‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 81 sur 209 · DYSPEPSIE · texte numérisé non relu

DYSPEPSIE

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des liorbory^es fréquents, des douleurs d eotrailles aiguës que la «pression n'augmente guère, du téuesme, des envies fréqaentes d*aller à la selle, qui, si elles sont satisfaites, ne donnent lieu'qu'à rexcrélion duoe petite quantité d'une «matière muqueuse, jaunAtre ou blanchâtre, souvent mêlée de stries de sang, ou bien semblable à de la lavure des viandes, gui, par leur pasyge, déterminent un sentiment de brûlure à l'anus. Cette sensation et le ténesme sont dautant plus incommodes qu'il est arrivé à certains individus de se présenter trente. Quarante et même cent fois à la garde-robe, dans les vingt-quatre heures, sans obtenir une évacuation passable: voilà pour les symftôiDes abdominaux. La maladie ne se borne \tasau simple développement de ces svmpi6tDes: quand la fièvre survient et quelle es( l^re, le pouls conserve son état norow/tmais lorsqu'elle est intense, il devient dur, serré, il y a de la soif, de la sécheresse à la bouche, de l'insomnie, les traits du visagt) s*aUèrent, les urines deviennent rares, rrmges et sont expulsées avec difficulté ; la peaa est aride et sèche, et le découragement s'empare à ce point de l'esprit du malade, qiril a une très-grande propension au suicide.

Quoique la diarrhée et la dyssenterie diffirent par leur symptomatologie, du moment où ce sont les mômes causes qui les produisent, et que, dans l'un et l'autre cas, il y a un état de surexcitation nerveuse hypersthésique ou hyposthési(}ue, tout nous invite è eiïiployerle même traitement. Ainsi, mêmes moyens hygiéniques, saignées et vomitifs, boissons de même nature, lavements ayant les mêmes propriétés; tout cela peut être eflicact^ment conseillé : cependant, comme l'état de constriction du rectum et Quelques autres phénomènes morbides semblent impriuier à l'intestin un mode d'être particulier à la dyssenterie, nous indiquerons quelques médicaments qui lui ont été plus particulièrement affectés. Et, par exemple, la décoction blanche de Sydennam et les lavements laudanisés qui nous ont constamment kOussu

Nous ferons remarquer en passant, à l'é* t^rd de ces derniers, qu'il vaut mieux attendre, dans les diarrhées surtout, qu'un quart d'heure et même une demi-heure se soient écoulés depuis la dernière selle, avant de donner le lavement, celui-ci provoquant le besoin d'aller et étant immédiatement rejeté, si on l'administre trop tôt : pour le même motif on ne donne qu un tiers ou un quart de lavement.

De même, l'application des sangsues à l'anus doit précéder l'emploi des lavements, surtout si à la dyssenterie se joignent les S|mptAmes d'une phlegmasie intestinale, dun engorgement bémorroïdaire , etc.; alorsles bains chauds entiers ou les bains de siégo ont aussi leur degré d'utilité, tout cumoie les onctions de beurre de cacao laudauisé, etc. Si les sécrétions se rétablissent, on les focilite à l'aide des doux laxatifs ^^^etit

lait, marmelade de tamarin, tarlrate acidulé de potasse). Nous avons prescrit avec succès une potion huileuse composée de parties égales d'huile d'amande douce, de sirop de limons et d'eau de fleurs d'oranger, administrée par cuillerée à soupe de deux en deux heures : en même temps on se relâche un peu du régime sévère précédemment prescrit. Mais si, nonobstant des soins bien entendus, les forces s'affaiblissent considérablement, il ne faut pas différer do mettre en usage l'arnica, le vin, la valériane ; l'arnica surtout que Stoll appelait le quinquina des pauvres, a la dose de un gramme de deux en deux heures; et attendu que l'état de faiblesse ou d'atonie intestinale favorise la sécrétion des mucosités qui engouent les intestins, on les en débarrasse avec une décoction de salep bue en abondance, le Colombo, etc. (Voy, DiARRHÉB ATONiQUE.) Enfin, si, contre toute attente, la dyssentene, bien qu'elle diminue , refuse opiniâtrement de s'arrêter, alors, trois è quatre grains par jour d'extrait de noix vomique , un huitième de grain de sublimé corrosif dans quatre onces d'eau, avec trois oncesde mucilage de gomme arabique et douze gouttes de laudanum, à

E rendre par cuillerées à bouche, d'heure en eure, ou un seizième de grain avec de l'opium et du mucilage en lavement ; le verre d'antimoine ciré h la dose d un d^mi-grain ou d'un grain en poudre avec du sucre, [dus ou moins répétée selon les circonstances; tous ces moyens, au dire de Hufeland, praticien très-expérimenté,peuvent être tentes. Ce n'est pas tout; il peut arriver que le flux dyssentérique étant trop brusquement arrêté par des moyens énergiques, des accidents inflammatoires ou nerveux se déclarent* du côté du bas-ventre (coliques, tuméfaction, grande anxiété); s'il en était ainsi, il faudrait sur-lechamp rétablir les évacuations avec des laxatifs légers (les huileux, la manne, le calomel), et par les moyens pfqi)res à calmer l'irritation spasmodique des intestins. Yoy. Entérite.

DYSMÉNORRHÉE. Voy. Menstruatiou.

DYSPEPSIE, s. f., iispepsia^ de Svr mnxS^ diflTicilement je cuis, je digère. — Pris dan^ son acception rigoureuse, dyspepsie signifie digestion lente et douloureuse. Cependant on s'en est servi également pour désigner une névrose de l'estomac, qui est caractérisée par l'absence plus ou moins prononcée du sentiment de la faim, avec pesanteur et tension douloureuse au creux de l'estomac après le repas, des flatuosités, des rapports gui remontent parfois dans la bouche les aliments non altérés, de la somnolence et de la soif, au bout d'un certain temps.

Cette névrose, qu'on rencontre surtout chez les personnes qui ont l'estomac débilité par des pertes blanches abondantes, des chagrins profonds, etc., se présente naturellement sous deux aspects, c'est-à-dire, soit avec un état de surexcitation nerveuse, d'où la soif, une agitation fébrile pendant le travail de la digestion ; soit avec une véritable débilité. Dans le premier cas, les bains tiè-

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