IG
POISSONS, ETC
IGU
r^ciebeqne llguane peut gonfler à son gré.
De petites écailles revêtent, le corps, la jfieoe et les pattes ; celles du dos sont relefét$ par une arête.
La crête remarquable qui s'étend, ainsi
?e nous FaTons dit, depuis le sommet de tète jusqu'à Textrémité delà queue, est imposée d'écaillés très-longues, très-ai-
rK, et placées Terticalement ; les plus hausont sur le dos, et leur élévation dimi- Itte insensiblement à mesure qu'elles sont gos près du bout de la queue, où on les iWngae à peine
la queue est ronde, au lieu d'être aplatie
mme celle des Crocodiles.
Xes doigts sont séparés les uns des autres,
annombre de cinq a chaque pied, et garnis
«iPia^es forts et crochus ; dans les pieds de
wt,Ie premier doiçt ou le doigt intérieur
i^ime phalange ; Te second en a deux,
fMsième trois,1e quatrième quatre, et le
dème deax. Dans les pieds de derrière,
[premier doigt n'a qu'une phalange ; le se-
Mena deux, le troisième trois, le qua-
— Bme quatre, et le cinquième, qui est se-
^ÊBti comme un pouce, en a trois.
K\^4es6oas des cuisses, s'étend de chaque ^M^\m cordon de quinze tubercules creux Hpmèik\eQr sommet comme pour donner pissige à qaélques sécrétions : nous retrou- Teroos ees fobercules dans plusieurs espèces de lâirds; il serait intéressant den «flfli/lre exactement l'usaçe particulier, f^coofeur générale des Iguanes est ordi- ^Mîreflieirt verte, mêlée de jaune ou d'un •fenplus ou moins foncé; celle du ventre, *te pittes, de la queue, est quelquefois pana- ^w; la queue de l'individu que nous avons •fcrit présentait plusieurs couleurs dispo- ^teyar bandes annulaires et assez larges; 2f^'^ teintes de llguane varient suivant ^fc, ie sexe et le pays.
'w lézard est très-doux; il ne cherche JliÉh nuire; il ne se nourrit que do véfHmx et d'Insectes. Il n'est cependant pas mrprenani que quelques voyageurs aient 'froaré son aspect effrayant, lorsque agité ^la colère, et animant son regard, il a fait Wendre son sifflement, secoué sa longue feue, gonflé sa gor^e, redressé ses écailles d relevé sa tête hérissée de callosités. ' La femelle de l'Iguane est ordinairement ks petite que le mAle ; ses couleurs sont ' ! agréables, ses proportions plus sveltes; regard est plus doux, et ses écailles présentent souvent l'éclat d'un très-beau vert. Cette parure et ces sortes de charmes ne lui Ont pas été données en vain ; on dirait que k mâle a pour elle une passion très-vive ; Bon-seulement dès les premiers beaux jours de la fin de Thiver, il la recherche avec empressement, mais il la défend avec fureur. aâ tendresse change son naturel, la douceur de ses moeurs; cette douceur, si grande t{a'elle a été comparée à la stupidité,* fait
8 lace à une sorte de rage. 11 s'élance avec «rdiesse, lorsqu'il craint pour l'objet qu'il %ime ; il saisit avec acharnement ceux qui ^PpnMhent de sa femelle ; su morsure n'est
point venimeuse; mais, pour lui faire là* cher prise, on est obligé de le tuer ou de le frapper violemment sur les narines.
C'est environ deux mois après la fin de l'hiver que les Iguanes femelles descendent des montagnes ou sortent des bois, pour aller déposer leurs œufs sur le sable du nord de la mer. Ces œufs sont presque toujours en nombre impair, depuis treize jusqu à vingtcinq; ils ne sont pas plus gros, mais plus longs que ceux des Pigeons; la coque en est blanche et souple, comme celle des œufs des Tortues marines, auxquels ils ressemblent plus qu'i ceux des Crocodiles; le dedans en est blanchâtre et sans glaire. Ils donnent, disent la plupart des voyageurs qui sont allés en Amérique, un excellent goût à toutes les sauces, et valent mieux que ceux de Poules.
L'Iguane, suivant plusieurs auteurs, a de la peine à nager, quoiqu'il fréquente de préférence les rivages de la mer ou des fleuves. Catesby rapporte que, lorsqu'il est dans l'eau, il ne se conduit presque qu'avec la queue, et qu'il tient ses nattes collées contre son corps. Cela s'accorde fort bien avec la difficulté qu'il éprouve pour se mouvoir au milieu des flots ; et cela ne montre-t-il pas combien les Quadrupèdes ovipares, dont les doigts sont divisés, nagent avec peine, et combien cette conformation influe sur ta nature de leurs habitudes?
Dans le printemps, les Iguanes mangent beaucoup ae fleurs et de feuilles des arbres» auxquels on a donné le nom de mahot^ et qui croissent le long des rivières ; ils se nourrissent aussi d'ononea, ainsi que de plusieurs autres végétaux; et Catesby a remar- ?ié que leur graisse prend la couleur des uits qu'ils ont manges les derniers; ce qui confirme ce que Ton a dit des diverses couleurs que donne à la chair des Tortues de mer l'aliment qu'elles préfèrent.
