DIABÈTE
DIACUYLUM
Failes bouiilrr le toat jusau'à réduction de Qioilié; passez au travers d uo tamis.
Oi doit se rincer la bouche cinq k six fois par jour avec une cuillerée de cette «préparation mêlée à un verre d*eaUy et continuer jusqu'à ce aae la guérison soit complète.
N. B. Malgré que cette formule vienne d'Orient» nous lui préférons la formule française.
DEPURATIFS, adj. plur.prissubst.,depurantia^ de depurare^ puriBer. — En matière médicale, cette expression s'applique à certains médicaments auxquels on attribue la propriété d'enlever à la masse des humeurs les principes qui en altèrent la pureté, et de les porter au dehors par quelques-uns des émonc^ toires naturels.
DÉRIVATIF , lYB y adj., defleetera, nom donné aux médicaments qui produisent la dérivation. Foy. Fluxion.
DESSICCATIF, iVB,s.m. et adj., deêêiceaiivuêy êiceam. — Se dit, comme son nom Tindique, des remèdes propres à dessécher les plaies, les ulcères, soit qu'ils agissent comme absorbants, soit par l'excitation plus ou moins forte qu'ils déterminent dans la partie affectée. Ce mot n'est employé qu'en pathologie chirurgicale.
DETERSIF, adj., deiergerUf de dttergtrty nettoyer. — Nom donné en pharmacologie aux remèdes dont on se sert pour nettoyer les plaies et les ulcères , et surtout à ceux qui sont appliqués extérieurement.
* DEVOIEMENT. Voy. Diàrbhéb.
DIABÈTE ou Diabètes, s. m., diabetei, de ^ce^KiyM, je passe à travers. — Maladie caractérisée par une sécrétion abondante, excessive, et une fréquente évacuation d'urine, dé* pourvue plus ou moins,de quelques*uns des matériaux qui la constituent dans son état naturel, ousui vaut certains nosologistes, avec ou sans altération de ce liquide, s accompagnant d'une soif inexstinguible et intense, d'une faim dévorante et d'un amaigrissement progressif qui finit par conduire le malade au tombeau.
Cette maladie, dans laquelle le diabétique rend tantôt une urine douceâtre, dépourvue d'odeur, qui a la plus grande analogie de ressemblance avec de l'eau mieiliée (d'où Tépithèle de MellUus qu'on a donnée au diabète), ce qui est dû à la diminution de Furée et à la présence d'une matière sucrée, dont la proportion peut aller jusqu'à 30 grammes sur 500; tantôt un liquide ressemblant à du vin {Diabeie$ avino)y à du lait, c'est-à--dire représentant les boissons dont le malade fait usage; tantôt seulement des urines plus copieuses qu'à l'ordinaire et dont on voit la quantité s'élever à cinquante ou môme à cent livres par jour, urines qui contiennent eu général d'autant plus de parties aqueuses qu'elles sont plus abondantes à l'instar des urines des hystériques : celte maladie, dis-je« montre pour symptômes concomitants, indépendamment de ceux que nous avons déjà mentionnés en la déQnissant, la décoloration et sécheresse de la peau, le dessèchement de la bouche dans laquelle la sa-
live s*épaissit, Fabattement et la tristesse, la sensation d'un poids vers l'épigastre , un sentiment de chaleur dans l'abdomen, taudis que le froid gagne les extrémités inférieures : il y a plus souvent constipation que diarrhée.
A mesure que la maladie fait des progrès, la langue devient aride, muge et quelquefois noire; le diabétique sejplaintd'un sentiment d'ardeur et de constnction à la gor^, d*é-
Ï trouver la sensation d'un liquide froid dans e trajet des reins à la vessie, et après avoir mangé, d*une chaleur brûlante d'entrailles; le besoin sans cesse renaissant de rendre ses urines et d'éteindre la soif qui le consume, le tient dans une insomnie presaue continuelle ; de là une agitation lébrife ou une véritable fièvre avec exacerbation quotidienne le soir; l'amblyopie, l'affaiblissement des sens, des paralysies, la consomption, dos coUectionsaqueuses, et la mort, sans que Ta)* tération de $es facultés intellectuelles vienne adoucir l'amertune de ses derniers moments. On attribue généralement le développement du diabète à toutes les causes qui, par leur action directe sur l'organisme vivant, amènent l'épuisement des forces, et en particulier à celles qui ont une action particulière sur les organes urinaires. Tels, les vins acidulés, la bière et le cidre bus en assez
5 rande quantité; le thé, et par contre Tabu^ es liqueurs spiritueuses, les diurétiques actifs pris en abondance, etc.
