‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 105 sur 204 · LAB · texte numérisé non relu

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globe où on ne trouve une ou plusieurs espèces de Labres; ils rÎTeut dans les eaux Sauces des rivières du Nord, et dans les fleuves voisins de l'éqnateur et des tropiques. On les rencontre auprès des glaces imoncelées de la Norwége ou du Groenland, et auprès des rivages brûlants de Surinam ou des Indes orientales; dans la haute mer, et è une petite distance des embouchures des rivières; non loin de la Caroline et dans les eatix qui baignent la Chine et le Japon ; dans le grand Océan et dans les mers intérieures : la Méditerranée, le golfe de Syrie, l'Adriatique, la Propontide, le Pont-Euxin, l'Arabique; dans la mer si souvent courroucée d'Ecosse, et dans celle que les ouragans soulèvent contre les promontoires austraui de l'Asie et de l'Afrique,

De cette dissémination de ces animaux sur le globe, de celte diversité de leurs séjours, de cette analogie de tant de climats différents avec leur bien-être, il résulte une variété très-importante pour le ualuralisle : c'est que les oppositions d'an climat à un ' autre sont presque nulles pour les habitants des eaux; que l'influence de l'atmosphère s'arrête pour ainsi dire k la surface des mers; qu'à une très-petite dislance de celle même surface el des rivages qui contiennent les ondes, l'intérieur de l'Océan présente, à

fieu près dans toutes les saisons et suus tous es degrés d'élévation du pôle, une température presque uniforme, dans laquelle les poissons plongent à volonté el vont chercher, toutes les fois qu'ils le désirent, ce qu'on pourrait appeler leur printemps éternel; qu'ils peuvent, dans cet abri plus ou moins écarle et séparé de l'inconstante atmosphère, braver et les ardeurs du soleil des tropiques, et le froid rigoureux qui règne autour des montagnes congelées et entassées sur les océans polaires; qu'il est possible que les animaux marins aient des retraites tempérées au-dessous même de ces amas énormes de monts de glace flottants ou immobiles ; et que les grandes diversités que les mers et les fleuves présentent relativement aux besoins des poissous consistent principalement daos le défaut ou l'abondance d'une nourriture nécessaire, dans la convenance du fond, et dans les qualités de l'eau salée ou douce, trouble ou limpide, pesante ou légère, privée de mouvement ou cou-

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ces poissons, que l'on nomnoe Tulgairemenl Vielles de mer, visitent nos rivages; mais il est difQcile de les distinguer, à cause dé l'iooODSlance de leur coloration : telles sont û ViBLLE TACHETiK, loDgue d'uD pied k dixhuit pouces, bleue ou verdâtre en dessous, émaillée partout de fauve; ïa Viellb nAiit, ayant une ou'plusieurs bandes nuageuses, irréeulièreS) foncées le long du flanc, sur ud fond plus ou moins rougeAtre; dorsale marquée d'une tache foncée sur le devant; la' Vielle verte, d'un vert plus ou moins prononcé, à taches tantAt nacrées, tantôt brunes, éparses; souvent utie bande nacrée le long au flanc; la Vikllb godlbub de chaib, rougeAtre, è trois taches noires sur l'arrière du dos; la Viillk noirk, iTun noir plus ou moins bleufltre.

LABYRINTHIFORMES. — Cette famille de poissons Acanlhoptérygiens serait une des moins remarquables, si I on ne coosîdérait que le nombre des espèces qu'elle renferme, ouïes services qu'elle rend a rhomme; mais si l'on examine sa structure intérieure et surtout celle de ses organes respiratoires, on n'en trouvera pas qui oQ'rent un intérél semblable. Les os do la lête qui avoisiuent les branchies sont divisés en petits feuillets diversement contournés sur eux-mêmes, et forment des cellules plus ou moins éienJuw qui communiquent avec les branchies ; c'est cette disposition qui leur a valu le nom de Labyrinthiformes, qui exprime cette particularité. Cette conformation des organes de la respiration a une iafluence des plus curieuses sur les habitudes de ces poissons- Lorsqu'ils sont dans l'eau, leurs cavités la^ byrinthiquès se remplissent de liquide, ^ui y demeure en réserve tant que l'animal n en a pas besoin ; mais lorsque celui-ci se trouve hors de son élément, soit par accident, soit par l'effet de sa volonté, l'eau sort du réservoir oil elle est retenue, et, suivant les vaisseaux qui communiquent arec les branchies, va porter è ces oignes le princi|>e indispensable à l'exercice de leurs fonctions. Cette particularité intéressante permet à ces