Les Iguanes descendent souvent des arbres, pour aller chercher des Vers de terre, des Mouches et d'autres Insectes.
Quoique pourvus de fortes mftchoires, ils avalent ce qu'ils mangent presque sans le mAcher.
Ils se retirent dans des creux de rochers ou dans des trous d'arbres. On les voit s'élancer avec une agilité surprenante jusqu'au plus haut des branches, autour desquelles ils s'entortillent, de manière à cacher leur tête au milieu des replis de leur corps (1). Lorsqu'ils sont repus, ils vont se reposer sur les rameaux qui avancent au-dessus de l'eau. C'est ce moment que Ton choisit au Brésil pour leur donner la chasse. Leur douceur naturelle, iointe peut-être à l'espèce de torpeur à laquelle les Lézards sont sujets, ainsi que les Serpents, lorsqu'ils ont avalé
(i) < Uneespèce de Jasmin, d*uiie excellente odeur, qui croit de toutes parts en buisson dans les campagnes de Surinam, est la retraite ordinaire des Serpents et des Liézards, surtout de llguane; c'est une chose admirable que la manière dont ce dernier Reptile s'entortille au pied de cette plante, cachant sa tète au milieu de tous ses replis. » Uktoire fé' néuiU dêi Voffogeê^ tome UV, page 411, édit. isAt*
une grande quantité de ^purritur«, leur coatramt^ sepible d'abord le révolter. Il est donne cette sorte d'apathie et do tranquillitâ fier, il parMt méchant; mais bicotdt il s'apreniBrquée par les voyageurs, et avec la^ prïvoise : il demeure dans les jardius; il quelle ils yoient approcher le danger sans passe même la plus grande partie çlu jour chercher Me fuir, quoiqu'ils soienf nature)- d^ns les app^rtep^eols. H cqnrt panaant la lement très-agiles. On a de h p^iDe à les nuit, parce que ses yeul, compie p^iii ties tuer, même h coups de fusil ; mais on les chats, peuvent s^ dilater âe iii«iiière que îï fait périr très-vite en enfonçant un pqincoil plus faible lumière |^i siiflise^ et parce qi^j! ou seulement un tuyau de paille dans leurs prend aisémeùf alor$| les iitsectes (ioiit il » naseaux ; on ep voit sortir quelques gouttes nourrit. Qi^and il se promène, î) «tarde soude sang, ^f ranimai expire. vent sa langue; il \\\ |ranQuil)ft, i] (]emol
La stupidité que l'on a reprochée aui wrailier. . . ,. ,
Iguanes, ou plutôt leur confiance nvsugle, On ne doit pas être surprjs tje I ach^pe-
presque (ouioura le partage de ceux qui ne ™^nl avec lequel on poursyU cet animal
font point de mal. v« si loin, qu'il est très- ""ui et pacifique, qui ne recherche qua
ficiie de les saisir en vie. Dans plusieurs quelques femllps mutiles ou qualgues }asec-
conlrés de l"Amérique, on les chasse avec des [^} malfaisants; quj n'a besoin pour sop h»;
chiens dressés à les poursuivre; mais on bitalion que de quelques Irons de rocljer ou
peut aussi les prendre aistoent au piège. Le de quelques branches presque sècjies, et quf
chasseur qni va b la recherche du Lézard porte une longue perche au bout de laquelle est une petite corde nouée en forme de lacs. Lorsqu'il découvre un Iguane étendu sur des branches et s'y pénétrant de l'ardeur du soleil, il commence h siffler : le Lézard, qui semble prendre plaisir li IVntcndre, avance la léta; peu i peu ie chasseur s'approche, et, en continuant de siffler, il chalomUo avoc le bout de sa perche les cAtés et la gorge de l'Iguane, qui non- seulement souffre sans peine cette sorte de caresse, mais se retourne doucement et parait en jouir avec volupté. Le chasseur la séduit, pour ainsi dire, en sifflant et en le chatouillant, au point de l'engager h porter sa léte hors des braaches, assez avant |>our embarrasser son cou dans le Ibos. AusGiidt il lui donne une vioJente secoiissti qui le f^it tomber à terre; H le saisi) it rori}jiiiQ de la queue, il lui met un pied sur le co |>s I ul Ce qui prouve bien que la stupi> dite de t'Ignene n'est pas aussi grande qu'on II' dit, c'est que lorsque sa confiance est trompée et qu'il se sent pris, il a reaoucs à la force, donf il n'avait pas voulu user. Il s'a-
nature ft placé dans Tes grandes foréls pour en faire l'oriieipenl. Sa chair ^t excellenlei manger, surtout celle des femellos, qui est
élus tendre et plus grasse. Les habitants de ahama en faisaient ^ôme une espèce ds comiperce; ils le portaient en vie à la Caroline et dans d'auHes contrées, ou its le faisaient saler pour leur usage. Dans certaines lies où ils sont rares, on le^ réserve pour/M meilleures tables, etrhomme ne s'est jamait tanl exercé à détruire les animaux puisiblti qu'h faire sa proie de ceux qpi' peMvent flatter son appétit. D'ailleurs, on trouve queluuefois dans le corps de l'Iguane, aîusï ôue aâoi les Crocodiles et dans les TupinauiTiis, 4^^ concrétions semblables aux pézoards ae$ Quadrupèdes vivipares, et pt^rticulièreaieal b ceux que l'on a nommés liézoards octiidentaux. Cette concrétion représente ass^z etactement la moitié d'un ovoïde un pAu creux; elia est composée de couches pol^ps fprniéef d^ petites aiguilles, et qui présentant, comuie u autres bézoards, ui^e espèce de ciislallisttif^n. Elle est convexe d'un cAté e( coiisave de l'autre ; elle ne doit cepeqdant pas être r|-
leavecviolence, il ouvre la gueule, il roule gardée comme la moitié d uq p^ziiard (dm
des j'eux étincelants, il gonfle sa (jorge. Mais ses efforts sont inutiles; le chasseur, en le tenant sous ses pieds et en l'aRCablant du uoids de tout son carpi^, parvient bientâl à lui attacher les pattes et à lui lier la gueule, de manière que ce malheureux animal ne puisse ni se défendra ni s'enfuir.
