ÉCLECTIQUE
An
Pour les eaai acidulés, prises en boissoQ, car c'est ainsi généralement qu'on les administre p dans la propriété réelle dont elJQS jouissentd'exciterconvenablement Festomac, ce qui les rend efficaces contre les dyspepsie^ aïoniques, les vomissements spasmodi(^ues, les douleurs affreuses, sans irritation yiscérale» comme on en remarque chez les femmes grosses et les hystériques. Bref, l'eau de Seltz, ' doot on fait un si fréquent usage, est util®
Kur les estomacs paresseux, qui digèrent 1 mal, ayecdégagementde gaz, et ballonnement de répigastre.
Pour les eaux fo/tnet, elles servent à purger plas ou moins en boisson, quand on les boit froides. Notez bien que ces iuëmes eaux, quoique bues ailleurs qu*à la source, produiraient koème effet si on en usaitdelamêroe manière; car, qu'on boive à Paris la même quantité dererres d'eau saline qu'on en boira à £psom, 00 i Sediilz ; qu'on commence par un verre le malin à jeun, et puisqu'on arrive graduellement jusqu'à en prendre quatre le matin et autant entre les deux repas du soir; qu'on se décide enfin, comme certains buveurs, à en prendre jusqu'à quinze et vingt par jour, pendant plusieurs jours consécutifs , et on me dira ensuite si l'on a été ou non fortement évacué. Je dis plus : qu*un médecin propose à un citadin de se purger ainsi pendant dix à douze jours et pi us,, celui-ci lui rira au nez; arrivé aux eaux, il devient un intrépide buveur. Pourquoi? parce que, une fois hors de chez lui, il se croit obligé de bien faire les choses, et puis la contagion de l'exemple est si grande I
Pour les eauxaa/tnea, vu leurs propriétés stimulantes et toniques, elles produisent, en bain, dans l'organisme, une réaction salutaire, raffermisseutles tissus et conviennent parconséquent dans les maladies atoniques ; toutefois il faut savoir eu régler l'emploi, attendu que, si la réaction qu'il détermine dépasse cer* taines tiornes, elle peut produire des accidents fïcheux. Aussi est-on dans l'usage, quand on prescrit le bain de mer sur Tes côtes de l'Océan, de recommander expressément aux malades de ne rester dans l'eau que pendant trois ou quatre minutes, tandis
Sillonne tient suère compte du temps dans les imats chauds. Ou reste, nous ferons observer que la température est pour beaucoup dans la production du mouvement réactionnaire, el ce qui le prouve, c'est que nous aTons soigné des personnes atteintes de rhumatisme chronique qui restaient, avec plaisir, plusieurs heures dans l'eau salée tiède. Mme L. de S. passait iusqu'à auatre et cinq heares dans un bain d eau tiède, contenant en dissolution 3 kilogrammes de sel gris de
cuisine.
Pour les eaux alcalines^ qui se distinguent des autres par la soude en excès quelles' contiennent, elles agissent parfaitement, soit en boisson, soit en bain, dans les maladies des voies urinaires, et encore, par exemple, dans la goutte. Aussi, avons-nous conseillé bien des fois, avec avantage, les eaux naturelles et artificielles de Vichy, aux goutteux et aux
graveleux, aux personnes atteintes de dyspepsie occasionnée par des mucosités épaisses et en excès dans l'estomac
Pour les eaux ferrugineuses, on ne les emploie guère gu en boisson , et elles sont d'une efficacité incontestée dans tous les cas où, le sang étant appauvri, les fonctions di*gestives, intestinales ou autres, sont diflicilement exécutées, la faiblesse du système vivant tout entier, et des organes en particulier, nuisant singulièrement à leur exercice.
Enfin, pour les eaux sulfureuses, ou doit, lorsqu^on les conseille, prescrire 125 grammes de sulfure de potassium dissous dans suffisante quantité cTeau pour un bain, avec addition , comme précaution nécessaire , d'une certaine quantité d'acide sulfurique. Quelques médecins ne le font pas , je le sais ; eh bien 1 c'est un tort grave, car le bain sulfureux simple cause à la peau une irritation telle que des accidents flicheux peuvent en être la suite; au lieu qu'on les évite, ces accidents, par l'addition de l'acide chlorhydrique. Reste que le bain sulfureux, par l'excitation qu'il détermine à la peau et la réaction qui s'ensuit, parait surtout indiqué dans les cachexies dartreuse, scrofuleuse, rhumatique, etc., lorsqu'il est nécessaire' de solliciter une dépuration critique par les exhalants cutanés; comme aussi, dans une foule d'autres maladies non fébriles, et, par exemple, les flux muqueux chroniques, la gale invétérée, la paralysie saturninot et enfin, un grand nombre de maladies externes : à cet effet , on préfère les eaux de Baréges et d'Aix-la-Chapelle, parce qu'elles contiennent une matière végéto-animale qui les rend onctueuses, et contribue aux avantages qu'on en retire dans les affections chroniques de la peau.
ECCHYMOSE, s. f. , ecchymosis, de 1 x^t^u,
i'e répands. — C'est le nom que Ton a donné I toute tache livide noirâtre ou jaunâtre, résultant de l'extravasation du sang dans le tissu cellulaire sous-cutané, à la suite d'un coup, d'une piqûre, -etc.
Peu dangereuse par ^e-méme, Tecchymose est généralement abandonnée à la nature; cependant, par l'emploi de compresses trempées dans Teau salée, l'eau-de-vie cam-
Ehrée, le vin aromatique, etc. , on peut eu ftter la résolution.
ECLAMPSIE. s. f. Foy. Epilbpsib.
ECLECTIQUE, adj., eelecticus ou Mk,% je choisis , — nom d'une secte de médecins avant appartenu à l'école éclectique ou synthétique, qui compte Agatlûous de Sparte et Archigène d* A pâmée, son disciple, parmi ses véritables- fondateurs.
Cette secte ou réunion d'un certain nom-*^ bre de médecins d'une môme école, choisi»* sait ce qu'il y avait de mieux dans les diffé^ rentes opinions el dans les différentes m^ thodes méditées, pour les faire tourner au profitdela scienceet de l'humanité. Et comme ils procédaient à ce choix, sans passion, et avec un esprit de conciliation favorable à tous les systématiques, on leur donna encore ht titre ûe conciliateurs.
ÉLECTRICITÉ
ÉLECTUICITÉ
ECOULEMENT. Voy. Blennoriiiiagib.
ECROUELLES, s. f. Voy. Scrofule.
ECTHYMA,s. m.— Nom donné par Willan è cette maladie pustuleuse de la peau, qu*Alibert a désignée sous celui de Phlyza- CIA {Voy. ce mot).
ECTROPION, s. m., tctropium, eversio, de IxT^iiTM, je renverse. —Renversement des jaunie res.
ÉGILOPS, s. m., œgilops ou Kii 5^, œil de chèvre. — En pathologie chirurgicale , ou donne ce nom à une petite ulcération qui se développe dans Tangle interne des paupières, près du sac lacrymal.
EGOPHONIE. Voy. Auscultation.
ÉLECTRICITÉ, s. f. , electricitas, de »tx- Tflov, ambre jaune, substance qui, étant frottée, attire les corps légers. — On se servait autrefois du mot électricité pour désigner la propriété que certains corps acquièrent par le frottemenfou l'élévaliou de température, d'attirer ou de repousser d'autres corps. Aujourd'hui Télectricité est considérée par les physiciens comme un fluide dont l'accumulation se manifeste par des étincelles, qui fait éprouver des commotions plus ou moins fortes au système nerveux, et produit des effets analogues et môme identiques à ceux de la foudre.
Ce n*est que depuis deux siècles environ que l'électricité a été découverte, et elle est restée complètement dans le domaine des physiciens jusqu'en 1740, époque à laquelle Jalabert , médecin genevois , Tiiitroduisit dans la thérapeutique médicale. Depuis lors de nouveaux essais ont été individuellement tentés, les corps savants s'en sont occupés, une fouie d'écrits ont été publiés, et de cet ensemble de travaux on a pu arriver h connaître les effets physiologiques et les effets thérapeutiques de ce nouvel agent médicateur. Etudions d'abord rintluence de l'électricité sur les corps vivants à l'état physiologique, afin de mieux en apprécier ensuite, les effets thérapeutiques.
