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praticiens se boment-ils tous à attaquer le mal par des moyens locaux (lotions savonneuses et sulfureuses , onguents soufrés, frictions huileuses, comme le prescrivait Delpech , etc.)* Un moyen qu'on préfère, ))arce qu*il est plus propre et plus actif, c'est un mélange de deux parties de savon noir avec une partie de soufre, pour une friction sur les boutons faite le soir, et puis un bain savonneux le lendemain matin. Ces moyens suffisent généralement quand la gale est récente et même pendant tout le premier septénaire de sa durée. Plus tard, el surtout lorsane la gale est intense^ invétérée, négligée, ou qu'elle a été mal traitée, exaspérée par des frictions irritantes , et qu'elle 6*accompagne d'un état inflammatoire des téguments, de rougeur, etc.; alors il est elair qu*il faut d'abord s'attacher à apaiser l'inflammation de la peau par des émissions sanguines, si le sujet est fort, les bains, etc. Hors ces cas , qui sont excessivement rares, dans les gales anciennes non compliquées il peut paraître convenable d*administrer le soufre h l'intérieur, so t pour hâter la guérison, soit pour prérenir les accidents ou'on pourrait redouter de la suppression a*une gaie ancienne. Dans ce cas, un gros de fleur de soufre par jour, en deux prises administrées dans une enveloppe de pain à chanter, ou dont on forme des bols en le mêlant à de la mélasse ; les bains savonneux et une tisane dépurative, doivent précéder de quel-
aues jours l'emploi du soufre à l'extérieur, bez les enfants et les jeunes sugets, on peut se servir des pastilles soufrées (de 8 à 10 grains par jour)» ou delà pommade d'auoée, moyen excellent, et qui surpasse quelquefois tous les autres.
Les bains sulfureux artificiels, dont Jadelot a démontré l'efficacité chez les enfants galeux, conviennent également aux adultes.
Bupuytren a proposé de remplacer ces bains par des lotions faites avec une dissolution de quatre onces de sulfure de potasse dans une livre et demie d'eau, avec addition d'une demi-once d'acide sulfurique. Les malades iloivent se laver deux fois par jour avec cette dissolution, jusqu'à ce que cette dose soit (épuisée. Dans certains cas, la dose de sulfure peut être augmentée et remplacée au besoin par le sulfure de chaux ou de soude.
Nous ne dirons pas tous les moyens qui ont été employés contre la gale. Chaque praticien ayant voulu avoir une formule à son usage, te nombre en est devenu trèsconsidérable, sans plus d avantage pour les galeux. Cependant nous signalerons une composition qui a été conseillée dans le temps, et qui guérit sûrement et promptement ; elle est connue sous le nom de poudre de Pyhorel. Voici en quoi elle consiste: Remède de Pyhorel contre la gale.
Prenez un demi-gros de sulfure de chaux simplement broyé ; ajoutez une petite quantité d'huile au moment de l'employer, et frictionnez deux fois par jour la face palmaire des mains. Ce remède est aussi avantageux qu'économique.
GALVANISME. — On a donné ce nom à un mode d'électricité découvert par fiahaDi et qu'on développe par la superposition de
f>la(}ues métalliques de différentes natures cuivre et zincj, disposées d'ailleurs d^une manière convenable et en contact arec un liquide qu'on a appelé conducteur. Depuis que Galvani a publié sa découverte. Voila est survenu et a inventé un appareil, appelé pile de Volta, oui consiste, comme nous le disions tout à l'heure, dans une série de paires de plaques de cuivre et de zinc supe^ posées dans le même ordre, et présentaot entre chaque paire le liquide conducteur, de manière que celui-ci se trouve toujours entre une plaque de cuivre et une plaque de zinc, et que Tespèce de colonne qui résulte do cet assemblage ait une plaque de zinc à une de ses extrémités et une plaque de cuivre à l'autre. L'appareil moDté donne spoD< tanément de l'électricité positive parsoo eitrémité zinc, Cfui a été en conséquence appelée pôle positifs et de l'électricité négative par son extrémité cuivre, qui a été nommée pôle négatif. Lorsqu'on établit une communication entre les pôles, en y interposant un animal vivant, celui-ci, au moment du cou* tact, reçoit une commotion plus ou moius forte qui se renouveUe à cbaque contact comme dans l'électricité ordinaire. Pour en donner une idée, il nous suffira de iaire connaître le résultat des expériences ^*a tentées Aldini, dont le nom est nécessairement lié à l'histoire du galvanisme.
Ce physicien infatigable, voulant connaître quels étaient les effets du galvanisiue sur les corps animés, à sanff chaud, se servit de chiens, de veaux» de bœufs, de bboutons, d'agneaux et même de volailles; el faisant un jour une expérienee publique avec un bœuf nouvellement assommé, il prouva combien la faculté galvanique est puissante sur la contractilite musculaire. Ainsi, après avoir humecté avec une dissolution de muriate de soude (sel de cuisine), à l'aide d'un siphon, l'oreille de cet animal, il y introduisit ensuite l'extrémité d'uo tii métallique, faisant arcavecluietlesommetde la pile ; un autre fil pareillement métallique était en communication par ses deux extrémités, d'une part avec les fosses nasales et de l'autre avec la base de la même pile. A peine cet appareil fut-il appliqué que les paupières de l'animal s'ouvrirent, àlagraode surprise des assistants , que les oreilles se contractèrent , que les naseaux se tuméfièrent, que la langue s'agita dans l'intérieur de la bouche, en sorte que le bœuf offrait véritablement l'aspect d un taureau furieux. Pareille chose se passe chez les chiens, etc.: donc il est évident que le galvanisme jouit de propriétés excitantes trèsHOiaaifestes . qu'il est, comme on le dit, un stimulant trèsactif des forces vitales qu'il met immanquablement enjeu.
Ces phénomènes sont plus activement développés quand on se sert de rappareiia auges ; aussi M. Andrieux, dont le nom ^^ roôlf nécessairement à celui des Jioinuits
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GàLVAMSME