‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 8 sur 209 · ABSORPTION · texte numérisé non relu

ABSORPTION

(1626), à Pavie. ,Quoi qu*il en soit, il fut délaontré bientôt après par Sulzberger, professeur à Leipsick, et le sénateur Pey resse l'ayant découvert chez Thomme en 10!&, il en lit la déinonstration publique à Copenhague l'année suivante, sans pourtant en démontrer les valvules dont il est garni. Toutefois, les vaisseaui chylifères restèrent confondus avec les vaisseaux lymphatiques jusqu'au 27 janvier 1651, jour mémorable dans les fastes analomiques, où Olaiis Rudbech, jeune Suédois de vingi-et-un ans, distingua ces deux ordres de vaisseaux, en connut et en indiqua ia distribution. Alors tous les esprits se portèrent vers l'étude des vaisseaux lactés, ou cbylifères, et des vaisseaux lymphatiques, et on arriva en&n à constater que l'appareil appelé chyiit'ère cons.ste, chez l'homme, en UD sysième de vaisseaux qui, d'un côté, communiquenl médiatement ou immédiatement avec la cavité de l'intestin grêle; et, de Tautre, aboutissent tous à un tronc coniaue, nommé canal thoraciqueou réservoir de Pecquet, du nom de celui qui l'a trouvé le premier. Ce fut en 1647, à Montpellier, que l'illustre Dieu|>ois le découvrit sur un dogue.

J ai dit que les vaisseaux ch vlil'ères aboutissent médiatement ou immédiatement à la surface interne de l'intestin grêle : j'aurais mieux exposé le fait en disant qu'ils naissent à la surface et dans le fond des valvules cooniveutes, c'est-à-dire dans ce que les anatooiistes appellent les viliosilés de l'intestin, s'avancent le là, très*petits et très-nombreux, d'abord entre les membranes muqueuse et musculaire de l'organe, puis entre celle-ci et la séreuse, et parvenus a l'endroit où cette dernière se détache de l'intestin, ils l'abandonnent aussi et rampent l'espace de un à deux pouces dans Tépaisseur du mésentère. Alors, ils trouvent un premier rang de ganglions mésentériques dans lesquels ils se plongent. Ils en sortent bientôt plus grands et en moindre nombre, parcourent un autre espace mésentérique et parviennent à une seconde rangée de ganglions où ils se plongent également, pour en sortir de nouveau plus grands et moins nombreux, cheminer toujours pour atteindre d'autres ganglions , et cela jusqu'à ce qu'entin ils viennent tous aboutir vers la portion lombaire du rachis à un réservoir commun qui est la partie inférieure du canal qui verse la lymphe dans le sang. C'est le réservoir de Pecquet, dont il a été d^à |uirlé. 11 est situé vers la troisième vertèbre lombaire, au côté droit de l'aorte, derrière le pilier correspondant du diaphragme et les vaisseaux propres du rein droit.

Dans leur trajet, les vaisseaux chylifères établissent entre eux do nombreuses anastomoses, ai suivent en général le trajet des artères, quoiqju'en bien plus grand nombre qu'elles. Ils se composent de trois membranes, une externe qui n'est guère qu'un tissu lamineux qui s'unit avec les parties voisines ; une moyenne fibreuse, et une interne ou muqueuse garnie de valvules.

Quant aux ganglions chylifères^ leur structure est encore le sujet de nombreux dé-

bats, que nous n'avons pas la prétention de clore ; c'est pourquoi nous ne parlerons que de leur forme irrégulière , lenticulaire, de leur volume qui varie depuis deux à troi» lignes jusqu'à unpoiice;de burdistritMitiofi dans rabdomen,où ilssont répanduaau nom* bre de cent à peu près ; de leur parenchyme couleur de rose, et de leur r>eu de résistance. Parla pression, on en exmime un fluide transparent et inodore qu ils ont absorbé* Ils paraissent formés par un pelotoundment des vaisseaux chylifères mille fois re-

Cliés sur eux-mêmes, divisés et anastomosés l'infini, soutenue par une trame celluleuse. Suivant quelques anatomistes, il existe dans leur intérieur des cellules dans lesquolles arrivent, d'un côté, des vaisseaux chylifèr* s dits afférents, et d'où partent, d'un autre côté, d'autres vaisseaux chylifères dits efférents. Ils sont remplis d'un fluide lactescent, que lautre ordre de vaisseaux y a apporté.

II. Appareil lymphatiaue. Il se présente, chez l'homme, sous la lorme de vaisseaux très-nombreux qui, d'un côlé, prennent mis* sance aux diverses surfaces internes et ex* ternes du corps dans l'intimité de toutes nos parties, elilel autre aboutissent par des troncs communs dans le système veineux, tout près du lieu où celui-ci s'abouche lui-même avec le cœur. Dans leur trajet, depuis le lieu de leur or-igine jusqu'à leur terminaison, ils diminuentdequantiléàmesurequ'ilsaugmentent de volume et qu'ils ressortent des organes de mixtion ou d'élaboration du fluide qu'ils charient, appelés ganglions lymphatiques. Disons toutefois que, malgré ces grossissements successifs, ils restent toujouiS grêles, ce oui les distingue des vaisseaux veineux. Ce n est pas tout, ils marchent sur deux plans, l'un profond et l'autre superficiel , qui ont entre eux des anastomoses très-nombreuses, et ils forment, en se réunissant da*^s leur trmet, des faisceaux qui s'enlacent par des replis multipliés et forment des plexus inextricables. Bref, ayant une structure de même nature que les vaisseaux chylifères et des usages pareils, les vaisseaux lymphatrques ne diffèrentde ceux-ci que par le lieu de leur origine, par la qualité du liquide qu'ils charient, et parce qu'ils aboutissent à deux troncs qui sont le centre de tous les systèmes absorbants et qui s'ouvrent eux-mêines dans le système veineux : l'un à gauche dit canal thoracique, Tautre à droite appelé grand vaisseau lymphatique droit. Ils s ouvrent chacun dans la veine sous-clavière correspondante.

ABSORPTION. Le mot absorption (même étymologie qM^abâorbant) a été consacré par les physiologistes, pour indiquer cette faculté, qu'a tout être organisé et vivant, d'attirer par une sorte d'aspiration pareme^ et de faire pénétrer dans les appareils destinés à cet usage, certains corps qui viennent du dehors ou qui sont saisis par les pores absorbants à rintérieur du corps lui-même. Et comme plusieurs voies servent à ces diverses sortes d absorption, on a assigné à chacune d'elles des noms ditférents, désignant a priori la nature du corps absorbé. Ainsi on a nom-

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