‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 102 sur 204 · ICH · texte numérisé non relu

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|p DOQTeau ; c est une répétition des ouvra- »^ de Hondelet et d'AIdrovande. Il n*en est ^ de même de ceux de J. Ray et de F. Wilttg|bby ; ceux-là ont été d'une véritable utih^tet ToD peut même dire qu'ils ont réelle- Bernt fondé la méthode icbthyologique.

lu^qu'alors, en effet, les travaux qui avaient uru étaient plus remarquables sous les iK(»f^îts des observations nouvelles ou'ils ^Venaient oue sous celui de la méthode & y était aaoptée. Ici, toutes les espèces s connues sont décrites systématiquet. J.Ray, dont l'ouvrage n'est, d'ailleurs» celui de F. Willughb^» gentilhomme us, mort en 1672, corrigé et augmenté, in^e les poissons d'après leur mode de fùation ; car il a le tort immense de contes cétacés avec eux ; mais, ce qui teoiarquable, il cherche à saisir une reentre le mode de la respiration et cetai de la génération : il conclut de l'un à r««tre. EofiQ ses autres divisions sont fondée sur le volume des œufs, la consistance dflK souelette, la forme du corps, le nombre d^^aoents et des nageoires.

^eUes que soient les erreurs qui enta-

e.l^:«Ql les travaux des deux ichthyologistes

^AiAûs, Q but avouer que leurs efforts ont

^^ eoesdérables, et l'on doit reconnaître

Zi'ils ont été les principaux guides de noé, el qoe, depuis eux, la science qu'ils «^^ifiiw/n'a plus été arrêtée dans ses pro- ' £o effet, après eux parait Artedi, dont '^<uoes idées dominent encore actuellement dissificatioD des poissons. Ce célèbre ami d^Lifloé a définitivement fondé l'Ichthyolo- ; sa oomeDclature même est encore sui- ;ildinse les poissons en ordre et en res, en indiquant avec soin les caractèç ; iDalheureusement, il mourut avant d'àvc>ifpa revoir entièrement son travail, et c csK Lioné qui se chargea du soin des publitmUms,

U classification d'Artedi fut d'abord >^ée par Linné, dans la première édition é son Systema naiurœ ; mais dans la seconde, il tira les caractères des catopes (1) de leur position par rapport aux nageoires florales, de leur présence, de leurs divisons, de Seur absence. Mais on doit lui '«procher d'avoir classé parmi les Reptiles, sous ]e nom d'Àmphibia nanUs^ de vrais poissons, tels que les Diodons, les Lam- Pn)ies, les Raies, et ceux qu'Artedi avait ^^is avec raison dans son ordre des Chon- ^ropiérygiens. Cette erreur a été sufOsamjD^nt rectifiée par les zoologistes. Au reste, ^ classification de Linné n'en est pas moins ™ précieux monument par les fréquents ^^prunts qu'on lui a faits ; car elle est, à ^^i dire, restée la base de toutes celles qui ^t été tentées depuis.

.Frédéric Klein, l'adversaire de Linné, pu- ^i«, vers le milieu du xviii* siècle, une classification qui ne fut point adoptée, et qui,

(t) On a donné ce nom aux nageoires des poisf^ aul correspondent aux membres pelviens (o(i ^ iniAiD) des autres Vertébrés.

en effet, méritait peu de l'être, è l'exclusion de celle de Linné. Klein divise les poissons en trois classes : la première comprend ceux qui respirent à l'aiae des poumons, ce sont les cétacés ; la seconde est celle des poissons à branchies cachées; elle est ensuite divisée en plusieurs sections, selon la position des ouvertures oui sont placées tantôt sur le cou, tantôt sous le thorax ; la troisième classe renferme les poissons à branchies visibles. Nous ne suivrons pas Klein dans ses subdivisions, qui sont très-irréeulières ; cette classification n'a eu aucune influence sur les progrès de Tlchthyologie , non plus que celle de Schœffer, qui avait également pour but de se substituer à celle de Linné.

Laur.-Théod. Gronow est le seul ichthyologiste qui ait eu, à cette époque, le privilège de distraire un instant l'attention des savants du svstème de Linné. Sa classification est fondée sur les modifications de position et de nombre que subissent les nageoires; il divise les poissons en deux clas ses : la première , qui renferme les Plaguires, Plaguiri^ se compose de cétacés ; la seconde renferme les poissons véritables, qu'il sépare en Chondroptérygiens et en Osseux. Les poissons osseux sont, en outre, divises en Branchiostéges et en Branchiaux » et les genres sont fondés , comme ceux de Linné, sur la position des catopes; mais il joint, eu outre, a ce caractère celui du nombre des na-

Î;eoires dorsales, qu'avait négligé le naturaiste suédois.

