ENTORSE
propose (le IVraployer : tremper une flanelle dans la teinture de piment, et en frictionner légèrement IVngelure, jusqu*à ce qu*un sentiment de forte chaleur s'y fasse sentir ; à ce moment on suspend la friction : cette opération doit être répétée ainsi tous les jours, pendant trois ou quatre jours. Un de DOS clients s*étant adressé, l'hiver dernier, à un pharmacien qui n'avait pas de la teinture de piment, nous croyons devoir en donner la formule • d'après Turnbull, le
[propagateur de ce remèae contre les engeures.
Pr. de piment, 120 grammes;
d'alcooi rectiGé, 360 idem.
Faites macérer pendant sept jours, et coulez.
On a conseillé aussi les frictions avec la glace pilée, les bains locaux salés od alumineux ; nous avons vu des individus trem* per les mains dans leur urine pendant quel-
3ues instants, et assurer que cela leur faisait ubien; mieux vaudraient les bains de potasse, surtout au point de vue de la propreté' et des propriétés du liquide.
Quand les engelures sont ulcérées, on les traite comme les ulcères simples, c'est-àdire avec du cérat saturnisé et opiacé, ou bien le cérat camphré, certains baumes, etc.
ENTER ALGIE, s. f., erUeralgia , de Skyoç iWipM, douleur intestinale. — Ce mot est synonyme de colique nerveuse. Voy. Colique.
ENTÉRITE, s. f., enterilis^ de cvrf/>ov, intestin, inflammation intestinale. — Préparée et déterminée comme les autres inflamma* tiens des muqueuses^ sauf certaines causes spéciales (vers, matières accumulées dans le rectum par suite d'uim constipation opinift- Ire, usage des drastiques, même d'un léger laxatif, administré à contre-temps , poisons irritants, etc.). L'inflammation des intestins se reconnaît h une douleur fixe , violente , continue, brûlante dans un point de l'abdomen, qui est très^sensible au toucher , à l'intumescence, ou ballonnement du bas-ventre, qui est chaud, et souvent douloureux , à tel point que le poids du drap de lit devient incommode et douloureux au malade ; à cela se mêlent la rareté des selles, la soif, des vomissements, la dureté et la dépression du pouls, ou sa petitesse , de la dyspnée, une urine fortement colorée, bref tous les symptômes d'une réaction inflammatoire. Yoy. In- FLAMMATOiRB [Elémeni).
. L'entérite a, comme toutes les phlegmasies légitimes, une marche franche , régulière , très-aiguë , et se termine comme elles par résolution, par ulcération ou par gangrène , rarement par induration. Lorsque la résolution doit s'opérer , les symptômes vont décroissant de plus en plus de leur intensité, et le malade guérit; lorsque, au contraire , la muqueuse s'ulcère, il se manifeste des symptômes d'adynamie ou d'un état ataxoadynamique (typhoïde), et si la gangrène en- .vanit les tissus enflammés, comme cette terminaison n'est, en quelque sorte, que la continuation de la précédente, la douleur ayant subitement disparu au moment où elle
était à son plus haut terme, le pouls devient petit, intermittent, facile à déprimer; lesselles exhalent une odeur cadavéreuse, et tout annonce une fin prochaine. Il ne faudrait pas pourtant abandonner alors le malade à sa destinée; quelques fails^ très-rares il est vrai, mais pourtant bien évidents , attestant que les forces vitales médicatrices, peuvent amener la séparation des escarres, cicatriser les ulcères, et sauver la vie au sujet.
L'entéritis doit être traitée absolument comme la gastrite; dans l'une et l'autre il ne faut pas s'arrêter à la petitesse du pouls, les forces étant opprimées, et non dans un étal de véritable prostration. On n'hésite donc pas à ouvrir la veine et à appliquer des sangsues, et on répète les deplétions sanguines jusqu'à ce que le pouls se développe entièrement et acquière de la plénitude. L'émulsion huileuse, dont nous avons déjà parlé ailleurs, et qui se compose de parties égales d'huile d*amande douce, de sirop de limon et d'eau de fleurs d'oranger, à prendre une cuillerée à bouche de deux en deux heures; les boissons mucilagineuses , les bainjs tièdes , les fomentations émollientes, les frictions mercurielles conviennent parfaitement. On a bien conseillé aussi les cataplasmes émoUients et narcotiques ^ mais ils sont généralement très-incommodes pour le malade, et mieux vaut ne pas les employer; enfin, si la potion huileuse , ou toute autre qu'on aura employée ne lâche pas le ventre, il faut
!)rescrire un lavement mucilagineux et hui* eux, qui sera répété deux ou trois fois dans la journée. Quant aux purgatifs , aux salins surtout, et aux opiacés, on ne doit jamais y recourir qu'alors que l'inflammation est apaisée.
