‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 101 sur 204 · HIP · texte numérisé non relu

HIP

cAlé sur sa caudale. Il se pèche plutôt que le Hareng, el surtout sur la côte ouest de TAngleterre.

Voy, Sardine, Alosb, etc.

JHAUSTION ou préhension des liquides.

Foy. DiGEsnoH, art. II.

HELENE. I oy. Mcrè?ie , h Tart. Ah-

6CI1XB.

H1PK)CAMPE. — Genre de poissons de Tordre des Lophobranches, famille des Syngnathes de Lacépède, vulg. Cheval ma-

Quel ouitraste que celui des deux images rappelées par ce mot Hippocampe^ qui désigne en même temps et un CheTai el une Chenille I Quel éloignement dans Tensemble des êtres virants et sensibles sépare ces deux animaux, dont on a voulu voir les traits réunis dans THippocampe, et dont on s*esl efforcé de combiner ensemble les deux idées pour en former l'idée composée du Sjngnathe que nous décrivons 1 L'imagination, qui, au lieu de calculer a?ec patience les véritables rapports des objets, se plaît tant à se laisser séduire par de vaines apparences, el à se laisser entraîner vers les rapprochements les plus bizarres, les resseniblances les plus trompeuses el les résultats les plus merveilleux, a dû d'autant plus jooir en s'abandonnanl pleinement au sens de ce mot Hippocampe^ que, par l'adoption k plus entière de celte expression, elle a exercé, pour ainsi dire , en même temps, une triple puissance. Reconnaître, en quelque manière, un Cheval dans un petit Cartilagineux, voir dans le même moment une Chenille dans un poisson, et lier ensemble, et dans un même être, une Chenille et un Cheval, ont été trois opérations simultanées, trois espèces de petits miracles compris dans un seul acte, trois signes de pouvoir devenus inséparables, dans lesquels l'imagination s'est complue sans réserve, parce qu'elle ne trouve de véritable alllrait que dans ce oui lui permet de s'attribuer une sorte de lorce cr&trice ; et voilà pourquoi cette dénomination d'Hippocampe a été trèsanciennement adoptée ; et voilà pourquoi, lors même qu'elle n'a rappelé qu'une erreur bien reconnue, elle a conservé assez de charmes secrets pour être généralemeut maintenue parles naturalistes. Quelles sont cependant ces légères apparences qui ont introduit ce mut Hippocampe^ et d*abord quels sont les traits de la conformation extérieure du Syngnathe dont nous nous occupons, qui ont réveillé l'idée du Cheval à j'instant où on a vu ce Cartilagineux? Une tète un peu grosse ; la partie imtérieure du corps, plus étroite que la tête et le corps proprement dit ; ce même corps plus gros que la queue, oui se recourbe ; une na-

i(eoire dorsale dans laquelle on a trouvé de a ressendilance avec une selle ; et de petits filaments qui, garnissant l'extrémité de tubercules placés sur la tête et le devant du coi:ps, ont paru former une petite crinière : tels sont les rapports éloignés qui ont fait penser au Cbeval ceux qui ont examiné un

Hippocampe, pendant que ces mêmes filaments, ainsi que les anneaux qui revêtent ce Cartilagineux, comme ils recouvrent les autres Syngnathes, l'ont fait rapporter aux Chenilles à anneaux hérissés ae bouquets de poil.

Mais, en écartant ces deux idées trop étrangères de Chenille et de Cheval, déterminons ce qui différencie l'Hippocampe d'avec les autres poissons de sa famille.

Il parvient ordinaireiùent à la longueur de trois ou quatre décimètres, ou d'environ un pied. Ses yeux sont gros, argentés et brillants. Les anneaux qui l'enveloppent sont à sept pans sur le corps, et à quatre pans sur la queue : chacun de ces pans, qui Quelquefois sont très-peu sensibles, est ordinairement indiqué par un tubercule garni le plus souvent d une petite houpe de filaments déliés. Ces tubercules sont communément plus gros au-dessus de la tête, et l'on en voit particulièrement cinq d'assez grands au-dessus des yeux. On compte treize anneaux à l'étui qui enveloppe le corps, el de Irenle-cinq à trente-huit à celui qui renferme la queue, laquelle est armée, de chaque cêté de trois aiguillons, de deux en haut et d*un en bas. Au reste, ce nombre d'anneaux varie beaucoup, au moins suivant les mers dans lesquelles on trouve l'Hippocampe.