cùnsidéralile, les couches qui U composent étant placides les unes au-dessus dos au'ras sur les noids de la cavité alnsj q^e surU partie convexe. Le noyau qui n ^eryi ^former ce hézoard devait donc avoir \ peu pr^f la même form^ que cette cdncrétion. f^ surface de la cavité qu'elle pr^s^nt^ u'pst point
On peut le garder plusieurs jours en vie po'ie comme celle des parties relevéïis, qui sans lui donner aucune nourriture (1). La on> pu subir un frqtlepient plus ou moint GUQSidérahle. Le grand diamètre de ce i>^ zoard est de quinze lignes, et le pçlit disuètre ^ peu près de quatorze.
Séba avait dans sa collection plusieurs bézoards d'Iguanes, de la grosseur p'uii œuf de Pigeon , et d'un jaune cendré avec des taches foncées. Ces concrétions sont appelées btgaan par les Indiens, qui les estîmeul plus que beaucoup d'autres hézoard»; elles peuvent avoir été connues des aneiews L'iijuane habite dans les Inde^ orieatales, ainsi qu'en Amérique; et comme pat suiiuBl n'a point été jiarticulièremenl intliquâ par
c)iei lui un Iguine
s. Dans le cmniiiea-
(; niuis au bout d«
j : à b fin. il pas-
■ sur on fit, niMs il
il. t Je n'ai jaroats
que cet Iguane ait
. :iiles imperceptibles
i|a'll lapait dmis l'air (ces particules étnienl sùre-
menl <1e très petits insecles). Quanrt il ae promenai),
il <lanlait frdiiiiemincnl m lanpie, comme le Ca-
I !nélé«n. La chair de l'Iguane est rerlicrcliée par
1 beaucoup île gens, ei torMiu'elle esi servie en rri-
<:assée, elle eai préférée i celle de la meilleure v&-
Inille. L'^uaiie peut éirc aisémi'ui apprivoisé ((iiaiid
il «m jeune : il ea( alors un animal ai ' '
que beau, i — ttntmrt naiureUe de la /anuint, f** ftvwne, LondrM 1 166, p. «M. ^
POISSOl^l^, K^C.
que les (mci^DG n'^n parlé que sous |e soin urrail-oi| pas croira MF Pline \aiiTitin, à Lézard), et que \ot\ :e naturaliste. cpQicne 'ps d'un Lézard vtjrt,
bézoard de l'Iguanei luse quti parco qu'on 18 propriétés des auli coDDrmp notre opie ce mat ^a^ritin n'a ciens ni par les mo- ;orps, tant du règne ineral.
■communsà Sarinam, s de U Guyane, bus et dans la nouvelle- . rares aux Antilles, lit un grand nombre, eur cbair. On trouve ncien continent, en e; il est pnrtoutconlauds ; ses couleurs
l'd^e et les diverses mais il est toujours ibiludes, s« forme et
rs espèces d'Iguanes, par les naturels squs luana, Sentp^i, etc. ;
ne est riGU4NE OBDI-
lype d'un groupe au- I de Hmiuophus, du -crête, a cause de la àez cette espèce, est an^ les aiftres. Celte noms d'igmait tubereudtre, etc.
ist une espècQ «ssez I on lui a aussi donn^ ibie, /. delicaiiisima.