A cette période de l'entérite, une cuillerée à bouche d'huile de ricin, prise de deux en deux heuces, ou q[u'on emploie en lavement* un quart de grain d'opium mêlé à deux grains de calomel qu'on administre à la même distance, suffisent pour rétablir la liberté du ventre. S'ils étaient inefficaces, les lavements savonneux, ceux au vinaigre, à l'eau froide, peuvent y suppléer; c'est dans ce cas aussi qu'on a conseillé les fomentations froides sur le bas-ventre.
L'entérite n'existe pas toujoursàTétat aigo, elle se montre souvent à l'état chronique, soit spontanément., soit consécutivement à l'inflammation aiguë de l'intestin; dans ce cas, elle offre tous les caractères d'un catarrhe de l'intestin , et a la plus grande analogie avec la Diarrhée (Voy. ce mot). C'est donc en modifiant la thérapeutique de l'entérite, d'après les conditions patnologiques, que la complication catarrhale peut offrir ,
3u'on arrivera à la guérison de cette variélt^ es phlegmasies intestinales.
ENTORSE, s. f., distorsio, de iniorauere, tordre. — Distension forte et violente éprouvée par une articulation, dont les os ont été violemment poussés en sens contraire, et qui a entraîné la distension forcée, le déchirement partiel des ligaments, le froissement des cartilages diarthrodiaux et de la synoTic
ENURESIE
EPANCHEMENT
qui les révéla d*où naissent quelquefois des
accidents înflamaiatoires.
Cette lésion « assez fréauente dans l'arti* rulation tibio-tarsieQne (du pied avec la iaiul)e ) et dans celle du poignet, donne lieu i un gonflement quelquefois spontané , et d'autant plus douloureux que la jpartie s'engorge darantage. C'est pourquoi , lorsqu'on a fait un laux pas ou une chute sur les mains, et qu'il s'ensuit une douleur vive dans rarticulation , il faut immédiatement « pour prévenir les accidents inflammatoires ( douleur, chaleur et tumeur ), plonger la partie dans de Teau très-froide (eau vinaigrée i 4^au glacée ) dans laquelle on met quelques poij^ées ae sel de cuisine , ou quelques goattes d'extrait de saturne liquide » et l'y laisser pendant quelques heures, en ayant le soio de renouveler le liquide aussitôt qu'il \iin\i s'échauffer; et si néanmoins lessympii)ajes inflammatoires locaux se' manifestent» oa les traite alors comme une inflammation simple, Voy, Inflammation, c'est-à-dire par une application de quinze è vingt sangsues , des cataplasmes émoilients, des embrocations arecThuile camphrée, des frictions avec l'onguent mercuriefy etc. Toutefois, on ne doit \m oublier que, vu l'affaiblissement qui réduite dans rarticulation, à cause des désordres locaux , des déplétions sanguines locaks, et des émoilients employés , il est bon <^ terminer le traitement par l'application des résolutifs et des toniques : l'eau-de-vle camphrâtt, l'eau et la boue dans laquelle les iiuiréchaux éteignent le fer rougi au feu, etc., sont d'excellents moyens, soit qu'on les em- P Oie en frictions, soit qu'on en entoure rarticulation.
ENDLA CAMPANA (aunée), tnu/a helenium, syiigéuésie, polygamie superflue, L.; famille des corjrmbifères, J.; plante qui croit principaiement dans l'Europe australe.
Sa racine, la seule partie employée en médecine, est rameuse, creuse, fauve et grise , blanche à l'intérieur; sa saveur est rance et glutineusc , ensuite amère , aromatique et piquante ; elle répaud une odeur violacée en se desséchant.
