‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 92 sur 209 · FOIE · texte numérisé non relu

FOIE

FOiC

jrrilalion ou toute inflammation est suivie dunalllux plus considérable de sang sur la |)artie irritée ou enflammée; le sang peut, comme toute autre humeur, se porter spon- («nément et sans y être attiré, sur un organe, et constituer ainsi une maladie par fluiiou séreuse (diarrhée), par flulion sanguine (hémorragie). Et par eiemple, un individu se haigpe pendant qu'il est en sueur, et la suppression de la transpiration donne lieu à une diarrhée : où est, dans ce cas, Tirrilalion provocatrice de la fluxion ? Une personne néglige de se faire baigner alors qu'elle en avait contracté l'habitude , un vomissement de sang y supplée, et la personne n'éprouve ni avant ni après Thémorngie aucun dérangement dans ses fonctions gastriques : où est l'irritation qui a attirélesang sur l'estomac? Dans ces cas, nous defons le dire, il y a un pars mandans du laietun pars recipiens^ indépendants de loate cause interne provocatrice. Ce n'est pas, nous le répétons, que cette activité plus gninde du flux ne puisse éti^e beaucoup fa- Torisée par une irritation ou une phlogose «listante, mais elle n'est pas nécessaire. Quoi qu'il en soit, comme le mot fluxion ex- |)riQiece mouvement par lequel le sangen particulier se porte avec rapidité et abondance Ters un point irrité ({u'il congestionne, comme dans l'inflammation, ou vers une sur- Ace qui le laisse échapper, comme dans les hémorragies, nous compléterons i'exposi- Tion de nos idées pratiques sur la fluxion (considérée comme on l'entend générale^ ment ) aux articles Inflahuatioii i HêmohiiGiB, etc. {Voy. ces mots).

FOIE, s. m., f'ecur, A^or, inap^ organe sécréteur de la bile. — Ce viscère de forlîiB irrégulière, allongé transversalement , nplali de haut en bas , convexe dans toute l'étendue de sa surface supérieure, épais en arrière, même en devant, très-dense, d'une couleur brun rouge, est situé dans l'hypocondre droit, qu'il remplit en entier, au-cles- Stts de l'estomac, du petit éniploon, du duodénum, de l'arc du colon, ae la vésicule du fiel et du rein droit ; au-devant de l'aorte et de la veine cave inférieure; derrière la paroi antérieure de l'abdomen , entre la rate et les faasses côtes droites.

. Sa surface supérieure et ses bords, n'ont rien de remarquable, si ce n'est qu'on dislingue supérieurement un repli formé par le péritoine qui divise le foie en deux moitiés méfies , dont l'une porte le nom de lobe droit ou grand lobe , et l'autre celui de lobe gauche ou lobe moyen ; et postérieurement q|i*il est fixé, d'une part, à l'aponévrose phréi^ique par un tissu cellulaire dense et serré, et d'autre part, ou sur les côtés de ce bord postérieur, au diaphragme, par deux replis péritonéaux appelés ligaments triangulaires du foie. On voit, au contraire, à la surface inférieu»de cet organe : 1** une dépression superScielle qui répond à la face supérieure de Testomac ; 2* le sillon antéropostérieur ou âillon de la veine ombilicale ; ^ le sillon trans verse ou sillon 'de la veine

porte ; 4* le sillon de la veine cave inté^ rieure ; 5* le petit lobe du foie ; 6' l'éniinence porte antérieure ; 7* deux enfoncements superficiels dui correspondent l'un* l'antérieur, à l'extrémité droite du colon transverse, l'autre, ou le postérieur, au rein droit et à la capsule surénale du même côté.

Quant à l'organisation propre du féié. elle se compose : A. do deux membranes, l'une péritonéale dont nous aronsdéjà parlé, l'autre, celluleuse, qui fornie autour des branches et des ramifications de la veine porte . des artères et des conduits hépaticrues, des gatne^ minces et assez denses, qu on désigne sous le nom de capsules cTé Glisson; B. des artères, et des veines hépatiCjfues ; de la veine porte, et, chez le fœtus, de la veine ombilicale ; C. d'un tissu de couleur brunâtre tirant sur le jaune, formé d'nne immense quantité de granulations obrondes ou polygones, de la grosseur d'un grain de millet, d'une teinte de rouge obscur, d*une consistance molle, dans lesquelles vienrlent se terminer les dernières extrémités des rameaux de la veine porte et de Tartère hépatique , et d'où partent les radicules des conduits biliaires, des veines hépatiques et des vaisseaux lymphatiques profonds.

Ce viscère, qui est visible dès la troisième semaine de la vie fœtale, et qui à cette époque , pèse à lui seul presque autant que le corps entier de l'embryon , et occupe aussi k lui seul presque tout l'abdomen, dont il soulève la paroi antérieure, commence k perdre de ses proportions, à partir du quatrième mois , c'est-à-dire à mesure que les intestins se forment et que la vésicule biliaire dont nous allons nous occuper, commence à être appréciable à nos sens.

Vésicule biliaire. Ce réservoir, situé dans un enfoncement superficiel de la face inférieure du lobe droit du foie, se compose de trois membranes superposées: l'une séreuse, l'autre celluleuse, et la troisième, ouinterne, muqueuse. Il est contourné de manière h former une poche pyriforme, ovoïde, ayant sa grosse extrémité dirigée en avant et à droite et en bas ; et son sommet en arrière, à gauche et en haut. La vésicule du fiel peut être divisée en corps, en fond et en col, mais ces divisions ne sont d'aucune utilité pratique, et ne méritent d'être mentionnées que pour parler du rétrécissement du coi qui se continue avec le canal cystique.

Canal cystique. Celui-ci, situé dans Tépiploon gastro-hépatique, est long d'un pouce et demi environ, et dirigé de devant en arrière et un peu en haut, de telle sorte qu'il côtoie pendant quelque temps le conduit hépatique avant de s'unir enfin h lui.

Conduit hépatique. Ce conduit, avant son union au précédent, nall des granulations du foie , par un très-grand nombre de radicules très^fines, qui se réunissent en branches successivement plus grosses, et forment deux troncs principaux, un pour le lobe gauche et Tautre pour le lobe droit, lesquels sortent par le sillon transversal du foie, et s'unissent k aiîglo droit, te canal hépatique qui résulta

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