‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 103 sur 204 · Lopbobranclies · texte numérisé non relu

Lopbobranclies

POiSSOllB CABTILACl^En OU DEBMOBOTTES.

i. Tétrapodes; a, unibranchaptérures ; A, plu ri brancnaptéro res.

2. Apodes; a, pluribraocbaplémre^ ; o, onibra n c baptéru res .

Nous touchons ici à ce qoe quelques naturalistes appellent la seconde époque : un partisan des doctrines de M. H.-Geoffroy Saint-Hilaire la caractt'rise ainsi.

■ Jusqu'à présent, nous voyons qu'on ne s'est occupé que des travaux de simple classiQcalion, ou de la description de certaines particuisrilés anatomigues que présentent certains poissons. Or, l'or^oisalion des poissons est en apparence si distincte (Té celle des autresVertébrés;elle est si anomale en quelque sorte quand on la compare è ceuxci, que l'oii n'hésita' pas i la considérer comme une chose toutàfait spéciale, comme entièrement neuve duns la série ascendante. Hais quand un assez grand nombre de matériaux furent ramassés pour qu'on pût s'éle- Ter à quelques vues d ensemble ; quand on en vint à comparer les êtres, on ne tarda pas il reconnaître entre eux des liens mutuels, mie certaine aliiailé. Dès ce moment, on qiiilta le champ des différences pour recnercber avec soin les rapports, et cette voie, barrée i son entrée de tant d'obstacles, fut, on doit le dire , d'une grande fécondité. On sait quelles longues et éclalaotes disputes soulevèrent les méthodes que proposa U. Geoffroy Saint-Hilaire, qui eut seul en France la gloire de rompre eoQn hardiuieot avec le passé, pour se jeter dans un champ ofl il n'avait d'autres ^ides que son génie, que la conGanc couquéle desqi et conscîencieu de ce moment comme celle di ptélement chai elle est deveni sultats, en éo mooté tout i c où l'on n'avait dre, et d'où m à personne de , prenlre l'an in H. Geoffroy od (le se rappelé diaméiralemeu

auels on avait "usage depuis fro^ Saiut-Hili poissons que particuliers, qi M. Gcoffro) ( trouvent chez tendait trouve qui nous occu plication. Le

française arrive à démontrer • que les'os ■ qui composent la boite cérébrale sont.

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REPTILES

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« dans les poissons, de moitié moins nomce hreux que ceux qui renferment le cerveau « des Mammifères. » On croyait à la diversité ; il dévoile partout Tunité : il démontre que les poissons ne se distinguent des autres êtres que par un arrangement particulier, une disposition spéciale des mêmes éléments; il démontre, a travers la grande complication des organes et leurs transformations de forme et de fonctions, une même disposition générale. Les pièces , considérées comme ichthyologiques, sont des matériaux communs a toute la série des Vertébrés : Topercule est un pariétal sorti de la tête ; l'appareil qui forme la membrane branchiostége est formé par la réunion de certaines çarlies de l'os nyoïde, du sternum et des cartilages des côtes; les arcs branchiaux, les os pharyngiens , sont des pièces de la trachée-artère , du larynx et des branchies ; la ceinture scapulaire , c'est la réunion de l'épaule, du bras, de Tavant-bras et du carpe des animaux supérieurs; les membres abdominaux contournent les analogues du bnssin; et les grandes régions du corps, la tête, le thorax et l'abdomen, ne sont pas confondus, mêlés entre eux , mais bien distincts, et arrangés dans le même ordre que chez les autres Vertébrés. On conçoit que des idées aussi neuves n'aient pas immédiatement reçu l'approbation des auteurs; d'ailleurs, en révélant l'unité de composition organique, elle a détruit les bases de la classification, telle qu'on l'entend ; et toutes les distributions aes animaux données jusqu'à ce jour sont devenues des classifications systémati-

aues artificielles; aussi n'a-t-on pas manqué e rejeter bien loin ces idées, de les taxer d'exagération.Onaditquelesdécouvertesphilosopniques n'étaient que des a priori beaucoup plus dignes d'artistes enthousiastes que de véritables savants ; or, il est probable que, si l'on s'était donné la peine de lire attentivement les admirables traraux dont il s'agit, on aurait reconnu tout le soin et la bonne foi si rares avec lesquels ils sont exécutés. »

IGUANE, Iguana. — Ce nom a été donné par les naturels de l'Amérique à des Reptiles de l'ordre des Sauriens, famille des Iguaniens.