Coniraciion musculaire. Il résulte des expériences de Haller, qu'en agissant directement, à l'aide de moyens chimiques ou mécaniques divers, sur tes nerfs qui vont se distribuer aux fibres musculaires, on déter-* mine des contractions dans les organes du mouvement. Ceci résulte évidemment des expériences de MM. Magendie, Andral, Prévost et Dumas, etc., qui, en soumettant à l'action électrique les muscles qui servent à la respiration, ont déterminé chez des animaux sacrifiés des mouvements respiratoires bien prononcés ; ces mêmes phénomènes se
i précipite
coutractioDs de cet organe. Voici, auant à ce, un fait très-curieux que j'extrais de la thèse pour le concours d'agrégation, en 1835, à Montpellier, par mon collègue le docteur Jaliaguier. MM. les internes de l'hôpital SaintEloi, dit-il, mirent une aiguille à acupuncture eu contact avec le cœur d'un sujet atteiut de choléra et qui ne donnait presque
aucun signe de vie. L'aiguille communiquait avec un des fils conducteurs d*uue pile d'énergie moyenne, l'autre fil fut losé dans une incision peu profonde, pratiquée au cou. Voici l'état du sujet au moment où l'on commença l'opération : Yeux éteints et presque fermés, pouls nul, battements du cœur à peu près insensibles. A l'instant où Torgane central de la circulation fut soumis è i action électrique, les battements se manifestèrent d'une manière non équivoque, et acquirent progressivement une force croissante ; le malade ouvrit les yeux, s'agita, se souleva sur son lit, et proféra quelques paroles. Cette excitation se soutint pendant plusieurs minutes; elle diminua ensuite; à chaque nouvelle secousse électrique, elle se prononçait un instant; après une demi-heure d'électiisation, on la suspendit ; le sujet s'affaiblit alors d'une manière très -marquée. Quand l'affaiblissement fut poussé très-loio, l'apiiareil fut remis en activité , et l'on observa les mêmes phénomènes que la première fois, mais moins marqués. Tro s lortatives de ce genre ayant donné des résultats analogues, on cessa l'emploi de ce moyen, et le sujet, dont la vie n'avait été entretenue qu'artificiellement en quelque sorte,ne tarda pas à succomber.
Mais ce n'est pas seulement les muscles volontaires, les muscles respiratoires et le cœur qui reçoivent un surcroît d'énergie et d'activité contractile par rinffuence de Télectricité, tous les viscères creux, l'cstomar, les intestins, la vessie, etc., obéissent delà même manière h l'influence électrique. Que doit-il résulter de ce surcroit de vie, si Ton peut ainsi dire, dans les organes à l'état iiormal ? une réaction générale et l'augmentation de la circulation et des sécrétions; il n'est donc pas étonnant que tout le système capillaire étant surexcité par l'influence électrique, la peau rougisse et se tuméfie, s'injecte même dans la partie soumise à son action, celle-ci devenant un centre de fluxion, en vertu de cet ancien adage : Là où est la stimulation, là est la fluxion. 11 n*est pas étonnant non plus que les sécrétions humorales soient augmentées, une plus grande quantité de sang arrivant à Torgane sécréteur, qui redouble d'action et opère sur des matériaux plus abondants ; tout comme il n'est pas étonnanl enfin que la température du corps s'élève , toute excitation passagère, toute accélération vitale, quoique artificielle, devant donner lieu au développement d'une plus grande chaleur. Et comment n'en serait-il pas ainsi lorsqu'on voit l'électricité de l'atmosphère, qui agit, elle, sans secousses, se faire si fortement sentir sur l'organisme vivant et accroître à ce point la sensibilité, que l'individu en devient inquiet, agité, tourmenté par une anxiété profonde, triste, morose, irritable, et s^emporte pour un rien. Combien ne voit-on pas de jeunes personnesnerveuses, des femmes hystériaues, éprouver des spasmes à l'approche d'un orage 1 donc la pn'; priété excitante de l'électricité est uu fail lucontf stable et incontesté, et cette propriété
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est d'autant plus facjje à développer, que k'5jsième nerveux sera lui-môme vicieusomeni exalté par la faib(lesse native ou acqiiisadu sujet, ou par un état pathologique i)las oumoiiiS grave, dont il endure les souffrances.
Ce principe posé , il ti'est pas difficile de signaler les cas où rélectricité est indiquée. Th^e générale : c*est toutes les fois qu^il but ranimer ou réTeiller la sensibilité ou ia contractilité niâseulaire du organique vicieosetnenC affaiblies, engourdies, paralysées; c'est donc indiquer déjii toutes les névroses et névralgies aslhéniques, non compliquées ou entretenues par une irritation ou une inflammation éridente ou latente de la partie ou des parties affectées, nous dirons même toutes les fois qu^il faut déterminer une sorte de fièvre artificielle néces-
sairtàla guérison des maladies chroniques.
ft/Hrreiemple, soit,
V L'oe paralysie par épanchemenf séreux, oti par atonie nerveuse. Dans ces circonslances, réieetricité serait très-utile dans le premier cas, pour ranimer la circulation capillaire cérébrale, la rendre plus active ol uroriser ia résorption du liquide épancbé, en activant aussi Taclion des vaisseaux absorbants ; et dans le second cas, pour déterminer dans le sjrstème nerveux une excitation qui, fectice, artificielle et passagère d'abord, peut devenir permanente ; tandis que dans les cas d'apoplexie par épanchement sanguin ou hémorragie cérébrale, l électriciié, an lieu de guérir ia paralysie, pourrait feire péril' Tindividu en provoquant une noiirelle attaque ; il faut donc bien distinguer les cas, et c'est ce qui constitue la ca- |»aciié du médecin. C'est comme dans
â* La paraiffêie ffoutSeuse ; nul doute, dit Bartbez, dont nous invoquons le témoignage «tTaotoriié, que l'application de Télectnôié à l'endroit des muscles paralysés» est un resoiatif efBeace ; mais il est prudent de ne remployer que dans des temps avancés du traitemeM de eetlé paralysie. Si l'on néglige dnlMerver aussi lés autres indications qui doivent modifier cet usage de l'électricité, son effet résolutif peut porter la matière goutteuse à l'intérieur, ainsi qu'on l'a vu dans <i^8 cas semblables ; c'est-a-dire que, parce ^u*on n'a pas employé réieetricité dans un [noment opportun et alors qu'elle était réellement indiquée, il est survenu des métastases fâcheuses. Pareille chose peut arriver dan» le traitement du
> Rhumalisme; c'est pourquoi on ne doit se servir de l'électricité que dans les •ffectians rhumatismales chroniques, froides, conwae disaient les anciens, lorsqu'il Jïiste 4e l'engor^émenl et de l'insensi- «"iiéilaiis la partie affectée. Cependant^ Si.
on en croit Mauduyt et bien d'autres après *»», réieetricité dissiperait proinptement, jouveraiûeftient etsaâs retour, le rhumatisme récent qui est produUpar une cause acci- 'iemeUe,et,p«reiemple,retpositiondu corps ^ lair froi<f et humide. Mais, comme il rob- ^fvefort bien, e'esl lorsque ce rhumatisme,
DfCTIO!l?f. DE MÉDECIMR.
ELECTRICITE 42G
quelque violent qu'il soit, n'est pafi intlamlualoire; sans cela l'électricité serait dangereuse. Une autre obsek*valion qu'il a laite a pour objet la meilleure manière ou du moins la manière la plus avantageuse d'employer l'électricité contre le rhumatisme ; elle consiste dans ce que les Anglais appellent ëitetriser à 4ra»er$ ia flanelie. D'après leur procédé, il fhut couvrir la partie douloureuse d'une tianeile appliquée immédiatement sur la peau, sans* former de pli, et puis on promène sur cette flanelle ou sur les vêtements qui la ootivrentt le siget étant isolé, la boule d'un excitateur nos isolé. Le malade sent alors un prurit déns tous les points correspondants à ceux que la boule parcourt, et assez souvent les parties éiectrisées se couvrent de siieur, quoique les autres parties de sa personne ne suent pas. Nous avons encore
4* L*aménorrhéef qui a été signalée comme étant une maladie dans laquelle l'électricilé jouit d'une efficacité réelle, et on cite entre autres espèces l'aménorrhée cbiorotique. Jamais erreur plus grande que celle de croire que réieetricité puisse être de quel- . que utilité dans ces sortes de cas. Qu'est-ce qui produit en effet Taménorrhée dhex les femmes ou filles qui ont les pâles couleurs ? C'est l'appauvrissement du s6ng; or^ la première chose à laquelle on doive songer, ce n'est pas assurément à raablir le cours menstruel qui n'est qu'un symptème de la maladie, mais h reconstituer le sang par les ferrugineux, les mois s'établissant naturellement et d'eux-mêmes, nuand le sang est assez abondant et assez ricne. Et pourtant, dira-t-on, que ferez-v^us des faits de guérison que l'on vous cilera ? Je répondrai que la guérison serait arrivée tout de mémo et sans le secours de rtflèctricité.Xt cela an rae fondant sur le raisonnement qu'on peut se faire de la suppression des règles. Généralement on admet, dirous - nous ^ troi? causes principales, œlle dont il a été déjà question, l'anémie i celle par pléthore, et celle par spaanàe. L'électricité ayant été jugée inutile dans la première espèce, elle le sera bien moins, disons plus, elle sera dangereuse dans l'aménorrhée pléthorique, l'excitation qu'elle produit étant en général préjudiciable aux personnes sanguines; il ne reste dofic plus que l'aménorrhée par spasme ; or, si ee spasme est par surexcitation générale, l'électrioité sera contre-i^diqciée; et s'il a lieu par faiblesse, elle est insuilâsante, parce qu'elle ne tonifie pas l'organisme. Reste le spasme de la matrice sans excitation ni atonie générale et sans irritation viscérale; eh bien, si. ces cas existent, ils sont fort rares, et bien habile serait celui qui pourrait l^s diagnostiquer. Ces principes généraux s'apfÂiqaeM à la surdité , k Vaphonie , k l'aniiiictose^ aux paraljrsies organiques^ dans lesquelles l'électricité peut être four k tour efficace, utile ou danger^se, suivant la eatue prochaine ou la nature du «laK
A la discussion tfiéorique et pratiqua qilo nous avons faite de l'emploi de l'élactricHé
Atl
ÉLECTRICITÉ
ÉLECTRICITÉ
4iï
doit succéder nécessairement l*exposition des moyens à Taidc desquels elle est appliquée au traitement des maladies. Ces moyens ont successivemeot varié, à mesure que les sciences physiques se sont perfectionnées et crue les procédés ont été mieux appréciés. Ainsi le premier de tous les procédés d*ap()lication de l'électricité c'est le
Bain électriqi^. Il consiste à placer le malade sur un isoloir» et à le mettre «n communication a?ec le conducteur de la machine au moyen d'une tige de métal dont les deux extrémités se terminent en boule. Par ce mécanisme l'individu se trouve plongé dans une atmosphère où il reçoit et pompe ce fluide de toutes parts. Le malade a donc, dans le moment, plus d'électricité qu'il n'en avait auparavant ; mais cette surabondance est bientôt restituée au réservoircommun par la tendance naturelle de la matière électrique à l'équilibre; par conséquent l'effet ne saurait être durable. Aussi le traitement par le bain électrique est-il regardé comme le plus doux, et ne s'en sert-on que pour les personnes dont la susceptibilité nerveuse est très-exaltée et qui otfrent l'aspect d'une constitution très-fail>le. Le deuxième moven d'application de i'électricité c'est l'emploi des
EUincellei. Voici comment on procède : Le malade placé comme dans le cas précé* dent, e'est-a-dire isolé et environné d'electri- •Gité, on tire des étincelles au moyen d'un conducteur qui peut être un individu vivant, isrté et électrisé; ou bien à l'aide d'un corps chargé d'électricité; et on les dirige sur Je sujet en expérience, qui est en «ommuoicatioa avec le sol. Lorsque la <|u#iitité d'électricité qui est transmise par cette vote est considérable, le sojet qui la reçoit éprouve un violent ébranlement.
