‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 100 sur 204 · HOL · texte numérisé non relu

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HIRONDELLE MARINE. Vay. Dactylo- HISTOIRE de la zoologie. Voy. Zoolo-

HOLACANTHE EMPEREUR , Lacép. , Cuv.; genre de poisson de la famille des Acanlhoptérygiens Squammipennes. — LHo- Jacanthe Empereur vil dans la mer du Japon; sa chair est souvent beaucoup plus grasse que celle de nos Saumons; son goût est très-agréable; les habitants de plusieurs contrées des Indes Orientales assurent même que sa saveur est préférable à celle de tous les poissons que Ton trouve dans les mêmes eaux que cetHolacanlhe, et il se vend d'au-* tant pJus cher qu'il est très-rare. Il est d'ailleurs remarquable par la vivacité de ses couieurs et la beauté de leurs distributions. On croirait voir de beaux saphirs arrangés avec goût et brillant d'un doux éclat, surdes lames d'or très-polies; une teinled'azur entoure chaque œil, borde chaque pièce des opercules, et colore le long piquant dont chacun de ces opercules est armé. On compte deux orifices à l'une et à l'autre des deux narines. La dorsale ainsi que l'anale sont couvertes d'un si grand nombre d'éeaiiles presque semblables à celles de la tête, du corps et de la queue, qu'elles présentent une épaisseur et surtout une roideur trèsgrandes ; ces deux nageoires sont de plus arrondies par derrière.

HOLOCENTRE, c'est-à-dire tout épines, d*ô>or et de xivTpov, à cause du nombre assez considérable d*épines que présentent leur opercule et leur préopercule.

Quelle variété admirable dans la parure des poissons 1 Toujours macnifique ou élégante, composée ou sirapTe, brillante ou gracieuse, elle est si diversifiée, cette parure remarquable, ou par les nuances qui la composent, ou par la distribution de ses teintes, que nous parcourons en vain un nombre immense d espèces différentes ; nous avons toujours sous les yeux un assortiment nouveau de couleurs et de tous. Aucune espèce ne ressemble à une autre parla disposition, par les reflets, par l'éclat de ses nuances. Et que l'on ne soit pas étonné que les sept couleurs du prisme sufQsent pour produire, entre les mains de la nature, cette merveilleuse diversité 1 Lorsqu'on rappelle la quantité prodigieuse de dégradations que cliaque couleur peut présenter, toutes les combinaisons qui proviennent des mélanges de ces dégradations, employées deux à deux, trois à trois, quatre à ouatre, et fondues successivement les unes dans les autres, jusqu'à ce qu'on ait épuisé toutes les différences que ces rapprochements peuvent faire naître ; lorsqu enfin on multiplie tous ces produits par des quantités bien plus grandes encore, par toutes les sortes de distributions de nuances qui peuvent être réalisées, on parvient à des nombres que J'esprit ne peut saisir dans leur ensemble, dont l'imagination la plus^ive ne découvre qu'une portion ((eja série, presque intiuie, et dont on ne acieimine toute Véleudue qu'en usant de

toutes les ressources que l'on peut derovi la science du calcul.

Le genre des Holocentres va nous foi.

de nouveaux exemples de l'emploi qu'a la nature de ces combinaisons de disii tions uniformes ou différentes avec nuances diverses ou semblables. Le est un de ces exemples les plus frâp^. Nous allons voir surie Sogofes feui des bis, des diamants ou de l'or. Mais (a nouvelle disposition de nuances animées radoucies I le rou^e le plus vif se fond d le blanc pur du diamant, en descentiaet chaque côté de l'animal, depuis le haut dos jusqu'au-dessous du corps et delaque et en se dégradant par une succession S -sensible de teintes unies et de rêflels» sortis. Au milieu de ce fond nuancé s'ét«» dent, sur chaque face latérale du poisson,»! ou sept raies longitadinaleset dorées; laci»leur de l'or se mêle encore au rouge de b tête et des nageoires, particulièrement i »• lui qui colore la dorsale, Fanale et la (hdale; et son œil très-saillant montre iHitm argenlin,entouré d'un cercle d'or.

Ce beau Sogo doit charmer d'autai)(|ite les regards lorsqu'il nage dans une entepide, pendant que le soleil brille dans lotfte sa splendeur au milieu d'un ciel a2urf,(pi£ ses nageoires sont longues, que lesInoliv^ ments en sont plus rapides, et que,rélléciiissant plus fréquemment, et par des sndicts plus étendues, les rayons de Taslre de la lumière, elles scintillent plus viveniefl/,e/ eA facent avec plus d'avantage l'écfc/dw métaux polis et des pierres orienlales les(^us précieuses.

On devrait le multiplier dans ces ks charmants qu'un art enchanteur conlourue maintenant avec tantdegoûl,aufflili6uduDi prairie émaillée et à côté d'arbres tottllu et fleuris, dans ces jardins avoués par la ni* ture et {tarés de toutes ses grâces, d'où le sentiment n'est jamais exilé par unefroih monotonie, et qui, cultivés, iljr a trois mille ans, dans la Grèce héroïque, conservés ja^ qu'à nos jours dans l'industrieuse Chine, d adoptés par l'Europe civilisée, ont méritt d'être chantés par Homère et Delilie. Se livrant à ses mouvements agréables au GQiiieï des eaux de ces lacs paisibles, il y onûul*^ rait, pour ain^i dire, comme Tioiage d'uo^ belle fleur agitée par un doux zéphyr; ilc*^»» plélerail le tableau riant d'un Eden o\ï Itf eaux, la verdure et le ciel marieraient tf leurs brillants ornements et leurs naancel touchantes. Il s'accoutumerait d'autant pi<>' facilement à sa nouvelle demeure, que la o»' ture la placé non-seulement aux W^J Orientales, en Afrique, aux Antilles, à 1*^* maïque, mais encore dans les eaux de ï^ rope.

Les colons de la Jamaïque rappellent il Gallois ; ceux de Saini-Thonaas, IBowidJ rouge ; ceux de la Caroline, rEcureuil ; » Porto-Rico, on le nomme el Candil.LeD|)fl» de Soi^o que lui donne Blocb, est celui, uiiil, qu'il [mie à la cùle de Guiuée. Les pi"*

POISSONS , ETC

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