On doit à Gronow l'établissement de plusieurs genres. Son svstème fut publie en 1763. Un an après, Moster , Thrane , Brunnich, en proposèrent un dans lequel ils combinaient les subdivisions d'Artedi et celles de Linné; ce svstème passa inaperçu, au lieu que celui d'Antoine Gouan, publié en 1T70, eut infiniment plus de succès , bien qu'il reposât en partie sur les mêmes bases.

Le seul ouvrage qui mérite d'être cité parmi ceux qui parurent immédiatement après celui de Gouan, dont le mérite est incontestable, fut celui de Scopoli. En 1777, il proposa une voie nouvelle dans son Introduction à l'histoire naturelle. La positiou de l'anus fut son point de départ,* ses caractères secondaires furent basés sur le nombre de nageoires dorsales, et les caractères tertiaires sur la position relative des catopes.

Après cet essai, qui fut sans influence sur la marche de la science, on doit citer le grand et magnifi(;^ue ouvrage dont Bloch commença la publication en 1785. Ce beau monument d'Ichthvolo^e marque, à bien juste titre* dans l'histoire des progrès de cette branche de l'histoire naturelle. Plus de six cents espèces y son figurées et décrites, et on y trouve un assez grand nombre de genres nouveaux. Toutefois , sous le rapport de la classification, cet ouvrage ne nous offre rieu de nouveau, puisque c'est celle de Linné qui est adoptée et suivie.

C'est vers cette époque que Gmeliu fit au système de Linné quelques justes correo*

REi>ïiLe$,

fci

)nt de la reconnais- neui et en osseux. Chacnne des sons-cluso tuë 6 la classe des est divisée en deut groupes, «aivant que la js Branchiosléges et brnnchtes sont noufvoeï d'orperculesou im , qui en avaient été opercules, et cnaCon de ces groupes mnhi-

daires renferme deux ordres fondis mrli ^lèbre Lacépède , qui présence ou l'absence de mniubranes, et coo :re regardée comme tenant chacun quatre sous-ordres qui m rtqui ait jamais été pètçDt eïacterDenl. Ce système ti^nieni, tracer un cndre où mais artificiel d'ailleurs, se tronTf compoi^ ) fussent toutes en- de telle manière que certains de« ^apti

qui le constituent ne renfenocet aocomiih

e la plus commode , nnues pussent trousur découTerte. C 'est, KJ'œuTre de classifi-

oissoDS en cartilagi-

cdn genre, mais qu'il est oirvert ncyraii dire h toutes les découverte* nlliritURt Nous ne pourrons en faire caispraadra k miicanisme qu'en donûant le tmletu nivant :

à opercules et

à memlirine. .

sans membrane .

Apodes.

Jugula !■«• TboradBi.

Apodes-

JiigalaiKs. ,

Thoractus.

Alidoniinaui.

Apoili'S-

Jugolalrcs.

ThoraciM.

Apodes.

iagaliifM.

Ttùracm^

A(ioJes.

Jiiçulaira.

thoncfk.

AtMlominiu.

Apoilet.

Jugatalrc*.

Tfaoratint.

Abdoisin»-

Apodes.

Jugulaires.

Thonicins.

AbiloniiDaH-

Apoiles.

Jiignlairrs.

VborMliM.

Dès cette époque, l'Ichtyologie sysléfiOdtif}iie Était près de partenir h un haut degré de perfection. En effet, c'est alors que parnissenl les classifications de M. Duméril, (le Blainville, et surtout de Qeorges Cuvier, qiii l'ont mainlunanl placée sur des bases que le temps ne poui'rs que moditler. Ce n'fst pas seulement de quelques t-spèces, lie quelques centaines même d'espi^ces que se compose l'Iclitlivologie : on en compte

Elusieurs milliers. On possède une innomrable variété de faits en tous genres, et l'on ne se propose plus uniquement pour but de cataloguer les êtres pour mieux en savoir le nombre; maison a'effurce d'uliiiser les immenses matériaux qu'on a amassés ()our arriver h une codnsisssnoe de leurs rn|iport9, et remplacer enfin, par uneclassilicatioD aussi naturelle qu'il est possible, les flistribntions purement artificielles que jusqu'alors on avait. iodiquées.