C't*st ce qui arrive lorsqu'on est soumis à J'actio!! d'une forte batterie électrique. Quant aux
CauranU, on les produit en plaçant le corps entre deux tils conducteurs d'une piJe, ou bien en approolbant de lui un fort aimant qui détermine un courant par induction, ou bien enfin en isolant et en dirigeant vers lui, à une petite distance, un conducteur terminé en pointe. Nous ne reviendrons pas sur la friction que nous avons décrite iout à l'heure sous le titre de éleetriter à travers la flanelle.
Terminons cet article par un aperjj^u sur le mode d'application de l'électricité en
Sénéral : nous en emprunterons le fond à I. Sarlandiëre qui a lait de cette branche des sciences physique et médicale un objet constant de ses travaux. D'après ce grave et laborieux observateur : « On s'est beaucoup exagéré le danger des commotions électriques. Gela prônent de deux causes : la preinière, c'est au'on n'a pas réfléchi que les appareils dont les médecins se servent ne sont que le simulacre ou l'échantillon de ceux avec lesquels on tue un bœuf, on rougit un barreau de fer^ on met un diamant en tasioii, et puis que, malgré le saisissement
qu'on éprouve, la crainte qu'il inspire, le cnoc produit en réalité moins de désordre qu'on ne se Timagine : et la preuve, cVsi que les individus les plus impressionnable; s V font facilement, après quelques jour< d usage. Les seuls cas connus où les comioo tions électriques seraient dans toute h(x^[h lion nuisibles, sont ceux d'inflammation avec fièvre ; hors cette exception jamais il ne peut
i a voir d'inconvénient. » — N'en déplaise 1 . Sarlandière, j'en admets d'autres, comme on a pu le voir précédemment ; mais poar< suivons.
« Quoi qu'il en soit, les maladies contre lesquelles on l'applique ne cèdent pas avec la même facilité à son influence. El, par exemple, les lésions des branches nerveuses et des filets nerveux sont lé^ res et cèdent facilement au traitement électrique, surtout les paralysies et les douleurs ; les affections convulsives sont plus difllciles à traiter, et exigent plus de temps; la complication de douleur et de convulstoo offre plus de difficulté que la douleur seule ou la convulsion seule. Ainsi les tics douloureux et ea même temps convulsifs présentent les cas les plus rebelles. Les affections qui dépendent de la moelle épinièn? sont plus graves que celles des cordons ner< veux et demandent un plus long temps pour être traitées ; et celles du cerveau sont plus graves encore. Il est très-essentiel de necommenccr le traitement électrique des paralysies qui dépendent de lésions dos centres nerveux, que lorsque toute irritation qui en serait cause aurait totalement cessé. Parii même raison, les douleurs et les convulsions dépendant des lésions de ces centres ne sont pas curables par l'électricité. En thèse générale^ toutes les affections récentes cèdent plus prorantemeut au traitement que les anciennes ; les jeunes s^Jtjets guérissent plus vite que les sujets plus flgés^ mais il faut s'attendre à ce que toi^jours les traitemenis soient longs.
c Autre règle générale : plus les orgaoessur lesquels on se propose d'opérer sont délicats et plus il faut que les chocs soient doui. Par exemple, lorsqu'on veut opérer aui environs du globe de l'œil, soit immédiatement sur la cornée, pour influencer la loutractilité des corps ciliaires ou des voies lacrymales, soit pour exciter la sensibilité de la cornée, de la comonctive ou des bords palpébraux, on ne doit se servir que de pointes de bois tenues à lai main, sans cbaloi* en rapport avec le sol; le patient étant monté sur l'isoloir et recevant, au moiea du contact immédiat, avec les conducteur^ d'une machine en action, le fluide décomposa qui se répand sur toute la surface de son corps, et qui, venant à s'accumuler aupoiot le plus rapproché de la pointe du bois pr^ sentée par l'opérateur à six ou huit w^ de la surface de l'œil, j effectuera le déparj et l'échange des fluides contraires, sous forme de veni électrique. Ce choc insensible, q^i ressemble à la percussion d'un courant d «ir suflil pour provoquer les larmes et éclaire»^
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|jrQe;ila fréquerainent dissipé des taies e( remédié à des sécrétions Ticieuses des gliiMles pâbébrales* etc.
c Lorsqu on reut produire une excitation ttfi peu plus forte^ agir, par exemple, sur les jiaupières fermées, autour des lèvres, des des du nez, sur les points les plus sensi- Ues de la face et du cuir cheTelu, et lorsqu'on veut &miliari$er les personnes d'une irritabilité extrême arec les chocs électriques sur d'autres parties du corps, on se sert de LiiiODiede hois au lieu de la pointe; rechange ne se (ait pas alors sous forme de venl, mais suQs forme d*aigrettes très*faibles et dont le iiépjrt est peu rapide et la percussion peu forte.
cSi OQ désire une sensation plus aiguë, on se lert d'une pointe de métal, qu*ii faut appiodher très-près ( 3 à 3 lignes ) ; le départ j'effectue alors par une succession tré5^pide d*aigrette5 plus lumineuses que celles de la boule de hois, et qui causent une douleur très- cuisante lorsqu'on agit lûoetemps sur le môme point; on peut ippuquer ce mode opératoire sur les paupières fermées, sur toutes les parties de la lace, mais non sur l'œil mi. D'autres parties délicates et irritables, telles aue le sein, les orgues génitaux, Textrémite des doigts des QuÎDs et des pieds, les articulations douloureuseSfSonttraitablesparce mode,maisil faut toujours avoir le soin que la pointe soit en eommuoication avec le sol, au moyen d'une chaîne de fer, et que l'opérateur s'en trouva isolé, par on manche de verre, pour ne pas nceioir lui-même le choc en même temps
rie patient ; ce cm! est le résultat obligé Mpartdesdeuxfluidesensens contraire, eir obéir à la loi d'échange et d'attraction. même soin de s'isoler doit donc être pris toates les fois que le choc est assez considérable pour que l'opérateur ne se souciç pas de le ressentir.
«Lorsque les parties sur lesquelles on opère sont en état de supporter des chocs plus considérables que la sensibiKté du sujet ne le permet, et qu'il n'j a pas de douleur locale coQlre-indiquaot une plus forte commolioQ, on se sert d'un excitateur de métal à ^petite boule , et à mesure qu'on désire fendre les commotions plus fortes, ou choisit vne boule plus grosse, et on l'éloigné en f^n de sa grosseur progressive.
« II ne faut pas croire que les chocs occa- ^nés nar les grosses boules soient moins ^Pportabies que ceux occasionnés par des petites boules ou par des pointes de métal ; H^ contraire , et il est certain que plus la <^ule est petite, ou la pointe aiguë, plus la jensibilité s'en trouve affectée. Ce phénomène >!^Dl i la rapidité avec laauelle '.e départ ^ elfectue et la succession des chocs a lieu ; ^ plus V excitateur est pointu, plus les ^tiocelles, et, partant, les chocs se succè- ^i rapidement ; or, dans ce cas, les expentjoos ner?euse$, frappées ainsi incessamment, *icntent,et la douleur d'un choc n'ayant mit temps de se calmer, .lorsque le choc •durant arrive, il en résuite que la partie sur
laquelle on opère monterait bientôt au degré de l'inflammation» si on ne changeait pas do lieu d'excitation.
c Plus les boules sont grosses, plus Tinter* valle entre chaque choc est grand ; car le fluide, trouvant plus de résistance pour s*é<chapper, doit s'accumuler en plus grande partie pour vaincre le milieu qui met obstacle à l'échange ; plus alors la partie percutée a le temps de se reposer de l'impression douloureuse de chaque choc ; voila pourquoi les commotions occasionnées par les grosses boules sont mieux supportées que par celles des pointes.