)seocé des tubercules et de l« plaqifQ dis^ uus du tympan ; le ppé, la crèle dorsale tubercules du dessus en pointes assez aicoloralioQ est asses :édent; comme lui il iiu Mexique et 0^P^
eint les mêmes proordinaire; les difftW nt porté h en faire le ' d'ûà groupe particulier, sous ]b nom ^ ^tffrhj/nchut , formé des mots grecs '^, oblut, et pvïx») muieau, pour i[idila forme plus obtuse de son uiuseau ; ^tae cbez l'espèce précédante, on trouve ce sâurien une raugée simple de pores ' pares le long du bord interne des
'\»tt «utre espèce d'Iguane non moins
- J' iMTqiuble est celle que l'on a itésignéfl
- IV WiiM m fentrt nridit laetrti anmdiae dit' * '£*!*"'' """•'"■ ~ Pline. 1- xuvii, cha-
sj)u3 le nom d'l« à cAuse de la sa s'élève entre les cQrne des Khinoi revêtues , Gooime naij'é,deplaqLiesbi
§as il la région ci aies, ni de plaqv tome de cotoratioi Iguane le rapproc cédente ; sa patrie oq eq a fait un noi)t de Métûfiocm frçnl, et xiim.-'. carne.
Il est tête petii selées,è en arrièr dissémin sans plaq dorsale | des ^spë< de i:ert4 queue, q rappel lei
a fait (loi
A gCEUB
parliculii de^ motf et (le Cff gne , et désignée et Cteno la colon sont à p dentés.
ILYSIA. Fou. HoUiLosoMES.
IMmBIJION. Kflif. ABSORPTION.
INFUâOIRES. Ont-ils une génération spoo- ■taiinée? Voy. GÉn^BAi'OH sppNTAiiif; et w-
TRODUCTION, s 1.
INIA , genn
Delphiniens. titue ce genn prement dits, extérieures ; i longé î ses n largc^, et la sentée que' pi peau. Ces cai de fondemen
de celte espéc l^it connallfe ttauphins, et < dents mameiliformes,
L'Inu PB Bolivie {I. BoUvUnrii). C'est à M, d'Orbigny que l'on doit la découverte de cette singulière espèce de Dauphin. Il en i nouvellement écrit l'histoire ; et, jvnir Tiirè connoltre cet animal, nous n'avons rien de mieux à faire que de Ininscrirc ou d'extraire ce qui s'y rapporte dans le mémuire qu'il à publié à ce sujet.
1 En |>énë(rant dans l'intérieur du haut Pérou (Bolivis), dit-il, les habitants de la ville de Santa-Çrox de la Sierra nom par-
INI
REPTILES
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Mi
lèrentd'un grand poisson que, par leur description 9 nous reconnûmes pour un cétacé ; cet animal habitait , disait-on » dans toutes les rivières de Moxosy et remontait jusqu'au port de Santa-Cruz et de Chiquitos. Ce rapport nous parut d'autant plus étrange, que les rivières qu'on nous citait étaient les premiers affluents du RiO'Mamoré^ qui va se jeter dans l'Amazone , c'est-à-dire à plus de sept cents lieues de la mer.
« Nous vîmes les premiers de ces animaux près des lieux habités par les Guarayos, et dès lors il fut facile de nous convaincre que c'étaient de véritables cétacés. Nous les rencontrâmes ensuite dans toutes les rivières de la province de Moxos; mais tous les moyens que nous employâmes pour les obtenir lurent inutiles, les Indiens de ce pays n'ayant jamais pu se servir d'un harpon ; et nous désespérions de parvenir à nous en procurer, lorsque nous apprîmes que les soldats brésiliens du fort du Prin^ cipe de Beira en faisaient la pèche, pour se procurer de l'huile nécessaire à leur éclairage.
«f A notre arrivée dans ces contrées sauvages, le commandant de ce presidio ou galère donna, sur notre prière les ordres nécessaires pour faire harponner des Dauphins; et nous stimulâmes l'exécution de cet ordre par des promesses d'argent. Pendant trois jours la pèche n'eut aucun succès, à cause de la crue des eaux; nous commencions à perdre tout espoir, quand, le quatrième jour, on vint nous prévenir au'un do ces cétacés venait d'être harponné; et en effet on ne tarda pas à nous l'apporter tout vivant.
« Cet animal vécut pendant cinq à six heures. On reconnut aussitôt son analogie de forme avec les Dauphins proprement dits. Son corps cependant est gros et court, comparé à celui de ces derniers animaux. Son museau est en forme de bec prolongé très - mince , presque cylindrique, et obtus à son extrémité ; sa bouche est fendue jusqu'au-dessus des yeux, et forme une ouverture linéaire, arquée seulement à la partie postérieure. Ses narines sont tellement obliques d'avant en arrière,
3ue son orifice est placé presque au-dessus es nageoires pectorales. Derrière l'œil est l'orifice du canal auditif, plus sensible qu'il n'est communément chez les autres espèces de cette famille. Les nageoires pectorales sont larges, longues et obtuses. Une dorsale peu saillante est placée presque au tiers postérieur de la longueur totale. La partie postérieure du corps est légèrement comprimée; la queue est grande et bien divisée dans son milieu.