foissons de se rendre i terre, et d'y ramper une distance assez grande des ruisseaux et des étangs oil ils font leur séjour ordinaire; circonstance singulière qui n'a pas été ignorée des anciens, et qui fait croire aux habitants de l'Inde, où us se trouveul

rante, presque toujours paisible ou fréquem- principalement, que ces poissons lomiMol ment bouleversée par d'horribles tempêtes, du ciel, parce que, ne voulant pas croire qu*

Le mot Labre, qui signifie rigoureusement lèvres charnues, convient parfaitement aux poissons compris dans ce genre ; ils ont tous, 1 charnues, médiocrement joues ainsi que l'opercule i ; ils n'ont ni épines ni lercules, Dn nombre imsompose ce genre; il se dans les mers, les lacs et :e$ les zones. Les Labres se rassemblent en troupes les anses que baignent s, et dont le fond est ta- I de plantes. Plusieurs de

des animaux essentielle ment aquatiques puissent se transporter si loin de leur élément, ils aiment mieux les regarder comme tombés miraculeusement du ciel.

Quoique cette famille ne renferme qu'ua petit nombre d'espèces, les naturalistes ool été forcés, par les différences qu'elles offrent dans leurs habitudes et leur structure, d'eo former huit genres, dont plusieurs ne ceotienoent qu'une seule espèce. Ils sont décrits aux articles : Ahaeas poltacàhtbe, Ospuo* hAme, Hâchopode, TnicuopODE, UelostûiIIi SpiROBRAncaE Ophicépbalb (foy, ces uots).

LACERTA. Voj/. L£za.id.

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POISSONS. ETC

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I^^ACflESIS. Voy. Triqgnocbph^lb.

I^^MANTIN, ManaiM^, ^enre de cétacés 4 tfiîf ores. — Les Lamantins se distinguent \ tous les antres cétacés herbivores par le ^«èfliededentition» par les ditférences assez p^bodes dans la structure de la tète, et f «quelques modiiications du type comoiun 1^^ k^s organes du mouvement. Ainsi le K-#tbre de leurs molaires est bien plus con- [l^rable que celui des molaires des autres HtfiMttx de la même famille, et elles restent )i»5taininent à collines transverses et à radislinctes de la couronne, et leurs inné sont que rudimentaires. Les interires ne sont point recourbées de haut comme chez le Dugong. Les nageoires tes sont garnies d*oiiçles, et la nade la queue n*est (>oint bifurquée, simple et ovale.

deux ou trois espèces dont ce genre pose ne paraissent guère ditférer «lies que par les dimensions de quel- #s de ia tète et par la taille.

Lamantins semblent faire le passage

Hdiyderines aux cétacés; leurs mo-

ni>pellent celles des Tapirs, et Ton

è ouel point les animaux de Tordre

' tes Tapirs appartiennent sont près

disiotcuaux aquatiques.

LàllàRIBBE L*AmÉRIQUB MÉRIDIONALE (Jlfo-

Anmtmus). Quoique les côtes ocelles de l'Afrique (en partie, du moins) <Bl^/é fréquentées très-anciennement par narigsteurs, que le commerce européen ^U Joaroellement envoyé ses vaisseaux, jrâDlJa découverte du Nouveau-Monde, {8 uDe espèce de Lamantins s'y rencontre, cependant le Lamantin qui se trouve /es mers des côtes orientales de TAmécoéridionale et dans les fleuves qui s'y écoulent qu'on a lait connaître le premier. I^inlérét généra] que ût naître la découverte <r«o Aouveau continent, l'envahissement au- §pai il fui soumis, les établissements fixes Misy formèrent, les hommes éclairés qui «jT^^ndireut, et qui s^ appliquèrent à en Mnnaltre les productions et à les décrire, ^V^iqueDtsans doute suflisaroment la dilfé- «tte qui existe entre l'époque de la pre- ■icre description du Lamantin d'Afrique ; •tte dernière partie du monde n'ayant jamais reçu les Européens qu'en ennemis, et **jaDt jamais guère été traitée qu'ea en* jMuie par eux.

