GASTRALGIE
oeols, il ()arviui à atteindre le nerf frontal dans l'orbite même et à piquor le nerf lacrymal. Une abondante sécrétion de larmes ainsi qu'une sensation particulière en furent les suites. Alors M. Magendie substitua à Kélectro-puncturo une pile de douze pires de disques d'un diamètre de sis pouces; il dirigea leur action snr ces deux derniers oerfs sans autre accident que la sensation qu'on éprouve dans le bras quand on n-çoit un coup sur le coude ; durant cette dernière opération, le malade vit plus distinctement. Ce traitement ayant été continué peûdant quinze jours, il y eut uneamélioralion visuelle très-sensible. Le départ de ce malade a empêché l'habile eipérimenlatfur de donner suite à cette observation. Mais il rapporte d'autres faits d'amauroses incomplètes, avec ou sans complitâlion de paralysie de la paupière, qui ont teé des résultats satisfaisants, ainsi qu'une •:m complète d*une dame âgée de soixante 10S, après un traitement non interrompu Je (rois mois.
L'emploi du galvanisme en général, et de réleclro-puncture en particulier, exi^e trop de précision et d'habilité pour être mis en usage sans le secours d'un nomme expérimente.
GANGRÈNE, s. f., gangrenay yAyypoLvm^ de 7P«»i*, je consume.— On définit la gangrène^ rextinction des propriétés vitales dans la partie qui ea est le siège.
La eangrène se distingue en $iche et en liumioerdans le premier cas, les parties soot sèches et comme momipée$t la putréfaction y est très-lente ; dans le second, les tissus sont gorgés de sucs, la peau se couvre de phyctènes, Tépiderme se détache, et la décomposition putride pe tarde pas à s'y défelopper,
La gangrène peut tenir è deux causes : ainsi, elle est tantôt due à un excès d'ipfiaromation dans une partie, tantôt, au contraire, à la faiblesse, à la laxité, au défaut de vie du point tombé en mortification gangreneuse. C'est à cette espèce qu'appartient iagaugrène sénile. Dans le premier cas, la nature est encore assez puissante pour opérer d'elle-même la séparation de l'escarre, et il suilit des antiphlogistiques pour faciliter cette élimination; mais quand, au contraire, la mortification a lieu dans une partie parce Que la force de cette partie vitale est éteinte, » faut ranimer cette force, y rallumer la vie ^Taide des toniques. Ainsi, sans parler du traitement général qui doit être api^roprié à l'état des forces radicales de l'individu (foy. Fobce], nous dirons que nous nous soniiQes parfaiteQient trouvé, pour obtenir la cicatrisation des escarres gangreneuses du sacrum dans les fièvres adynamiques, soit des lotioos avec l'eau de Goulard quand Tépiderme n'était pas encore enlevé, soit de pan- ^ la plaie ou de recouvrir l'escarre avec du cérat de Galien dans lequel je faisais incorporer huit i dix déeigrammes de sulfate de quiaina par trente grammes de cérat.
On se sert également avec avantage des
lotions avec le vin aromatique, des pansements avec le cérat saturnisé, elc.
Nous n'avons pas h nous occuper de la gangrène par brûlure, ni par cQng<^lation, etc^ chacune d'elles ayant été Tobjet d'une mention spéciale aux articles B^ULi^mSi Froid (Vey. ces mots).
GARGARISME , s. m., aargorismuê, àe 7«f>7«piÇ%>, je lave la bouche. — C'est ainsi au'on nomme les médicaments liquides oue 1 on dirige sur la muqueuse de la gorge, en les agitant en différents sens par l'action de l'air
3ue l'on expire lent^nent. Le gargarisme iffère du collutoire, eu ce que jcelui-ci est demi-liquide et s'applique sur les surfaces affectées, à l'aide d'un pinceau. Voici quelques-uns des gargarismes les plus ordinairement employés.
