‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 11 sur 204 · ALO · texte numérisé non relu

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les animaux qui composent les ménageries ambulantes. Les bateleurs s'en seivent pour fixer les regards étonnés des curieux, et les droguistes en conservent de morts dans Talcool pour faire étalaoe.

On en connaît plusieui's * espèces; maiç toutes paraissent être propres à l'Amérique. L'une d'elles, le Caïman à museau de'brochtt^ habile le raidi de l'Amérique septentrionale, et, lors des glaces, s'enfonce dans la vase et y reste engourdi jusqu'au retour d'une température plus douce. A la Guyane et au Brésil, il s'en trouve un autre, appelé Calmai à lunettes, à raison d'une arête transversale, qui réunit en avant les bords saillants de ses orbites. Comme les autres Crocodiles, ce dernier pond ses œufs dans le sable, mais il les recouvre de paille ou de feuilles ; et, au lieu de les abandonner, il les défend avec courage : il a douze ou quinze pieds de long, et n'attaque presque jamais rhomme.

ALOSE, genre de poissons, famille des Clupes, ordre des Malacopiérygiens abdominaux. — Ce poisson diffère peu du Hareng et de la Sardine. On remarque dans l'Alose la petitesse de la tête, la transparence des téguments qui couvrent le cerveau; la grandeur de l'ouverture de la bouche ; les petites dents qui garnissent le bord de la mâchoire supérieure ; la surface unie de la langue, qui est un peu libre dans ses mouvements ; l'angle de la partie inférieure de la prunelle ; le double oritice de chaque narine ; les ciselures des opercules ; le très-

§rand apl.itissement des côtés ; la rudesse e la carène longitudinale du ventre ; la figure des lames transversales qui forment cette carène ; la dureté de ces lames ; le tranchant des nointes qu'elles présentent à l'endroit où elles sont uliées ; la direction de la ligne latérale, qu'il est dilïicile de distinguer ; la facilité avec laquelle les écailles se détachent ; le peu d'étendue de presque toutes les nageoires; les ueux taches brunes de la caudale ; la couleur grise et la bordure bleue des autres ; les quatre ou cinq taches noires que l'on voit de chaque côté du poisson, au moins lorsqu'il est jeune; les nuances argentées du corps et lie la queue ; le jaune verdâtre du dos ; la brièveté du canal intestinal ; les quatre-vingts appendices qui entourent le pylore ; la laite, qui est double comme l'ovaire ; la vessie natatoire, dont l'intérieur n'oDfre pas de division ; et les côtes, qui sont au nombre de trente à droite et à gauche.

Les Aloses habitent non-seulement dans l'Océan atlantique et septentrional, mais en^ core dans la Méditerranée et dans la mer Caspienne. Elles quittent leur séjour marin lorsque le temps du frai arrive; elles remontent alors dans les grands fleuves, et l'époque de ce voyage annuel est plus ou moins avancée dans le printemps, dans l'été, et même dans l'automne ou dans l'hiver, suivant le climat dans lequel coulent ces fleuves; les époques où la fonte des neiges et des pluies abondantes en remplissent le lit, et la saison où elles jouissent dans l'eau

douce, avec le plus de facilité, du terrain

aui convient à la ponte ainsi qu'à la féconation de leurs œufs; de l'abri qu'elles re» cherchent; de l'aliment le plus analogue à leur nature, et des qualités qu'elles préfèrent dans le fluide sans lequel elles ne peuvent vivre.

Lorsqu'elles entrent ainsi dans le Wolga, dans l'Ëlbe, dans le Rhin, dans la 8eine, dans la Garonne, dans le Tibre, dans le Nil et dans les autres fleuves qu'elles fréquentent, elles s'avancent communément très*près des sources de ces fleuves. Elles forment des trounes «nombreuses, que les pêcheurs de la plupart des rivières où elles s'engaçent voient arriver avec une grande satisfaclioD» mais qui ne causent pas la même ioie à ceux du Wolga. Les Russes, persuadés que la chair de ces animaux peut être extrêmement funeste, les rejettent de leurs filets, ou les vendent à vil prix à des Tartares moins prudents ou moins difliciles. Le nombre de ces Clupées cependant varie beaucoup d'une année à l'autre, M. Noël, de Rouen, dit que, dans la Seine-Inférieure, par exemple, on prenait treize ou quatorze mille Aloses dans certaines années, et que, dans d'autres, on n'en prenait que quinze cents ou deux mille.

