AMI
REPTILES
AMP
ilî
On a cru et écrit très-sérieusement que, lorsqu'on coupe un Amphisbène en deux par le milieu du corps, les deux lêles se cherehent mutuellement ; que lorsqu'elles se sont rencontrées, elles se rejoignent par les extrémités qui ont été coupées, le sang servent de glu pour les réunir; que si on les coupe en trois morceaux, chaque tête cherche le c6té qui lui appartient, et que lorsau'elle s'y est attachée, le serpent se trouve ans le même état qu'avant d'avoir été divisé ; que le moyen de tuer un Am(>hisbène, est de couper les deux tètes avec une petite partie du corps , et de les suspendre à un arbre avec un cordeau ; que même celte ma- Rièt*e n'est pas très-sure; que lorsque les oiseaux de proie ne les mangent point et
Sue le conieau se nourrit, TAmphisbène , esséché par le soleil, tombe à terre, et qu'à la première pluie qui survient il renaît par le secours de l'humidité qui le pénètre; que par une suite de cette propriété, ce Serpent réduit en poudre est le meilleur spécitiquo pour réunir et souder les os cassés, etc. Combien d'idées ridicules le défaut de lumières et le besoin du merveilleux n'ont-ils pas fait adopter 1
Aijgourd'-hui, l'on donne le nom d'Amphisbèue à un getire de Serpents d'Amérique dont le corps est d*un volume égal partout, et dont la queue , de même forme et de même volume que la tête, pourrait être con* fondue avec elle au premier coup d'œil; aussi les habitants du Brésil les appellent-ils Cobra di duaf cabeçm. Cette disposition de la queue a fait croire qu'ils pouvaient marcher avec une égale facilité en avant et en arrière; et c'est dans cette pensée au'on leur a appliqué leur nom greaiimpAûoène, dont la qualiticttion de doubles marcheurs qu'on leur donne aussi n'est qu'une traduction. Les Amphiebènes oui \a tête obtuse, arrondie, la bouche petite, peu dilatable, la langue mince, petite, libre, bifurquée, à peine extensible , les yeux (>etits , peu ou point visibles ; le tympan caché sous la peau. Les mâchoires, chez ces Serpents, sont articulées avec UD os tympanique immédiatement soudé au crâne; les dents sont petites, presque égales, uniformes, coniques, simples, oppoaées latéralement et insérées seulement sur les mâchoires ; l'on trouve en arrière et ca-^ chés BOUS la [leau, des pieds vestigiaires com« posés d'une petite pièce osseuse, grêle, allongée , surmontée d'une sorte d'ergot, et enveloppée d'un petit muscle peaucier. Ces animaux n'ont qu'un poumon ; ils se nourrissent de petits insectes et surtout de fourmis; ils vivent constamment dans des bois sablonneux ; comme on les trouve près des foumilières, et qu'4)n les croit privés de la vue, l'on a prétendu que les fourmis se chargeaient de leur donner à manj^er, et que les Amphisbènes jouaient, parmi ces insectes, le rôle de la reine chez les abeilles: c'est dans cette supposition qu'on leur a donné le nom de mère des fourmis. Ils sont ovipaivs ; Ion croit au Brésil qu'ils sont venimeux, mais il n'en est rien.
Les Amphisbènes ont la tète recouverle de grarïdes plaques et le corps revêtu d'éeailles égales, uniformes, carrées, /erlicillées, lisses. Les espèces les plus communes sont :
L'Amphisbène blanche (A. Alba) ou Blanchet, de la grosseur du doigt environ; elle a dix-huit à vingt-deux pouces de loog; huit pores au devant de l'anus, elle est entièrement blanche-rosée ou d'un bleu jaunâtre; elle a été décrite par Mar^raf sous le doiu d'Hyara, que l'on a mal à propos appliqué à une autre espèce de Sorpenl.
L'espèce de ces Amphisbènes la plus anciennement connue est celle de llENFCMâ.