« Ainsi ou peut dire, en thèse générale, que plus les excitateurs sont pointus, plus on agit sur la sensibilité ; mais aussi on remarque que plus les boules qui terminent les excitateurs métalliques sont grosses, plus les contractions des muscles sont fortes et étendues ; il faut donc se servir de préférence des boules, lorsqu'on veut agir sur la contractilité, principalement sur celle des grands muscles.
« Mais il est une autre^observation pratique à faire et d*une assez haute importance, c est quel'opérateurpeutaugmentera volonté, avec la m Ame machine, la force d'action des pointes et des boules, et par conséquent agir aveu plus ou moins de puissance sur la sensibilité et la contractilité.
« Il peut d'abord, comme je l'ai dit plus haut, rendre l'action des pointes très-fiiible, en choisissant de mauvais conducteurs, tels que la pointe de bois tenue à la main sans chaîne.
« Quant au choc, en se servant de petites boules, et faisant tourner le plateau de It machine modérément, et mettant de l'intervalle entre chaque départ, tes contractions musculaires seront très-modérées.
« Mais, si au lieu de se contenter de mettre en rapport avec le parquet une chaîne d'un mètre et demi, cette chaîne touche à une surface étendue de métaux , et si en môme temps les coussins de la machine sont mis en rapport au moyen de conducteurs, aussi avec une étendue assez considérable de métaux, alors les aigrettes, qui partent des Jioiutes de rexcitaleur quand on opère, ou es étincelles qui partent des boules, sont bien plus lumineuses, plus rapides, plus considérables ; les fluides s'accumulent avec f«- .cilité, les départs sont plus rapides, les chocs sont plus violents.
« Si l'on veut opérer avec plus d'intensité encore, on se sert de la bouteille de Leydu , laquelle procure une accumulation de fluide qui est en raison des surlaces métalliques
J[u'elle leur présente, et dont le départ s'efectue en raison de la distance que ce fluide accumulé doit franchir pour se porter de l'une de ces armures sur le conducteur qui procurera l'échange par son rapport avec le fluide contraire; 1 appareil qui sert k cet effet est connu sous le nom de gradUuMitur ou éketromeire de Lane.
« Les chocs occasionnés par la bouteille de Leyde sont bien plii:^ difliciies è supporter,
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par les raisons que nous arons rapportées plus liaul* guo les chocs par Tetcitateur simplement mis en communication avec le parquet, ou avec une certaine quantité de métaux ; mais outre qu'on peut graduer ces métaux dans leur force, on peut aussi les graduer dans leur intensité. Ainsi, lorsqu'on veut rendre les chocs de Télectricité accupiuléij faibles et facilement supportables, il faut se servir d'un très-petit graduateur ou éleclromètre de Lane; et lorsqu'on désire un départ rapide, une commolion étendue et forte, on se sert d'un appareil plus volumineux.On sait que4)0ur former.des batteries électriques^ on dépose une certaine quantité de jarret ou de bouteilles de Leyde tràs^ grosses, communiquant toutes ensemble (lar des conducteurs, et que les chocs qui eu résultent sont terribles ; c'est de semblables appareils qu'on se sert pour foudroyer les animaux.
« Il faut tenir comp'e dans les opérations, de la sensibilité individuelle et de la sensibilité relative des parties du corps. Il est des individus très-impressionnables moralement, et qui cependaiil supportent très-bien rélectricité ; il en est d'autres très*courageux, mais irritables, et quelquefois pusillanimes lorsqu'il s'agit de chocs électri(}ues ; l'opérateur doit tenir compte de ces idiosyncrasies et agir en conséquence.
« il faut tenir compte aussi des parties sur lesquelles on opère, sous le rapport de leur sensibilité, non-seulement lorsqu'il y a douleur, mais encore parce que certaines parties sont naturellement plus irritables que d'autres, comme il en est qui sont accessibles au chatouillement et d'autres non.
« En général, on peut distribuer de fortes étincelles sur la partie postérieure du corps, excepté au cou, aux coudes (partie interne) et aux bns des jambes ; la pailie postérieure des cuisses, les fesses et la portion supérieure du dos sont les moins sensibles ; les parties qui viennent ensuite dans l'ordre d*impressionnabilité, sont les narties latérales du corps et des membres; la partie antérieure des cuisses et des bras; la paume des mains et le ventre, et la plantedes pieds, ensuite le cou, la partie interne des jambes, cuisses, bras et avant-bras, ensuite le cou-depied et le devant de la poilriue, enfin la tète et en dernier lieu le visage.
« Lorsqu'on veut agir sur une grande surface de la peau, comme dans les cas de diminution de la sensibilité» il suffit de faire couvrir la peau immédiatement de flanelle et de promener sur cette flanelle une grosse boule qui la touche comme un fer à repasser, pour produire ce qu'oA appelle la friction éleciri-» que; celte friction connue depuis bien long* temps est de beaucoup préférable aux brosses; le procédé opératoire est plus complet» plus actif, puisqu'on peut augmenter Tinten* site électrique à volonté, et il n'a pas l'iO'* oonvénieut d'exposer les malades à se dëcou-* vrir; or peut même, quand- on opère aveo uim bonne machine, et dans un appartement sec et convenablement chquffé, laisser les
malades revêtus de leurs vêtements lui> tut^ls, soit en drap, soit en laine, coton o toile; éviter la soie et la ouate, pourvu toi tefois qu'il n'y ait pas une trop grande épiii seur d'habits entre l'excitateur et la flanell qui recouvre immédiatement la peau.
« Si des pertes de mouvement ou de sensi bilité obligeaient à diriger les chocs éleotri
aues dans les ouvertures naturelles, il fau rait se servir d'une tige métallique, revêtu d'un tube de gomme élastique jusqu'à 1 boule qui termine l'excitateur, etlintroduir préalablement à l'opération, soit dans leca nal de l'urètre et jusque dans la vessie comme une sopde oourbe, dont Texcitateu servirait de mandrin ; sOit dans le vagin e jusque sur le col de Tutérus, soit datislt rectum , soit dans la bouche jusqu'au palais les muscles staphy lins, la base oe lalaague ou la partie interne des joues ; soit enriii daiu les narines, jusqu'à l'arrière-bouche comiue qous l'avons pratiqué pour certaines [«r» l^sies des muscles dégustateurs. Guefuii 1 excitateur introluit^ et (es oriGees et m certaine portion du trajet goranlis par k tuyau isolateur de gomme élastique, dool la portion sortante est tenue par l'opérateur celui-ci dirige, h [proximité de la boule qo surmonte extérieurement l'excitateur, h boule d'un autre excitateur qui coiumuni que au moyen d*une chaîne avec le sol ; ett selon le degré d'éioigneoient qu'il mclenlr^ les boules des' deux excitateurs et la gro» seur de ces tK>ules, il gradue ses chocs e( eo calcule rintensilé ; e'est aussi de cette m nière qu'on opère dans la surdité ou aulra affections nerveuses de l'oreille. On introduit l'excitateur à parois de gomme élasti- Îue, à la profondeur qu*on juge eonveDabl^ u conduit auditif externe , et on projetk les étincelles à l'extrémité opposée, à 1 u<l( d'un autre excitateur.
« Quand on veut occasionner dans les oih vertures naturelles des chocs plus ioieosej
2U0 ceux qu'on peut déterminer par simple change de fluide, et qu^on veut eaiplojet le graduateur de Lane, il faut que 1 extrémité externe de l'excitateur introduit, son mise en rapport avec l'une des armures de il bouteille de Leyde, au moyen d'une cbaîoc métallique, et que l'autre armure, aunioye" d'une {Mireille cbatne et d'un autre eicilateur, communique avec un point de la surface cutanée, qui laissera entre lui et celui que louchera la boule introduite du premier eicitateur , tout le trajet \e long duquel ofl voudra diriger le choc électrique.
