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ruolre lo ttînia ou ter solitaire. — Les racîiie< de celte i Innie sont reconnaissables à iir forme oblonj^ue, et en ce qu'elles sont ies de plusieurs appendices ovulaires; vert pâle, quand on l'arrache ; d'ui rougeâtre quand elles sont desséchées; odeur un peu nauséabonde, et d'une amère astringente. 11 ne faudrait pas repflant les confondre avec la racine de rou;ftfemelle, qui n'est pas employée, protKiblftent parce qu'elle est d'une saveur visq&se et amarescente, plus nauséabonde encA que la précédente : on les distingue • n Aue cellie*-ci, noire à sa surface exté* offre des maculatures dans sa subintérieure. Du reste, elles ont les s propriétés et la même activité, ronisée dans l'antiaulté, abandonnée ugère m Aie restera déQnitilatière médicale, comme un sant , les expériences des raoconiirmé ses vertus anlheU re le ver solitaire. 11 suffit, en er de huit à seize grammes utélever jusqu'à trente-deux es), dans un kilogramme éduire de moitié par Téîenir quelquefois 1 expulle d'ajouter qu'elle contre les autres espèces de se boit pure, ou, si lou ec du lait conyenable-
Uii
également lette décoctj
lent sucré.
ipéj
aux malades le dégoût de M. Pescbier de Genève a préfa distiJla'ioD des souches de fou- ^Kêns m&le, pulvérisées et épuisées par l'éiher avec l'entonnoir de Robiquet, une oléorésine très-activedoot il fait des pilules d'un ^in mêlé è deux grains de poudre de fougère mâle et S. Q. de conserve de roses, que ' 00 donne le soir, avant de se coucher, a la <iose de douze, dans l'espace d'une heure. Le lendemain, on prend une dose purgative jJ'buile de ricin. Il est rare que, par ce moyen, le ver ne soit pas expulsé.
Nous ne pouvons parler de la racine de i^^u^ère sans dire qu on a adopté, dans ces (Icroiers temps, les feuilles de fuugère pour <^ucher les eofapts, et que cette substitulioa qu'on a &ite à la balle d*a?oine, est iine iuvention fort heureuse; ces feuilles, ^^(re qu'elles exhalent une odeur très-agréaf^ I agisseût comme toniques. Chez les enfi^its scrofuleux, lymphatiques; chez les )«uû05 personnes chlorotiques, nous ajoutons à la fougère quelques poignées de l.t- Tsade, d'aspic, de thym, de romarin, de ^fleiitbe poivrée, et autres plantes aromati- (|ucs; et nous |[)ouvons affirmer, soit dit en
C^nt, en avoir retiré le plus çrand bien. ' f^it le plus remarquable qui s offre à mon ''^Pi'it, c'est celui d'une jeune fille, de la rue ue la Harpe, qui était excessivement faible ^^ agitée de mouvements couvulsifs, par I^J^uvrissement du sang, et qui, dès le huiiième jour de l'emploi d'une couchette ^l^si préparée, et sur laquelle elle couchait l^^ couchette était au-dessus des matelas ),
n*éprouva plus ces tremblements umsculaires qui l'inquiétaient beaucoup.
FRACTURE, s. f., fractura, de frangere, rompre, briser, de raTavwfw, je brise, solution de continuité d*un os rompu. — Résultat ordinaire d'une lésion physique qui agit avec une force supérieure a la résistance de l'os , la fracture a lieu avec ou sans déplacement, et, dans ce dernier cas, il est parfois très-difficile, pour ne pas dire impossible, de la reconnaître : mais, quand il y a cessation de continuité dans les parties osseuses, habituellement unies, la déformation du membre, et le sentiment de crépitation ou de craquement que produisent les deux fragments de l'os en chevauchant et frottant l'un contre l'autre, suffisent pour établir le diagnostic.
Reste gue, la fracture constatée, les premiers soins qu'on doit donner au blessé, en attendant l'arrivée du chirurgien, consistent à le mettre à l'abri de toute lésion extérieure nouvelle, et à le placer de manière que, non-seulement le membre fracturé, mais le corps tout entier soient dans la position la )lus convenable ; laissant à l'homme de l'art e soin d'arrêter le traitement définitif qui doit être adopté. Rien n'empêche cependant que, si la partie a été fortement contuse, on n'emploie de suite des résolutifs énergiques, afin d'empêcher le gonflement des tissus et la réaction inflammatoire qui ne manqueraient probablement pas de se manifester. Yoy, CoNTUsiopr.
