FISTULE
IWÏ
raie à Poccaiiou do Ut périionite^ ce ({ut nous é{)argDera des redites et rendra le diagnostic tie cette affection plus facile.
Fièvre hectique. Voy. Hectique.
FILET ou Fbein, s. m.» frenum, filetm, etc. — Se dit, eu anatomie, de certaines parties ligamenteuses qui bornent les mou- Tements des organes auxquels elles sont iitachées.
Parmi les vices de conformation que i'eoiaot apporte parfois en naissant, se iroutent ceux du frein de la langue^ c'est* yire da filet qui la tient tixée à la paroi antérieure de la Douebe : il peut ôtre trop long "Q(rop étroit de haut en bas, et ces condi- \m organiques sont cause que le uourris- $nn prend très-difficilement le sein, et que iplqueibis il ne peut absolument le saisir. Dm ces circonstances, il faut examiner avec MIS la bouche de Tenfant, attendu que lorsfue le frein est trop long, il permet a la langue de se replier en se relevant en arrière, je (elle sorte que la nourrice, en donnant ie sein h teter, place le mamelon au-dessous de la langue au lieu de le mettre dessus, et il y a alors impossibilité que Tenfant )<* saisisse. Du reste, les cris qu'il pousse émui mettre en éveil la nourrice, et si elle ne sent pas que la langue de Tenfant lie le tnaineioD, elle doit passer son doigt dans la tioucbede son nourrisson, le promener con- Ire la ?oûte |>a1atine pour ramener la langue en avanr. C'est une opération qu*elle sera <^igéo (le répéter chaque fois qu'elle le nieura au sein , c'est-à-dire C[u*aprô6 avoir «iMiissé la langue, qu'elle tient appliquée a^<^c l'indicateur, dans sa position naturelle, elle glisse le mamelon dans la bouche en longeant son doigt, et quand elle est ^ûre que le bout du sein est bien sur la langue, eJie retire son doigt et l'enfent tette.
Mais quelquefois le doigt lui-même ne peut être saisi ; alors on juge que le 61et est trop court, et il faut en faire la section. Pour pratiquer cette opération, on place l'enfant <u grand jour sur les genoux de la nourrice, la tôle renversée en a rière, et un aide lui serre le nez, afin qu'il soit forcé d'ouvrir la bouche pour respirer, La bouche ouverte, ToDérateur soulève la langue avec le pouce otle doigt indicateur de la main gauche, en tournant la paume do la main du dMé du nez de l'enfant, taudis que, avec la main tae armée de ciseaux mousses, il divise le frein d'un seul coup, en ayant soin de dinger la pointe de l'instrument en bas, le plus loin possible de la langue.
Si les doigts embarrassent, on a recours ^ la sonde cannelée, dans la fente de laquelle '>n tâche d'engager le frein, et, après avoir Mement relevé la langue, on fait la section comme il vient d'être dit. La plaie n'exige aucune précaution.
Plusieurs accidents peuvent être la suite «c cette opération, 1* FWuverture de l'artère l'anine; dans le cas où cet accident serait ar- ^ivé, on arrêterait aussitôt l'hémorragie en *in»li(juant sur l'ouverture du vaisseau i'extfémité d'uu stylet rougi au feu, ou, à dé^
DiGTiONN. DE M'ÉnEGINC.
faut, en touchant la plaie avec du vitriol; 2** le renversement de la langue dans le pharynx, ce qui détermine des accidents de suffocation qui^ en se prolongeant, feraientpérir ]*enfant. Heureusement que ce cas est fort rare; et on y remédie chaque fois que le nourrisson paraît éprouver de la dyspnée, en ramenant la langue à sa position normale.
FISSURE, s. f. , fissura, fonte, crevasse. — Se dit en chirurgie des gerçures ou ulcéra-tions étroites, allongées , *t]u'on découvre dans les plis rayonnes du fondement, au pourtour ae l'anus.
