‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 84 sur 209 · EMPIRIQUE · texte numérisé non relu

EMPIRIQUE

n*a pas toujours lii^u» ou est dans Thabiludo, luand on veut obtenir absolument ce double effet, d*as$ocier à trois grains de tartre stibié trois gros de sulfate de soude (sel de Glaubert), ou bien la même quantité de sulfate de magnésie (sel d*£psomJ; on fait dissoudre le tout dans trois verres ueau, qui doivent être pris le matin h jeun» è un quart d*heur0 (fintervalle. I^ dose étant un peu forte pour les personnes irritables, mieux vaudrait la réduire h deux grains d*émétique et la portera demi-once pour le sel purgatif toujours dans la même quantité de véhicule.

fitfMENAGOTiUE, s. m. et adj., emmena^ gùf/uiy de tjiftnifot (règles, menstrues), de ft^v i;*», je pousse le mois. — Il se dit donc des médicaments qui provoquent les Règles.

EMOLLIENT, ente, s. m. et adj., emotfiou, de emoUtVe, amollir. — Ce mot s*ap^

Sue aux substances médicamenteuses qui chentou amollissent les parties sur lesquelles on les applique. L'eau tiède, ou tenant en décoction les feuilles, les fleurs ou les racines de certaines plantes (alth^ea, mauve); eertaines farines (nz, orge, pomme de terre,

S raine de lin) préparées en cataplasme ; les ttilest les graisses, etc., appartiennent à cette dasse.

EMPHY8È1IE, s. f., emphyiema , iwnor faluleHiuSf de ififV9«M, je souffle dedans, j'enfle en souiBant. — C'est le nom que Ton adonné à toute tuméfaction blanche, élastique, luisante, indolente à la pression , ne crepitant pas quand on la comprime, causée par rintroduction de Tair dans le tissu Cellulaire. Cette maladie peut donc être le résultat d'une plaie pénétrante, soit à la surface du corps, mais intéressant toute l'épaisseur de la p^au, soit de la poitrine dont elle perfore les parois, comme aussi provenir d'une décomposition intérieure qui donne lieu k un dégagement de gaz. Ce dernier cas a lieu surtout dans l'emphysème général, qui se manifeste après un refroidissement subit, et plus souvent pendant le cours des fièvres ataxo - adynamiques. Remarquons qu'à l'état local, l'emphyëème se nomme tympanite^ quand il a sbn siège dans le basventre, tandis qu'on se sert des expressions ffieumaioeilef pneumatomphaUf etc. , quand il attaque les bourses ou rombilic.

L'emphysème se dissipée mesure que les

ez par lesquels il est formé, passent dans masse des humeurs, et sont expulsés par les sueurs ; c'est pourquoi on le guérit assez souvent en admimstrant des sudorifiques. H est bon aussi de tonifier la peau avec des frictions aromatiques sèches ou avec des liuueurs alcooliques excitantes : telles, l'eau* de - vie de ^anièvre , Feau^e-vie camphrée, etc.

RiiPHTsiME puLMOVAiEB. Nous traîtorous le cette maladie dans un article sé(>aré, parce que les praticiens en ont fait l'objet d'une étude spéciale et qu'elle mérite cette attention.

L'emphysème des poumons peut èlre dé- Gni une maladie anatomiqueroent caractérisée par une intUtration gazeuse du tissu

cellulaire de ces organes , et soit qull occupe les cloisons inter-vésiculaires, inter-Iobulaires ou sous-pleural, qu'il soit occasionné par une rupture des vésicules pidmonaires que TAge avancé ou l'enfance favo* risent, l'un par une sorte d'atrophie sénih et l'autre par une sorte de faiblesse nat ve, parfois héréditaire (autre espèced'atro(ïrio physiologique qui permet, elle aussi, la facile extravasation ae l'air), il n'en est pas moins vrai, qu'on voit cette maladie se manifester chez l'enfant à la suite d'une bronchite,d'une quinte de toux,de la coqueluche» et dans un âse plus avancé, à la suite d'un cri violent pendant un ac^ès d'hystérie, des efforts du vomissement, ou d'un accouchement laborieux ; de môme les individus, qui exercent une profession qui exige de violents eSbrts respiratoires et musculaires, y sont plus particulièrement prédisposés.