Elles sont le plus souvent maigres et de mauvais goût en sortant de la mer ; mais le séjour dans l'eau douce les engraisse. Elles parviennent à la longueur de trois pieds ; néanmoins, comme elles sont trèscomprimées, et par conséquent 4rè8-minces, leur poids ne répond pas à l'étendue de cette dimension. Les femelles sont plus grosses et moins délicates aue les mêles. Dans plusieurs contrées de l'Europe, où on en pwhe une très-grande quantité, on en fume un grand nombre que l'on envoie au loin ; et 1q3 Arabes les font sécher à l'air pour les manger avec des dattes.

Les Alobcs vivent de vers, d'insectes et de petits poissons.

On a écrit qu'elles redoutaient le fracas d'un tonnerre violent, mais que des ^us ou des bruits modérés ne leur déplaisent pas, leur étaient même très-agréables dans plusieurs circonstances, et que, dans certaines rivières, les pêcheurs attachaient à leurs filets des arcs de bois garnis de clochettes dont le tintement attirait les Aloses.

Les Aloses sont des poissons de mer qui, comme les Anguilles, remontent fort ayant dans les rivières. Leu'S migrations ont lieu principalement au printemps. Elles prennent dans les eaux douces un goût exquis ; car celles des mers sont sèches et coriaces. Il n'est donc pas étonnant que les Aloses du Rhône soient meilleures que celles de la Méditerranée. Lorsque ces poissons sont remis de la maladie que leur occasionne le frai, on les voit retourner à la mer en troupes plus ou moins nombreuses.

Les Aloses déposent leur frai dans les eaux douces. Lorsque les petits qui en proviennent sont environ de la grosseur du doigt, on les voit descendre l§s rivières et

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le rendre ainsi eo troupes plus ou moins ii^inbreases à la mer. On les reconnaît facilement à leurs sauts multipliés. Elles s*éiereotiiosi ^u-dessus des eaux, aSn d'y saisir les Cousins, les Tipules et les autres ;«tit5 infectes qui y yolent continuellement. De pareilles habitudes leurs sont communes avec les ieunes Lamproies, qui s'élancent aussi au dehors de l'eau des fleuves, lorsque le temps est calme et le vent au sud. Ces poissons se livrent peo à ce manège, si le feni est au nord, les Cousins volant pour lors en petit nombre.

L^ tôpèees vivantes se font donc une Kuerre continuelle ; il se pourrait que dans it-s foes d^* la nature, les jeunes Lamproies et 1^ jeunes Aloses fussent destinées a em- Vêcber une trop grande propagation des Tip-iles, des Cousins et d une loule d'autres insectes qui pullulent à la surface des eaux. Quoi qu1l en soit, ces poissons quittent Ivs mers vers la fin de mai ou au commencement ëe juin. Ils remontent pour lors dans les rif ières où ils vont frayer. Les Aloses evécutent ces voyages en colonnes serrées et nombreuses Lorsqu'elles aperçoivent les ftlels qui s'opposent à leur marche, elles s'élanceot a^rec force contre cet obstacle, les \>er<nîni en m\\\e \>oints ditférents, et continuenl (însu\le Veut marche ; lorsque les pécheurs voient celle petite armée s'avancer en too«e hàle contre leurs filets, ils les élèreni brusijuemeat et en prennent souvent 11*16 fort gnnde quantité, lorsqu'ils sont lestes. Les Lamproies ne sont j^as cependant au^i redoulahles, relativement aux lilets qu'on leur tend , que les Aloses dont la I rompiiiude et la vivacité des mouvements «ont exifémes.