« Le crâne est déprimé; le museau est long et muni de dents sur toute sa longueur. La totalité des dents est de cent trente à cent trente - quatre ; il y en a soixante-six ou soixante-huit à la mâchoire supérieure, et de soixante-quatre ou soixante-six à l'inférieure; toutes sont rugueuses ou marquées il'» siUouft profonds et interrompus. A la
mâchoire supérieure, des trente-trois ou trente-quatre qui existent de chaque côté, les vingt-trois premières sont arquées et coniques, et les autres sont élargies à leur base interne ; et ce caractère va en augmentant à mesure qu'on se rapproche de la partie postérieure des mâchoires, de telle sorte que les dernières dents sont à peine coniques. A la mâchoire infi^jieure, les dix-huit ou dix-neuf premières seulement sont coniques et arquées, les autres sont semblables aux posténeures de la mâchoire opposée.
« Le corps de ce Dauphin était couvert d'une peau lisse, et des poils gros et crépus, mais rares, garnissaient le museau du jeune individu que nous observions. Cet individu était une femelle qui se trouvait prête à mettre bas, et ses deux mamelles, situées aui côtés du vaguin, étaient remplies de lait qu'on faisait sortir par la pression. Cette femelle, en effet, mit au moude un petit vivant, pendant qu'on l'observait, et le nouveau-né avait le museau carni de poils comme sà mère. On dit que les mâles de cette espèce
Earviennent à la longueur de quatre mètres, a femelle en avait la moitié moins. »
Les couleurs de cette espèce sont variables : communément, le dessus du corps est bleuâtre-pâle, passant au rosé en dessous; la queue et les nageoires sont bleuâtres. Quelques individus ont des teintes tout à fait rougeâtres ; d'autres, au contraire, sont noirttres, et il en est qui sont couverts de taches ou de raies. Il paraîtrait que la coulpurde ces cétacés est d'aulant plus pâle qu'ils habiteraient davantage les grandes rivières, et qu'elle devient plus foncée lorsc^'ils se retirent dans les lacs que ces rivières forment.
Cette espèce se rencontre dans toutes hs rivières qui traversent les immenses plaines de la province de Moxos, et vont former les Rio'Mamoré et Guaporé qui constituent plus loin la rivière de Madeiras, un des premiers bras des Amazones ; elle remonte JU^ qu'au pied des dernières montagnes du versant est de la Cordillère orientale, à plus de sept cents lieues de distance de la mer, où elle ne paraît pas descendre; il est mêu)« très-vraisemblable qu'elle ne dépasse jamais les cascades du Rio-Madeiras, et qu'elle se trouve renfermée entre les 10* et 17* degrés de latitude sud, et les 6V et 65*. degrés de longitude ouest de Paris.
D'après les rapports des naturels, ce Dauphin ne fait qu'un petit à la fois, et la mère a Dour son enfant, comme celui-ci a pour sa mère, une affection qui va jusqu'à leur ftifj méconnaître les dangers les plus grands, « qui leur causeraient le plus d'effroi sils n'avaient à veiller qu'à leur propre conservation.
Ces Dauphins viennent plus fréquemnaent que les espèces marines respirer à la surface de l'eau; mais leurs mouvements n'ont ni la vivacité, ni l'impétuosité des mouvements de celles-ci. Ils se réunissent habituellement en petites troupes de trois o*i quatre individus» et on les voit quelquefois
HïS
PMSSOHS» ETC.
élerer leur museau au-dessus des flots pour manger leur proie.
IMNERYATION, son rôle dans la digestion. Voy. DiGEsno!!, art. III.
INTESTIN GRELE. Voy. Diessnoif^art.III.
ISnOPHORE ou YotUBM^ poissoo du gx&nd genre Espadon, femille des Acantboptérygiens scooibéroïdes. Nous mentionnerons TIst. POBTB-GL4ITB (XipMos vdifeTy Bl. ; IsT. gludifer^ Lacép). — Margrave, Pison, ^'illoghbjrv Ray, Jonston, Ruyscb, BroussoQDel et Bloch ont parlé de ce poisson, très-remarquable par sa forme, sa grandeur et ses habitudes. En effet, sa tète ressemble Ueaoooup à celle des Xipbias ; il parvient, comme ces derniers, à une longueur de plus de trois mètres: comme ces derniers encore» il jouit d'une. grande force, d*une grande agilité, d'une grande audace ; il attaque avec courage, et sourent avec avantage, d<fs ennemis très-dangereux.
La mâchoire supérieure de Tlstiophore que nous décrivons est trois fois plus avancée que l'inférieure: très-étroite, très-longne, convexe par-dessus et pointue, elle ressemble à une épée, et a indiqué le nom spécifique de l'animal. EUeest garnie, ainsi que le palais et la mâchoire inférieure, de dents très-petites dont on ne trouve aucun vestige sur la langue.
La première dorsale, sa forme et ses dimensions sont très-dignes d'attention. Elle s'étend depuis la nuque jusqu*à une petite distance de l'extrémité de la queue, elle est donc très-longue. Elle est aussi très-haute, sa hauteur surpassant la moitié de sa longueur. Son contour est arrondi, et elle s'élève comme un demi-disque, ou plutôt comme une voile, qui a fait nommer l'animal
Voilier^ et d'après laquelle Laeépède lui a donné le nom générique de Porie^voUe (1$tiophoruê IsTiopBoaE). î^riov en grec signifie voue de navire^ et fiptê porter.