FRÂMRiESIA, s. m., maladie caractérisée par une réunion de tubercules, ou petites végétations rouges, ordinairement isolées à leur sommet ; semblables par leur forme et leur couleur à des framboises ou à des mûres, qui se manifestent à différents endroits de la peau.
Cette éruption étant exotique, et par conséquent étrangère k nos climats, nous ne décrirons pas les symptômes et le traitement do la frambésie, que les médecins du pays où elle se montre connaissent parfaitement et
(guérissent de même. Du reste, la nature seule a guérit quelquefois, et quand l'art intervient, c'est à raide des sudorifiques, des mercuriaux, des toniques, intérieurement, et des caustiques à l'extérieur, qu'il en triomphe.
FRÉNÉSIE. Voy. Phrénésie.
FUMETERRE(Qelde terre), [umaria officinalis.— Plante indigène de la famille des papavéracées, J. , diadetphie hexandrie, L. ; qui croit abondamment en France. C'est un bon dépuratif et un stomachique, à cause de son amertume.
FUREUR UTÉRINE. Foy. Nymphomanie.
FURONCLE, s. m., furunculu.^ vulgairement clou, — C'est le nom qu'on a donné k une tumeur phlegmnneusc, circonscrite, arrondie, d'un petit volume, qui a son siège dans le tissu dermoide (la peau), et surtout dans le tissu cellulaire, sous-jacent, dont il produit la mortification.
On traite le furoncle de la mémo manière qu'un phlegmon y et comme il s« teruiino
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tomours par suppuration, que toujours aussi il s ouvre à son sommet, il faut entretenir Touverlure en y insinuant une mèche de charpie, et continuer r«pplication des cataplasmes émoHients et maturatifs jusqu'à ce que tout le bourbillon soit sorti, et que Ten-
gorçement soit dissipé. Dans les endroits où il est assez difficile d'appliquer des cataplasmes, tout comme pour la facilité des jiansements, on recouvre les furoncles avec du diachylum.
GABIAN (Huile de). — C'est on liquide noir et bitumineux qui découle d'une roche située au village de Gabiau près Béziers (Hérault); il est considéré comme une espèce d.e pétrole. {Voy. ce mol.)
GAIAG {bois saint), jfuajactim Qfficinale,L.: arbre de la dodécandrie monogynie, L. ; famille des Rutacées J. — Les [>artiesdonton se sert pour l'usage médical nous viennent delà Jamaïque, des Barbades,du Brésil, etc., où cette plante croit, et d'où on l'expédie en grosses branches recouvertes de leur écorce, qui est d'une couleur grisâtre, épaisse, ré~ smeuse extérieurement, et marquée depetits points brillants à sa surface interne. Le bois lui-même, qu'on vend dans le commerce en morceaux de formes variées, est compacte, lourd, d'un vert brun marqué par des lignes ou des points d'une couleur plus foncée. Si on le miche légèrement, il laisse dans la bouche une saveur Acre et un peu amère. Brûlé, il répand une légère odeur aromatique. Pour l'usage médical ouïe réduit en une poudre grossière, jaune.
De 1 écorce de l'arbre suinte naturellement ou à l'aide d'incisions, une résine (^uojaci résina) qu'on recueille en masses irré-
Sulières, demi-transparentes, d*un brun ver- Aire, assez légères, friables, d une saveur Acre et prenant à la gorse, dégageant par la combustion une odeur benzoïque agréable.
Le gaïac a joui et jouit d'une grande vogue, à cause des propriétés médicamenteuses qu'on lui a reconnues. Les Astruc, les Boerhaave, lesHunterront recommandé, et les praticiens les plus éclairés de notre époque le placent encore en tète des bois sudoritiques ; ils le donnent & ce titre comme dépuratif dans les maladies dyscrasiques, c'est-a-diredans lesquelles il faut épurer le sang, tout comme dans celles où Ton veut exciter d'abondantes transpirations. Il est certain que lorsqu'il u*y a ))as de fièvre, que la maladie qu'on veut guérir est exempte d'inflammation, que le sujet est d*un tempérament lymphatique, que l'affection dont il est atteint est le ré^ .sultat d'une sueur brusquement supprimée, ou de l'exposition du corps à l'humidité; dans ce cas, dis-je, le gaïac peut et doit être utile.