Le retour de ces poissons vers la mer a lieu an milieu ou à la fin de septembre. Il en e$t de même de ceux qui sont éclos dans VBnr^ée. Leurs passages paraissent plus cons^^J^nbles lorsque les eaux sont claires que ^wsqn'tlles ont été troublées par une cause quHfOMue, comoie, par exemple, un orage. il VIN.— On appelle ainsi les jeunes poissons qa on emploie pour peupler les étangs dVju douce ; lintroduction de ce jeune frai wtjopdée alvinage.

AMBA8SE. — Commerson a donné ce nom k nn petit poisson de l'île Bourbon. Cu- ▼iprenafait un genre qu*il place parmi les ^'«toidesàsept rayons brancniaux et à deux ^•'«ales.

Us Ambasses» pour la taille et la forme du «>fps. ressemblent beaucoup aux Apogons, «lotti ils ont aussi prescjue tous les larges ^'^illes; mais ils s*ên distinguent, à la première vue , par la contiguité de leurs cleux tlorsales, lesquelles, chez les premiers, sont J contraire écartées Tune de l'autre; de Plo^fles Ambasses ont une petite épine couchée au devant de leur première nageoire du dos. Quelques-uns ont de petites dents coniques et écartées aux deux mâchoires; iMii le plus souvent elles sont en velours, et tous en possèdent de cette nature au vocaux 08 paUtins et sur l'extrémité posté-

rieure d'une ligne osseuse et saillante qu'on remarque sur le milieu de la langue.

Outre la dentelure du sous-orbi taire, on observe encore une double arête dentelée au bord inférieur du préopercule; enfin la protractilité de la bouche est encore un des caractères extérieurs de ces poissons; il ne permet point qu'on les confonde ni avec le§ Apogons , ni avec quelques autres genres voisins.

Les Ambasses ont tous une vessie natatoire, mince et très-transparente, et leur péritoine est d'une couleur argentée souvent fort éclatante.

Les parois de la cavité abdominale sont elles-mêmes si peu épaisses, que cette partie du corps de ces poissons se laisse facilement traverser [?ar les rayons lumineux.

Les onze espèces qui composent actuellement ce genre, viennent toutes des Indos, ou elles vivent, à ce qu'il paraît, en très-grande abondance, dans les mares et les étangs.

Une des plus remarqunbles, est l'espècetype , I'Ambasse de Commeison. C'est un poisson fort estimé. A Bourbon, où il est fort commun, surtout dans un étang salé apf)elé Dugot , il passe pour donner un ex ceJlent goût è la soupe. Dans cette île, on le conserve dans la saumure à peu près de la même manière qu'on le fait pour les Anchois sur les bords de la Méditerranée

On ne le pêche pas moins abondamment à l'embouchure de la rivière Arian Coupang^ à Pondichéry, où les naturels le nomment Selinian: là, on le donne volontiers aux malades. Moullé CAoudttm est le nom qu'il porte sur la côte du Malabar.

AMBLE. Voy, Marche.

AMBHE GRIS. Voy. Cachalot.

AMÉIVA, nom brésilien qui désigne iio genre de reptiles Sauriens voisin de celui des Lézards. — Les Améivas diffèrent des Lézards proprement dits par leurs dents uniformes, coniques, simples, comprimées latéralement et par la lame supra-orbitaire, qui chez eux n'est pas osseuse. Comme une partie des Lézards de l'ancien monde , ils n'ont point de dents au palais; et les écailles qui garnissent les replis de la peau du cou, auxquelles on a donné le nom de collier, pe sont pas plus dilatées que les voisines; mais» comme tous les Lézards en général, ils ont cinq doigts à chaque pied , deux ])aupières inégales, l'inférieure plus grande, plus une clignotante; la langue longue, libre, squameuse, profondément bifide è sa pointe; le tympan visible , des pores fémoraux , des plaques sur la tête , des écailles granulées sur le dos, et des lamelles carrées, verticillées, lisses sous le ventre, carénées sur toute la queue, qui est longue, grêle et arrondie. Les Améivas ont les mœurs et les habitudes de nos Lézards.