Le Porte-glaive nage souvent à la surface de l'eau, au-dessus de laquelle sa nageoire dorsale paratt d'assez loin, et présente une surface de quinze ou seize décimètres de long, sur huit ou neuf de haut. U habite les mers chaudesdes Indes orientales aussi bien que des occidentales. Le célèbre chevalier Banks Ta va à Madagascar et à l'Ile-de- France. Il a pris à Surate un individu de cette espèce, oui avait plus de trois mètres de longueur, dont le plus grand diamètre du corps était d'un quart de mètre, et qui pesait dix mjriagrammes.
Dans sa natation rapide, llstiophorepofteglaive s'avance sans crainte, se jette sur de très-gros poissons, ne recule pas devant l'homme, et se précipite contre les vaisseaux, dans le bordage desquels il laisse quelquefois des tronçons de son arme brisée par la violence du choc. Il lutte avec facilité contre les ondes agitées, ne se cache pas à l'ap-
K roche des orages, paraît même rechercher ^s temjf)ètes, pour saisir plus promptement une proie troublée, fiitiguée, et, |)Our ainsi dire, à demi vaincue par le bouleversement des flots ; et voilà pourquoi son apparition sur l'Océan a été regardée par des navigateurs comme le présage d'un ouragan.
Il avale tout entiers des poissons longs de trois ou quatre décimètres. Lorsque, encore jeune, il ne présente qu'une longueur d'un mètre ou environ, sa chair n'est pas assez imbibée de graisse pour être indigeste ; et de plus elle est très-agréable au goût. IVOIRE. Voy. Narval.
JABOT. Voy. Ihecano!!, art. III.
JONAS. — Ce prophète, suivant la Bible, aurait été englouti par la Baleine, oui l'aurait gardé trois jours et trois nuits dans son ventre (n, 1) et l'aurait rejeté ensuite sur le bord de la mer (vers. 11); toutes choses impossibles, disent les incrédules , et qui par conséquent, n'auraient pas dû trouver place dans un ouvrage qu'on veut faire passer pour véridique et divin.
Nous ferons remarquer d'abord que l'espèce de poisson qui engloutit Jonas n'est point désignée dans l'Ecriture; le texte hébreu porte Dao Gaool, grand poisson ; le grec Kilos (xôroç) du Nouveau-Testament, et le ettus de la Vulgate qui en est formé, sont aussi indéterminés que l'hébreu; ils signifient, en général, tous les poissons d'une Kraudeur au-dessus de l'ordinaire. Ce qui a uit dire fort judicieusement à Eichhom qu'il ne faut plus objecter qu'une Baleine, dont le gosier n a qu'un demi-pied de largeur , n'a pu engloutir Jonas ; qu'il ne faut pas objecter Don plus que ce poisson, ne s*approcliant
jamais du rivage à cause de sa grosseur, ne saurait y avoir jeté le firophète. En sup(K>sant, en effet, que ce poisson fut un Requin, par exemple, toutes ces difficultés disparaissent; car ce que l'histoire naturelle nous apprend de ce monstre marin rend possibles tous les traits de la narration biblique ; ie seul point qui offre une difficulté sérieuse, c'est rexjstence de Jonas renfermé pendan trois jours et trois nuits dans le Tentre d(3 ce poisson. Or les réflexions judicieuses que tàii à ce sujet D. Calmet simplifient singulièrement la Question, et nous offrent même un moyen de solution qui devra trouver grâce aux yeux de tout critique impartial.
c On a vu jusqu'ici, dit-il, que, sans un fort grand miracle, Jonas avait pu être reçu dans le ventre d'un Chien marin, d'une Lamie et peut-être d'une Baleine, supposé pourtant que son gosier se puisse dilater autant qu'il laut pour donner passage è un homme sans le dépecer; il s'agit à présent de montrer comment cet homme a nu vivre dans le ventre de ce poisson, je ne dis pas sans mi-
S67 ION REPi
racle, mais sans çontnidiction ; en un wnl. si UD hotniqe peut résisler avec un secours surnaturel à 1^ chaleur du vcntricuie d'un
IwÎESOD, à l'activité de la matii^re qui y cause a digestion ; et enfin s'il peut y respirer, ou, suppnsé qu'il ne le puisse pas , s'il pcgt vivre trois jours et trois nuits sans respirer ; i;ar ToiU à ({uoi sq réduit ce qu'on oppose d'un peu solide à révéoement dont àouÉ parlons.