Mais c'est peut-être plus encore comme laxatif que le gaïac est avantageux, et sous ce rapport, il parait agir très-efficacement contre fa goutte et le rhumatisme. Sydenham a fait remarquer que tous les arcanes débités avec tant d'ostentation contre les acci- .dauLs des affections goutteuses ne sont . dus absolument qu*à la présence du gaïac associé k d*autres bois résineux moins actifs
que lui; et Barthez a fait observer à son tour que « la gomme de gaïac est utile dans la goutte comme purgative et sudorifique; b et ailleurs, que le baume de saïac, préparé
Car la digestion de la gomme de gaïac et du aume du Pérou dans l'esprit de vin, selon le procédé indiqué dans la pharmacopée di Londres, semble devoir être un excellent re< mède dans les rhumatismes des sij^eis lymphatiques. Du reste Pringle affirme avoir vu d'excellents effets de la comme de gaïac administrée à des rhumatisants, à l'heure du coucher, à une dose forte et laxative(uû gramme et demi et plus), dissoute dansTeau au moyen d'un jaune d'œuf. Il ajoutait i cette dissolution vingt-cinq centigrammes (cinq grains) de sel de corne de cerf. De même, Clarck a constaté de très-bons effets, dans les douleurs rhumastimales, de l'usage alternatif de la résine de gaïac prise en dose suffisante pour purger , et d'une poudre semblable a celle de DOwer pour faire suer. De nos jours Hufeland le recommande sous forme de poudre dans les mêmes intentions, et comme j'en ai obtenu de brillants résultats, je crois devoir en donner la formule : Pr. Résine de gaïac... deux grammes. —Lait de soufre... trente centigrammes. — Crème de lartre... quatre centigrammes. — Oléosucre de citron... un gramme vingt-cioq centigrammes (25 grains). — M. ï. une poudre : en prendre la moitié le matin, et l'autre le soir. Du reste, on trouve dans Touvrage de cet excellent praticien une foule de formules dans lesquelles la résine de gaiac ligure en tête des autres médicaments : |)reuve bien évidente qu'il avait en elle uue très-grande confiance, Yoy. Goottb.
En outre de sa célébrité dans le rhumatisme et dans la goutte, le gaïac a joui oDCore d'une très-grande vogue dans les maladies sj^philitiques ; et depuis que l'histoire médicale a fait connaître la guérison merveilleuse du chevalier Hutten , qui, ep proie aux plus effroyables symptômes de la vérole» en fut délivré à l'aide de ce médicaruent, il n'est guère de médecins qui ne l'aient prescrit dans ces sortes de maladies.
Plusieurs modes d'administration ont éié proposés pour le gaïac. Ainsi, on remploie en substance, râpe ou non, sous forme de décoction, à la dose de soixante -quatre grammes jusqu'à celle de cent quatre-vingtdeux et môme trois cent quatre grammes (six à huit onces), dans une pinte d'ciB. Si on emploie le bois, il faut le mettre à détremper dès la veille à cause de son extrtDDO dureté , et puis on laisse bouillir la pinte de liquide jusqu'à réduction d'un tiers. Si on
GALACTIRRHËE
préfère la. résine, on la môle k d'autres substances comme il a été dit; ou bien on la . fait dissoudre dans un jaune d'œuf à la dose de deux grammes ; on délaye ensuite )a pftte avee soixante-quatre grammes d*eau comitiune, et on y ajoute un peu de sucre. C'est le soir qiie cette boisson doit être prise.
La teinture est peut-être plus recommandée encore; elle se donne par gouttes aux DéDDes doses que la résine.
Eofin il est une outre préparation qui a eu quelque, vogue : e*est le gaiac en dissolu* tioo dans Talcool avec cinq différentes espèces de bois ; on l'administre par six, sept oQ hait gouttes le soir. La formule contre la jfOQtte publiée par Emerison a été trop ce- \ét% pour ne pas être citée dans cet article . Voici en quoi elle consiste : Pr. Gomme ou résine de gaïac... trente-deux grammes ; rtiunde la Jamaïque... trois pintes; laissez digérer pendant huit jours et filtrez : on en preod une cuillerée a bouche tous les ma-
GÂLACTiRRHÉE ou Galactorbhbe, s.f.^ QtiâetirrkcMj de yàkm et pé^^ écoulement de iajt ou persistance de la sécrétion laiteuse et jierte au lait, souvent assez considérable à la 6n de l'allaitement. — En générai» une pareille sécrétion, outre qu'elle est fort incommode et désagréable^ finit par épuiser la femme et la faM tomber dans le marasme et la consomption. Il fiiut donc» si le flux menstruel n*avait pas reparu depuis la grossesse, le rétablir, et placer sur les mamelles, des sachets très^grends de plantes aromatiques, mêlées à un peu de camphre. Je dis un peu, parce que la chaleur, en volatilisant le camphre, lui fait répandre une odeur quel* quefois insupportable.