Les principales espèces d'Améivas sont les suivantes : TAméiva ordinaire ( Tejus Ameiva), long d'un nied environ , dont la queue lorrae plus de la moitié, gros commî leooignet, vert au-dessus, avec de petite* tacnes noires et irrégulièremeût aivoiuliesi

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discrètes oa confluentes, des rangées verticalos (l*ocelles blancs, entourés de noir sur les flancs, blanc-jaunâtre en dessous. La disposition yariable des taches du dos a fait souvent indiquer comme des espèces distinctes de simples nuances de cet Améiva ; la couleur plus ou moins brunâtre des flancs a donné lieu h des erreurs du même genre.

L' Améiva bleuâtre (Tejuscyraneus). Il a à peu -près les mêmes proportions que le précédent ; il est bleu&tre en dessus, avec des taches blanches, arrondies, disséminées irrégulièrement.

L'Améiva à quatre raies, vert en dessus comme les premiers; quatre lignes étroites jaunâtre-clair sont imprimées sur les flancs. Dans leurs intervalles, Ton voit des taches noires irrégulières plus ou moins grandes.

L'Améivà galonné (Ameiva lemniscata)^ plus petit que les précédents, et de la grandeur de notre Lézard des murailles, {parcouru en dessus du corps par six ou huit lignes blanchâtres, séparées par des lignes de même largeur d'un vert-noirâlre.

Toutes les espèces d'Améiva sont propres k l'Amérique. On les désigne aujourd'hui, au Brésil, sous le nom ofe Téioli. Voyez

HONITOR.

AMIE. — Genre de poissons que Cuvîer range dans Tordre des Malacoptérjgiens abdominaux, et dans la famille des Clupes. C^est des Krythrins et des Richirs que ce poisson se rapproche davantage par la forme de son cor^iS , qui n'est point comprimé comme celui des poissons de la même famille. La tète légèrement déprimée de VAmtf , son large museau arrondi, la disposition même de ses écailles lui donneraient plutôt un air de ressemblance avec certains Esoces, et particulièrement avec le Brochet. Mais ses caractères essentiels ne permettent point

2u'on l'éloigné du groupe dans lequel il a té placé par Cuvier. La seule espèce qui compose ce genre, TAmie chauve {Amia caha)^ a la tête couverte de pièces osseuses et dures qui sont percées d une infinité de trèj-petits pores; Tinter-maxillaire est, aussi bien que la mâchoire inférieure, armé d'un rang de dents fortes et pointues, derrière lesquelles on en aperçoit d'autres beaucoup

Elus courtes, coniques et disposées en pavé, es maxillaires en portent de très-fines et aiguës. Les rayons branchiaux sont plats, élargis , et au nombre de douze ; entre les branches de la mâchoire inférieure , on remarque une plaque osseuse de forme oblongue, laquelle est marquée de stries qui partent d'un centre commun.

L'ouverture antérieure de la narine se prolonge en un tube charnu, que quelques auteurs ont considéré, mais mal à propos, comme un barbillon.

La nageoire du dos prend naissance entre les pectorales et les ventrales, et ne laisse qu'un très-petit intervalle entre elle et la nageoire caudale. Celle-ci est arrondie, et Tanàie est fort courte.

Une autre particularité qu'il est essentiel

de faire connaître , c'est «a structure de la vessie natatoire , qui présente Taspect celluleux d'un poumon de reptile.

L'Amie chauve est un poisson des rivières de la Caroline. On Ty nomme Jlfud-/bA, ou poisson de vase, et sa chair y est peu estimée. On dit qu'il se nourrit d'écrevisstis, et qu'il arrive è une taille assez considérable.

AMMOCETR. Genre de poissons de l'ordre des Chondroptérygiens suceurs ou Cyclostomes, établi par Duméril. Les Amroo^ cètes se reconnaissent à leur lèvre charnae,

S[ui n'est gue demi-circulaire et non tout à ait arrondie comme celle des Lamproies, ce qui les met dans l'impossibilité de se Qxer comme le font celles-ci sur les pierres ou autres corps solides.