Tonique et excitante à un faible degré, Tannée n'est guère employée que comme succé- <iané de certaines préparations officinales , Aussi ses propriétés médicales réelles ne sontelles guère connues. Néanmoins, employée ^lus les faiblesses d'estomac , dans les ca- ^rrbes chroniques, elle peut ôtre de quelque utilité.
, La formé la plus usitée sous laquelle on 'administre, c'est en infusion à la dose d'une Once par deux livres d*eau. Toutefois, on a fait un viu d'inule qui se prend à la dose de ^c^ux OQces , une ou deux fois par jour, et uo sirop qui était très-recommandé autrefois dans les maladies de poitrine. Le vin d'auuée se compose en mettant macérer, pen« ^'ant auaranle-huit heurrs, une once de racine d'en ula, dans deux livres de vin rouge, 4u*on dltre ensuite.
.^L'IiÉSIE, s. f., enuresist ou cvi/si», j'uïine , incontinence d'urine. — C'est le nom
Ju'on a donné à l'écoulement involontaire 'urine qui a lieu sans irritation de la Tessie et sans sollicitation quelconque, à ce point que le malade la rend sans qu'il y pense et sans le savoir ni le vouloir (enure- Mis compléta)^ ou seulement sans le vouloir , parce que le besoin d'uriner se fait sentir d'une manière si pressante et si instantanée» qu'il est obligé d*^ céder aussitôt. Ce phénomène peut avoir lieu aussi pendant son sommeil seulement , ce qui constitue l'incontinence nocturne des auteurs.
Celle-ci, qui est plus spéciale è l'enfance , et tient le plus souvent à une mauvaise habitude, dure quelquefois jusqu'à la put>erté , et est incuraole si elle dépasse cette époque de la vie; mais on la guérit quelquefois chez le tout jeune enfant en le sevrant , et en ne lui donnant pas à boire avant de le mettre au lit, en le couchant sur le côté, en l'éveillant plusieurs fois la nuit pour le faire uriner, en lui frictionnant le bas des reins avec le Uniment spiritueux de Rosen, en lui faisant prendre des bains fN)ids , et , s'il le faut, en lui infligeant le matin une petite correction dont il se souvienne, je dirai presque endormant. Les anthelmiutiques, quand ou soupçonne une irritation vermineuse, les toniques et les frictions avec la teinture de caninarides à la partie interne des cuisses, peuvent é|;alement convenir.
Dans l'incontinence d'urine des adulCe.**, il faut, autant que possible, remonter à sa patho^énie, afin que si elle dénend d'une irritation vt^sicale habituelle ^ aun caleol, d'une congestion sanguine menstruelle ou hémorrhoïdale , de saburres gastriques oa intestinales, d'une induration de la prostate, d'un prolapsus de la matrice, etc., on se serve, selon la circonstance individuelle, des antiphlogistiques,desévacuantsémétiquesott purgatifs, des litbontriptiaues {Vay. Calculs TÉsiCAUx), des résolutifs {roy, Sqcirbb), etc. Enfin, si l'on soupçonne l'atonie ou la iiaraljrsie de la vessie d'entretenir l'énurésie, les tooi-
Î[ues, la strychnine ou noix vomique , l'éectricité, seront parfois avantageux. Nous avons fait connaître dans le temps, en 1832^ par la voie des journaux, un fait d'énurésie par relâchement du col de la vessie, guéri en vingt-quatre heures par Tadministration de Gdécigrammes de sulfate de quinine dissous dans 30 grammes de sirop do diacode, et administres dans la journée par cuillerées à soupe, une de deux en deux heures.
ENVIES, s. f. p. nœvi matemi. — On appelle ainsi les petites taches, les tumeurs, etc., de différentes sortes, que les enfants apportent en naissant, et qu un préjugé populaire fait regarder comme prorenaot d un désir très-vif et non satisfait éprouvé par la mère pendant la grossesse.
Généralement il est impossible de faire disparaître ces taches; et quant aux tumeurs, on leur applique le trai tement appropriée la nature de chacune d'elles. Foy.TuMEua, Vbreue.
EPANCHEMENT, s. m. effusio^ — extravasation d'un liquide dans une partie qui*l« conque du corps, non destinée à le comeiiir.