Les couleurs de ce poisson sont aussi très-sujettes à varier, suivant les pays et même suivant les individus. Il est ou d'un livide plombé, ou brun ou noirâtre, ou verdâtre ; et quelque nuance qu'il présente, il est quelquefois orné de petites raies ou de petits pomts blancs ou noirs.

La vésicule aérienne est assez grande ; le canal intestinal est presque sans sinuosités. La bouche de l'Hippocampe étant d'ailleurs conformée comme celle des autres Cartilagineux de son genre, il vit ainsi que ces derniers, de petits Vers marins, de Larves, d'Insectes aquatiques , d'œuls de poissons peu développés. On le trouve daps presque toutes les mers , dans l'Océan , dans la Méditerranée, dans la mer des Indes. Pendant qu'il est en vie, son corps est allongé comme celui des autres Syngnathes : mais lorsqu'il est mort, et surtout lorsqu'il commence à se dessécher, sa queue se replie en plusieurs sens, sa tête et la

Eartie antérieure de son corps se recourent; et c'est dans cet état de déformation qu'on le voit dans les cabinets, et qu'il a été le plus comparé au Cheval.

On a attribué à l'Hippocampe un grand nombre de propriétés médicinales, et d'autres focullés utiles ou funestes, combinées d'une manière plus ou moins absurde : et comment n'aurait-on pas cherché à douer des vertus les plus merveilleuses et des qualililés les plus bizarres, un être dans lequel ou s'est obstiné, pendant tant de tem^, à réunir par la pensée un Poisson, un Cheval et une Chenille?

HIPPOGLOSSDS. Voy. Flétah,

mu

REPTILES

HTO

tinctîfs d'avoir des lamelles siin[)les sous la queue, comme les Boas ; un premier groupe, à corps court, trapu, à queue courte, obtuse, à écailles petites, égales, hexagonales, lisses, à peine dilatées à la région abdominale, aux yeux très-petits et privés de paupières, a reçu le nom de Cylindrophii. L espèce type de ce genre est :

Le Ctlihdrophis brillant C. resplendens^ Anguis rufuif Corallina striatus , Scytale ^ Torlrix rufa^ Ilysia rufa) ; ses proportions rappellent celles des Amphisbènes : le dessus du corps est d'un vert-violâtre, irisé et à reflets cuivreux ; le dessous du corps présente des taches noires allongées transversalement, plus ou moins confluentes, qui se détachent sur la couleur blanche du fond et forment parfois des bandes assez régulièrement espacées ; on trouve encore chez cette espèce quelques petites pièces osseuses , vestiges d'un métatarse et d'un doigt, situées près de l'anus. Ce Reptile innocent provient de Java ; il a environ deux pieds à deux pieds et demi de long ; la queue a un peu

51 us d'un pouce ; sa grosseur dépasse celle u pouce.

Les autres genre de ce premier groupe offrent un corps plus grêle et plus allongé»' comme :

1* Les IlysiOf qui ont aussi reçu les noms de RouleaiiXf de Tortrix^ de Torquatrix^ é'Aniliui et de Scylales^ ont leurs écailles rhomboïdales, lisses, courtes ; elles sont à

{)eine dilatées en lamelles sur la région inérieure du corps et de la queue ; les yeux sont à peine saillants et lort petits ; la

Sjueue est terminée par une large écaille en orme de dé. L'espèce la plus commune est :

Le Ruban {Ilysia Scylale^ Anguis Scytale rubra^ te rou^e). Cette espèce atteint à deux pieds et demi de longueur, la queue n'a guère qu'un pouce ; sa grosseur est celle du petit doigt, ellerest en dessus et en dessous d'un beau rouge plus ou moins régulièrement annelé de noir par des taches allongées transversalement, plus ou moins confluentes d'un côté du corps à l'autre; la teinte rouge de corail s'altère beaucoup dans l'alcool et devient blanche à la longue, ce qui a causé de la variété dans les descriptions des naturalistes. Cette espèce vient de l'Amérique méridionale ; elle se nourrit d'>autres Reptiles, et fait, dit-on, des petits vivants ; on retrouve chez cette Uysie quelques vestiges d'un pied rudimentaire situé sur les côtés de l'anus.

2* Les espèces du genre Aspidura ont la tête plus allongée» la queue plus grande ; les écailles lisses sont d'une lorme rbomboïdale, allongée; les parties inférieures sont revêtues de lamelles entières plus développées ; l'on trouve aux yeux, qui sont très-petits, des paupières ruaimentaires ; la supérieure est plus sensible que l'inférieure. L'espèce sur laquelle ce genre est établi est :

L' ASPIDURA BrAGHTORHOS OU A COURTS

QUBUB {Scytale brachyorhos)\ long d'un pied

et demi, de la grosseur du doigt, marqué dessus de deux larges bandes loDgitomoil brunes, séparées 1 une de l'autre par u bande d'égale largeur, plus pâle et imn mée de macules noires répétées d'ioterrai à intervalles réguliers de cinq à six ligoi Cette espèce provient de Java.

