‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 80 sur 209 · DYSENTERIE · texte numérisé non relu

DYSENTERIE

extrait, est depuis dix grains jusqu'à deux gros. 11 entre comme base ou comme succ(klané de plusieurs préparations ofllcinales. Voy. Elbctuairb AnTi-DARinscx de Fagès»

art. DiianiE, etc.

DOULEUR , s. f. , dolor, ou «Xy^c, oSvim, souffrance. — Elle est Texpressioii la plus

f;énérale que la nature emploie pour décelur 'existence d'une affection locale. La douleur peut être inflammatoire ou nerveuse, et quand elle existe, on peut croire qu'il y a chez Tindividu qui se plaint l'un ou l'autre de ces deux états. Dans tous les cas, elle indique généralement le siège du mal, ouoi* qui l'état de douleur spasmodique elle ne soii bien souvent que s vmpa thique ; exemple : la céphalalgie dans l'embarras gastrique; la douleur qui se fait sentir dans une dent saine» correspondant du côté opposé à une dent qui est cariée ; douleur sympathique qui a été souvent une cause d'erreur pour certains arracheurs de dents trop ignoran.ts pour qu'on les appelle dentistes, eîc. Ou comprend donc toute l'importance qu'il y a à s'attacher à l'étude de la douleur.

Cependant nous nous arrêterons peu aux dénominations diverses qu'on iui adonnées ; car, qu'elle soit tmsive comme toute dou* leur qui s'accompagne de la distension de la partie souffrante (celle du panaris) ; grava- /tve, comme celle qui se joint h un sentiment de pesanteur occasionné dans la partie par l'alhux des humeurs, ou par le poids d un organe engorgé; puhative ou /anctium/f, c*est-à-dire consistant en des élancements qui correspondent à la pulsation des artères, indice à peu près certain du passage d'une phlegmasie à l'état de suppuration; brûlanie^ prurigineuse^ acre ou mordicante^ comme on la remarque dans certaines dartres ; pongitive^ ou ressemblante une piqûre , etc. , elle ne change rien à la nature du mal; mais ce que nous ferons remarquer surtout, c'est que la cessation subite des douleurs vives, dans les inflammations viscérales, annonce la terminaison ou le passage de la phlegmasie à l'état de gangrène (à moins qu'il ne survienne une métastase) , ce qui est excessivement fAcheux.

Un signe non moins redoutable c'est l'insensibilité que témoignent les -malades alors qu'il y a chez eux des causes véritables de douleur. Reste que celle-ci est ou symptomatique , ou sympathique et rarement essentielle, et qu'a ce dernier état elle constitue une malaclie névralgique {Voy. Névraloib), que l'opium calme sûrement, alors surtout qu'elle succède à la douleur symptomatique inflammatoire. Je m'explique :

dans une fluxion de poitrine par exemple, quand le point de côté ne cède pas aux évacuations sanguines , générales et locales , cette persistance de la douleur doit faire supposer qu'elle est spasmodique, et non phlogistique, et conduire à l'emploi des opiacés. Nous nous sommes toujours conauit ainsi dans ces maladies au très-grand avantage de nos malades.

DRAGONNEAU, s. m , dracunculus. —

C'est une espèce iïeniozoaire qui se présente sous la forme d'un petit ver très-grèle, liliforme, long de deux à douze pieds.

Il se montre principalement dans les membres inférieurs, immédiatement au-des* sous de la peau qu'il soulève. A mesure qu il grandit il détermine une démangeaison qui quelquefois devient très-incommodcinsupportable, et parfois même des douleurs très-vives. Cependant, après un temps plus ou moins variable, on aperçoit sur un point de la peau une petite tumeur rouge et grosse comme une noisette, avec fièvre légère ou sans tièvre; au bout de deux ou trois jours cette tumeur s'abcède ; un pus sanieux s'en écoule, et la tête du ver vient saillir hors de l'ouverture.

L'éireindre avec un fil pour l'empêcher de rétrograder , l'attirer peu à peu au dehors par des tractions légères, ou l'enrouler sur un petit cylindre, tout en évitant de Je rompre, car la portion restante dans l'abcès peut y déterminer des accidents très-graves, la gangrène elle-même; voilà toute la conduite que le chirurgien doit tenir.

On a bien proposé de l'enlever avant que la suppuration soit formée ; même avant la formation de la tumeur, à l'aide d'une ioci* sion sur le point le plus saillant : c'est uq mauvais procédé.

DRASTIQUE, s. m. et adi.,dr<urtciii. ou l^«9Tcxôff,de d/Mc<u, j'opère.— C'est lenomqu'on donne aux purgatifs dont Teffet est prompt et énergique. Voy. Purgatifs.

DYSÉCEE, s. L, dysecea, de ^vc, di/6cileroent, et d'dcxovu, j'entends ; difficulté k |)ercevoir les sons. Quelle que soit leur inieDsitét ou, comme on uit vulgairement, dureté d^oreille. Voy. Audition.

DYSENTERIE ou DTSSBiiTEaiE , s. f., dysetUeria^ de duc, arec peine, et fvnpov, intestin. Maladie caractérisée par le besoin pressant et continuel d aller à la selle, s'accompagnant de douleurs d'entrailles, de ténosme, et de déjections très-peu abondantes de mucosités titandreuses sanguinolentes, fétides, avec une Gèvre légère, du moins dans la plupart des cas.

Il semblerait au premier abord que la djssenterie et la diarrhée constituent une mèm maladie : mais si l'on considère que dansl'une il y a constipation plutôt qu'évacuation trop abondante ; qu'en même temps les matières qui sont dans les intestins y restent retenues par une sorte de spasme, au lieu que dans la diarrhée le canal intestinal se débarrasse fréquemment des matières nuisibles qui y^sont accumulées ; que celle-ci se guérit a ellemême, au lieu que la dyssenterie ne guérit jamais par les seules forces de la nature: on sera nécessairement conduit à les séparer. On le doit peut-être même d'autant dIus que la dyssenterie succède fort souvent a la diarrhée : et pourtant n'est-ce pas qu'elles sont produites l'une et l'autre par les mêmes causes ?

Quoi qu'il en soit, dès qu'un individu esi atteint de dyssenterie, qu elle soit priuiiuve ou secondaire, il se manifeste des tranchées.

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