Oviedo, dans ce qu'il dit du Lamantin, onipare la tête de l'espèce des Antilles è elk du Bœuf; seulement ses yeux sont ^tits, et il n'a point d'oreilles. Il' parle de ^s nageoires antérieures et de la nageoire ^ la queue, et dit qu'il n*a point de pieds le derrière. Les pi us grands individusavaient raâoze pieds de longueur et six de circon- «rs&ce ; cet animai est revêtu d'un cuir îpflis de couleur grise, sur leque/ se voient fuelqaes poils fort rares. La femelle a deux xMi^elles sur la poitrine, et met au monde leux petits. Ce Lamantin est fort doux ; il ' dans la mer, remonta les Oeuves, et sa '***^rriture est toute végétale. Voilà te que

Diction 31. dr Zoologie. 11.

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nous apprend sur <et animal le plus ancien des auteurs qui le fait connaître.

Rondelet, qui vient ensuite, donne au Lamantin le nom de Manat, et il en parle, h la suita^dede ses cétacés, comme d'une bêto marine, ressemblant au Bœul* par la tête, et ayant des mamelles pour nourrir ses petits, amsi qu'une très-grande taille; il igoute que c*est un animal facile à apprivoiser, c'est-àdire qu'il ne fait que donner un extrait d'Oviedo.

Lopès de Gomara, qu'on peut encore con suller en histoire naturelle , dit comme Oveido, qu'il copie en partie, que le Manati est un animal marin et de rivière, qui n'a que des membres antérieurs avec lesquels il nage; mais il ajoute que ces membres sont terminés par quatre ongles semblables à ceux de l'Eléphant. La longueur de cetanimal irait jusqu'à vingt pieds, et sa circonférence à dix ; sa tète rappellerait celle du Bœuf. Son corps diminue graduellement jusqu'à la queue; sa couleur est d'un gris cendré, et sa peau, très-épaisse, est semée de quelques

{»etits poils rudes; ses yeux sont petits; la èmelleades mamelles au ino^yen desquelles elle allaite ses petits; sa chair est bonne à manger, et son huile fort douce se conserve longtemps. Les plantes marines sont sa nourriture.

(lomara raconte ensuite lliistoire d'un Manati pris jeune , qui fut transporté dans un lac a Saint-Domingue, où il vécut plusieurs années après s'être ainsi apprivoisé comme un Chien. Cet animal accourait au nom de JUatlo, se plaisait à jouer avec ceux qu'il connaissait, et les transportait même d'une rive à lautre du lac ; ce qui rappelle un peu l'histoire du Dauphin du lac Lucrin. Herrera rapporte à peu près la même histoire.

Thevet« qui, n'ayant fait que toucher un point de l'Amérique, crut cependant devoir décrire les singularités de celte petite partie des côtes du Brésil, qu'on nommait pompeusement alors la France antarctique, n'a absolument fait que copier ses devanciers; et Gesner ne parait avoir cornu que Rondelet; aussi se borue-t-il à peu près à en répéter les paroles.

Jusque-là on ne pouvait se faire une idée du Lamantin que par les descriptions que nous venons de rappeler, lesquelles se ramènent toutes à celle d'Oviédo. Aucune figure ne venait à Taide de l'imagination et ne présentait aux yeux les traits de cet animal. Ce fut Clusius qui en donna la première représentation par une mauvaise figure qui a souvent été reproduite depuis.

Cette figure, en elfet, avait été faite d'après une peau de Lamantin bourrée de paille par les matelots qui s'étaient emparés de l'animal. Ce Lamantin, que Clusius regarde comme appartenant à la famille des Phoques» et que les marins appelaient Vache marine* avait dix pieds et demi de longueur, et sa circonférence était de sept pieds et demi; il n avait que des membres antérieurs, qui étaient courts, larges et pourvus de petits

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