3^ Les CercaspiSf dont le nom (formé d roots grecs xt^c, queue, et «fcnrtc, booclii rappelle la même signiGcatioD que od d'Âspidura (formé des mots grecs •«« bouclier et où/»à, queue), c'est-indire la te minaison de la queue par un dé corné, coi

2ue, mousse, mais lisse, ne diffèrent d spiduras que parce que les écailles é parties supérieures sont carénées, rhomM dales, allongées, et que la rangée rachidieiB impaire est composée d'écaillés mi peapii dilatées que les autres ; la queue est aot proportionnellement plus longue et ph grêle que dans les genres voisins. Oo e connaît une espèce qui vient deCejlio c'est :

Le Cercaspis CARiivi ( C. eannata, Ar* riah carifuUa }, de la grosseur du fomi long de deux pieds et demi, dont siij» ces environ pour la queue ; le des» à corps est brun noirAtre, marqué im vingtaine de bandes transversales jaootire; le dessous du corps est blanc jaunâtre.

D'autres Homaiosomes ont les écêill& do dessous de la queue doubles et disposits comme chez les Couleuvres. Les m ont le corps court et trapu, la queue ttMtm comme les Brachyoros; les yeux sof^i ^ etits, privés de paupière ; le?écailie$ rhoinoïdales, courtes^ lisses. Unedesesjicesde ce genre est :

LeBRACHTOROS BLAl«CHATRB(Co(tt5eralil«)t

d'une teinte vert-brunâtre, unifomie en d» sus, blanchâtre en dessous ; long de im pieds environ, dont deux pouces poarl^ queue. Ce Serpent vient des Indes.

D'autres Ophidiens de ce groupe ont corps long et grêle ; à écailles rbooibc les, courtes, lisses; è museau court, à petit et nu : ainsi sont les Duberria dont type est

Le Duberria a corps ÉTRorr(CoW<r* tirentris, Elops Duberria), Ion» de plus d pied, de la grosseur du petit doigti niar en dessus de deux larges bandes loogit nales brunes, séparées l'une de l'autre une bande égale d'une teinte plus cl plus ou moins distincte, jaunâtre en sous. Ce Serpent vient du cap de Bonnepérance.

HOMME, est-il une transformaUonde rang 7 Yoy. l'Introduction, { II.

HOMOPODE. Foy. Tobtub.

HUMERUS. Yoy Sqcblbttb. ^

HUMEUR PANCREATIQOR Tof. lw«^ TiON, art. UI.

HUSO ou Haussen. Yoy. Bsrweio^ HYBRIDES. Yoy. l'Introduction, | W' HYDRE. — Parmi les idées vraies rimagination poétique des anciens s ^»

à exagérer et a dénaturer, il n'en est p»

«* HTO POISSONS , ETC-

ut ca aa^aoi oe célébrité que cette création Ij ^)eri)ohque de l'Hydre de Lerne, Serpent DC^Jistrueui ; c'éUit à qui renchérirait sur le ]O0^^ de têtes au moyen desquelles son lot^e empesté frappait de mort rimprudent pJL^ approchait des marais où elle avait ^1)U sa retraite. Elle eut sept, neuf, cinf^pte, cent tôles, au gré du caprice et du ^«me ragabond des poètes. Née de la fange tttarfts de Leme, ou, comme le veut Héde l'union repoussante d'Echidna et ihon, Junon, la superbe, l'implacable > I éleva pour servir d'instrument à ses ances, et la suscita contre Hercule.

Me combattit l'Hydre; mais les têtes aballait à coups de massue renaissaient Tt6l, et le sang que le monstre répansemblait retremper sa rage; enfin le •.inaccessible à la faiblesse, se saisit lèche empoisonnée et étendit le prola milieu des roseaux du rivage. Les 1 modernes, trop souvent poètes à la se sont fréquemment servis de cette » d*uQ Serpent à plusieurs têtes tourenaissantes , pour animer leurs ta- Lillé^rioues; mais les naturalistes tWmtl Hydre à sa juste valeur, et pour e«i aujourd'hui un genre de Serpents ïiiûjtommun avec l'Hydre des anciens ^ vmMt de séjourner souvent dans u ('«fHimopHiDESj, et, d'ailleurs, sans ^fpoTiprobélç avec le Serpent aquatique, ^ipasmir de base aux amplifications de ^; dOfide et de leurs devanciers.