• En comprenant ainsi une certaine msssfi de parties entre deux excitateurs, soit qti6 l'un d'eux ait été introduit dans l'une desouverture» naturelles, soit que tous deui aieni été appliqués à la surface du corps, il ^^ faut pas croire que les chocs reçus sur cfta-
iment à toi ' ^ ce de ces ^„ .«.^.. «^ . ..„««..« électrique, avons dit plus haut que celle inteosue «^ pendait de la charge électrique q^J»»,,?".^ môme, est en raison de la surlacc méiainq»*^
ELBCTRICITË
ELEMENT
toi
de la iMNiteiite de Le^de (1] ; et ici Ih gros- Kor lies bouleiK De fait rien, car les fluides nes'aecumulent pas à la surface des extrémités des excitateurs, pour effectuer leur dépirt à irarers un corps isolant, en vertu (le ia loi d*a(traction : les points d'accumu* latioQ sont ici les surfaces des armures de la bouteille de Leyde, dont le verre est le eoF|)s isolant ; les excitateurs forment, avec les cbatnes métalliques et les portions du corfis interposées entre leurs extrémités quelles touchent, une chaîne conductrice ; le départ des fluides contraires s'effectue dans Urate la longueur de cette chaîne condaetrice que parcourent les fluides ; mais le cboc s*effectue à chaque solution de conti- Duiléf la partie de cette chaîne, qui est corn* pysèe de chaînons métalliques se touchant, épnvve le dioc II chaque solution de conti* DUilé de chaque chaînon, et ce choc se maoSait par une étincelle (â)« Arrivés au cbaiiiOD formé par le corps animal, interposé (ulre les chaînon s métalliques, les fluides, eoseprédmlanl du chaînon de métal sur le [NMot qu il touche de la surface du corps, bi impriment le choc de chaque côté, mais parcoareot la surface du ootps pour s'écban« (Sf au poinl où il coefine la chaîne avec le ckiiBOQ métallique qui suit (3). S'il se trouve Due ligue eu une demi^ligne d'intervalle tolre les cbatoons métalliques et le point de b peau qu'ils avoîsinent, on voit très^bien létificello au moment du départ.
> Le choc de chaque e6té cause un ébranlemeot d'autaai plus fort» et qui se propage iuae dislance d^autant plus considérable des points percutée, que raccumulatîon dans b bouteille a été plus considérable ; ainsi sire sont les mains qui touchent les extrémiles des chakies et quon emploie un petit Sraduateur de Laoe, la dislance que l'élin- (eileauraàfraaebir, entre la boule de Tarmure interne et la boule oui termine la ligne Iraosversale isolée étasl d'une ligne» la com- DOtioD résultant du choc se fera ressentir ^^ooeot dans les doigts; si on augmente ^«tte distance d'une denii-4igne, la commetioQ se propagera- jusqu'aux poignets ; si on angoiente encore, elle dépassera les poignets ;; Si ooae sertd'une bouteille plus forte, d'une (H'iite jarre» la distance d'une ligne oecasion-'
(1) n D'est pas nécessaire que Farmure externe *'i autant de surface que Tarmure inlerne; la quan- ^i^* du fluide aUirê à V exlcrleur sera toujours, mal- (^b moindre surface, égale à la quantité de fluide J|«Jmre accnoiulé dans rinlérieur, en rerlu de la J>^«saUraelk>ns et du nuinUen respeelif des flui- ^ > iraters les corps tsolanu.
(«1 On sait que reUneeHe ne se prodnîl qu'au dé* W des fluides oonirairea à travers un cti*^» iëO-
ffl Aucune expérience n'a pu nie faire connaîlre « « ouide parcourait le chemin le plus court do la IjTOJ^du corps pour se renilre ife l'un des poiiiis ■JJ^Î** P*'la ebtliie, au point oppostS mais a;la est J2J»i»We; car, si on touche la personne qu'on ^mse par la bouteille sans Tormer chaînon, on ne f'^iii aucun choc, ce qui n'aurait pas» lien, sî •Hiu la surface du corps était parcourue par les
nera une coratnotion qui se propagera jusqu'aux coudes ; et si on Tauçmente graduellement, on pourra la ressentir dans toute la longueur du bras, et même dans toute la poitrine.
« On peut aussi commotionner plusieurs points à la fois, soit en mettant chacune des deux chaînes en communication avec plu-sieurs boules établies sur le siège d*un fauteuil, si Ton veut agir sur le nerf sciatique, ou la partie postérieure et inférieure du bassin ; soit en faisant partfr jpl usieurs chaînes de cîiaque armure, et les laisant aboutir à des conducteurs reportés sur divers points du corps , soit en mettant chacune des chaînes en ra()port avec une cotte de mailles à anneaux brisés, étendue sur une partie qu'on veut commotionner par un grand nombre de points rapprochés.
c II est ainsi mille manières de varier le procédé opératoire, selon Tintensité, i*éteudue, la profondeur, \a omltiplicité dos chocs qu'on veut administrer ; car toute ia thérapeutique se trouve dans le choc, et c'est une véritable gymnastique du système nerveux dans ses modes de sensibilité et do eootractilité , oue cette administration de feleetricitésur le corps animal.»
Voilà comment on doit user de l'éleclrieité : comme elle varie autant par la nature de ses procédés que par ses effets, c'est-àdire suivant le mode d'application adontc« nous avons trouvé ces détails de M. Sarian-* dière assez intéressants, au point de vue pratique, pour les reproduire textuellement.
ÉLËMEriT, & m. — Ce mol a été àéoiié en pathologie médicale pour désigner une maladie simple ( Voy. MALAore ) , ou un groupe de symptômes particuliers congénères, allant toujauru ensemble, reconnaissant des causes sembiabks et [tarticu- Hères ; ayant leur marche , leurs périodes, leurs crises, leur méthode thérapeutique; laissant, si la mort a lieu, des traces particulières sur le cadavre, ou pouvant se déceler par l'absence même de celles-ci ; at-^ taquaut indifféremment tel ou te) système, tels ou tels organes, quoique pouvant affecter d'une manière particulière ou quelqueibis excessive, la plupart d'entreeux. En tm mot, les praticiens nomment élément ^ uue affection essentielle, une maladie; car un symptôme, denx ou trois symptômes isolée ne constituent pas une maladie pour te véritable médecin.
On veit d'après cette définition du mot élé^ ment^ donnée pat Fréd. Béravd, et que nous avons adoptée «lans noire essai therapeutiquo publié en 1831, que ce mot n'est employé en nosologie, que comnae on terme de convention, servant à désigner, à l'aide d*iin adjectif approprié, les diverses maladies ou les divers états de maladie cfue le médecin découvre, à l'aidd de ta métbode anatvtique (Votf. M 6tbodb) , cher, tes individus dont la santé est altérée. Cette expression n'a dotic pas la ménK; valeur en patnologie qu'en chimie, puisque, dans les sciences chimiques, on i)rocèdc siniplemcut par janalyse pour
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alleriladécouvertederélément, tandis quVn pathologie» c^est par Vanalyse et la synthèse qu*ou procède pour le décôuYiir et le former. C'est uue remarque trèa-importante à faire, car» transporté dans la médecine avec la même signification qu'il a en chimie» le mot élé" mené signifierait symptôme isolé et non un groupe de symptômes.
Et comme il serait difficile de nier qu'une Rifiladie» ou du moins la plupart des maladies se composent de plusieurs affections simples» qu'on peut facilement grouper et isoler les unes des autres par la différence que leurs phénomènes compai^és y démon-* trent ; que ces phénomènes ou ces affections simples sont assez distincts et assez domi-uants pdur produire divers ordres de svm« ptômes constants et déterminés ; il est donc permis de se servir du mot élément comme àynonymcde maladie» éUit de maladie, affection simple» etc. Ajoutons encore» que la maladie» l'état de maladie» l'affection ne formant pas toujours une indication véritable» précise» nous avons cru devoir former des tub-éléments de la plupart d'entre elles. Par là» nous éviterons le reproche adressé à nos devanciers, d'tvoit confondu divers états $lfmptomaiiqu€s avec des états primiiifs et essentiels» et aussi de former et d'admettre uq trop grand nombre d'éléments. Assurément» OQ ne nous accusera pas de les trop multiplier» puisque nous n'en admettons que neuf ; tAcbons d'en tracer le tableau ; disons quelles sont les indications thérapeutiques qu'on en déduit, énumérons ensuite les SUD -éléments qui se rattachent plus (larticulièrement à chacun d'eux. Mais auparavant, définissons le sub-élément.
Pour nous» sub-élément signifie une affection simple qui» dépouillée de toute complication, forme une maladie essentielle et c<mstitue alors un véritable élément» mais
3ui se trouvant le plussouvent s vmptomatique 'une autre maladie» n'offre dès lors en thé rapeutique que des indications secondaires a remplir» ce que nous appellerons des sousindications, exemple : la douleur qui » tantôt pblogistique et tantôt spasmodique» n'est pas toujours combattue delà même manière. Noua reviendrons là-dessus» après avoir dit quelques mots des neuf éléments de maladie. 1* £léfii$nt inflammatoire. Se manifestant sous Tinfluence d'un froid sec, chez les individus fortement amstitués» ou en qui les forces vitales sont en excès ; appréciable par un groupe de svmptômes constants inséparables, in variables (Vou, iBirLAMMATOiâs), ayant ses crises particulières» rélémtnl infuunroatoire existe seul d'une manière bien tranchée dans ce que les médecins appellent fièvre inflammatoire simple» et nui autre traitement que le traitement antiphlogifrtique ne saurait lui être appliqué.
Cet élément a encore la même valeur thé^ rapeutique, lorsqu'il accompagne une tn/Zommaiiùn aiguë assez forte pour déterminer ce aue les praticiens appellent une réaction inflammatoire; dans ce cas, l'indication principale se tire de la présence de l'élément in-
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flammatoire, et l'tfi/IamfiMittoii qui s*y adjoii fournit seulement une sous-indication; c'ea à-dire que, sans rien changer au traitemen elle précise le lieu où les évacuations sangu nés locales doivent ètse pratiquées, pour « teindre plus facilement la phlogose. Voy, h
FLAMMATION.
