et expectation pour lune; toniques et méthode agissante pour l'autre.
Mais, avons-nous dit, ces deux ordres de constitutions médicales peuvent être luoJifiés |)ar les saisons régnantes ; or, que nfsultct-il de ces modifications 7 que la constitution sera inflammatoire pure, ou iuflamujatoire et bilieuse, ou bilieuse pure, suivant telles ou telles circonstances ; ou bien qu'elle