Ce qui en fait découvrir l'existence, c'est une douleur Irès-vive, quelquefois déchirante et intolérable, ressentie par les si^jpts au moment où ils se présentent à la garderobe ; cet instant est [tour eux un sujet d*inquiétude et d'agitation; ils voudraient pouvoir le différer, parce que les souffrances qu'ils éprouvent au moment de la sortie des excréments sont si vives, quelles leur arrachent des cris aigus et leur procurent même quelquefois des mouvements convulsifs qui se prolongent parfois après que Pacte de la défécation est terminé. Dans l'intervalle des selles, la douleur se calme, mais l'anus reste le siège d'une démangeaison, d'une cuisson, et même d'un sentiment de brûlure plus ou moins marqués. C'est pourquoi , quand une personne éprouve ces symptômes, quand la douleur s'exaspère par les secousses de la toux, de l'éternuement, de l'équitation, etc., il faut aussitôt explorer le rectum pour tAcher de découvrir si ce ne serait pas une fissure qui les cause. Souvent on l'aperçoit en écartant les plis de l'anus ; mais auand elle est interne, la chose est plus difficue ; toutefois les symptômes s us-mention nés donnent de très-ibrtes présomptions, et s'il s*y joint la morosité, la tristesse, une grande répugnance à prendre un peu de nourriture, par la crainte des douleurs que l'expulsion des excréments doit occasionner, toutes affections qui arrivent quand la maladie dure longtemps, on ne doit pas hésiter à employer le traitement de la fissure.
11 consiste, et j'en ai fait l'expérience avec succès, dans Tintroduction de mèches dans l'anus, jue Ton a préalablement enduites de pommade de belladone; si celle-ci ne guérit pas, on lui substitue, après quelque temps de son emploi, la pommade mereurielle; et en définitive, on procède au débridement de l'anus.
Dans tous les cas, une diète sévère, des boissons délayantes, l'usage iournalier des lavements, un exercice modéré, contribueront à la guérison.
FISTULE, s. f., fistula, 9vp»E. Ulcère plus ou moins profond, dont I ouverture est étroite, sinueuse, en forme de canal, et dont la suppuration est entretenue par une altération pathologique, permanente, du tissu cellulaire, d'un os, etc.
On distingue plusieurs sortes de fistules, que l'on désigne par des noms divers, à cause
FU\TUOSITE
FLVIION
Uu siège qu'elles occupant ; ainsi* on appelle tistule /ocrj^mal^ celle qui est placée è la t&ce interne de chaque paupière, à Tangle interne de rœil, et (ians le sac lacrymal ; celui-cî s*oblitùre, et les conduits lacrymaux refluant les larmes, elles coulent sur la joue et constituent Tépiphora ou larmoiement continuel.
On nomme fistule salivaire celle qui est le résultat de la section du conduit de Sté- Dons canal qui transporte )a salive sécrétée par la parotide dans la bouche; fistule uri^ fiatre, celle qui prend son point 'de départ dans les reins (rénales), ou de la vessie accidentellement divisée; fistule recto ^vési-tale^ celle qui met en communication le rectum et le vagin, et vésirihvaginalesj celles qui laissent un passage libre entre la vessie et le vagin ; enfin la fistule anale est celle qui se montre à la marige de Tanus, etc.
Le traitement chirurgical est seul applicable à ces sortes de fistules, et les opérations diverses qu'il faut pratiquer sont assez dé* licates pour qu'on ne se confie qu'à un opérateur nabile.