MOPHIBES, du çrec v^«/», eau, et S^ic, ^.^LJ?^: "" Ce nom sert a désigner un groupe CHO^dieDs dont les habitudes sont aqua- ^ ^' Chez guelques-uns, le corps plus ou comprmié latéralement, mais surtout anoeourte, dilatée et aplatie latéraleen aviron, décèle au premier coup ce mode de vivre, et distingue ces Serdes autres groupes de la même fa- Ûiez la plupart des Hydrophides, des J venimeuses placées à la base des maxillaires fDurnissent une liqueur l/e qui s'introduit, à l'aide de ces moyens niBf dans les tissus de l'animal marin Jjdrophide cherche à saisir, et facilite . ure de la proie ; mais ici ce ne sont Comme chez les Vipères par exemple, Crochets mobiles qui sont chargés de ^-^ de cette inoculation : les dents maxilfixes chez les Hydrophides, mais ^js en canal, vont porter d'une manière " ^oins sûre Tangoisse et la mort. Les J^ de la plupart des Serpents venimeux J^tit une pupille linéaire verticale ; mais Jf des Hydro^ïhides est circulaire ; cepen- ■J quelques auteurs ont figuré des Hydrof"^s à pupille verticale. On n'a pas encore ' ^î ces Ophidiens font des petits vivants, jome la plupart des Serpents toxiques, ou ^ poDdeot des œufs, à la manière des Serftl^ innocents. Il parait que, malgré la vio-

HYD

fk^ du poison des Hydrophides, les habittla des parages oi!i Ton observe ces anii&aux mangent impunément leur chair, et

Dicnonii. db Zoologie. U.

s'en nourrissent aussi volontiers que de ceUe des poissons.

Les espèces connues d'Hydrophides habitent tous les archipels de rOcéan atlantique ou de lia mer du Sud ; on les voit, dans les beaux jours, sillonner la surface de l'eau, sans plonger profondément dans le liquide, et en élevant légèrement la tête au-dessus du niveau des lames, dont la force et la température leur indiquent sans doute l'instant de la retraite et l'occasion favorable pour la chasse.

Les Hydrophides, que l'on a aussi désignés sous le nom de Nauticophides, se distinguent entre eux par la forme de leur corps et la disposition de l'enveloppe protectrice de leur tête et de leur corps.

Ainsi les uns ont le corps comprimé : ce sont les Hydres.

Les Hydres ont, avec leur corps comprimé, les plaques sur la tête, des écailles rhomboidrfles en avant, hexagonales, légèrement dilatées transversalement, surtout sur les parties inférieures, peu imbriquées, lisses sur le dos, marquées sous le ventre d'un pli ou d'une carène plus ou moins saillante en éperon, et destinée, à ce que l'on croit, à retenir l'animal aux inéçalités des récifs et des roches, à la manière des lamelles écailleuses de la tête de VEcheneis rémora. On les a divisées, à cause de lit forme plus ou moins trapue de leur corps, en deux groupes ; dans 1 un, la tête est petite, portée par un cou long et grêle, qui contraste avec le renflement de la portion abdominale du tronc ; ce sont les Disteires ou Microcéphalophis : à ce groupe se rapportent :

Le DisTBiRB AU cou oaèLB (Hydrophis araeilis , Enhydris gracilis , Microcéphalophis gracilis). Blanc-jaunâtre en dessus, marqué de larges taches rhomboïdales bleuâtres ou noirâtres, étendues en travers sur le dos et envahissant plus ou moins vers la partie antérieure du corps la couleur blanche du dessous du cou ; les narines sont ici placées sur le museau au milieu d'une large plaque nasale ; on compte six séries longitudinales d'écaillés ventrales plus ou moins armées d'éperons.

Le DisTBiEE À QUBUB NOIRE {Hvdrophis melanurus). Vert-jaunâtre, annelé de noir ; les anneaux étroits, confondus sur le milieu de l'abdomen avec une ligne longitudinale moyenne de même couleur, et entremêlés sur le dos de* taches arrondies, noirâtres ; une large tache noire sur le dessus de la tête, et une ligne noire le long des lèvres.

D'autres Hydres, munies également de plaques sur la tête, et protégées sur le reste du corps par des écailles disposées à peu près comme dans le groupe précédent, ont le corps un peu plus trapu ; et les plaques du la iète, celles en particulier qui avoisiueut l'ouverture des narines, offrent une certaine

i)articularité : ce sont les Léiosélasmes ou jPoyodonies; à ce groupe se rapportent :

Le LiiosÉLAsiiB schisteux {Hydrus schistosus). Cette espèce se rapproche, par sou

hEPTlLES.