a Or, il est Indubitable qua Diéli phr sa puissance peut suspendre pour un lemps la pénétration et la voracité des acides qui sont dans l'estomac le plus carnassier et le plus cHaUdi et arrêter l'eOfet de sa cbsleur; de même qu'il suspendit autrefois l'ardeur des ftémœes en fttréur des trois jennes hommes enfy>niié9 dans la fbnrnaite, et qu'il donna b naitil Pierre ta légèreté pour marcher sur les eaui, on aux eaui In solidité pour porter saint Pierre. 11 n'y a rien en tout cela qui surpasse IM forces du souverain auteur de la niiture , qui donne ou Ole l'action aux corps , qai arrête, qui suSpend, qui change et modifie, comme il lui plaît, les mouvements qu'il B eomcauniquéi à la matière, de quelque nature qu'elle paisse être. D'ailleurs, on Db doit pas se figurer dans le ventricule d'un poisson une chaleur Ibrl sensible ni fort capable d'incoatmeder un corfis vivant. Ce qui fiait qu'ils digèrent si aisément des animaux fort gros et fort massifs, est pHueipalenieiit une humeur salée, mordicaote, corrosire, pénétrante, qui dissout les parties, et les détache les unes des autres, et les broie enfin d« manière qu'elles Keuvent servir k la nutrition de l'animal. lais il s'en faut beaucoup qu£ cette humeur, qui cause la digestion des chairs mortes, ait le même effet sur un corps animé et vivant. Jonas était plein de vie, et ne demeurait fKs sans mouvements dans le ventre de ce pois& son. 11 ne donnait pas prise à l'acide digestif, comme il aurait fait s'il eàt été comme uue ttam morte et sans action.
ILE.?, Ion n
rent plusieurs heures sous les eauisnnsrrs-
Siirer; enfin, comme au& enfants dans lescli le leurs mères, où ils sont sans respira. tion.
« Les anciens médecins soutenaitul qu>n cet étal leur cœur demeurait dans unrtposi eulier, et que leurs poumons ne faisais aucune de leurs fonctions. Mais les nouveaui anatomisles, persuadés que l'animal oe Mit vivre sans que la circulation du saug se un dans son corps, et fondés, d'ailleurs, sur l'et-
fiérieuce qui leur a fait découvrir dans k utius une communication entre la reiuccave et la veine du poumon, qui faitiju'unt bonne partie du sang coule dans celte dernière veine par le iruu ovale, sans pa.s5orpir 1^ ventricule droit du cœur, et que deraxtèrc du poumon, la principale partie du sang va dans l'aorte par uo canaJ artériel quVn nomme de Boiai, et coule ainsi perpétuellement par une circulation non interrompue, sans cependant entrer dans les lobes du poumon, qui ne commencent à se remplir de sang et à se mettre en mouvement que lorsque l'enfant a commencé h prendre l'air e\i respirer, prétendent qu'alors le sang, poaisi du cœur dans l'artère qui a son ormce ûm son ventricule, va selon le raouvemeot le plus droit dans les poumons, et est rempûrlf dans le cœur par la veine pulmonaire; en sorte Que petit à petit les canaux qoi servaient a la communication du sang iuis le fœtus se bouchent et se sèchent.
■ Hais il peut se Aire que quelqa^ois li nature les conserve dana cerlainM pe^ sonnes ; et c'est par ee moyen qua les^i^jsiciens expliquent ce que font les ploogear^, qui se passent de respirer pendant si longtemps. Nous ne prétendons pas avancer que Jonas ait été de ces gens- là ; mais, en rigupur, il n'y adans tout cela rien d'impossible, rien d'incompatible avec les lois de la nature,
Suoique, régulièrement parlant, tout r.elt. ans les circonstances dont il s'agit ici , soit au-dessus des lois ordiBaft«s et connues, «1 par conséquent miracalenx.
« L'on a peut-être encore trop grossi li difficulté qu on forme sur le temps que loaas demeura dans le ventre du poisson. ï'aroue que l'Ecriture dit qu'il fut trois jours et trois nuits ! tribut difbui ri tribu» noctibui (Jo». II. 1). Mais n'en dit-elle pas de mStae du temps que le Sauveur devait demeurer dans le tombeau? Sicut fuit Jonas in ventre crli, tribut diebvs et tribut norlibut, tic erit f r'iw hominis in corâf Irrrœ, tribut diebui et (riOw noctibui {Mallh, xil, iO, il). El cependant nous savons par l'Ecriture même qne '* Fils de Dien m; fut dans te tombeau qu environ trente-quatre heures, Hien ne npns mpêche d'en dire autant de Jonas; mais aussi rien ne ndus oblige b recourir S cette?ioliition, et à abréger le temps de sa deoieure dans le ventre du poisson. Dès qu'oT » prouvé qu'il a pu y demeurer un jour, on"* doit plus trouver de diflStullé de l'y lais*" trois jours. La même puissance qui a pu 1'"" [• ni fiicoie l'autre. La niiiicall^ se ilissii*
POISSONS, ETC
iio
aussiUM ^u*il ne s'agil que du plus ou du de Joppé, et que le vaisseau n'éuil pas en*
BHMDS h \ ^nl du Toul-Pui«$8Dt > (1). ooi*e Meo éloigné de ce port lorsque ootce
Onoineete eocore que, d'eprés la nsrratiOD, propiiète fut ebaDdonDé \ la foreur des flou.