Le nom de ce Serpent lui vient de sa couleur, qui est en effet très-foncée , presque noire, et variée de blanc. Il parvient communément à le longueur d'un pied ou deui, mais sa queue n'excède presque jamais celle de douze ou quinze lignes. Ses yeux soDt non-seulement très- petits , mais encore recouverts, et comme voilés par une membrane ; c'est cette contormation singulière qui lui a fait donner, ainsi qu'aux An^uis, le nom de Serpent aveugle^ et qui établit uo nouveau rapi)ort entre ce reptile et les Murènes, les Congres, et les Anguilles, qui d'ailleurs ressemblent à beaucoup d'égards aux Serpents, et que Ton a quelqueiois même appelés Serpents d'eau.
^ L'Enfumé habite les Indes-Orientales, particulièrement rjle de Ceylan. On le rencontre aussi en Amérique ; on ignore uoe grande partie de ses habitudes, mais Voq sait qu'il se nourrit de Vers de terre, d9 divers insectes, de Cloportes, de Scolopendres, etc. 11 fait aussi la guerre aux Fourmis dont il parait qu'il aime beaucoup à se nourrir ; biea loin de cherchera détruire ou diminuer son espèce, on devrait çlonc tâcher de la multiplier dans les contrées torrides , si souvent dévastées par des légions innombrables de fourmis, qui, s'avançant en colonnes pressées et couvrant un grand espace, laissent partout des traces funestes, que l'on prendrait pour celles rfe la flamme dévorante. L'Enfumé fait aisément sa proie de ces Fourmis ainsi que des Vers, des larves d'insec4es, et de tous les petits animaux qui se cachent sous la terre ; la faculté qu'il a de reculer ou d'avancer sans se blesser lui donnant, ainsi que sa cônibrniation générale, une très-grande facilité pour pénétrer dans les retraites souterraines des VerSi des Fourmis et des insectes. Il p^'Ut d'ailleurs fouiller la terre plus profondément que plusieurs autres Serpents, sa peau étant très-dure, et ses muscles très-viaoureux.
Parmi les Amphisbènes dont les yeux ne sont pas visibles à l'extérieur, on trouve:
L'Amphisbèns V6BMICDLA1RE (^. vermicM^ laris)^ de dix à dou^e lignes de long, grosse comme une plume d'oie , d'une couleur brune uniforme » avec quatre pores percés au centre d'une des écailles qui précèdent l'oriflce anal. C'est le jeune Âge de l'Amphisbènc ponctuée de BeIK
L'AjttPBiSBèNfi sccTiGàRS (A. scutigerajt*
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POiSSOxNb, Lie.
AINA
(Duseaa nu peu prolongé et pointu; l'ouverture des narines se trouve a la partie inférieure du rostre ; une douzaine de plaques sonl ilisposv'cs par paires à la région prélij()raiique ; ou voit sur les flancs un sillon 10 dudinal formé d'écaillés brisées en biais; ilijya point de pores au devani de l'anus. Cite Ainphisbène est d'un blanc jaunâtre, ihacuoeoe ses écailles est marqtiée d'un pe- !!l point brunâtre ou bleuâtre. On en a laif uu j^eore particulier, sous le nom de Lepos- ItTMu ^SlerDum écailleux). On a encore fait uu geor»' d'une autre csnece d^Atûphisbène à (^ près semblable à l'Aitiphisbène Vermicuiaire, mais dont le museau et la queue sonl plus pointus; c*esl rAMPûrsefeNE oxyure (i. oxyura) ou à queue pointue, d'une couleur brune unifornae, sans pores au devant de Vauus, h s»IIon latéral ; on a donné à ce geore le nom particulier de Blanus ou ■)ope, à c^use de ses yeux cafchés sous la ptau. Cesl peUt-ôlrc TAraphisbène rouSse [A. rufa] de quelques auteurs. C'est l'Ampbbbène cendrée (A. cinera), Alicanço *de queliues autres. Celte espèce est de Portu-
Bl,ella seule jusqu'ici qui appartienne è ùirb|*e. Ou la croit veuîmeuse, mais à tort. On a récemment encore établi narrai les Am^ihisbènes unedlvision particulière fondée sur uue disposition spéciale des dents ; mais ces j>»Tl\es sont Itop sujettes à varier chez les individus de celte lamillo, sous le rapport du Dt»mbre, de /a Jofl^deûi^, de l'acuité et de la JiMance relative, pour qUe le genre auquel oa â dooné le nom de Trogonophis puisse être conservé.