FLATUOSITË ou Flatolkncb , s. f. , fiaiMâ, émission de vents ou de gaz par la bou* che ou par le fondement, précédée par la tension et le gonflement ue l'estomac ou des intestins. Ces flatuosités, qu elles soient k l'état de vents sortant par le haut {ructuê) ou s'échappant par le bas (flatus)^ déterminent avant leur émission , de l'auiiété, de la dyspnée, des coliques épigastriques ou intestinales, des douleurs au côté gauche qu'on peut confondre avec te point de côté pleurétique , en uo mot une foule de pbé* noiuènes fort désagréables et qui se calment aussitôt que les gaz se sont échappés au dehors. Et comme la formation de ces flatulences tient à une faiblesse organique et vitale du tube digestif, à une perversion nerveuse des parties qui le composent, soit locale, soit sympathique, ce qui rend la dises* tion des aliments diilicile et produit dans l'estomac une sorte de fermentation très-favorable au développement des gaz , il en résulte que, toutes les fois quun individu •iiYsi eonstilué mangera des aliments venteux (choux, navets, etc.], ou des mets difficiles k digérer, il sera tourmenté par des vents. ; U importe donc à ces individus de bannir de leur régime toute substance ou toute boisson dont les organes digestifs ne s'accommodent pas facilement » et d'user au contraire de tout ce qui peut fortifier leur estomac (régime sec, viandes rôties froides, places, vins de Madère et de Halaea), et si la maladie persiste quoique le malade mange peu et souvent , régularise bien ses repas et en fasse un assez grand nombre, on lui pratiquera des lotions et des douches froides ^ur r^pigastre et le ventre, et on lui administrera a l'intérieur quelques remèdes propres à combattre l'asthénie nerveuse. Les semences carminatives ( fenouil , carvi, anis, mentbe poivrée ) , le sirop d'éther. pris par cuillerées & café une heure après le repas ; la tiquoor d!Bûliîiiana (quatre à cinq gouttes ^ur un morceau de sucre), Tapplication de ser-
viettes chaudes au moment des coliques, te frictions sur le bas-ventre avec l'eau-de-ii camphrée, des lavements carminatifs, etc. conviennent parfaitement pour cela. Voir une potion que nous croyons pouvoir pré eoniser.
Pr : d'essence de men-\ a^^u.
the poivrée, | ?^^2^ïf ^'
De casloreum, ) * grammes.
De liqueur minérale anodine d'HoffmaDo h grammes.
De laudanum liquide de Sydenham,2grao] aies.
Dt3 teinture de valériane, S grammes.
M. En prendre de vin^t à trente goutte dans une infusion de cumin, une demi-heun après le repas du matm et celui du soir.
FLEURS BLANCHES. Voy. Leucorrhée
FLUX«s.m.,/Iujru«, de /luere, couler, aug mentation des sécrétions organiques et dt évacuations anormales, tant dans la quanllK quHi dans la qualité de l'humeur sécrétée — Les flux de liquides séreux, muqueui ou autres, étant généralement occasionnée
Sar l'activité, l'irritabilité ou la phlogo.>« es organes, ou par des métastases qui agissent organiquement comme irritants, qm favorisent la laxité ou l'atonie de la partie congestionnée ; il en résulte ou l'accumula tion de l'humeur qui forme le flux, ou sa transudation au dehors. En conséquence, éloigner les cause:» d'irritation et de suractivite; fortifier l'orc^ane sur lequel le fiui se prépare, et les tissus par lesquels il s'échappe ou qu'il distend , quand il est reteou ; telle est toute la conduite que le praticien doit tenir. Du reste flux et fluxion étant sjnonj* mes, Yoy. FLuxioti.
FLUXION , fluxio , de fluere , couler. - A mon sens cette expression ne doit pas être considérée comme exprimant couler au d^ hors, ou couler sur un orsane , sur un point quelconque, attendu que Ta fluxion est racle ])ar lequel un flux de sérosité, d'humeurs ou de sang se déplace, change de route ou seulement augmente de vitesse pour se porter, par suite cTun mouvement fluxionnairespoutané ou provoqué , vers un organe sécrétoire, ou une surface qui le retiendra ou le laissera échapper; de là les congestions organiques ( engorgements ), les collections séreuses ( bjdropisies ) , les hémorragies internes ou externes, que la fluxion favorise, que le flux forme. En conséquebce, il nous semble que l'étymologie de ce mot est vicieuse en ce qu'elle s applique à Tacte autant qu'à l'obiet qui forme la matière de ia fluxion, et qu il vaudrait mieux ia reppiaçt"^ par une expression qui désignerait ractivife plus grande , l'accélération du cours du liquide. Nous faisons celte observation par*;^ que depuis Hippocrate , tout le monde ait ubi dolor^ ou inflammation ibi fluxio, « où es 1 irritation là est la fluxion, » ce qui a fait croire à la plupart que, du moment où i J a fluxion sur un point, ce point doit w irrité ou enflammé. C'est une erreur, qu il e^| bon de signaler: car s'il e«t vrai, eli">^5 nous plaisons à le recounallre, que toute
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