‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 76 sur 209 · DENTITION · texte numérisé non relu

DENTITION

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beaucoup de maladies gu^elle accompagne ou dont elle décèle Teiistence. Ainsi^d^une part, toutes les mères de famille savent que le prurit des narines est un symptôme de ver dans le tube digestif^ et le prurit à Taiius celui d*ascarides dans le rectum; et, d'autre part, on sait que le prurit accomj)agne la gale, le prurigo et toutes les affections papuleuses delà peau; qu'elle se montre à fa un de Térysipèle, de la variole, de la rougeole, de la scarlatine, etc., c'est-à-dire pendant la période de suppuration et de dessiccation; qu'elle est quelquefois très-vive dans certaines dartres et surtout dans la dartre ulcéreuse ; donc, au point de vue séroéioloçique, la démangeaison joue un rôle tel, qu'il n'était pas permis de la nasser sous silence. Ajoutons que, chez l'adulle, le prurit au fondement est l'indice parfois d'hémorroïdes internes, tout comme celui qui se déclare à l'extrémité de là verge, à Torifice du gland, dénote une maladie des voies urinaires.

En dehors de ce rôle, la démangeaison peut, en se montrant isolée de toute autre affection, constituer en quelque sorte une affection pathologique essentielle. C'est le prurigo latent d'Alibert, maladie qui exige des soins particuliers. Yoy. Prurigo.

DÉMENbE. Votf. Maladies mentales.

JDËMONOMANIE. Yoy. Maladies mentales.

DENTITION, s. f., deniitio, de dens, dent. — Quoique la dentition ne soit pas une maladie, mais le développement naturel et nécessaire des follicules muqueux qui se sont formés pendant la gestation dans les alvéoles de l'une et l'autre m&choire; comme ce développement donne lieu chez les jeunes enfants à des phénomènes accidentels qui peuvent -se transformer en maladies qui mettent leur lie en péril, il im{>orte beaucoup de surveiUer chez eux la sortie de ces corps.

Généralement, dans les cas ordinaires et pendant une période qui commence du cinquième au sixième mois et plus (Quelquefois au 16' mois seulement), et qui unit vers deux ans ou trente mois environ, l'enfant salive beaucoup, il bave et cherche à mettre danssa bouche tous les corps qui lui tombent sous lamain^ s'il est au sein,il presse fortement le mamelon avec s^es gencives tumé- Qées. Sa bouche est chaude, il n'aime pas qu'on l'explore, et cependant il se platt et se prête beaucoup aux légers frottements qu'on exerce sur le rebord alvéolaire; néanmoins il crie si on cesse.

Durant cette période de deux années environ, les deux incisives moyennes de la mâchoire inférieure percent les premières; quinze jours ou trois semaines après, paraissent les incisives correspondantes de la mâchoire supérieure, puis les deux incisives latérales inférieurement, et plus tard supérieurement. Bientôt après apparaissent les ranines ou angulaires inférieures, auxquelles succèdent les canines ou œillères supérieures. Eiifiu ou voit sortir successivement les huit premières molaires, quatre en bas, et quatre eu haut, deux àe chaque côté : total, vingt

dents, dites dents de lait ou passagères.

Pendant leur sortie à travers la gencive, l'enfant est ordinairement resserré, constipé, ou bien il a du dévoiemeni, de la fièvre, de la chaleur à la tête, des éruptions à la peau, des espèces de dartres au visage ; il tousse, sa respiration est gênée; il éprouve de légers mouvements convulsifs, surtout pendant le soromeil, des spasmes, des phlegmasies organiques, principalement au cerveau ou aux poumons^ Billard assurait que beaucoup aenfants qu'on a perdus sont morts d'une pneumonie méconnue. Ces accidents, qui disparaissent et se renouvellent à chaque évulsion nouvelle d'une dent, sont sans danger, pourvu qu'ils restent dans de certaines limites ; mais quand la dent ne sort pas, ils deviennent parfois si violents qu'ils amènent la mort, par convulsion, par suffocation, par épanchement cérébral.

Afin d'éviter une terminaison si fôcheusc des accidents de la dentition , il faut avoir le soin de tenir le ventre libre à l'enfant, au moyen de boissons rafraîchissantes, ou de légers laxatifs ; la diarrhée que la nature détermine, et qui lui est si avantageuse, semble nous en prescrire l'usaçe : quelques saogsues derrière les oreilles, quelques baios tièdes, des cataplasmes émollients, dont oï\ enveloppe les pieds, sont utiles. En hiver, à cause du refroidissement des cataplasmes et des dangers qui peuvent en résulter, nous faisons envelopper de ouatte les extrémités inférieures jusqu'au genou, et maintenirces ouattes au moyen d'une toile cirée qui les enveloppe; celte chaleur humide et coiili- Duelle aux jambes nous a paru produire une révulsion salutaire. Les fleurs de zinc, lava< lériane,le musc, sont également nécessaires; nous avons aussi retiré d'excellents effets du vésicatoire au bras.

Localement on cherche à ramollir les dents en faisant mordre à l'enfant une croûte de pain très-dur, un bâton de racine de guimauve ou tout autre corps doux et tendre» les corps durs et polis durcissant la gencive et empêchant par là la dent de sortir. Dans les cas extrêmes, s'il y a des accidents céré* braux,on emploie le traitement indiqué contre I'Encéphalite {Voy. ce mot); s'il se manifeste des accidents pectoraux, on combat k Pnbumonib (Voy. ce mot), et on tâche en même temps de favoriser la sortie de la dent en incisant la gencive. C'est une opération qu'on doit retarder autant que possible, autrement on entrave l'éruption.

Nous ne dirons rien, ni de la sortie de quatre autres dents molaires, qui a lieu à la iin de la quatrième et quelquefois de la sixième année ; ni de la seconde dentition, qui se fait à sept ans, environ, et qui a pour ob; jet soit de remplacer les vingt dents qui tombent, soit de garnir la mâchoire qui ^ acquis un plus grand développement, par huit dents nouvelles, quatre à chaque uiâcboirei dont deux de chaque côté, ces deux nouveaux actes s'accomplissant généralement sans secousse et sans orages : ou si des accidents surviennent, ils sont de même nature que

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