Gargarisme adouciêêant
Pr. Infusion de racine de gui* mauve, fc onces.
Lait de vache, ^ id.
Miel, 1 id.
Mêlez.
Gargarisme aeidtiUe^
Pr. Décoction d'orge, * onces.
«Sirop de mûres ou de groseiK les, 1 îd.
Acide sulfuriquej 15 goût.
Mêlez.
Gargarisme antiscarbuHmie,
Pr. Infusion de petite centaurée, A onees
Alcoolat de cocbléaria, S gros.
Miel rosat, 1 once.
Irlêlez.
Dans les campagnes, on peut faire un gargarisme en faisant bouillir des pétales de rose de Provins ou des feuilles de ronce : on ajoute à la colature S.Q.de miel, et du vinai* gre jusqu'à agréable acidité.
GASTRALGIE, s. f., gastralgia. — On a donné le nom de gastralgie à une névrose de l'estomac, vulgairement désignée sous le nom de maux ou crampes d'estomac, et que pendant quelque temps on avait confondue avec l'inflammation propre de ce viscère. Cependant si l'on avait remarqué que la douleur épigastrique n'est point continue, 3 D'elle s'éveille ou se réveille par le travail e la digestion, augmente peu par la près-» sion, et ne s'accompagne pas de fièvre, de rongeur et de sécheresse à la langue, * de soif, que l'appétit est bizarre et capricieux, quelquefois nul, que les aliments et les bois-» sons excitantes ne provoquent pas le vo* missemeiit, enfin, que la maladie se développe chez les personnes essentiellement nerveuses, lympnatiques, chez celles surtout dont le sang est apauvri (gastralgie chlorolique) , assurément on n'aurait pas confondu la gastralgie avec la gastrite qui par ses symptômes en difl^ère essentiellement. Voy. Gastrite.
Cette distinction est d'autant plus emportante à faire en médecine pratique, que 4u moment où un malade a de ten^ en temps quelques coliques d'estomac, il croit tout de suite avoir une gastrite, tant la force de rBabitude l'emporte sur les observations d*
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chaque jour qui prouvent que les gastrites qu*on voyait si couimunes autrefois sont excessivement rares, et que ce qu*0D a pris pendant longtemps pour des gastrites chroniques, n'était que des gastralgies que le traitement antiphlogistique aggravait. Heureusement que si Teipérience des dernières aiuiées n'a pas éclairé entièrement les masses sur la rareté de la gastrite, elie'a éclairé la génération actuelle des médecins, qui ne voient plus partout des gastrites ou des gastro-entérites, et qui savent fort bien distinguer la surexcitation ou hypersthésie d'un organe, avec l'inOammation de sa membrane interne ou de son tissu.
Pour nous, qui avons observé beaucoup de gastralgies et fort peu de gastrites, nous pouvons déclarer crue la saistralgie, comme toute névrose, s oîfre à 1 observation sous deux états divers, c'est-à-dire que tantôt elle se présente avec le tableau caractéristique que nous en avons tracé, plus, la langue comme dans l'état normal, ce qui a lieu quand il y a excès d'irritabilité ou d'excitabilité de l'organe sans faiblesse locale ; au lieu que dans la gastralgie chlorotique, la langue est large, plate, molle, blancliAtrè. J'insiste sur ce dernier état de la langue parce qu'il indique la faiblesse de Testomac, circonstance qui modifie le traitement.