Dans ces contrées de l'Amériq^ue méridionale, où la nature plus active fait descendre à srands flots du sommet des hautes Cordillères des fleuves immenses, dont les eaux s'étendant en liberté inondent au loin des campagnes nouvelles, et où la main de l'homme n'a jamais opposé aucun obstacle à leur course ; sur les rives limoneuses de ces fleuves ra[)ides s'élèvent de vastes et antiques forêts. L'humidité chaude et vivifiante qui les abreuve devient la source intarissable d'une verdure toujours nouvelle pour ces bois touffus, image sans cesse re naissante d'une fécondité sans bornes, et où il semble que la nature, dans toute la vigueur de la ieunesse, se platt à entasser les germes productifs. Les végétaux ne croissent pas seuls au milieu de ces vastes solitudes ; la nature a jeté sur ces grandes pro-

ductions la variété, le mouvement et la fie En attendant que l'homme vienne hlgnern milieu de ces forêts, elles sont le domaiai de plusieurs animaux, qui, les uns par It beauté de leurs écailles, l'éclat de leurs coït leurs, la vivacité de leurs mouvements, h gilité de leur course ; les autres, par la fntcheur de leur plumage, l'agrément de lett parure, la rapidité de leur vol; tous, pari diversité de leurs formes, font des Tssta contrées du Nouveau-Monde un grand d magnifique tableau , une scène aDioéi aussi variée qu'immense. D'un côté, de ondes majestueuses roulent avec bruit; i^ l'autre, des flots écumants se précipiteoi avec fracas de roches élevées, et des tourbillons de vapeurs réfléchissent au loin )» rayons éblouissants du soleil : ici, FM des fleurs se mêle au brillant de la verdoit, et est effacé par l'éclat plus brillant eocort du plumage varié des oiseaux; là, des coqleurs plus vives, parce qu'elles sont rf»voyées par des corps plus polis, fonneiil li parure oe ces grands quadrupèdes Ofii»»

de ces gros Lézards que l'on est élonfi< * voir décorer le sommet des arbres, el pir* tager la demeure des habitants ailé.

Parmi ces ornements remarquables et tIvants, dont on se plaît è contempler dii.< ces forêts épaisses la forme agréable et piquante, et dont on suit avec plaisir \& divers mouvements au milieu des nïïim\ et des fleurs, la Dragonne et \t'hfinmh\s attirent l'attention ; mais le Itori àm nous traitons dans cet article se fut distinguer bien davantage par labeautt w ses couleurs, l'éclat de ses écailles, et b atijularité de sa conformation. ,

Il est aisé de reconnaître llguwe « \ grande poche qu'il a au-dessous du coo J surtout à la crête dentelée qui s'étend jj puis la tête jusqu'à l'extrémité de la quert et qui garnit aussi le devant de la goij La longueur de ce Lézard, depuis le tj seau jusqu'au bout de la queue, est as» souvent de cinq ou six pieds.

La tête est comprimée par les côtés, aplatie par dessus ; les dents sont aipeSjl assez semblables, par leur forme, à cew des Lézards verts de nos provin(^ m»

dionales. Le museau, l'entre-deux des re»

et le tour des mâchoires, sont gan»s ' larges écailles très-colorées, très-unies^ très-luisantes ; trois écailles plus larges ep les autres sont placées de chaque cote la tête, au-dessous des oreilles; a F grande des trois est ovale, et son éclau^ blable à celui des métaux polis, nm\ beauté des couleurs de l'Iguane ; ]^J^ sont gros; l'ouverture des ore"ie5 grande ; des tubercules, qui ont la forui^ pointes de diamants, sont placés au-ae»

des narines, sur le sommet de 1* »^% chaque côté du cou. Une espèce {le «^ composée de grandes écailles saillant»qui par leur figure ressemblent un p« des fers de lance, s'étend depuis la P de la '^^'•^'^^■*^ «nfAiHAiiPA iusane soua

gorge

la mâchoire inférieure jusqne «^ se, où elle garni l le dcTant d one F»

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