MA

systèiric de coloration, du Disteirc au cou

Le LÉinsÉLASMK GniNtiLÉ {Hydrophiè granulata Hriala] s'éloigne peu tin l'espèce préfcétlenEe, sous le' rapport de la disposition des Couleurs.

Le LËiosÉLisHE A BANDES koiheS {tlyarui nigrocinctus , Polyodontes'annutatus] oITre des bandeieltes transversales noirâtres, pins étroites, mieux Arrêtées, plus nombreuses, constituant souvent des anneaui complets autour du corps de l'animal ; il se ranproclie, k cet égard, du Disleire à quëùe noire.

D'aulres flydrophides ont Iç coriis cylindrique, la têle, le cou mieut proportionnés; mais leurs écailles Hsses sont sin\plement juxtaposées, ou disposées , comitoe Ton dit, en pavés; ce sont les Pélatnt/âa; l'espèce la

xolor , , d'un

ssous;

as préleux S s de la ne. Ls ossetir ires et litié de ées en le chez la plae fronière et ' un dé côrnA dSsBz marqué.

D'autres Hydrophydes se rapprochent da- Tanta^e des couleuTres par les propertions de la tête, du cou, du corps et de tB qoeue ; par la disposition rhomboïaaie imbriquée des écailles lisses qui recouvrent leur corps, et par la présence des lamelles sur les parties inférieures; leur tête courte, obtuse, leur museau mousse rappellent quelque peu ta physioDumie des Homalopsis; leurs yeux sont grands, comparés i ceux des autres Uydrophides, mais ils sont encore petits auprès de ceui des Csnlcuvres; leur pupille est circulaire; ce sont les Platuret ou Aipyâurei. A ce groupe appartient :

Le Platcre FASCii (Platunu foKiatiu , Bydrua cofu6rtnui , Coluber laticaudut).

Blanchâtre en dessus et en dessous, anneK en dessus de bandelettes noires; une tache DOiresur la tétet anastomosée en arrière, avec un trait noir qui est étendu lonsitudioalement derrière les yeux. Cette Hydrophide atteÎQt un peu plus de longueur et de grosseur que les espèces nés genres précédents. On a réuni aux Hydrophidas, sous le nom de Chertydre, que les anciens appliquajjïnt & des Ophidiens qu'il n'est guère possible de -déterminer exaciemeot, (Taprès les renseigueiueuls imparfaits et souvent erronés qu'ils uousout transmis, upe espèce de Serpent qui habile volontiers le fond des rivières de l'Ile

Chersydres une division particulière, sous le nom do Scroggituret , k cause de ta disi^osition arrondie de leur queue; mais il pgtaii aujourd'hui que ces Chersydres ne sont qne le jeune Sge de l'AcROcitoRbE de Java. (Foif. ce mol).

HTDROPtSIE. Toy. Exbaution.

HYLAB;COLOB. roy. IUl^E vebtb.

HYPÉROODOH, du grec Cirtpof, palaU.n Hait, âml, c'esl-Ei-dlre qui à des dents surli surface dû palais, caractère très-remarqiublt de ce genre de cétacés de là tribu des Delphiniens. — Ce geûre ne Se compose que d'une seule espèce, 4<^i parait habiler nos mers septentrionales ; elfe à été assez HgueminetitTuesiirnosl;dtes;et.aprSsaVolr4ti considérée, tantôt comtlieune Baleîùe, parce qu'aucune dent né se voyait aux geneires, lanlOt comme nids rai^l^rochée dii Danpbm, parce qu'elle était privée de fanons, elle est devenue le type d'un genre, fondé d'abord sur des caractères satis importance, et par conséquent doulciixi et ensuite im vérité sur la structure de la télé, particulièrement remarquable , comme nous d verrons bienlAt en détail, par la singulière çrétti verticale qui s'est développée m maxillaires supérieures.

L'HiPEHOonoif DBBAuasAkii {H. Buttkoft.].

Le cétacé qui doit Ici nous occuper monlre de la maiitèrè la plûâ frappante une des grandeâ diîllcullés de l'histoire nalurelle^^^ celle qiie le naturaliste éprouve lorsqu'il veiit composer l'histoire d une espèce dV près les notions énarses qui ont pu Sirs publiées sur elle. Non-Seulemé&t il doil il»précier les rapports de ces liblions, n'ajwl sbiivent â s'aider pour celé qyë des apptrences tes plus légères, maîi [fl doit au^i> et ce n'est pas sa moindre tâche, juger i4 qui a été conclu de ses rapports par lesuaturaiistes qui Toiil précède ; delÔunarrilique d'autant plus ingrate et dlfflcile, qij™ ne cbtidùit la plupart du temps qu'au dûuit et à l'Incertitude.