Du reste, l'état {{astralgiaue existant, on appréciera bien vite^ par 1 étude du sujet, c est-à-dire sa constitution physique, son tempérament, son genre de vie, ses habitudes, l'état de sa respiration, des battements du cœur, etc. {Voy. Chloross), si la douleur gastralgique est avec le bon état de Testouiac, la sensibilité seule de l'organe étant vicieusement exallée, ou si la gastralgie est avec faiblesse d'estomac et sensibilité nerveuse augmentée par atonie. Fixé sur ce point, le médecin donnera des tisanes rafraîchissantes et antispasmodiques, l'eau de veau aromatisée avec de l'eau de fleurs d'oranger, le lait coupé avec l'eau de son, le sirop d'orgeat étendu d'eau et aromatisé, la diète lactée, les bains tièdes, etc. ; et comme médicaments, vingt centigrammes de sousuitrate de bismuth, trois fois par jour (le matin à jeun, entre les repas et le soir en se couchant), les pilules de jusquiame, les potions calmantes, etc. ; le régime devra être aiioucissant. Si au contraire il y a gastralgie atonique, alors le traitement restaurant employé contre l'anémie chlorotique devient rigoureusement nécessaire.
GASTRITE, s. f., gasirilis^ de yarr^^, estomac : inflammation de l'estomac. — Ce qui la caractérise, ce sont : une douleur vive augmentant par l'inspiration et la pression extérieure, un sentiment de chaleur brûlante, de tension et de plénitude à l'estomac, souvent avec pulsation, anxiété extrême, efforts continuels pour vomir, vomissements de tout ce qui entre dans le ventricule, soif brûfante, dyspnée, pouls petit, fréquent, inégal, oppression des forces ou sentiment d*uue faiblesse extrême; froid des extrémi-
tés, hoquet, syncopes, accidents nerveux portés jusqu'à la roicleur tétanique et quelquefois même jusqu'à Pliydrophobie.
Les causes qui la produisent, indépendamment de celles qui prédisposent à rinflammation en général, sont : les contusions portées sur répigastre, une boisson froide prise après un violent exercice, un emportement de colère après le repas, la suppression d*une diarrhée ou d'une dyssenterie bilieuse, des
f toisons Acres, des vomissements excessifs, es métastases goutteuses, rhumatismales, etc., sur l'estomac, la suppression des règles, des hémorrboides, une lésion extérieure, etc.
La marche extrêmement rapide de la ga5trite, les dangers qu'elle fait courir, exigent qu'on se hâte d'en arrêter les progrès, i 1 aide d'un traitement énergique. La petitesse du pouls, loind'être une contre-indication à remploi de la saignée, indique au contraire la nécessité d'y recourir, et plus il est petit, plus il faut la rendre abondante. Après les évacuations sanguines générales, on en vient aux locales, principalement aux ventouses scarifiées^ aux bains, et autres mpyens externes, les internes étant rejelés
{)ar le vomissement, et ceux-ci augmentant 'intensité de l'inflammation et des symptômes nerveux. Néanmoins on peut tenter un mélange d'eau et de lait, une boisson mucilagineuse (avec la guimauve, ou )a graine de lin], les émulsions huileuses, et par exemple :
Pr. : d huile d*amande douce, 1 once.
D'eau de fontaine, 8 id^
De mucilage de gomme arabique, quantité suffisante pour en faire une émulsion
D'extrait de jusquiame , 6 grains.
De sirop d'orgeat. 1/3 once.
Mêlez.
Dose : une cuillerée à bouche, dlieure en heure.
Les frictions mercurielles sur le bas-ventre, les vésicatoires , les lavements opiacés, peuvent également convenir.
Nous avons riommé les bains tièdes, nous ajouterons qu'ils sont si utiles, qu'on ne doit pas craindre de les répéter, même plusieurs fois dans la journée. Dans les cas d'empoisonnement, on se comportera comaid il est dit article Poisons.
Il est une observation très - importante que je dois faire en terminant : c'est que la lièvre pernicieuse peut se montrer sous la forme d'une {gastrite (nous en avons publié une observation très-remarqiiable]. Dans ce cas, comme le caractère rémittent de la fié-
ou non exacerbation et rémission des symp* tomes. La rémission bien constatée, iln/* pas à. hésiter sur l'administration du soJmW de quinine; il guérira la gastrite tt»J«'f» aussi sûrement que toute autre lièvre inj" dieuse : et si on ne l'emploie pas, le iw^^
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