‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 89 sur 209 · RA6IB IIA8ALB · texte numérisé non relu

RA6IB IIA8ALB

ÉPU1S£H£NT, s. m., prostration des furces iV^' Adtnaiiib).

ÉPULIS, s. f., epuliSf de M ou^ov, sur la gencive : petite excroissance ou tubercule qui se forme sur les gencives. — Ces tumeurs ,. qui reconnaissent ordinairement IK>ttr cause le scrofule, le vice syphilitique, la cachexie cancéreuse, scorbutique, etc., et quelquefois seulement une irritation chronique, ou une contusion plus ou moins forte, etc., se guérissent ou par des émoUien ts, des topiques astringents ou escarotiqnes,! 'excision ou l'extirpation; ou bien par 4in traitement approprié aux étatsdiathésique^ scrofuleux, vénérien, cancéreux ou autre.

£RGOT. Yoy. Néceose.

EROTOMANifi , mélancolie amoureuse.

Vêv. Maladibs mbntalbs.

ËRYSIPÈLB, s. m., erysipelui. —Maladie caractérisée par une inflammation superficidle de la peau, avec fièvre, rougeur tirant un peu sur le jaune, inégalement circonscritei disparaissant sous la pression du doigt pour reparaître ensuite, et s'accompagnant de chaleur, de tuméfaction et de douleur dans la partie phlogosée. Assez souvent celle-ci est parsemée çà et là de petites

{Pustules, qui se chançenl bientôt en vésicu- 6s et tombent, en se desséchant, sous forme d'écaillés, comme la dartre farineuse. Foy. Dabteb.

Indépendamment de la disparition subite, par la pression, de la rougeur luisantede l'érysipèle, symptôme caractéristique, il en est un autre qui se tire de la mobilité avec laquelle

il se déplace et disparaît de lui-même d'un point pour reparaître dans un autre {érysiptU ambulanl). Du reste, c'est principalement à la face qu'il paraît om se fixe le plus souvent, et alors il est précédé ou accompagné d'un état soporeux : dans ce cas ce n'est guère avant le septième ou leneuvièmejourqu il se termine.

L'érysipèle se manifeste princiiialeœent dans les pays chauds, pendant une coostilution médicale bilieuse, après que l'individu qui en est atteint a éprouvé un secret dépit, une violente colère, une frayeur forte, est resté exposé aux rayons du soleil, a mangé des écrevisses ou des moules (cause particulière d'érysipèle pour certaines personnes), etc.; et par conséquent ne réclame guère d'autre traitement que celui des autres maladies bilieuses régnantes : c'est pourquoi, lorsque la réaction fébrile est forte, ou emploie quelques délayants pendant un ou deux jours, et même une petite saignée, si le sujet est vigoureux; puis on émétise le malade. Deux jours après, on lui donne une purgation, et il est rare qu'avec cela l'érysipèle ne se dissipe pas.

En disant que l'érysipèle se montre ordinairement pendant une constitution bilieuse, nous ne prétendons pas nier qu'il se montre parfois aussi pendant d'autres constitutioo$ médicales, car nous serions en opposition avec les faits, qui établissent qu'il apparaît aussi pendant la durée des maladies calarrhales et comme complication de celles-ci. Dans ce cas, des sudoritic^ues légers en boisson sont utiles , surtout si l'érysipèle éclate après un refroidissement.

Localement on peut diminuer la rougeur en saupoudrant la partie enflammée avec de l'amidon en poudre, ou de la fleur de sureau pulvérisée ; tout répercussif doit être soigneusement évité; il serait nuisible.

En outre, à cause de la facilité avec laquelle i l'érysipèle s'étend de proche en proche aai parties voisines, on a conseillé généralement. dans ces derniers temps, de le circonscrire I au moyen du nitrate d'argent : cela nous

1)arail complètement inutile, les érysipèlesde a face que nous avons soignés ayant en-J vahi successivement tout le cuir chevelu du| crâne, sans qu'il en soit jamaif résulté rieo de fâcheux pour nos malades.

De même, la formation des vésicules i l< surfece de l'érysipèle ne change rien au » traitement de la maladie ; seulement oo se » contente de percer ces ampoules à leur base* * et de les déprimer, afin que l'air n'y pénètre pas. Si par hasard ré[)iderme était enieré, on enduirait les plaies de crème ; on \e$ lotionnerait avec de l'eau de chaux battue avec parties égales d'huile d'csillette et de lin : s il v avait enfin une tendance à la putri* dite et a la gangrène, on aurait recours aui

analeptiques et aux toniques. Voi/, ÂoTHAinM L'érysipèle, àcausedelafacilité très-grande]

qu'il a à se déplacer , disparaît quelque^* lois, surtout si on applique cfes répercussifs et peut déterminer, par sa rétrocession surun organe important, des accidents inflammatoires graves et même mortels. D^m^

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