Ils manquent complètement de dents, mais l'ouverture de leur bouche se trouve garnie d'une rangée de petits barbillons branbhus. Bien qu'elles aient chacune un trou particulier pour la sortie de Teau, leurs sept paires de branchies sont contenues dans une cavité commune, et Teau Qu'elles reçoivent vient directement de la nouche sans passer par un canal particulier, comme cela a lieu dans les Lamproies..

Les nageoires dorsale et anale de ces poissons sont confondues avec celles de la queue ; à peine leurs yeux se laissent-ils apercevoir au travers de la peau.

On peut considérer les Ammocètes comme étant complètement privés de squelette, car les parties qui devraient le constituer demeurent toujours à l'état membraneux, et» sous ce rapport, ils ressemblent plus à des vers qu'à des animaux vertébrés.

On distingue deux espèces d'Ammocèles:

TAMMocèTB LAHPRiLLON, qui est le Petromyiofi branchialiê de Linné , ainsi nommé parce Qu'on a cru qu'il s'attachait aux branchies des poissons pour les sucer, ce qui arrive eu effet à la petite Lamproie de rivière (P^ tromyzon Planeriy du nom du professeur Planer d'Erford, qui Ta trouvée dans les trèspetites rivières de la Thuringe) avec laquelle, ainsi que le fait remarquer Cuvier, on l'aura sans doute confondu.

On le nomme aussi Lamprouon et plus communément Sept-œils; il est long de sept è huit pouces et gros comme un fort tuyau de plume. Son dos est d'une couleur verdâtre, et la partie inférieure de son corps est blanche ; il s'enfonce dans le sable, et y respire par un mécanisme particulier, à l'aide duquel il fait pénétrer Teau jusqu'à lui.

La seconde espèce est TAhmocète bocok {Pttromyzon ruber, Lacep.). Sa taille est la même que celle de l'espèce précédente ; mais elle est d'un rouse oe sang plus foncé sur le dos. L'une et l'autre se trouvent à l'embouchure de la Seine. A Rouen, on mange volontiers la première, et toutes deux ser vent d'appât pour les hameçons.

AMMODYTÈ. Voy. Vipère.

AMM0DYTE8. Voy. Equille.

AMPHIBIE [ififiStoç, qui a deux ws). ^ Ce mot sert aujourd'hui à désigner des animaux pourvus à la fois de poumons et de

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POISSONS, ETC

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branchies, et ayant la propriété de vivre altenutifement dans Tair et dans Teau.

Toutes les larves de reptiles pourvus à la fois de poumons et de branchies^ sont momeDtJDémeot amphibies. En effet, à l*époque de leur métamorphose, ces animaux respirent Tair atmospnériaue par les poumons, e( l'air contenu dans 1 eau par les branchies. Pour cela, les têtards commencent par rester plus longtemps à la surface de l'eau ; puis^ plus confiants dans les changements qui s*o* pèrcoteneux, ils vont à terre pour essayer leur respiration pulmonaire ; quelquefois on les foit revenir dans Teau ; le plus souvent ils n'y retournent qu'après leur complète métamorphose. A cette epogue, il est facile de prolonger leur état transitoire d!animaux amphibies, en les forçant de rester dans Veau quelques jours de plus. (Voir pour plus de détails l'article Mbtamorphosb).

Pour ce qui regarde les autres amphibies, on i beaucoup discuté sur la question de savoir si les reptiles pourvus à la fois de branchies et de poumons, et pouvant respirer en même temps l'air atmosphérique ou Tair contenu dans Teau, sont des êtres parfàxû ou seulement des larves d'espèces encore inconnues dans leur état complet de développement. 1\ résulte des recnerches «nalomiques de ViUustre Guvier, et aussi des rapprochements zoologiques qu'il a présentés, que ces aoimaai sont véritablement des êtres parfaits, comparables aux têtards de Greoouilles et de Salamandres^ qui conserveraient ies mêmes conditions pendant toute la durée de leur vie, sans subir aucune métamorphose. De ce nombre seraient les Sirènes, les ^tées, les Hénobranches et les Axolotls.

On doit cependant rayer du nombre des amphibies les Prêtées ; car, d'après les belles et intéressantes recherches de M. Rusconi, ces animaux meurent aussitôt ou'on les retire de l'eau ; d'oi^ il faut conclure que les poumoDs rudimentaires de ces reptiles sont msuffisaots pour une respiration atmosphériqne.