AMPfllUME. — Gefnr^ de reptiles qui, par leur or^nisalfon , se fapprocnent des Tri- Coiis et des Salamandres aquatiques. Corps fusiibroie très-allongé, t6le aussi large que le iroDc, déprimée, arrondie en avant; quatte pieds très-courts , très-distants Tun de Tautre; queue flexible, formant presque le quart de la longueur de ranimai. Les A mfhiumes sont parti«".uliers à l'Amérique septeniriooaîe ; on les trouve ordiliairemenft enti^um d^DS la vase des étangs i ou dans les /ieuilraîs et humides voisins des eaux. Les Aabilâiils les ont en horreur; mais ces reptiles ne sont itullement venimeux. Les deux espèces connues sont I*Ampnium6 à deux doigts ôtTAïuphiume à trois doigts.
A.NABAS. — Cuvier a donné ce nom à un genre de poissons de l'ordre des Acanlhopli^Wens, famille des Pharyngiens labyrinlîiiHfmes. On n'en connaît encore qu'une ^i^ , TAnabas sennal (Anabas scandens ,
A rexiérieur , ce poisson est caractérisé i^rles fortes dentelures jjue présentent l'opercule, rintepopercule *etJe subopercule, inuis (jue rien de semblable ne s'observe ao préopercule , lequel n'a pas même de litube distinct; disposition fort remarquable, ^ ce qu'elle est contraire à celle qui a lieu communément. La tète est large, un peu ar-^ foodie, et percée, ainsi que la mâchoire inférieure, de pores diSi/Oses i éç^ulièremoul. Le bord du pt'emter sous-orbitaire est dentelé ;
"par lui se trouve couvert, lorsque la bouche est fermée, le maxillaire qui, anssi bien que l'interuiaxillaire , est petit et fort étroit. La membrane branchiale a six rayons. La bouche est transversale, situ(^e à l'extrémité d'un museau court et obtus, et les mâchoires portent ch.icune une bande de dents en velours, dont il existe aussi une rangée en avant du vomer , et un petit groupe tout à fait en arrière, entre les troisièmes pharyngiens supérieurs, qui eux-mêmes en ont de coîiiques , serrées et assez grosses. De larges et rorles écailles revêtent presque toutes les parties du corps, lequel est oblong et beaucoup plus comprimé, à mesure qu'on avance vers la queue. C'est à quelque distance de celle-ci que s'interrompt la ligne latérale , pour recommencer ensuite, mais un pou plus bas, et toujours parallèlement au dos. La nageoire de cette partie du corps en occupe presque toute la longueur; elle est, comme celle de l'anus , soutenue dans les trois quarts de son étendue par des ravons épineux.
L'Anahas a de cinq a six pouces de longueur; son corps offre une couleur verte très-foncée , qui l'est cependant moins vers la région de la queue. La dorsale et Tanale sont teintes de violet, et les fiageroires paires de roussâlre. Le museau est, comme le ventre , d'un gris sale , et les yeux sont rougeâtres.
A l'intérieur, les principales particularités qu'il offre sont celles-ci : un foie médiocre , un estomac petit, un péritoine mince et argenté, et une vessie natatoire peu épaisse , ressemblant assez à un sac rfrîondî, lequel se prolonge postérieurement en deux lon-
Î;ues cornes qui se lojjent 4e chaque côté de a queue , dans un sinus creusé au milieu des muscles.