Huuter, çn 178Î, Qt coDnàllre par d'importants détails anâlomiques, souS le rtora de Bôtite-no$e-Whale, et lit représenter ua cétacé qui était vend échouer iidrts la J^" mise, près du pont de Londres, et qu'il* gardait comme appartenant îi la luème esp*^' qu'un individu de cet ordre dont parle Baj*sous le nom de Plondert-head-Wlio^'- *■" animal avait vingl-un pieds de longueur; s» front convexe s'élevait direclemenl '"' dessus de là mâchoire supérieure, son o"' seau était mince, et fit mâchoire inférieur! avait deux petites pointes à son eitréBUlt'

Un ancien lieutenatit de fl-égate, nomme Baussard. se trouvant à Honfleur le 1» septembre 1788, lorsque deux cétacés, une femelle adulte et son jeune, vinrent écboufj près du rivage, fît dessiber ces snimauï^ en publia une descriptibn dans le /«""• de Physique, du mois de inarS 1789- ^

Des pécheurs les aperçurent JiJ loin; J* •ent lutter contre la maiée e' f ''„V

battre sur la grève ; Us s'en api/wc

:l)ÉreDt-

de Java. On a même constitué avec ce» La plus jeune de ces femelles était éf™U"*

UH

PUWSlW* etc«

la nière diereludi à la remettre h flot ; mais bieot&t elle échoua elle-même. Oti s^empara d*abord de la jeune femelle ; on l'entoura de eordes, et,è ft>rce de bras, oïl la traltaa sur le rivage jusqu'au-dessus des plus hautes eaux. On re?int alors à la mère ; ea l'attaqoa aree ahdace ; oto la perça de plusieurs coups sur la tête et sur le dos ; on hri fit dans te rentre utie large blessure. L'animal furieux wmgU cûiitmt «w TaWIrmm^ agita sa queue d'une manière terrible, éloigna les assaillants. Hais on reeommença bientôt le combat ; on panrint à faire passer un eâble autour de la queue du cétacé. On fit entrer la patte d'une ancre dans un de ses érents ; la malheureuse mère fit des eflbrts ai ?iolenfa, qu'elle cassa le câble, s'échappa fers la haute mer» et, lançant par aon éTent un jet d'eau et do sang à plus de quatre mètres de hauteui*, alla mourir à la distance d'un oo deux myriamètres, où le lendemain on trouTa sM eadSTre flottant.

A Texoeption dé Saussard, qui entre dans qoelqueê détails tr^p éOUteât obscurs sur leà eétteés de Honfleur» Htmter, Dale, Ponloppidan-, etaemnitz, Voigtr» se tK>ment ou i donner des dimensions et des couleufs, on h indiquer leà detlta^ ou rtême I ne présenter 4ue des flgures. M êSt dottc inutile que nous fassions remarquer tout ee uni resterait h faire pour compléter et rendre cette hismire plus exacte et plus itaia.

IljMrattl^it que les hautes mers du Nord seraient les régions ordinaires 06 Se trouverait Mtureilement eette espèce^ car tous ceux qui ont été y ui sur nos cAtes Semblent D j avoir été amenés quliccidentellemenl ; ce n*est du m'oins que par un accidettt qu'ils nous ont été litres, tandis que celui dont parle Chemnitt atait été pris nageAnt lit>remeot en pteine mer ; et, d*après lé même auteur, 00 voit que ces animaux tirent en troupes.

Leur eûlle sérail de vingt-cinq à trente

r>ieds et même au-delà, et letir plus grand diamètre parait être Tis-A-vis des nageoires pectorales, de sorte que leur corps serait moins festforme et phu conique que celui des Dauphins, ils ont un museau aplati, large, surmonté par «ne apparence de front très-életé et de (brme arrondie \ les na-

Seoires, mais surtout les peetoriJes et la orsale, sont petites. Des dents coniques et pointues, au nombre de deux et peut-être plus, se Toieetè l'extrémité de la mâdioire infériearei et iot^u'its sont échoués, ils font entendre une voix fbrte qu'on a aomparée au mugissement du Taureau.

Le dedans de la mâchoire subérieare et le palais étaient garnis tie petites pointes dures et aiguës de plus d'une deuii- ligne d'élévation (î).