Çoant aux Axolotls, Cuvier les place enœre arec quelque doute parmi les genres à i>raochies permanentes : il ne resterait donc de véritables amphibies, que les Ménobran* ches et les Sirènes. Ces dernières surtout loi ont paru offrir toutes les conditions esieotielles à une respiration aquatique et pulmonaire indépendantes l'une de 1 autre. Od a aussi donne le nom d'amphibies à une p^e tribu de mammifères carnivores : ce sont les Phoques et les Morses. Ces aniffiaux, dont 1 organisation est encore peu connue, ont des poumons, mais pas de ttranchies , quoique habitants des eaux.

Us auteurs qui attribuaient la faculté de rester lon^emps sous l'eau à une disporition particulière du cœur, avaient cru que le trou de Bolal chez ces animaux était resté libre, tait que des observations ultérieures îool venues inflrmer. r

D'où il .suit pour nous que tous les eni- t Biaux qui ont la possibilité de rester im cer- ^

tain temps sous l'eau, ceux^à même cpii n'ont pas de branchies, et que Ton plaçait à tort parmi les amphibies, doivent cette faculté à une disposition particulière de leurs poumons et è la possibilité d'obstruer l'ouverture des narines. Je citerai pour exemple des animaux bien connus, comme la Grenouille et la Salamandre ou Lézard d'eau. Ces deux espèces de reptiles ont des poumons très-amples, d'une structure différente de celle des poumons des mammifères, ressemblant plutôt è des sacs ou à des vessies gonflées ; là une grande masse d'air peut entrer et y être maintenue ; de plus, la langue de la Grenouille, en s'appliquant sur le palais, bouche les trous des narines internes ; et chez la Salamandre, deux nrolongements semi-cartilag[ineux (dépenaances de l'hyoïde) vont aussi, au gré de l'animal, se placer dans les ouvertures internes des na* rines. Ce qui, chez l'un comme chez l'autre de ces reptiles, empêche l'entrée de l'eau dans la bouche, et permet à ces animaux de rester sous l'eau tant que le besoin de res-

Êirer ne se fait pas sentir. D'après Buffon et laubenton, il sufSrait de plonger de jeunes mammifères, à diverses reprises, dans un fluide dont ils puissent se nourrir, tel que le lait, par exemple, pour les rendre ampnibies. Ce fait cependant est loin d'être démontré, et ne s appuie nullement sur des données anatomiques exactes. On peut tout au plus admettre, d'après les expériences de M. Edwards , une respiration cutanée propre à certains reptiles qui séjournent dans l'eau ; d*après cela, et d'après ce que nous avons dit plus haut, on peut s'expliquer pourquoi des animaux non amphibies restent plus ou moins longtemps sous l'eau (Voy. les articles Cobur, Circulation et Respiration.)

AMPHIPRION. — Genre de poisson de la famille des Sciénoïdes. Les espèces qui en font partie ont un corps ovale, cinq rayons aux ouïes, une seule nageoire dorsale et une ligne latérale ne se prolongeant pas au delà de celle-ci. Elles ne possèdent qu'une seule rangée de dents à chaque mâchoire, et leur palais en manque complètement. La tête de ces poissons est obtuse.

Les Amphiprions sont des poissons de petite taille, qui brillent des plus belles couleurs. Tous viennent de la mer des Indes, et surtout de son archipel.

AMPHISBÈNE , Amphisbœna , des mots grecs àfifiçy de part et aautre^ et /Smvu, m§r' cher. — C'était chez les anciens le nom d'un serpent que l'on redoutait beaucoup, et que l'on connaît seulement par les fables débitées sur son compte. Comme on le voit par ce vers de Lucain, dans la description aes serpents de la Lybie :

Et gravii ingeminum iurgens canut amphiibœna

(Phan. 1. IX.)

et par divers passages de Pline, on le croyait pourvu d*une tête à ses deux extrémités; on disait qu'il marchait en arrière comme en avant

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