‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 97 sur 209 · GALVANISME · texte numérisé non relu

GALVANISME

SOS

pour conduire un fluide qu'un supposait devoir exercer de grands ravages, le conseil de Berlioz ne fut point écouté, et les choses en seraient restées au méoie point, si quelques expériences isolées, couronnées de succès, n'eussent éveillé de nouveau Taltention des praticiens sur la médecine des CbÎDois ^t (les Japonnais.

Toutefois, M. Sarlandière s'étant servi dès 1818 de la machine électrique ou de la bouteille d« Leyde pour électriser, quelques médecins, et entre autres MM. Ballv et Mairanx, essaj'èrent de se servir çlu galvaaisme associé à Tacupuncture, pensant qu*uu instrument dont l'action est continue, qui se charge et répare ses perles consiamment et par lui-même, qui agit d'une manière successive, qui peut être gradué à volonté diins sa force et dans f$es effets, est inGniment préférable et doit être d*une application plus neureuse et plus facile que par l'acupuDcture isolée.

Cependant le galvanisme ayant été tour à tour avantageusement et infructueusement employé, on s'est demandé quelles peuvent être le/s causes d*uue différence si opposée. On a cru ta trouver dans ces circoustances: 1* que les premiers physicb^ns qui s'occupèrent de l'applicatioo de l'électricité à la médecine, n'avaient aucune idée du fluide

?aivanique, dont les lois physiologiques taient peu connues ; que d'ailleurs les maladies étaient mal déterminées et souvent soumises à des abstractions ; 2* que les procédés étaient incomple^ts, vu qu*on ne dirigeait réiectricité que par étincelles, par E ointes ou par aigrettes, par la bouteille de .eyde, par bains, par frictions, à travers la flanelle, et qu'il est un inconvénient commun à tous ces procédés, celui de n'agir que sur la peau et de déterminer sur sa surface toute l'énergie du fluide ; 3* que même les plus enthousiastes ne furent pas constants dans leurs essais.

Pas n'est besoin de dire que pour pratiquer la galvano-puncture ou l'électro-puncture, ce qui revient au même, on se sert d'aiguilles semblables à celles qu'on emploie pour l'AcupuNCTURB (Voy, ce mot), et qu'on met les aiguilles en communication avec l'agent électrique par l'anneau iixé aux aiguilles et les tils métalliques de l'appapeil.

Reste que, si Télectro-puncture prise et reprise a été abandonnée généralement, et qu'on ne s'en sert guère aujourd'hui, cela doit tenir à quelque chose de grave qu'on aura rema/*qué. C'est là en effet, je crois, le véritable motif de l'abandon qu*oo a fait de cet agent médicateur, et il devai^ en être ainsi, du moment où il a été constaté que réiectricité modifie les tissus d'une telle manière, que souvent il survient une violente inflammation sur le trajet de l'aif;uille, et que quelquefois même la partie ittimédiatement en contact avec elle peut se mortifier» oomme le prouve l'apparition des fiironcles autour des piqûres, ve là les pré- -captes suivants : rélectro-punoture ne doit

pas être faite plus de quinze à vingt minutes ; dans son application, il faut avoir le soin de donner de légères secousses, en déplaçant de temps en temps les disques auxquels sont attachés des conducteurs métalliques ; ces secousses, d'abord très-légères, ne doivent être augmentées que si la partie est profondément insensible, et si le malade les supporte avec facilité; les secousses doivent être d'autant plus énergiques et o'autant plus souvent répétées que la maladie s*élo)gne davantage du débur, que les symptômes inflammatoires sont moins prononcés et que les tissus sur lesquels on agit sont doués de peu de sensibilité; si dans le principe la galvano-puncture occasionne des vives douleurs, ce qu'on observe souvent quand on agit sur ies par- • ties atteintes de névralgie ou de rhumatisme, ce doit être un motif, non point de cesser la médication, mais de la modérer seulement; si pourtant il survenait des symptômes d'inflammation locale, il faudrait la suspendre pour y revenir dès que les accidents seront dissipés. Dans les cas où ce procédé serait appliqué à la cure de la paralysie, il faut attendre que les accidents cjui ont occasionné celle-ci, soient en partie dissipés ; enfin, dans les douleurs névralgicfues et rhumatis* maies, ce n'est que dans Tinterv&lle des paroxismes qu'il est permis d'y recourir.

Les cas dans lesquels l'électro-puncture a été employée et est préconisée, sont principalement le rhumatisme chronique avecatrophie des muscles, les sciatiques invétéréeSf l'hémiplégie faciale, les hernies engouées, les asphyxies par submersion, celle des nouveaunés, etc. Je me rappelle que M. Magendie en a retiré un grand avantage dans Tamaurose. Voici les faits :

11 y a déjà bien des années que ce professeur lut à l'instilut de France une notice sur l'heureuse application du galvanisme aux nerfs de l'œil et au traitement de Tamaurose incomplète. En physiologiste habile, il commence jiar rappeler les expériences et les observations qui constatent l'influence de la cinquième paire sur les fonctions des sens et en particulier sur celui de la vue, qui tendent à établir deux espèces d'amaUrose, l'une provwiant d'une altération du nerf optique, et l'autre produite ^ar celle des branches ophtalmiùues de la cinquième paire, lesquelles sont également indispensables à J'exercice de^ la vision. C'est cette dernière espèce <l'amaurose qu'il croit pouvoir êlré traitée avee succès par Télectncilé galvanique.

Ayant donc un cas de cette nature à soigner, il dirigea préalablement le couraal galvanique au moyen de rélectro-punoture ^sur les nerfs de la cinquième paire, s'assura qu'on pouvait les piquer impunément chez .les animaux, et, certain de ce fait, il enn| l'application à un jeune homme de dix-baii ans atteint d'une amaurose incomplète. Dans la première séance, il Bt traverser par des aiguilles le nerf frontal et le sous-orbitairc. Dans la seconde, après quelques tétôone-

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