Cette immense variété de faits qut.grJ* ] au zèle et j) l'intrépidité des vojagenfsqu' explorent chaque année le glolie mf 'o"S les sens, est mmie enrichir l'Ichjlfi)"!"?!' I aussi bien que toutes les autres brantlif! '■' l'histoire nulurelle, ne nous permet l'Ks i d'entrer dnng le détail des «lassiflratlon! df' savants dont nous venons de parltr, comritf | nous l'avons vu pour celles (jui fani™ précédée ; il ne nous est nlus pO'*' 1 maintenant que d'indiquer o'une lam^'' \ très-su CCI ncle !es bases sur lesquelles "l'' reposent. D'ailleurs, ces queiflues donm'fs j sudiront, puisque les ouvrages aeccss»""'" ' sont entre les mains de tout le monoC.

Cuvier, dont le magnilique ouvrfige.f^' | treprisdeconcordanceavecM. Valeneiei"'^; | et continué par ce dernier, restera ^"^^V' i plus beau inonaraent do riohtyotogie,<|i"*J l les poissons en poissons nropremenl oi" poissons cartilagineux. Chacune de CM*" |

ries renferme ensuite piosieurs familles •iool le tâf>leau suiraDi permettra d'embraAser l'ensemble.

Première série : les poissons ordinaires.

Premier ordre : les Aci^TBorrtiiTfiiBNB , dÎTîsés en 15 familles, savoir :

Les PfTcoïdts, type les Perches.

■Joius eui^astia, type les Trigles.

Scié%9\dt$, type les Sciènes

Sparoldei, type les Spares.

Mémides, type les Uendoles.

SqwuBitiprnnei, type les Cbétodons.

5com£éroif/e(, type les Scombres.

Tanioldu, type les Gymaètres.

Tlu*u3iitt, type les Sidjans.

Pha/yngient tabyrinlht forme* , les Aofbas.

Mugiloidet, type les Muges.

Gooioidu, Ivjie les Gobies.

Ptcioraffs pidicuUti, type les Baudft^es.

Labroiit», type les Labres.

Bouche eupûte, type les Fislulaires

Veuiième onlre : les MilacophÈitgik^ Amosi^ALs, divisés en5 famifles, savoir :

Cjfpnnoidet, type les Cyprins.

Èt«cet, type les Brochets.

Silvroidei, type les Silures.

SalmoRti, type les SaumOQS.

Clupet, (ypê les Harengs. '

Troisième ordre : les MiLicortrÉaTGiESs HMACBiexs, divisés en 3 familles', savoir :

Les GadoïdeM, type les Gadés.

PoitMons pfai§, type les Pleuronectes.

DiMobolet, type les Port e-écuel les.

Quatrième ordre : les Uu.AcopTBfeT6iB.fs

ATODES.

Anguifliformei. type les Anguilles.

Cinquième ûrure : les Lofbosbakches.

Deux genres. Syngnathes et Pégases.

Sixième ordre: les pLECTOesiTHBs, dinsés eo deax familles, savoir :

Les Qurnuodontet, type les DiodoDS.

Sclirçaerme*, type iei Balistes.

Deuxièine série : les poissons chondroplérygleDs ou cartilaglDeus.

Premier ordre : les Chu^bboptêbtgie» a

IKA^CHIES UBBES.

Les Sturppient, type les Esturgeons.

Deuiièm» ordre : les CHOSDBorriBTSiENq A iKAacHiKi FiBES, dÎTÎsés 80 dcux famîlles, savoir :

Les Sélacietu, type les Squales

Suceurt ou Cj/cCo$tçmes , type (es Lam>

IL de Blainvîlle divise égalemeot les poissons eu deuisous-ciasses : les poissons osseux ou GDalIiodonles,etles cartilagiaeux ou OermadoQlus.

Voici le tableau de la classirication qu'il a adoptée dans sop cours à la Faculté des sciences en 1836.

poissons OSSEIX Ot G.IATBODpTTES.

L G»athodontti squamodenriet, poissons osseux It écailles.

1. Sqoamodermes tétrapodes; a, pos- Iboraciques ou abdomipaui ; 6 , sublhoraciciues ou Eaux abdominaux; c, (horaciques; à, prothoraciques-

S. Oipodes.

S. Apodes.

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