J'ai soigné un seul cas de galactirrhée : les moyens indiqués précédemment étant impuissants, je fis appliquer sur les seins l'emplâtre anti-laiteuxoe Rustaing, que Cbrestien a tenté de populariser, comme empêchant lascension du lait aux mamelles, ou le faisant disparaître quand déjà il y est monté, ei que Bourquenod, habile accoucheurde Montpellier, assure avoir employé avec succès.
Cet emplâtre resta appliqué pendant neuf jours, comme Ta conseillé Rustaing; bien-
coction de liège, vantée aussi par Cbrestien. Suivent la formule de l'emplâtre et le moyen des en servir; celle de la tisane de Liège, etc. Empiétre fimdant et anti4aiieux de Rustaing» Pr. : Oxyde de plomb demi-vitreux, 2 liv.
Huile d'olives, 2 livres 1/2.
Cire jaune, 1 livre,
Téréoenthioe, { de chaque,
Huile de laurier, ) h onces.
Gomme opoponax, 2 onces 1}2.
BdelUum,
Gomme ammoniaque,
Sarc^ocoUe, ( de chaque,
Oliban, f 2 onces*
Mastic, • Myrrhe en larmes.
GALi:
Alôàssttccotrin, 1 once Racine d'aristoloche, 2 oucesv Camphre, 3 oucesw
F. S. A. un emplâtre.
. On étend huit onces de cet emplâire mr deux écussons (moitié pour diacunl de peau très^ouce, coupé^ en rond, et qui doivent avoir un peu plus de circonférence que le sein ; faisant un peu plus haut que le milieu de récusson, une petite ouvAiiiure pour donner passée au mamelon.
Le docteur Cbrestien faiaaii appliquer I^empUitre de Rustaing, quelques heures après Taccouchement , au& dames qui ne:
voulaient pas allaiter leur enfon^, ayant le soin de les recouvrir de linges chaude, qu'on renouvelait de temps en temps. Après le neuvième jour de son application, il Tenlevait, et nettoyait le sein avec de Thuile chaude ou du beurre fondu. La couieur dn la peau , dit-il , demeure altérée pendant quelque temps, mais peu h peu elle reprend sa douceur et sa couleur naturelle. Jamaisil n*a produit d'accident, toujours les dames s*en sont bien trouvées.
Tisane de liéqe du doetew Chrestien.
Pr. Eoorce deliége râpée, 2 scrupules.
F. R. dans quatre livres d'eau jusqu'à réduction de moitié ; coules et ajoutez t
Sirop de capillaire* 2 onces.
On doit en faire usage pendanl huit ou dix jonrs^ et prendre cette quantité dans le$. ▼ifigtrquatre neures.
On pourrait se servir ^çalemeot des pilules. anti-Iûiteuses nue 4)ertams médecins prescrivent habituellemeol.
GALE, s» f., ecabie$9 ft^pti^ de ^, je gratte.. ^ On désigne sous Je nom de gale ime éruption à la peau, qui parait de préférence entre les doigts et aux mains, et le pli des articulations des membres, sous forme de petitrs pustules ou vésicules légèrement élevées au-dessus du niveau de la peau, à bord rougeâire, transparentes à leur sommet et contenant un liquide séreux et Umpide. Ces pustules, constamment accompagnées de vives démangeaisons, surtout quand on les gratte, et sous l'influence de la chaleur du lit, sont éminemment contagieuses et se communiquent par conséquent avec beau-»
coup de facilité. C'est même son seul mode de propagation. 11 est vrai de dire cepen* daut que la malpropreté, la viciation de Tair, la mauvaise qualité des aliments, etc.» en favorisent la propagation.
La cause prochaine de la gale consiste dans un insecte particulier {Vacarus 0cabiei)f qui ne se trouve pas dans Jla vésicule mème« mais dans un sillon qu'il a jtracé en rampant è c6té; aussi > bien des médecins n'ont-ils pu. le découvrir,, et en ont nié Texistence. Pouc nous, qui l'avons vu bien des fois, nous adr mettrons que c*est à l'aide de cet insectequ'elle se communique^ et que tout moyen <|ui est propre à le faire pénr doit opérer la ;guérison du malade et empêcher la propag»tion de la maladie. C'est ce qui a lieu e^ effet; aussi» la sale existant toujours /ums fièvre et sans altération des fônctionSf les