Si l'on rapproche les causes qui ont amené le diabète des symptômes qui se mauifestent pendant sa durée, on sera conduit à faire reposer les bases du traitement sur remploi des moyens propres à soutenir et restaurer les forces, sur 1 usage de ceux qui peuvent rétablir les fonctions de la peau, et de ceui enfin qui peuvent modérer la sécrétion urinaire. A cet effet le malade usera des aliments les plus gras (soupe grasse, lanl, boudins), de bon vin vieux, et, s'il ne peut être supporté, de lait pur. De même, si comme cela arrive quelquefois, le diabétique se dégoûte des aliments gras, il faut nëcessaircmeut leur substituer les bons -consommés, les œufs à la coque, le lait d'ânesse, qui, s'il passait mal , pourrait être coupé avec l'eau seconde de cnaux. Nous insistons d autant plus pour qu'on en use, que nous avons entendu le professeur Baumes aflirnier n'avoir pas perdu un seul diabétique à l'aide de la diète lactée. Reste qu'on modifie le régime suivant les circonstances , et qu'on lui associe avec avantage le ({uinquiiia et les martiaux ; l'opium administré contre l'insomnie a produit parfois de bons effets.
Pour rétablir la sécrétion cutanée chroniquement supprimée, le camphre associé au sulfure d'ammoniaque (un grain de chaque, plusieurs fois par jour) ; les bains d'étuvc sèche, les frictions stimulantes, conviennent parfaitement. Enfin, pour modérer la sécrétion rénale, il ne serait peut-être pas sans avantage de fairo des affusions d'eau frome sur les lombes, et d'y appliquer, soit «es ventouses sèches, soit de larges eiutoircs.
mARRUËE
DUURUÉE
DIACHYLDM ou Diaghtlon, s. m.» 'de Itk xy^^Sf de suc; ce qui ?eut dire composé de sucs. — C'est ie nom que les aociens arsient donné à uo emplâtre, dont on distingue deux espèces, à savoir : le diachvlon it»p(e, qui se compose d'buile, de mucilage, de litbarge et d'une décoction de glaieul ; et le diachylum composé^ qui, comme le premier, se trcave tout composé dans les pharmacies. La manière de l'obtenir est trop difficile et trop délicate .pour que nous en dooDÎons la formule; disons toutefois qu'elle se compose de diachylon simple, de poix hlancbe , de cire jaune , de térébenthine , de gomoQe ammoniaque, tKJelium, sagapenam eC galbanum: ce qui lui donne des pf\)priélés résolutives très-prononcées ^ et le Rud très-asglutinatif.
Celui qux>n étend sur de la toile en cou-
dies minces prend le nom de sparadrap.
DUCODE (Sirop de). Yoy. Opium.
DIAGNOSTIC, s. m., diagnostieui. — - Disceroement, connaissance que Ton acquiert de la maladie, à Taide d'un groupe de symp* tomes caractéristiques que les autres maladies ne présentent pas, et qui permet de les distinguer les unes des autres.
DIAPHORËTIQUE , adj. , diaphoreticus , SdifQfvrcxoc, qui rend la transpiration insensible, plus abondante, la favorise ; c'est un diminutif de sttdorifique.
Toutes les boissons chaudes aromatiques, le thé, l'infusion de fleurs de sureau, de violeUes, de bourrache, sont diaphorétiques, surtout si on les boit brûlantes.
DIARRHÉE, s. f., Dévoibmbiit, s. m., dtarrA«is, ou ^«e;ytM,je coule de toute parl.~Maladie qui consiste dans des évacuations alvines plus liauides et phis abondantes que de couiume ; évacuations que le froid humide aux pieds, longtemps enduré, le refroidissement subit du cor()S pendant qu'il est en sueur, les aliments irritants, les fruits verts, les boissons alcooliques, les purgatifs, la rétrocession d'un eieolhème, la dentition chez l'enfant, les métastases goutteuse ou rfaiimaiismale , la frayeur , etc. , peuvent jiroduire.
