‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 72 sur 209 · COQUELUCHE · texte numérisé non relu

COQUELUCHE

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indiquent pas remploi des moyens précilés; au Contraire, il faut les employer au plus vite et les conânuer jusquà Tarrivée du chirurgien. <(

CONVULSION, s. f., convuhio, de convellere^ secouer, ébranler. — Dans son accep* tion rigoureuse, convulsion signifie une con traction et un relâchement alternatifs, violents et involontaires des muscles, qui habituellement ne se contractent que sous l'empire de la volonté. Ces alternatives involontaires de contraction et de relâchement , quand elles sont légères,constituent ce qu'on appelle tremblement; et ce tremblement peut être momentané, comme dans un accès de colère, etc., ou durable, comme le tremblement sénile des vieillards, etc. , tandis que quand elles sont fortes, il en résulte de véritables convulsions.

Quelques médecins, considérant la contraction musculaire permanente, le spasme tétanique, comme un genre particulier de convulsion, se sont vu forcés, pour distinguer cette dernière de la convulsion permanente ou tétanique, de donner l'adjectif de ionique à la première, et celui de clonigue à la seconde ; c'est abuser des mots, et mieux vaut se servir, si l'on veut, de la dénomination vulgaire de crampe, de spasme, de trismus, ou de tétanos, que de confondre ainsi deux maladies dont la nature peut être la même^ mais qui dlR'èrcnt tant par la forme. Ces mêmes auteurs divisent les convulsions en essentielles et en symptomatiques ; l'expérience confirme cette ai vision, et ils rapportent à la dernière classe les maladies convulsives proprement dites ( épilepsie, hystérie, danse de saint Guy), les mouvements eonvulsif$ dont les enfants qui ont des vers âont affectés, réservant pour la prennière classe les convulsions proprement dites , dont ils font une névrose du système nerveux cérébro-spinal. On doit rechercher si elle se lie à l'hypersthénie ou l'byposthénie, afin de la combattre par des moyens appropriés. Yoy. Elément nerveux.

Convulsions des enfants. Les convulsions des enfants ne diffèrent point par leur nature des convulsions des adiiltes, et cependant nous consacrerons quelques lignes en particulier à cette maladie, qui se montre surtout eu très-bas âge, afin de constater qu'il suffit souvent d'une bouillie trop épaisse pour être digérée , d'une piqûre d'épin^e, d'une tranchée, d'une colère de la part de la nourrice, et plus tard, d'une frayeur, d'une dentition difficile, de l'incubation de certaines maladies éruptives, etc., pour voir se manifester chez l'enfant des convulsions plus ou moins violentes.

Quand il est dans cet état, le débarrasser de ses langes ou de ses vêtements, ou bien évacuer l'estomac en chatouillant le gosier liu nourrisson avec les barbes d'une plume treiDpées d'huile; provoquer quelques selles, en passant dans le fondement une petite liougie en savon ou une côte de poirée : tels sont lea premiers et seuls moyens dont on doit user. £t quan 1 il est plus aranci en âga,

il faut rechercher si la maladie tient h la Dk!«- TiTioN {Voy. ce mot), ou à toute antre cause oui, si on la détruit, n'amène plus le retour des accidents.

Convulsion céréale ou Raphanie, raphafita.--Produites par Tusage prolongé du |iAin contenant beaucoup de seigle ergoté, les convulsions qui sont dues à cette cause se font remarquer par de violentes altematiyes de contraction et de relâchement, qu'un sentiment de fourmillement ou des vives douleurs accompagnent Assurément cette maladie est rarement mortelle ; mais comme elle peut passer k Tétat chronique, dégénérer en marasme et en folie, il est bon qu'on soit prévenu, dans le pays où cette maladie se montre endémique et épidémique, dans les années de pluies abondantes et d'humidité, que ces convulsions se guérissent facilement et sans retour, par l'emploi d'un vomitif, d'un purgatif et de Topium (un demigrain toutes les trois heures), ou avec le lartre vitriolé. Voilà pourquoi nous en avons fait l'objet spécial de nos études. Ajoutons que les ligatures et la ^compression sont également fort utiles pour calmer, soit les mouvements, soit ie lourmillement douloureui des membres.

COPAHU. Voy. Baume.

COQUELUCHE, s. f. , tussis tonvnlsiva ou

{)ertussis. -— Cette maladie , particulière à enfant qu'elle n'attaque guère qu'une fois en sa vie, consiste dans des accès de tous qui durent depuis quelques minutes jusqu'à un guart-d'heure, et qui a pour caractère spécial cinq à six expirations successives, rapidement interrompues par une longue iuspiration sibilante, faisant enten<lre h cri d'une ieune poule. Cette loux amène ou non l'excrétion de mucosités plus ou moins abondantes, et quelquefois mémo des vomissements.

Telle est la coqueluche au début : par les progrès de la maladie, les quinies augmentent de violence, la face rougit, devient yultueuse, brune ou bleue; le sang s'échap|)e par le nez et par la bouche, et dans quelques cas il y a excrétion involontaire des excré' ments et des urines. Alors la moindre contrariété, les pleurs, le rire, une odeur forte, l'inspiration de la poussière, la surcharge de l'estomac, tout est capable de provoquer la toux; aussi n'est-il pas rare de voir les accès reparaître toutes les trois ou quatre heures, et même plus souvent, et, chose assez siaguKère» ils sont plus fréquents et plus violents pendant la nuit.

Quand la quinte est terminée, ou bien la respiration reste encore un peu gênée, et l'enfant éprouve pendant Quelque temps un sentiment de fatigue générale; ou bien, et c'est ce qui a lieu le plus souvent, la res-

fnration revient entièrement à l'état normal» e sujet se trouve bien, à un peu de faiblesse près, et il reprend ses jeux et ses occupations antérieures, qu'il venait de quitter. Nous avons vu plus d'une fois de malboureux enflants, sentant venir la quinte, se précipiter vers leur mère ou $o cramponner à au

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