ENGELURE
ilu resie, c'est par paralysie générale (apo- ))Ie\ic) que rencéphalite tiie.
La gravité de celte affection et les consé* quenci'S fi9ichcuses qui en sont la suite, lo^me quand elle n*est pas mortelle, nous invitent à agir vite et activement. Dans une tircoostance aussi malheureuse, il ne faut j)as craindre d'ouvrir tantôt Tarière tempolale, opération recommandée par Avicenne, que Sims et autres ont vu être suivie de la cessation du délire, calmer le regard furieux et enflammé, et amener un sommeil iiaisible» précurseur de la crise à tous Us maux; tantôt la veine jugulaire, que Valsalva, Astruce, Frank, etc., regardent comme un moyen unique, et que nous a?0DS entendu le professeur Fages considérer comme suppléant à la saignée de lumporte quelle veine de la tète; on doit 5JTolr que Touverture de la veine du iront rt.iit pratiquée par Alexandre de Traites et autres.
Aux saignées générales il faut adjoii dre les saignées locales, c'est-à-dire l'application des sangsues aux tempes, derrière les oreillos, au sinciput, ou dans l'intérieur des narines s'il y a suppression d'hémorragie nasale, une déplétiou moindre par les vaissaui (le la muqueuse du nez, remportant dans ce cas sur les saigm^es très-copieuses f.iiles en d'antres lieux. Les ventouses scarifiées appliquées sur les mêmes parties du crâne, ou entre les épaules, peuvent également être utiles. Veut-on une preuve de l'ulililé des évacuations sanguines répétées dans rencéphalite, on la trouvera dans la pratique du professeur Chiesa^ qui, à Thôpital Saint- Jean, à Turin, ût saigner un individu atteint (l'inflammation cérébrale, ^mefois aux bras, dottiefois aux jugulaires et une fois par les ventouses scaritiées aux tempes. L'individu guérit.
On joint K ces moyens les applications froides sur la tète, en ayant le soin (le n'arriver à l'eau froide glacée, ou à la glace elle-même, et autres épythèmes frigoriGques que graduellement, comme le voulait Broussais, la sédation produite par un froid tropi^vif, immédiat, pouvant être pré* judiciable. Si pourtant ces applications étaient difficilement supportées, il faudrait les supprimer, et y suppléer par les frictions mercunellus sur le crâne préalablement rasé : elles ont été reconnues utiles dans bien des cas. Il en est de même du calomel a dose fractionnée selon les âges, qui, administré de deux en deux heures, h rlntérieur, entrelient la liberté du ventre, et produit ainsi une légère dérivation sur le tube intestinal; il nous a paru convenable surtout (hez les enfants. Énûn, quand la Gèvre a cédé, on en vient aux sinapismes sur les extréraités, aux vésicatoires a la nuque, et aux ^antispasmodiques, qui agissent efllcacement tonlre la surexcitabilité nerveuse, que l'irritation morbide encéphalique a développée.
Nous n'avons qu*un mot à dire du régime, c'est qu'il ne diffère en rien de celui qu'on
a préconisé contre toutes inflammations vis* cérales en général, si ce n'est qu'il faut laisser le malade dans l'obscurité et loin du bruit , n'entrer même dans sa chambre qu'avec des< pantoufles, le craquement des souliers, quand ils sont neufs, pouvant beaucouo l'incommoder, ei surtout ne pas l'obliger a occuper attentivement son esprit.
ENDEMIQUE, adj., endemicus^ vemaculus^ ou h iiuoç^ dans le peuple, domesticue. — On se' sert du mot endéraiaue en palnologie, pour indiquer les maladies particulières à certains pays, à certains peuples : exemple, les lièvres pernicieuses des pays chauds, marécageux, les scrofules dans les contrées froides et humides, etc.
ENDERMIQUE. Toy. Iatraleptique.
Endurcissement du tissu cellulaire, induralio telœ cellularis. — Maladie qui attaque les nouveau-nés, et qui consiste dans l'engorgement, et le durcissi^mcnt du tissu cellulaire, de toute la surface du corps, et plus particulièrement dés membres supérieurs et inférieurs, des joues, du pubis et de l'abdomen. Cet engorgement est si considérable aux extrémités inférieures, que les jambes en paraissent arquées, et que la plante des pieds , d'un rouge pourpre (rougeur qui s'étend souvent su ries jambes^ les cuisses et le bas- ventre), est convexe au lieu d'êlre concave. Les autres caractères sont le refroidissement général, et parfois le trismus. Voy. Tétanos.
Déterminé par le refroidissement que le corps du nouvau-né éprouve en passant d'un milieu chaud, à une température quelquefois peu élevée, l'endurcissement du tissu cellulaire se traite au moyen des bains chauds, préparés avec la décoction de feuilles de sauge; par des lotions et les vapeurs stimulantes, par des vésicatoires volants, appliaués sur divers points, par les évacuants emétiques et purgatifs, le calomel, h rintérieur et à rexterieur.
ENFANCE, Enfant. Yoy. Aob.
ENGELURE, s. f., ou erythema a frigùre de Cullen. -^ Tel est le nom que l'on a donné au gonflement inflammatoire des pieds et des mains, occasionné par le froid, et ayant quelques-uns des caractères physiques del'érysipèle phlegmoneux.
Cet érythème, assez commun dans l'enfance et l'adolescence, chez les femmes et les jeunes gens délicats, et très-rare au contraire chez les personnes fortes et chez les vieillards, attaque facilement les individus qui approchent imprudemment du feu leurs extrémités engourdies par le froid; alors leurs mains et leurs pieos se tuméfient, rougissent, et la peau reste tendue ou s'ulcère.
Dans le premier cas, on a conseillé de pratiquer, matin et soir, sur les engelures, des nictions, soit avec la teinture de benjoin, l'eau de Cologne, le baume de Fioravenli, l'eau-de-vie camphrée, Vacide sulhirique étendu d'eau, soit avec la teinture de piment. Ce dernier remède passe pour les guérir en quatre jours ; voici comment on
ENTERITE