Jones dut être rejeté par le uoDalre niarifl D« même nous lisons, il est vrai, 4a cba-
près de Ninive, et qu'il avait dû être ao- pitre ii, verset 11, que Hmn eommandaaa
^OHti Dop loin de ioppé; ee qui n'est nulle- monstre mario de rendre au rivage le pro-
meDl vniiiemblable; car comment concevoir ptaètcqu'ilavaitavalé trois jours auparavant;
que le poisson qui l'avait avalé ait pn, dans mais encore ici il ne se trouve aueone iodi-
irois j9urs seulement, aller de la mer Uédi- oetion ni de lieu, ni de temps, laniella
terrsMïée dans la mer Rodge et reioooler jus- puisse servir de rè^e pour mesurer pins on
que devant Ninive. noins aproiimativemanl, soit la dutaiieaqai
Pour BOUS, BOUS ne cooeevous pas loieui se trouvait eotre cet endroit du rivage et
comioeut ou peut sérieusement faire ude pa- Joppé, sût l'espace du temps qui avait pu
reilleotift^ctJW' Car nous eberclions eu vain s'écouler depuis qu'on avait levé l'ancre.
dans les quatre r4ttpîtres des Propitéties de Ainsi toate opinion qutHi poumit émeUre
iooas va seul paâsage ou même un seul è ce sujet laisserait tout le doute, toute l'in-
mot qui puisse la justiQer. Il est tiieo dit au certituiJe même d'une eDqieetare pureneat
chapitre i, verset 3i que lodu a^aol trodvé arbitraire, qui se saarait smitenir l'e
à Joppé un vaiiseeu qui faisait voile pour de la critique.
Tbanis, il s'j wibarquat mais rien ne dit lUBARm Foy. RoaQbu.
dans le teste sacré qae la tempfiie qui le Tit JULIS. f^. tjuaixB. jeter à la uer s'éleva aussitôt aorte le départ
LARtE, gêrtre ne poissons de l'ordre des
Aeanlhoptérvgiens, famille des Labro'ides. - - La nature n a accordé ani L;ibres ni la granieut, ni la force, ni la puissance. Ils ne rè-
Snetal pas au milieu des ondes en Ivnins 1*6outamas. Des fbrmes singulières, des habitudes èitraerdînairés, des facultés terribles, ou peur ainsi dire merveilleuses, un goût exqdis, une qualité partiruHèrC dans leur cfaeir, n'ont point Hé leur hi^IofrS avec celle des itarimitions lointaines, des eipéditions hardies, des pèches fameuses, du commerce des nuples, <les usages et des mœurs des différents siècles. Ils n'ont po'iol eu de fastueuse célébrité ; mais ils ont reçu des proportions agvéables, des mouVetntnts açiles, des rames rapides; mais toutes les conleurs de l'arc céleste leur ont été données pour lenr pamre; les nuancés les blas variées, les Ions les pluS Vi& leur ont été prodigués. Le feti da diantant, du tvbis, de la topaze, de rémer8Ude,du saphir, de l'Amélb^-ste.du grenat^ scintille sur leurs écailles polies; il brille sot leur surface en groupes, en croissants, en raies, en bandes, eu anneaux, en ceintures, en zones, en ondes; 11 se mêle ft I^Iat de Tor et de l'argent qui y resplen lit SOT de grandes places, ou il relève les reflets plus doux, les teintes obscures, les aires pèles, et i pobf ainsi dire décolorées. Quel spectacle enchanteur ne présenteraient-ils
Ess, si, appelés de toutes les mers qu'ils haitent, ei réunis dans une de ces vastes
(t) Ù. fiatmoi, Dtmtri. tur tt fwÛMM ^at mi^*uU Jmu. — NoMi B'aroBa pos cru licfoir faire 4a cbugemeaU à eesJéuibaHaUmiico-|A]r>HifaiÇH|uea, bieo qu'ils soiepi ai^nmèt ai tio Liigage Jillereiit (tt celui dés aiulumisles el tles pLjr&iokoijisieii il'au- JMinl'hut. Quant aui eipressious qui luauqueei ftiactitaife, les eipllcaiions qui 8'y iruuvL-ot ynm- Vti kur «cfveiii eu quelque torte de correctif.
plages équalorialfis, ott un océan de lumière tombe de l'atmosphène qu'il inobde sur les flots ([u'il pénètre, illuiûine, dore el rougit, ils pressaient, mêlaient, confondaient leurs groupes nombreux, émaillés et éclatants; faisaient jaillir ail travers db cristal des eaux et de dessus tes bcettes si multipliées de lenr surface luisante, les rayons abondants d'un SDleO HM nuages, et ptiîsenlaient dans toute la vivacité de leurs couleurs, avec toute la magie d'tirte variété presque infinie el par le pouvoir le plus étendu des cobli-astes, la richesse tre leurs vêlements, la magniflcence de leilrs décorations, et le f:h»nn« dp Ipltr romin*! '