GAL\AM1SME
(juj ont étudié avec fruit les effets du gal- Y.inisuM', le préfère-t-il à In pile de Volta. Mais pour le rendre plus comparable à luiméoie, le galvanisme, M. Andrieux signale un grand nombre de précautions à prendre et que nous devons signaler avec lui : elles 5unt relatives surtout à son application en général, et à ses effets en particulier. Ainsi, il !>agit : 1* d*introduire chaque jour un couranj galvanique semblable à celui de la veille et, de plus, de pouvoir augmenter chaque jour Fintensilé du courant galvaniaue, Aâu Je détruire l'influence de Thabitude ; 2* de (louroiraugmenter aussi à volonté Tintensité de son action pendant la durée de chaque séance, attendu qu*un agent, quel qu'il soit, lorsque sa puissance est sans cesse décroismie, n'a d'action sur le corps humain que ùws les premiers instants où il est appliqué ; ^démettre le noaladeen communication avec /appareil par des conducteurs, qui laissent lacilement passer le courant galvaniaue, pour être sûr que tout le fluide transmis l'est fidèlement. On remplit toutes ces conditions:
A. En se servant d'un appareil h auges dont on emplit les cases aux dix-neuf vingtièmes avec de l'eau contenant par litre quarante, cinquante ou soixante gouttes <iuQ acide quelconque : l'acide hydrochlori* que marquant douze degrés au pèse-acides ordinaire est celui qu'il préfère; puis cha* Que jour on augmente de cinq h dix gouttes, (le manière à porter la dose de Tacide à cent cinquante ou deux cents gouttes.
B. Afin de changer les forces décroissantes de l'appareil, on emploie un appareil è aages formé de quarante paires de plaques de zinc et de cuivre, et on commence par vingt ou vint-cinq plaques seulement, en laissant à l'une des extrémités de l'appareil un des disques métalliques auquel est fixé le fil conducteur, et plaçant l'autre dans la vingtième ou vingt-cinquième case ; par là, on partage à l'instant la tension électrique. Quand, avec le temps, l'énergie de l'appareil diminue, il faut soumettre le malade à l'intluence d'un plus grand nombre de plaques, de manière à compenser l'affaiblissement du t'ourant galvanique , dont Ténergie devient dès lors plus constante. Mais on peut augmenter à volonté l'intensité du courant galvanique en augmentant le nombre des plaques plus rapidement que la force d'appareil diminue.
C. La conditionna plus diOicile h remplir, c*est de mettre le malade en communication avec l'appareil, par des conducteurs qui lui transmettent fidèlement tout le fluide galvanique. Pour cela la nlaque fixe qui occupe la dernière case de l'auge, porte a sa partie supérieure un pas de vis sur lequel est fixée une plaque du môme métal, de grandeur variée, suivant l'effet qu'on veut produire, caria longueur des plaques augmente l'action de l'appareil.
On humecte avec soin la peau de la partie quel'on veut soumettre au courant galvanique, et on y ap()liqucln plaque ainsi préparée en Id tenant [m- le lube du verre qui
l'isole. Sur l'autre extrémité de la partie galvanisée s'appliqun une plaque semblable ; mais le hl q li en part se fixe h uo stylet isolé par un tube de verre et terminé par une pointe de fer, au moyen de laquelle on touche la plaque mobile dont il a été parlé plus haut. Pour être sûr que le cou-» rant est toujours identique, cetti^ plaque est surmontée par un godet de fer contenant du mercure, dans lequel on plonge l'extrémité du stylet ; ou par une boule de enivre sur laquelle le stylet frappe perpendiculairement. A chaque contact, tout le fluide galvanique est transmis à la partie malade et toujours de la même manière, car il n'y a aucune solution de continuité dans les conducteurs, et les rondelles de daim sont toujours également mouillées, puisque l'humidité qu elles perdent par 1 évaporation est aussitôt remplacée par Teau contenue dans les sillons des plaques avec lesquels elles sont en contact.
Ces moyens de communication paraîtront peut-ôlre compliaués ; il est pourtant difficile de les simplifier, car si l'on supprimait le disque de daim et qu'on mtt les plaques métalliques en contact Avec la partie malade, comme on Ta fait jusqu'à ce jour, si réjnderme est sec, le fluide ne passe point; mouille-t-on la peau, elle sèche yite et le fluide n'est^ facilement transmis qu'autant que l'épiderme est humide; mais alors il cause une sensation brûlante et des excoriations très-douloureuses, ce qui forée à diminuer considérabloment le nombre des ))laques, à l'influence desquelles le malade est soumis; on lui cause ainsi des douleurs inutiles, sans obtenir du galvanisme tout l'effet qu'il produit.
Ces détails peuvent sembler compliqués et minutieux, mais ceux à qui l'étude des sciences exactes a montré que la précision dans les résultats dépend de la perfection des instruments et des procédés qu*on emploie, sentiront Timportance de ce que je viens d'indiquer. Par eux, le galvanisme devient d'une apfilication plus facile et plus sûre, puisqu'ils donnent les moyens d'en graduer la dose avec exactitude, ce que > on n'avait pas encore fait, dit-il, jusqu'ici. Maintenant que nous savons comment on se sert du galvanisme, faisons-en l'ap^ilication à un autre procédé opératoire, celui de l'électro-puncture.
Déjà , depuis un grand nombre d'années, le fluide galvanique a été emplojré à la guérison de certains états pathologiques, mais on n'avait jamais cherché à l'introduire au moyen des conducteurs métalliques implantés dans les organes. Cette idée appartient à Berlioz, qui, le premier, en 1816, conseilla de placer l'organe malade dans l'arc galvanique au moyen de fils préalablement introduits dans les tissus , supposant qu'il est vraisemblable que la communication du choc galvanique produit par un appareil de Volta, accroît les effets medicateurs de l'électro-punclure. Mais, comme à cette éfioque piM>uniie n'eût osé se servir des aigtiilles