Les symptômes oui le caractérisent sont une dyspnée généralement continue, qui augmente par accès irréguliers dans leur retour et leur durée, et qui varie 4epuis une respiration un peu courte jusqu'à une gène très-notable dans la respiration (du reste cette dyspnée constitue la maladie plus particulièrement connue sous le nom d'asmme), s'accompagnant d'une voussure des parois thoraciques due à l'élargissement des espaces intercostaux dans le point correspondant au siège de la maladie ; ne telle sorte que si les deux poumons sont siiunltanémeut aO'ectés dans toute leur étendue, le thorax bombé en avant et en arrière devient globultux ou cylindrique ; il s'y joint des douleurs pectorales, une résonnance bien plus sranae, ou une sonoréité bien plus considérable des parois thoraciques, remarquable svrtout au lieu même de la voussure, et par contre la diminution des vibrations de ces mêmes parois et du retentissement de la voix et du bruit respiratoire dans les mêmes points.

Quoique l'emphysème pulmonaire soit une maladie qui ne se guérit que trèsHlifiicilement et que fort rarement, ce n'est point une raison d'abandonner un emphysémateux à son malheureux sort; au contraicé, après lui avoir conseillé d'observer avec la plus rigoureuse exactitude les règles hygiéniques propres à détruire les effets que les causes prédisposantes et occasionnelles oat déterminés (vie calme et paisible des champs, air pur, etc ) , on doit lui tirer du sang]M)ur dimiuuer la quantité de ce liquide et le rendre moins stimulant en l'appauvrissant. Ce n'est pas tout, il faut, en outre, donner des opiacés aux jeunes hommes, tonifier, par liqoin- Znina et les martiaux, les vieillarch, etc. es balsamiques eonviennent égalemeiit aux uns et aux autres.

EMPIRIQUE, s. m. et adj., emtftfMM, de l^irti^k, expérience. — On a voulu donnei ce nom aux médecins qui, abandonnant toute théorie, nesui vent qpie les leçons de l'ex-

férience ; mais on pourrait l'étendre ffus^î ceux qui, ne remontant jamais aux causes des maladies, frappent confusément el au hasard, s*en rapportant à des analogies le

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ENCEPHALITE

ENCEPHALITE

plus souvent troin()eu.ses. Et comme ce n^cst f)ns ainsi qu'ont agi les hommes desavoir et d'expérience» il en résulte que, rigoureusement parlant , l'eipression ^y empirique est mal appliquée à ces derniers. Alors qui a\^peilerons-nous empirique? Yoy. Méthodes deguérir.

EMPIRISME, s. m„ même origine qu'em-

Sirique et même signification. Voy. Tari. léTHODES de guérir.

EMPOISQNNEMKNT, s. m ..venefcium y OM fKpiiçcniay action d'empoisonner. — Empoisonnement est le mot générique qu'on emploie pour désigner un accident f&cheux, volontaire ou involontaire, capable de donner plus ou moins promptement la mort, à l'aide d'une matière qui serait introduite par n'importe quel procédé dans lintérieur de l'économie^

En général, les symptômes de l'empoisonnement varient suivant la nature du miasme, ou de la substance qui a servi h compromettre gravement la vie, c'est pourquoi nous renverrons aux articles Poison , Fièvres PESTILENTIELLES, tout co Qui est relatif aux empoisonnements en général.

EMULSION, s. f., emulsioy de mulgere^ traire, tirer du lait. — Médicament liquide et lactiforme, composé d'une huile fixe^ divisée et suspendue dans l'eau, à rai(ie d'uu mucilage. La manière la plus simple et la plus expéditive d'avoir une émulsiou consiste à étendre d'eau le sirop d'oFgeat. A défaut, on triture dans un mortier de marbre, soit des amandes douces, soit des semences de citrouilles, de melon, de concombre, et on délaye la pâle qu'on a formée en y ajoutant S. Q. d'eeu tiède. Demi -once d'amande douce, plus une ou deux amandes amères pour 1 Utwd'eau suffirent pour obtenir celle dissotutioa qui constitue le lait d'amandes : si on veut faire un loch, on y ajoute un sirop et de la gomme. Yoy. Loch.