Les appendices labyrinthiques de cette espèce sont plus compliqués que chez aucune autre de la famille. Ils composent, dit Cuvier, un vrai labyrinthe, qu'on ne peut mieux comparer au'à un chou frisé, ou qu'à certaines espèces d'escarres ou de millepores lamelleux. Une ligne tirée en quelque sens que ce èoit couperait dix ou douze des lames saillantes et des sillons qu'ils présrentent. C'est donc au moyen âeè cellules, fortnées 6ar les replis de ces feuillets, que se trouve retenue l'eau qui découle sur les branchies, et les humecte pendant que le poisson est a sec; car il est certain que l'Anabas , ainsi que tous ses congénères, peut vivre quelque temps hors de l'eau et ramper sur la terre. Mais ce qui paraît bien plus extraordinaire, c'est l'habitude qu'on lui attribue, celle de grimper sur les arbres, et de vivre dans l'eau
?ui s aiùasse entre leurs feuilles , ainsi que affirment deux personnes qui ont longtemps résidé à Tranquebar, M. John et M. Daldortf. Celui-ci en particulier ^ dans un mémoire Imprimé en 1797 , parmi ceux de la Société Linnéenne de Londres (tom. III, p. 62), assure, avoir pris un de ces poissons de ses propres mains , en novembre 1791 , dans uiïo feiile de Técorce d'un palmier de l'espèce du Borassus flabelliformiSf qui croissait
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près d'un étang. Ce poisson était à cinq pieds au-dessus de l'eau , et s'efforçait de monter encore ; à cet effet » il se retenait à l'écoree par les épines de ses opercules; fléchissait sa queue, s'accrochait par les épines de son anale; et détachant alors sa tête, s'élevait ainsi, et se fiiait de nouveau pour recommencer le même mouvement.
Aussi le nomme-t-on, en tamoule ou malabare, Pani-ère^ grimpeur aux arbres. Cependant, M. Reinwardt, qui a vu de ces poissons à Java, a assuré n avoir rien entendu dire qui pût confirmer ce fait. Kuhi et Van Ebsseit, Roié et Maklot n'en ont jamais parlé, et M. Leschenault, qui savait Vhistoire de Daldorff, nie cette habitude de l'Anabas , et regarde le fait observé par le naturaliste danois comme un fait isole. M. Dussumier, qui a vu des milliers de ces poissons à Rombay, oii tous les enfants vont les chercher dans les mares, n'a rien entendu raconter de semblable. Il serait bien étonnant, dit M. Valenciennes, qu'une habitude aussi merveilleuse eût échappé à tant d'observateurs habiles et actifs, si elle était constante chez ce poisson.
Toujours est-ilque les Anabas ontuiieorganisation particulière qui leurpermet de vivre longtemps hors de l'eau, comme les Anguilles de nos eaux douces et les Doras d'Amérique. Aussi les jongleurs indiens ont-ils toujours de ces poissons avec eux pour en amuser le peuple. Du reste, c'est un poisson très-netit, d'un vert sombre , rayé quelquefois ae bandes plus foncées, d'une chair fade, remplie d'arêtes, et qu'on ne mange qu'à cause des vertus médicinales qu'on lui attribue.
L'Anabas habite non-seulement le continent de l'Inde, mais aussi les îles de son archipel.
Au marché de Calcutta , on voit souvent de ces poissons que l'on y apporte en vie des grands marais du district de Jazor, dont la distance est de plus de cent cinquante milles. Comme il n'est pas rare d'en rencontrer se traînant sur la terre ou sur l'herbe , et quelquefois assez éloignés de l'eau , le pçuple les croit tombés du ciel. Les charlatans et les jongleurs les conservent dans des vases, et s en servent ainsi pour attirer les regards de la populace, qui s'amuse de leurs mouvements.
Dn poisson déjà si extraordinaire par luimême, ne pouvait pas manauer non plus d'avoir quelques propriétés plus extraordinaires encore ; en effet, bien qu'il soit d'assez mauvais goût et abondant en arêtes. TusaKe en est très-répandu, assuré que l'on est
au il augmente le lait des femmes , et qu'il onne aux hommes plus de force et plus de vigueur.