Nous en dirons autant de la fièvre [Yoy. i mot) qui» si elle est forte» rentre et se coi fond avec l'état inflammatoire qu'elle coi stitue en partie; qui, lorsqu'elle est lés^ ne forme, dans la plu)>art des cas, qSnt complication sans importance, etaui,eDtii suivant le ty|)e gu'elle affecte, aevient I source d'une indication particulière : cell de l'emploi du quinquina, par ex., dans h fièvres rémittentes : ainsi» la fièvre et Ti^ flammation sont des sub-éléments» tout e pouvant constituer, dans certains cas» uotj ritable élément.
Nous n'en dirons pas autant de Yélat à force» et de la pléthore^ dont on avait bit d« éléments de maladie ; sans doute qu'on tin une indication essentielle du bon état oùlei forces radicales se trouvent, de leur excèi même (Foy. Foacss), et de Vétal plétboriqQi sanjsuin bien carselérisé (Foy. Piinote) mais comme dans l'a» al l'autre eas, il j \ plutôt prédisposition h )a maladie (<tbo
u'elle éclate) qu'état maladif réel » Teicè
es forcée et la pléthore ne foumisseot ji mais» à la rigueur , qu'une seus-indieatioD i celle de tirer du sang proportioDoellemeo à leur prédominance.
En somme» nous avons un élément iD* flammatoire qui se lie plus particulièrement que tout autre à l'inflammation franche, el qui est d'autant plus prononcé que le sujel est plus fort et plus pléthorique. De là, troi^ sub-éléments qui s*y rattachent : l'iaflamiDi^ tion, la force vitale» la pléthore.
2* Clément bilieux. Nous avons dit ce qui le constitue» ce qui en amène le développe^ ment et comment on le guérit (Voy. Biusuili nous ferons observer maintenant que les sa^ burres gastriques et l'embarras intestipal fournissent tour à tour une sous-indicalion et forment en conséquence un sub-éléaien^ de l'élément bilieux.
. Ce n'est pas tout : c'est principalemefltdans cet ordre de maladies, celles formées en partie par l'élat bilieux» qu'on trouve la f «trimé dont on a fait, à tort, selon nous, m élément de maladie, alors qu'elle ne cohsutue réellement qu'un sub-élément qui ^ rencontre, tantôt dans les constitutions mdicales bilieuses et tantôt dans une épidémie de maladies muqueuses ou edynamiqu*^^ En veut^n la preuve? qu'on lise ^V^^J été écrit sur laPuTBiniTÉ (Foy. ce mot), e«o' se convaincra que tantôt elle existe arec e|ces de forces» confondue avec les eiéDQem inflammatoire et bilieux négligés ou ex« pérés. et tantôt» au contraire, avec la P^*^ tration des forces, comme on Je ^^" ° .. leà maladies que Pinel a très-irapropr?f;" appelées fièvres putrides ouad)naDJi^"^;; Dans l'un et l'autre cas, elle n'a daufre
leur thérapeutique que celle qui se
tire (ic5
ioi
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deux dtats o|>fiosés, bien connus sous les noms d'oppression et de prostration des forces {Voy,XDr^kMii^K{Etat), £n conséquence, i^rélément bilieux se rapportent les sub-éléinents : embarras gastrique^ embarras intestinal et putridité,
3* Elément muqueux. Les causes qui le produisent» les sjTTDptômes oui lui sont propres et les indications qu*il iburuit devant être consignés article Muqueux {Voy, ce mot), oous n^en dirons rien en ce moment, si ce n'est qa*une de ses complications les plus communes, c'est Vétatvermineux {Voy. Vers), auquel nous ne ferons pas jouer le rôle d*é~ lémenl, quoiqu'il y ait une classe de médicauieols dits anthelmintiques à lu^opHOser ; les toniques, les amers, les évacuants, étant eux- \»èmes les meilleurs des vermifuges. D*ailtans quand les vers produisent des accidents, c*est comme cause de maladie qu'on dterche à les expulser et non comme formiot la maladie elle-même, Tétat vermineux se traduisant par une foule de phénomènes aussi bizarres que variés. Partant nous avons tto élément muqueux, et un sub-élément irrmineuXf sa compagne presque habituelle.
kr Elément eatitrrkal. Nous n'avons rien à a^uter à ce que nous en avons dit article Utahkhe (Foy. ce mot).
5* Elément nenseux. Nous dirons ce qui le produit et le constitue lorsque oous donnerons Tarticle NsavBUX (Foy. cet article), et nous ferons connaître en même temps les modiQcations que le traitement doit subir suivant les circonstances individuelles. Pour le moment, nous nous bornerons à faire la remarque que les sub- éléments douleur^ ipatme et eonpnlsion se rattachent nécessairement à cet élément de maladies. Que la douleur, tantôt symptomatique d'une phlogose et phlogistique elle-même, précise J» siège du mal ; et tantôt, étant le résultat d'une aberration de la sensibilité nerveuse,, qui se traduit par la souffrance physique, devieut sujet ou source d'indication. Yop. Douleur.
11 en est de même duSPASMR(Foy. ce mot) : est*il fixe et permanent, il annonce une perversion de la contractilité organique, tout comme auand il est interrompu pardes intervalles tres-rapprochés de relAchement ; con<tractions et relâchements qui se renouvellent et alternent successivement, comme on l'observe dans les convulsions proprement dites (Foy. Co^vuLsio?r).Or, les indications que fournissent et la douleur et le spasme et la convulsion » n*étant que des indications secondaires» on ne doit donc pas faire de chacun de ces états de maladie un élément essentiel » quoique la maladie proprement dite ne soit quelquefois caractérisée que par la Drésence seule , isolée, de l'un d'entre eux.
6' Elément adynamique. Nous nous sommes assez long.uement étendu sur ce sujet, article AntHAMiB (Foy. ce mot) pour que nous n'j revenions pas maintenant.
1^ Elément ataxique. Mêmes remarques que pour le précédent. ( Voy. Ataxik. ) Cependant, comme l'ataxie est un état morbide eicessivemcnt grave, et qu'on a un intérêt
puissant k démêler parmi Tes symptômes bizarres et disparates qui fa caractérisent, ceux qui font présager une terminaison favorable, et ceux qui peuvent annoncer une terminaison funeste, nous allons entrer dans quelques détails à ce sujet.
Généralement Vétemuement est un bon signe, attendu qu'il ne se manifeste guère que lorsque les symptômes ataiiques ont perdu de feur intensité. Vaphonie au début, est un symptôme morteî. Cependant les médecins de Breslaw ont remarqué plusieurs fois cet épipbénomène joint aux fièvres malignes , et la maladie se terminer heureusement, quoique l'extinction de voix cûtduré huit jours.
Le hoqiAet et la Façb HippocaATiQUfi (Voy* ce mot) sont communément les symptômes
Ï)récurseurs de la mort du sujet. Le pouls^, orsqu'il est lent et rare est d'un mauvais présage, et si lorsqu'on l'explore, le malade retire le bras par un mouvement involontaire et comme convulsif , il est plus, mauvais encore. Baglivi l'a presque toujours vu suivi de la mort..La régurgitation des liquides après une déglutition difficile et subite , est un signe annonçant une fin prochaine ;. de même nous avons remarqué plusieurs fois que lorsgue dans la déglutition des boissons , on. entendait un bruït semblable à celui que produirait un filet d*eau tombant dans un puits,, le malade n'en réchappait pas. Le cours de ventre' séreux, et copieux symptomatique est très-compoun et annonce le danger. Ij est plus grand, lorsque les selles sont vertes et porracées, si> elles sont accompagnées de tuméfaction violente , rendues involontairement et à llnsu du malade. La tumeur hypogastrique formée par les urines est un signe de faiblesse et même de paralysie de la vessie i on ne l'bhserve guère que dans les fièvres ataxiiques les plus dangereuses. Le reft.oidissement avec couleurploinbée des mains et des pieds, se [)résente aussi dans la dernière période. La surdité au début est de mauvais ausure, elle est favorable aux approches de la coction. L'apparition des parotides fait cesser comme par enchantement l'ensemble des symptômes désespérants dans les cas même les plus graves ; mais il faut qu'elles se montrent au déclin, et arrivent l^ suppuration ; car ainsi que Rivière Ta observé dans l'épidémie de fièvres malignes tt pestilentielles , qui réçna à Ubntpellier eu 1623, è la suite d'un siège que la ville eut à soutenir, si elles naissent nans l'augment, c'est-à-dire du neuvième au onzième jour , la mort est inévitable..