Nous devons faire d'autant plus atteotion à cette particularité, que piusîeurs espèces de poissons ont leur palais hérissé de petites dentSi et que, par oonséquenH la disposition dss dents du Butskopf est un nouveau trait qui lie la grande IrilMi des oétaeés avec les autres habitantsde la mer, lesquels, ne respirant que par des bratiehies, sont Ibl-cés de vivre au milieu des eaut. D'un aoire cêté, non-seulement le #utskopf est le seul cétacé qui ait le palais garni m dents, mais on ne connaît encore aucun Mammifinre qui ait des ée^is attaetiées à la sarfilce du palais. A la vérité, on a découvert dMuls peu, dans la houVelle Hollande, des Qaedrufièdes revêtus de poils, qu'oe a notAnés Orwitk^kfnqueïïf a cause de la ressemblance de leur museau avec un bee aplati; Îui vivent dans les marais, et qui ont des ents sur h» palais ; mais ces Qaadiujièdes ne sont couverts que de poils aplatis, et, pour ainsi dire, épmeux, us n\M pas <ie mamelles ; et, pdr tous tes principaux traits de leur conformation, ils sOnt bien plusvÉ^ proches des Quadrupèdes ovipares que des Mammifères.

ICHTBYOCOLLE. fof. BSTOkasos.

iCHTaTOLOGlE,d'M0c, potmên, et Ufç, weiemet ou lûêîoire. — L histoire de l'icMhvologie, en tant qu'elle consiste h rappder les travaux dont les poissons ont été Vvbjtt^ ne remonte pas m-delè d'Aristote; et nous ne croyons pas qu'on puisse considérer, en effet, comme intéressant pour le smet qui nous oempe, de rechercher, ainsi qu on ra Mt, depuis quel temps les poissons sont connus des hommes, rimportaMe du commerce au-

Ïual ils donnaient Heu dans l'antiquité, etc. ."histoire proprement dite de ilchthyologie ne remonte donc pas au-delà d'Aristote, c'est-à-dire 350 ans avant notre ère; c'est là le commencement de la prsmière des époques que nous venons de signater; aussi oe iH>it-on pas s'atteidre à trouver, dans les ouvrages du |irécepteur d'Alexandre, des

notions bien etaètes 9& la nature des poissons; loin de là, il confond avec eux des êtres qui en sont bien distincts, et se borne à les nommer, sans fixer clairement leurs caractères, et sans même en donner une distribution réellement méthodique. Oo rie saurait, en effet, donner ce nom à l'espèce de olassification qu'emploie Aristote, puisou'il se contente de les distinguer suivant f^ur séjour; ainsi, il a des poissons de rivièro, des poissons marins, et ceux-ci se divis(>ot en ceux qui ne quittent fias les côtes, el> poissons écailleux, poissons saxatiles, poissons alépidotes, etc.

Quelque imparfaites que soient ces no-

(i^ Gè sont ces points, 00 liit>ercules » qui oui scTTi, i fjacépéde, pour carartériser Kénériquttncni cHte espèce sons le nom 'VitfperooâoH.

IGH

REPTILES

IGU

tiens, ce sont cependant les seules qui aient constitué ricbthyologie (si tant est qu*il soit permis de dire qu'il existait alors une Icbthyologie), jusqu'au nyi' siècle de notre ère, c'est-à-dire jusqu'au moment où parurent Belon, Rondelet et Salviani, que l'on considère, à juste titre, comme vrais fondateurs de ricbthyologie.

Ce n'est pas que pendant ce laps considérable de temps, nuls travaux ne parurent sur cette matière. Non-seulement trois siècles environ après Aristote, Pline consacra, dans son Historia mtindt, une grande place à l'bistoire des poissons, et en parla avec toute la grAce et le charme qui caractérisent en général ses écrits; mais on eut encore sur le même sujet un travail du sophiste Claude- Elien, écrit avec élégance, et où se trouvent

Ïuelques détails intéressants sur les mœurs, [ais les ouvrages de ces historiens ne sont que des compilations, dans lesquelles les laits nouveaux et les observations exactes sont trop peu nombreux pour compenser les erreurs, les exagérations, les absurdités de toutes sortes qu ils contiennent. On ne peut