Quand la diarrhée se déclare et persiste, le laalade a plusieurs fois par jour, contre son habitude, des selles abondantes de nature diverse (sérosité, mucosités, pus, bile, sang], s'accompagnant ou non de coliques, mais presque toujours d'un sentiment de cuisson en fondement, et d'un épuisement proportionné à la fréquence et à l'abondance des évacuations ; nous disons à l'abondance, car soufent, quatre ou cinq selles par jour, chez certains enfants, ne constituent pas la diarrhée. Du reste, celle-ci n'est pas toujours une maladie , puisqu'on la voit se manifester spontanément à la suite d'un ^rt de régime, et cesser d'elle-même, sans traitement, après un, deui ou trois jours et davantage : donc elle ne le devient qu'alors Qu elle se prolonge ; c'est pourquoi on ne 'joit pas trop se hftter de la supprimer, la fréquence des selles pouvant dans bien des cas être salutaire. Mais quand elle épuise
les forces et incommode beaucoup l'individu» il faut remonter à la cause prochaine du mal» qui peut consister ou dans une surexcitation nerveuse intestinale, qui s'est développée sous l'influence de causes irritantes, agissant sur un corps robuste» et dans certaines constitutions atmosphériques (diarrhée inflammatoire, bilieuse des auteurs), ou dans des conditions thermométriques et hygrométriques de l'air opposées (diarrhée catarrhale, adynamique), etc.
Dans les premières espèces de diarrhée, la diète , les tisanes rafraîchissantes , les bains tièdes, et tout ce qui peut, en poussant les humeurs du dedans au dehors, rétablir les fonctions de la peau, diminuer la fluxion qui se faisait sur les intestins, calmer Tirritation locale, suffisent généralement, dans le cas surtout de diarrhée phloçistique ; mais, dans la diarrhée bilieuse, qui se montre pendant l'été, dans les pays chauds, on se trouve bien d'aciduler légèrement les boissons, et si néanmoins elle persiste, d'employer un vomitif, l'ipécacuanna, qui détruit l'habitude des mouvements péristaltiques, en déterminant des mouvements opposes ; c'est un véritable spécifique.
On a beaucoup vanté la rhubarbe, à la dose de trois ou quatre grains trois fois par jour, mais ce n'est que dans les cas où il y a atonie intestinale que ce médicament peut faire du bien. Ce mode de traitement (vomitif et rhubarbe) convient surtout quand la diarrhée se manifeste après une indigestion : danscecas, en associant ces médicaments aux. cataplasmes émollients sur le bas-ventre, aux embrocations d'huile de jusquiame camphrée et aux lavements amidonnés, on guérit promptement le malade» Ce mode de curation est encore plus particulièrement indiqué dans les diarrhées catarrbales ; dans ce cas, un grain d'émélique mêlé à 15 grains d'ipécacuanba en poudre, et divisés en trois prises égales, avalées à un quart d*heure d'intervalle, produisent des vomissements d'autant plus avantageux que les premières voies se trouvant débarrassées alors de toute cause matérielle, les médicaments qu'on administre ensuite ne sont nullement alté-? rés par elle et ne perdent rien de leurs propriétés. Dans des circonstances pareilles nous nous sommes bien trouvé de faira garder le lit et d'entretenir une légère dia^ phorèse habituelle, au moyen de la poudre de Dower, que nous remplacions après un ou deux jours de son emploi, par un mélange de racine de colomoo et d'yeux d'écrevisse pris à la dose de trente £[rains, en trois fois dans la journée; nous y joignons les boissons mucilagineuses (graine de lin) fortement gommées, et les lavements de graine de lin amidonnés. L'ipécacuanha, fracta do«i, la rhubarbe, sont d'excellents moyens. Hufeland a recommandé l'extrait de cascarille, comme l'ayant éprouvé par une longue expérience : il arrête, dit-il , la diarrhée, sans entraîner le moindre inconvénient : voici sa formule :
Pr.: extrait de cascarillp, k grammes; eaux