8" Elément périodigue. Quoique nous ne sachions |)as, et on ne le saura [probablement jamais, comment il se fait que certains états de maladie se manifestent périodiauement, à des intervalles plus ou moins éloignés ; ni quelles sont les caVises qui disposent l'organisme à ces retours périodiques. 3ue la nature médicatrice, la force vitale» prouit; comme il est démontré par Texoérieuce que la réapparition do certains pnénomènes à tels jours marqués, à telles heu-
ÉLÉMENT
ÉLÉPUANTL\SIS
res Qxos, a un caractère de spéci/tcifé qu*on l>eut sûrement et efficacement combattre par des moyens appropriés spécifiques, nous n'avons pas hésité a faire de la périodicité un élément de maladie. A la vérité, les maladies à retours périodiques n'a^'ant pas toujours la môme pathogénie, elles ne cèdent pas toujours au quinquina ; cela tient à la nature plus particulièrement spasmodiriuè de celles qui résistent; aussi les dissipet-on par les opiacés. Quoi qu'il en soit de cette pathogénie incoimue, il n'en est pas moins certain qu'un grand nombre d'états de maladie se reproduisent périodiquement avec ou sans fièvre,, et constituent ainsi tantôt les fièvres d'accès simples « rémittentes ou intermittentes, et les fièvres rémittentes et intermittentes pernicieuses , tantôt les maladies dites périodiques sans fièvre (vomissements, hémorra^es, etc.) » qui cèdent généralement h l'administration du quinquina, et tantôt enfin des maladies plus spécialement spasmodiques (épilepsie, catalepsie , asthme, etc.], contre lesquelles les antispasmodiques agissent mieux encore que le quinquina et ses préparations.
9* Èltment cachectique (Foy. Cachexie] , où sont exposés les motifs qui nou.s font admet- Ire son existence ^ et quels sont se$ caractères distinctif^.
Nous avons exposé dans tous ses détails notre doctrine de la médecine élémentaire , parce que nous la considérons comme le fondement de l'art médical ; et ce oui le prouve. c*est que pour arriver par l'analyse à décomposer une affection morbide, pour savoir si elle est simple ou composée, et alors de combien d'éléments et de sub-éléments elle est formée, ce qu'on obtient par la synthèse , il faut avoir égard dans cette décomposition analytique et cette recomposition synthétiques tout ce qui peut préparer ledéveloopement de cette affection , a tout ce qui la détermine ou l'entretient, c'est-à-dire aux indications fournies par l'étude des Ages, des tempéraments, du sexe, etc., etc. Or, comme il résulte de ces opérations qu'on arrive en définitive à trouver toujours dans toutes les maladies qu'on observe et qu'on décompose analytiquement, quels que soient le nom et la forme de ces maladies, un ou plusieurs des éléments susdits, accompagnés ou non de tel ou tel sub-élément, il en resuite qu'au lit du malade on ne retrouve jamais que les mêmes états morbides différemment combinés entre eux. En conséquence, la médecine pratique ne comprend, en somme, que la connaissance û^s neuf éléments et des quelques subéléments dont il a été Question dans cet article. Il esi vrai que l'élément cachectique a plusieurs fortpes variées qu'il faut également connaître; mais qu est-ce quQ tout celi^ cQmparativement aux catalogues qu'ont formée le3 aosograph^s ?
Les éléments et sub-éléments réunis en plus ou moins grand nombre formant une maladie plus ou moins composée, que fiiutil faire? Chercher à ta réduire à Fétat simple, en attaquant d'abord l'élément prédominant
(le plus pressant], et les détruire ainsi Tun après l'autre.jusqu'à ce que, absolument sitnple, la maladie guérisse (>our ainsi dire d'ellomême. Exemple : Supposons une poeu> monie bilieuse très-intense chez un inaividu dont les forces vitales sont en excès ; en décomposant la maladie on a : association de Tétat inflammatoire à Tétat bilieux, unie aux sub-élémonts inflammation , embarras gastrique. Eh bien , la réaction inilammattûro étant l'élément prédominant » on le combat par les antiphloçistiques ; celui-ci calmé , reste Tétat gastrique bilieux et la phlegmasie pulmonaire : le malade prend Témétique, l'état bilieux disparait à son tour; que reste-t-il ? La phlogose, qu'on traite comme une inflammation simple ordinaire ; elle n'en diffère pas, ni ne se termine pas ditréremineol, et n'a quelque gravité c^ue par rapport à son siège. Du reste , en traitant nos pueqmoniques d'après ces principes, nous n'en avons pas encore perdu un teul dans une pratique de plus de vingt-cinq années. La piédecmc élémentaire simplifie donc singulièrenient la médecine pratique, etde plus ellemet à l'abri des fautes que les idées préconçues nous foal commettre. C'est en cela que Us systèmes sont si dangereux.
ÊLËPHANTIASIS » s. m., a^hmtiasii.
àOkifKÇf éléphant. — Les nosologiates en admettent deux espèces : l'éléphantiasis des Grecs et Véléphaiàliasis des Arabes, qoi diffèrent beaucoup par la forme»
VéUphantioêiê des Grecs, lèpre tuberculeuse, dont la ohaleuf et l'humidité paraissent favoriser le développement, qu'une nourriture malsaine, et en particulier I usage des poissons salés ou putréfiés, de la chair corrompue, peuvent faire naître, est occasionné surtout par la malpropreté et par toutes les causes qui agissent spécialement sur les téguments pour en altérer les propriétés organiques; tout comme par l'influeDce qae les chagrins violents, la frayeur, etc., exercent sur la peau. Il semblerait aussi qu'elle est due h un principe contagieux, puisque Pompée la transporta en Italie après ses guerres en Asie et en Grèce , et que dans le moyen Age elle se répandit tant en Europe, ' qtu'au XIII» siècle on comptait 2000 léprosenes en France seulement.
Quoi qu'il en soit des causes aui^quelles elle doit son origine, il est à peu près constant que la lèpre consiste, d'après Arétée, à qui nous en devons une excellente description, en une altération de la peau, superlJcielle d'abord, mais qui devient de plus en
iïlijs profonde et se couvre de macwaiures àuves, grisâtres ou brunâtres, puis s engorge, s'épaissit, s'indure, devient grisâtre, rongée, brunâtre chez les blancs, ensuue rugueuse, inégale, et se hérisse de tubercules, dérides, de bourrelets hideux, teuici , plus prononcés au visage que Pû"^": ailleurç, grossissant et déformant les /rai" de manière à ce que la phy$iODOiii»e a|J malade prenne les caractères de la ^^^'^y j lion, .et ait ainsi un aspect hideux; <:«&
411 ÉLÉPHAI^TIASIS
en cela que Télépliantiasis des Grecs diffure de
l'EUphantiasis des Arabes, Celui-ci affecte furfois les pieds de préférence à toute autrq partie du eotf^ ; dans ce cas les phalanges des orteils et du pied affecté se gonflent peu à peu, la peau et la ciiair se tuméfient énormément, les doigts s'épaississent et se fondent ensembleàla fin, comme s'ils étaient de cire. Cette corruption monte des doigts au membre ioiérieur qu'elle envahit jusqu'à la cuisse^ et rend toutes les articulations qu'elle attaque immobiles. On dirait une matière pA* teuse qui confond ensemble les muscles ei les tendons, de manière tu ce que le plus ha-i bile anatomiste ne saurait plus les séparer. En même temps le pannicule adypeux et la peau se plissent ei se rident de telle sorte, qoele pied devient semblable à celui de Tél^hant, non-seulement pax* la forme, mais. ffltt)re dans la marche» à cause de Timmo-^ Mé articulaire que Ton observe.
Traitement. D'après Arétée» il consiste»
pour l'éléphantiasis des Grecs, dont il s'est occupé, dans l'emploi de la saignée des quar Ire meiobres, le môme jour, voulant, par cette forte déplétion, enlever le plus de sang Ticié qu'il soit possible de le faire, ce liquide contenant le principe du mal ; immédiatement après on soumet le malade à uu régime restaurant, aGn de remplacer au plus tôt le sang qu*on lui a enlevé. Puis on fait vomir une ou plusieurs fois« ou Ton donne quel* ques purgations.La boisson habituelle se corn*
Cose de lait coupé avec un cinquième d'eau, u sans discrétion ni mesure. Dans les cas gravesy ce médecin voulait qu*on se servit (iu suc des plantes dépuratives, et en particulier de l'infusion du trèfle mêlée à du vin et du miel, d*un gros de poudre de dent d'éléphant délayée dans deux verres de vin de Crète, bus dans la journée, la chair de vi-
fre, etc. En outre, disait-il, il faut déterger surface du corps et échauffer les tumeurs ^l'aide de divers remèdes externes ; et, par exemple, les onctions savonneuses à la peau pendant que le corps est dans un bain, les lotions avec le pourpier et la joubarbe unis au vinaigre, la décoction de racine de patience bouillie avec du soufre cru, les to* piques dans lesquels entrent le nitre, l'alun, le soufre, l'iris, le poivre, etc. Il conseillait Clément d'oindre les. tumeurs de la flgure >vec des graisses animales, auxquelles était jpélée de la cendre de sarment, ou bien de les UTer avec une disisolutioa de. gomnue arabique dans du vinaigre, avec le suc de verveine^ de plantain, d'hjipociste, etc. Enfla Arélée prescrivait avec soin les règles hjgié-< niques relatives à la diététique, aux exercice corporel^ modérés, si nécessaires pour «Qtretenir les fonctions de la peau, alors surtout qu*ils ne sont pas poussés jusqu'à la fajiKue ; la propreté des vêtement», Tusage des <)ains suliureox et de^ bains de mer, etc.
U thérapeutique n'a pas fait de grands progrès depuis; cependant, eoiame on a l'habUude de considérer la lèpre tuberculeuse <^a)me vme es()èce de dartre,^ on ini^iste da-
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vantage sur les dépuratifs, les préparations sulfureuses, etc. La guérit-on mieux ? nous n'oserions l'affirmer, les quelques cas quo nous avons observés ayant été inutile^ ment traités par un régime convenable, les frictions mercurielles , les bains de va<peur, etc.
