‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 77 sur 209 · DE^T1TI · texte numérisé non relu

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dans les cas précédents et on les combat oar ies luénies moyens. Mais en dehors des pné- Doiuènes généraux et des maladies diverses que chaque pousse des dents détermine, il y a encore (fautres phénomènes qui sont la conséquence d*une altération morbide dont la dent elle-même est le siège, Ooontalgib.Ca- RiB DENTAIRE, etc. (Voy, CCS mots),et qui néa'ssitent dès lors qu'on prenne certaines précautions que la prudence commande pour bVo garantir.

Généralement on ne s'occupe pas des dents de lait, ou du moins on s'en occupe peu; ainsi faire rincer la bouche à l'enfant avec uQ peu d'eau fraîche, lui détacher le tartre quand il s'en forme, ajouter à un peu d*eau uoe cuillerée à café de sirop antiscorbutique et en laver la bouche avec, voilà à peu |)cèsee qu'on exige de lui ; mais les dents (le la seconde dentition sorties, on doitcom- Djescer à habituer les enfants à soigner euxmêmes leurs dents. A cet Age, le3 irotter légèrement de temps en tenipsavec une brosse, douce, humectée d'eau iraiche, suffit pour s'opposer à la formation du tartre, et los tenir propres; mais si ce moyen était insuffisant, il faudrait se servir uun dentifrice quelconque, pourtu quHl soit liauide.

Quand nous faisons cette dernière observa- (imi, pourvu qu'U soit liquide, c'est qu'il n'est pas indifféienl pour l'homme de se servir des poudres dites dentifrices, ou des liqueurs portant la mâme dénomination.

Sans doute qu'en thèse générale, entretenir la propreté, la salubrité et la blancheur des dents, tel est le but qu'on se propose, mais malheureusement c'est toujours à cette dernière propriété qu'on s'attache dans le choix du dentifrice. Eh bien 1 comme les inventeurs eux-mêmes y attachent une très-grande im- (¥)rtance dans la composition de leur poudre^ il en résulte qu'ils mêlent dans leurs recettes des acides qui , s'ils blanchissent les dents, agissent, par contre, aux dépens de leur dureté et de leur solidité; ils en corrodent rémail et détruisent peu à peu cette enveloppe dentaire. Ce même inconvénient se trouve encore dans les opiats.

Les liuueurs dentifrices en général n'ont pas ce désavantage : en se servant d'une brosse douce, ou d'une éponge fine, portée sur un mandrin solide, on n'a pointa redouter ni le déchirement des tissus ni le décollement des gencives, gui ont souvent lieu |w* suite de l'implantation, de l'introduction de quelques fragments de poudre entre l'organe dentaire et la pulpe charnue gui entoure l'alvéole. 11 est vrai qu'on n'obtient ici qu*au frottement moins actif, moins prompt, moins favorable dans ses résultats; que les dents, par conséguent, acquièrent une blancheur moins éclatante, un aspect moins brillant; mais combien sont faibles ces avantages quand on les compare aux dangers que nous avons signalés. 11 faut donc » eu tenir aux liquides.

Il en est de plus ou moins composés ; à notre avis, les plus simples sont 1rs meilleurs, c*est pourquoi nous donnerons la re-

cette de l'un d'entre eux. Cette recette est déjà ancienne, mais loin d*être un défaut, c'est au contraire un mérite puisque l'expérience a parlé.

Pr.: parties égales (3 onces par exemple) de teinture de quina et d'alcoolat de cochlearia, M.

Depuis quarante ans, dit M. Foy, à quinous empruntons cette recette, nous nous» rinçons la bouche chaque matin avec une cuillerée à café de ce mélange pour un« demi-verre d'eau, tiède en hiver, froide en été, et nous nous en trouvons fort bien.

indépendamment des soins de propreté'

au'il faut prendre des dents, il y a encore 'autres soins que ces précieux instruments réclament ; ainsi on doit éviter de casser des corps trop durs, ce qui finit par les ébranler; ne pas se servir des m&choires comme d'un tire-bouchon, ce qui les ébranle bien davantage ; ne pas se servir d'épingh s ou d'aiguilles en forme de cure-dent (tout en ne laissant pas les aliments séjourner entre elles ou dans les cavités qu'elles pourraient présenter), ce qui les déchausse, donne une mauvaise odeur à l'haleine et vicie la salive, par suite de la putréfaction qui s^établit dans les substances ainsi logées : on évite tout cel» par l'usage du cure-dent, ou Thabitude de se rincer la bouche à la fin des repas, etc. Il est encore une précaution importante à observer; c'est, en hiver, quand on sort du théâtre, d'un concert, d'un salon où la tem-

Eérature était très-élevée, de se couvrir la ouche avec un mouchoir, afin d'éviter les transitions brusques de la température sur ces corps. Cette recommandation s'adresse surtout aux personnes qui ont la lèvre supérieure un peu courte.

A Taide de ces précautions bien simples, à moins d'un vice particulier dans le sang qu'il faudrait chercher à découvrir et combattre par des moyens appropriés, il est très-probable que chacun conservera longtemps, bonnes et belles, toutes ses dents, ce qui est pour tous, jeunes et vieux, hommes ou femmes, un signe de jeunesse et d'une brillante santé.

Nous avons parlé de l'ébranlement des dents; il arrive ordinairement par les progrès de l'âge, mais parfois aussi par les mauvaises habitudes que Ion a contractées, ou >ar accident. Les dentifrices liquides, ccluiàmême dont nous avons donne la formule^, sont très-utiies pour les raffermir et les préserver des suites fâcheuses que leur ébran-* lement entraine : à défaut, ou si mieux on aime, on pourrait se servir d'une préparation qu'un de mes amis, qui a longtemps vécu en Orient, m'a donnée comme étant un remède souverain pour fortifier les dents qui remuent. C'est, ma-t-il dit, un médecin tres^ capable de Constantinople, qui lui en a donné la formule.

Pr. : Vinaigre, MO grammes.

Alun entier, 8 id.

Vitriol pulvérisé, k id.

Grains- d'orge, n" 50*

Figues sèches,

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