ENCEPHALE, s.m., encephalum d*îv-.<f«^, dans la tête, soit, le cerveau et le cervelet.

ENi:EPBALOG£LE, hernie du cerveau.

Koy. Hebuib.

ENCEPHALITE, s. f., encephaliiis , de jvn$}oXn dans la tête; inflammation du cerveau ; on l'a faite synonyme de frénésie qui, d'après Ii& anciens auleurs, consiste dans un délir« continuel avec fièvre aiguë, et inflammation du cerveau et de& méninges. At^jourdliui on se sert plus volontiers du mot encéphalite, qui embrasse tout à la fois la méniaxite ou inflammation de la dure^ mère, ei l'arachxioïdi'te, ou l'inflammation de l'aracbnoïde. On peut donc les confondre dans un même article, soit parce que ce& distinctions n'ont d'importance qu'en avalCK . mie pathologique, et sont par conséquent^ sans valeur jp^atiaue, surtout ; soit parce que la pathogéoie- et le traitement de chacune de ces inflammatdons en particulier sont absolument les mêmes.

Ce qui produit rencéphalilc , ce sont d'abord toutes les causes prédisposantes aux inflammations eu géucral, et en p.u li-

culier celles qui ont une action plus directe sur l'encéphale qu'ailleurs; et, par exemple, une forte impression de froid quand )a tète est on sueur, l'insolation, les contentions d'esprit fortes et continuelles, les chagrins profonds, l'abus des boissons alcooliques, les commotions, les coups, contre-coups et blessures du crâne, 1,'engorgement du cerveau, les métastases sur cet organe, etc.

Le diagnostic de Tinflammation cérébrale se tire des svmptômes suivants, qui sont précédés quelquefois, par dès prodromes très-courts (pesanteurs ae tète, somnolence, chaleur insolite au front, battement assez

Ï prononcé des artères temporales), mais qui e plus souvent éclate sans symptômes pré-* curseurs. Alors le malade est pris tout h coup d'un délire continuel, ou se trouve plongé dans un état soporeux continu , quelquefois l'un et l'autre sont réunis et & accompagnent toijyours de fièvres fortes et de tous les signes d'une fluxion san^u'oc vers la tête : ainsi, la face est rouge, et comme gonflée, l'œil, vif et brillant, injecté, ne peut supporter l'éclat du jour ; la céphalalgie est plus ou moins intense, les battements des artères temporales sont mam'sfestes, le moindre bruit procure comme des élancements dans le crâne, et le malade y porte continuellement la main. Par les progrès (lu mal, on voit se manifester une agitation extrême, des mouvements convulsiis généraux, des soubresauts des tendons, ou comme une roideur tétanique des lueuibres, telle qu'on ne peut faire exécuter au malade le moindre mouvement, sans qu'il pousse dos cris déchirants. Ce n'est pas tout, il arrive souvent que des phénoniètus sympathiques se manifestent, et parmi eux nous devons noter les nausées et les voiui^^senicnts, symptôme d'une lésion cérébrale assez commun surtout chez les enfants, pour mériter une m(*ntion spéciale, la présence de ces symptômes en ayant plus d'une fois imposé au médecin pour uno

S gastrite. Ce qui rend d'ailleurs la méprise acile, c'est que dans l'encéphalite la langue est sèche, la soif vive, etc. Un symptôme qui aussi donne l'éveil, ce sont les cris plaintifs, et presque continuels que pousso le jeune enfant, alors que rien n'indiaue une lésion viscérale du thorax ou de Fabuomen.

On n^est pas bien fixé suh* la durée de rinflammafion eérébffale, parée qu'il est bien diflicile de (Préciser le moment oà elle a commencé ; mats ce qu« l'on sait fort bien. c'est que, comme toute in^mmation, elle se termine par résolution,, par suppuralien, par induration, et quelquefois, loais trèsrarement, par gangrène. Bàns le preoiier cas qui est la terminaison la plus &veraM<% le malade venatt oMiplétement à la santé, ou bien, par suite de la perturbation dans Vexercice des factUlés intellectuelles 9 qui est résultée de l'inflammation,, il s'ensuit que l'individu reste icboi ou fou, ou biou qu'on seul, ou plusieurs de ses sens se (analysent;

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