1ms non plus citer à titre de travaux réelement scientifiques, ni les écrits de l'Africain Apuleius, ni le fameux Dîner des Savants, du grammairien Assulei; ni le poëme d'Oppien , d'Anazerbe en Cicilie, sur la pèche ae q[uelques poissons de la mer Adriatique ; m l'article de saint Ambroise sur la création des poissons, l'Idylle de l'évoque Ausone sur les poissons de la Moselle ; les suppositions recueillies et publiées, tant par l'abDesse Hildegarde de Pinguia que par révèque Isidore dit le Jeune ; ni les sottises

glus grandes que contiennent las écrits d'Alert le Grand, ni enfin quelques écrits, moins recommandables encore, tant par le peu d'intérêt des choses qu'ils contiennent que par le peu le renommée de leurs auteurs. D'ailleurs, le peu de faits que renferment tous ces écrits ne permet pas de leur accorder beaucoup de valeur; saint Ambroise, dans son article sur la création des poissons, ne cite guère qu'une vingtaine d'espèces ; l'évèque Isidore en mentionne un peu plus de trente, on en trouve soixante-trois dans Albert le Grand.

Ainsi donc, depuis Aristote, qui, le premier, entreprend un travail un peu sérieux sur les poissons. Jusqu'au xvi' siècle, on ne trouve pas que 1 Ichthyologie ait fait aucun proçrès réel.

G est à cette époque que parurent Relon, Rondelet et Salviani, qui, ainsi que nous l'avons dit, sont regardes comme les fondateurs de richthyoTogie.

La voie fut cependant préparée par un certain Paolo Giovo, médecin italien, qui essaya alors de débrouiller la synonymie. Belon essaya ensuite une classification des poissons, qui est réellement, pour cette époque, un monument remarquable; ainsi, on y trouve des groupes qui sont assez naturels : tels que le onzième, qui renferme les poissons plats non cartilagineux, le treizième les Squales, le quatorzième les poissons an-

guilliformes, te\s que les Murènes, les Congres, les Lamproies, etc.

Vers la même époque» car les trois auteurs dont nous venons de parler parurent pour ainsi dire à la fois. Rondelet publie son bel ouvrage écrit avec goût et élégance, enrichi d'une foule de recherches et d observations, neuves alors et pleines d'intérêt, au récit desquelles président coDsIamment une sage réserve et une juste critique. Mais, sous le rapport de la classiGcation, cet ouvrage est loin d'avoir une aussi grande valeur, puisque les poissons s'y trouvent distribués d'après la considération de leur séjour. Quoi C|u'il en soit, cet ouvrage a eu une grande influence sur les progrès de ricbthyologie; il a joui longtemps d'une grande renommée, et aujourd'hui encore on y recourt fréquemment.

L'histoire des poissons de l'italien Hip polyte Salviani contient également des observations précieuses sur les poissons ; mais il offre les mêmes défauts sous le rapport méthodique. Salviani ne parait pas adopter de règles fixes; mais le plus souvent il classe les poissons d'après leurs formes extérieures.

L'on ne doit pas non plus oublier, dan$ Je récit de cette première époque de l'histoire des ichthyoloKues modernes, d'accorder un juste tribut délogea Conrad Gesner: ce savant professeur de médecine et de philosophie a Zurich, qui cultiva avec une ardeur et un zèle infatigables toute l'Histoire oaturelle, a fait sur les poissons un trarail réellement précieux. On y trouve indiqués avec beaucoup de soin les mœurs, le lieu natal des poissons qu'il décrit, et dont il donne souvent l'anatomie ; il indique également leurs usages, et donne en Krec, eu latin, italien, espagnol, français, allemand et quelquefois en anglais, la synonymie de plus de sept cents espèces. Ce sont là des services dont il faut tenir compte. Toutefois, il est juste de dire que Conrad Gesner, qui écrivit après que l'ouvrage de Rondelet eut paru, profita des travaux de ce célèbre naturaliste. Ajoutons aussi qu'il le fit de la manière la plus loyale.

Dès ce moment, en même temps que, grAce aux efforts des hommes distingués que nous venons de citer, l'ichthyolc^e prit une apparence scientifique, elle entra en faveur auprès du public, et ses progrès devinrent aussi prompts que brillants ; toutefois, il faut citer conune se rattachant malheureusement au passé le travail d'iJdrovande : on y trouve des erreurs et des rêveries, et la classification, si l'on peut se servir ici de ce nom, est fondée sur le séjour des animaux. 11 confond les cétacés avec les poissons. Son ouvrage est divisé en cinq U^ vres : le premier traite des poissons de roche ; le deuxième des poissons du rivage; le troisième de ceux qui habitent la haute mer ; le auatrième des poissons anadromes; le cinquième des poissons d'eau douce.

Les travaux de J. Johnstoa et de G. Cbarleton, qui parurent ensuite, n'offrent rieu

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