Quant à l'éléphantiasis des Arabes, il est absolument identique au précédent, plus cependant l'amputation du membre que l'on a proposée, et que nous ne conseillerons
[>as, la maladie se reproduisant bientôt aileurs avec une très-grande intensité.
ELIXIR, s. m., dérivé d'après Lémeri, d'Axw, j'extrais, ou de «X^u, je secours; et suivant James, de l'arabe aUecsir ou al-eksir, qui veut dire chimie ; en effet l'élixir est une préparation chimique par laquelle plusieurs substances plus ou moins actives sont mises en macération dans l'alcool de manière à former une teinture alcoolique composée. ^ Les élixirs les plus employés sont composés, savoir :
Elixir de longue vie avec : Prenez, aloè$ succotrin... deux gros. ^ Agaric blanc, gentiane, rhubarbe , safran, cannelle, zédoaire, tbériaque, sucre^ de chaque, un gros.— Alcool à Ifâ' (eau-de-vie), deux pintes. — Réduisez en poudre grossière lets substances solides et mettez-les macérer dans l'alcool ; l'aloès, le sucre et la thériaque exceptés ; au bout de huit jours coulez avec expression^ et ajoutez les trois substances réservées; faites digérer encore pendant huit jours et filtrez.
L Elixir de Garus avec : Prenez, safran, huit grua. — Cannelle, six gros. — Girofle... trois gros.— Noix muscades... trois gros. — Aloès et myrrhe, de chaque, un gros et de* mi. — Alcool à 32*, dix livres. F. macérer
Eendant quatre jours et distillez k moitié au ain-marie.
D'autre part, faites infuser dans huit livres d'eau bouillante, quatre onces de capillaire, du Canada; filtrez et joutez à la colatura iu)e livre d'eau distillée de fleurs d'oranger; puis faites dissoudre à froid dans ce liquide douze livres de sucre blanc, et réunissez les liquides alcoolique et sirupeux. Ou ajoute communément au mélange un Q.. S. de lein^ ture de safran, pour donner une couleur citri ne agréable à l'élixir.
iV. B. U eat plumât employé eonune liqueur de table que. comme remède.
LElixxr QtiUiBCQrb^iiqw de Boerhaeme avec : Prenez : Semences de moutarde, de raifort, de roquette, d'érysimura, oe cresson, decbaque,uneonce. — Feuilles de cochléaria, de passerage, de raifort... de chaque, deux poignées. — Pilez le tout dans un mortier ae bois et ajoutez : — Fleurs de houblon... une once.-*Alceol... S..Q. — Bistilles. Oese: quatre à huit grammes (un à deux gros) dans une boisson appropriée»
' L'Elixiif anàiscriffuleux de Fe^rilhê^ avec : Prenez : Bau-de^vie... un kilogramme. *— Carbonate d'ammoniaque.^, huit grammes.
— Bacine de gentiane... trente- deux grammes'. <— F. di^écer la liqueur pendant vingt*
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ELLEBORE
EMETO-CATHARTIQUE
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quatre heures et laîssez-Ia sifr la racine de ooutiane pendant plusieurs jours. Filtrez. Sose : uue cuillerée h bouche deux ou trois fois par jour.
I VEUxir [unifiant de Setle avec : Prenez : Extraits de cascarille et de gentiane... de chaque, trente-deux grammes. — Extrait de menthe poivrée... deuxkilogrammes.— Teinture de Mars astringente, cent vingt-huit grammes. — M. On en donne quelques cuillerées par jour (trois, quatre) dans les faiblesses d'estomac et des intestins, h la suite des maladies adjnamiques.
VElixir anti-apoplectique des Jacobins de Kouen avec : Prenez : Santal rouge pulvérisé... vingt-quatre grammes.— Santal blanc et santal citrin... de chaque, vingt grammes. — Semences d'anis , bain de genièvre... de chaque, trente-deux grammes.— Cannelle...
cinquante-deux grammes.— Macis, réglisse, galanga, impératoire, girofle... de chaque, trente-deux grammes. —Semences d'angélique, contrayerva, poudre de vipères... de chaque, vingt grammes.— Alcool rectifié, trois kilogrammes et demi.— Faites digérer pendant un mois et filtrez.
N. B. D'açrèa M. D..., pharmacien de Rouen, Télixir ou Teau anti-apoplectique des Jacobins, <y)ntient en outre : — Gassiœ li|^ea.,. douze grammes. — Anis étoile... ▼ingt-quatre grammes. — Bois d'aloès, racines d*impératoire... de cbaaue, quatre grammes. — Cet élixir se prenci par cuillerées ; il serait dangereux aux individus pléthoriques, et ne peut convenir qu'aux constitutions molles et lymphatiques.
ELLEBORE, s. m. , etleborus , iU<eo^or, plante de la polyandrie polyginie, L.; fauiille des renoncu lacées, J.,qui croit abondamment en Grèce, surtout au bas du mont Olympe, et qu'on recueille dans quelques parties des Alpes. On en dislingue de deux sortes, le noir et le blanc; mais les auteurs de matière médicale modernes ne s'occupent guère que du premier.
Peu de personnes ignorent combien grande était la réputation delà racine d'ellébore dans leslemps primitifs de l'ancienne Grèce, etque les historiens, les poètes, les médecins, en ont exalté la puissance et célébré de tout temps les guérisons merveilleuses opérées principalement dans la ville d'Anticyre, située dans le golfe de Zuten (à commencer par Hercule qui, devenu fou furieux, fut guéri de la folie à l*aide de l'ellébore qu'on lui fit prendre) : de là l'usage qui s'est conservé pendant longtemps en Grèce d'en vo ver à Anticyre les fous ou ceux qui avaient besoin d'être purgés.
Ce n'est pas tout, on avait la croyance , et la fable le dit, que de même qu'un vautour enseigna au berger Mélampe l'usage de la rouille du fer contre l'impuissance, de même le hasard aurait appris celui de l'ellébore. Il est à supposer que les vautours ont beaucoup dégénéré, car ils ne nous apprennent plus rien; et quant au hasard, il est encore uue de nos principales sources d'instruction, mais il n'instruit que les observateurs;
pour profiter de ce qu'il offre, soit drt en pus» sant, il faut y regarder, et celui qui cherche le plus est celui qui fait le plus de décoi^vertes.
Cela dit, que nous apprend l'histoire de l'ellébore dépouillée de toute superstition? Qullippocrate l'employait quand il voulait purger fortement les malades, et que depuis cette époque tous les praticiens fui accordent des vertus drastiques très-prononcées, qu'elle doit à son action irritante sur les tissus vivants. 11 résulte en effet deTapplicatioa sur la peau, de la racine d'ellébore noir, fraîche et contuse, une inflammation locale très-énergique.
Quels effets produit-elle lorsqu'elle est in-
férée dans l'estomac à haute duse ? Elle agit la manière des poisons Acres ; à moindre dose elle excite des vomissements et de la diarrhée en déterminantune irritation locale, une sorte de phlegmasie gastro-intestinale qui, en persistant, comme cela a lieu assez longtemps après son ingestion, produit une révulsion ou une dérivation bien évidente. Or, comme ces révulsion et dérivation peuvent être fort utiles dans certaines manies, dans la plupart des hydropisies « dans quel-
Îues névroses des fonctions cérébrales,QOUs irons avec l'auteur de la Phytographie médicale, M. Roques, qu'elle est peul-éCre trop négligée par les modernes, trop timides on trop sages, rien n'étant plus avantageux que les évacuants des organes abdominaux dans les maladies de l'encéphale , ces maladies pouvant être produites sympathiquement par des saburres qu'il est indispensable d'évacuer. 11 est bien entendu que la manie sera exempte de toute disposition phlogistique de la muqueuse, des voies digestives, et que, au contraire, il y aura inertie du canal intestinal qu'il faut fortement stimuler pour obtenir des évacuations.
Reste, que si nous avons des médicaments oui peuvent avantageusement remplacer 1 ellébore, il n'en est pas moins vrai que c'est un puissant drastique qu'on pourrait utiliser, en le donnant, comme l'a recomlâandé Avenzoar dans un cas de suppression des règles, à la dose de un è deux grammes; jamais à cette dose il n'a produit des effets dangereux. On l'administre seul ou en infusion dans cent vingt-huit grammes d'eau.
EMBARRAS GASTRIQUE. Yoy. Buiicx (Elément).
EMBROCATION, s. f., mbrocaiio, de l^ €féx^^ j'arrose. — L'embrocation consiste à verser goutte à goutte un médicament buileuxsur une partie,età retendre légèrement, comme dans VOiictioii.
EMETIQUES, s. m. et aclj., emetieus,ûe •/*i«, je vomis- — Se dit de tout médicanient qui provoque le vomissement, foy. vo*
MlTlFS. ^
EMÊTO-CATHARTIQDE, s. m. et a(t) .
emeto-catharticusyiïe if*«Tôc x«9«ptwoc, vomissement suivi de pur^ation. Généralement rémétiuue a pour effet de provoquer des selles piusou moins abondantes, après a^(f*'^ déterminé le vomissement; mais comme ceKi
ElfPHYSM^IIE