ANARLEPS, d'un mot grec qui signifie lever les ytux. — Ce nom avait été donné par Artedi à un poisson que Linné avait placé parmi les Cobitis, d'où Rloch Ta retiré pour en former un genre particulier que Cuvier range dans la famille des Cyprinoïdes.
Les Anableps ont le tiers postérieur du
corps aplati sur les côtés, tandis que la partie antérieure, ainsi que la tête, sont au contraire très-déprimées»; ils sont en entier couverts d'écaillés généralement larges et toutes ciliées sur leur bord. La bouche est une fente transversale, aussi large que le museau, qui est tronqué, et au-dessous duquel elle se trouve située. Des dents en velours garnissent les mâchoires; celles-ci s'abaissent, lorsque le poisson ouvre la bouche, la supérieure en se protractant, l'inférieure par une simple flexion. Les os intermaxillaires n'ont point de pédicule, ils sont simplement sus-
f)endus sous les os nasaux, lesquels forment e bord antérieur du museau. A l'angle et à la partie supérieure de celui-ci, se voit à peine, tant il est étroit, l'un des deux orifices de la narine, l'autre se trouve un peu audessous. C'est un petit appendice tubuleui, qu'on a iusqu'à présent, et mal à propos, considère comme un barbillon, erreur qui devait nécessairement en entraîner une autre, celle de croire que les narines de ce poisson n'offraient chacune qu'une seule ouverture.
Mais un caractère qui distingue essentiellement l'Anableps, caractère qui lui est toute fait propre et dont on ne rencontre pas d'autre exemple parmi les animaux vertébrés»
c'est la singulière conformation que présente son œil, dont plusieurs des parties qui le composent sont doubles.
Déjà Artedi, il est vrai, avait signalé l'existence de deux iris et de deux cornées dans l'organe de la vue de ce poisson. Mais c'est à Lacépède que nous devons véritablement de connaître sa structure complète.
a L'œil de l'Anableps, dit-il, est placé dans un orbite dont le bord supérieur est trèsrelevé, mais il est très-gros et très-saillant.
« Si l'on regarde la cornée avec attention, on voit qu'elle est divisée en deux portions très-distinctes, à peu près égales en surface, faisant partie chacune d'une sphère particulière, placées l'une en haut et l'autre en bas, et réunies par une petite bande étroite, membraneuse, peu transparente, et qui ^^ à peu près dans un plan horizontal, lorsque le poisson est dans sa position naturelle.
« Si Ion considère ensuite la cornée inférieure, on apercevra aisément au travers de cette cornée un iris et une prunelle assez
(;rande, au-delà de laquelle on voit très-faciement le cristallin. l)et iris est incliné de dedans en dehors, et il va s'attacher à la bande courbe et horizontale qui réunit les deux cornées.
« 11 a été vu par Artedi, ainsi que les deux cornées; mais là cesse la justesse des observations de cet habile naturaliste, qui n'a eu apparemment à sa disposition que des indiviaus mal conservés, d'il avait examiné des Anableps moins altérés, il aurait aperçu un second iris percé d'une seconde prunelle,
f)lacé derrière la cornée supérieure, comme e premier iris est situé derrière la cornée d'en bas, et aboutissant également à la bandelette courbe et horizontale qui lie les deux cornées.
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c Les deux iris se touchent dans plusieurs points derrière celte bandelette. Ils sont les deoi plans qui soutiennnit 1es*deux petites cîkxtes formées par les deux cornées» et sont iodiDés TuD sur Tautre, de manière à pro- Aiire un angle très-ouvert.
I Daos tous les individus que j'ai exami* aés, la prunelle de l'iris supérieur m'a paru plus grande que celle de l'inférieur; et» d'àpris U différence de leurs diamètres» il n'est pas surprenant que l'on voie le cristallin en» core mieux au travers de cette ouverture <Iu*ao travers de la seconde. Il semble même quelquefois ^*on aperçoive deux cristallins; et c'est ce oui justifie» jusqu'à un certain point» ropioioQ oe ceux qui ont pensé que cbaque CBU éuit double. Mais ce n'est qu'une illusion d'optique, dont je me suis assuré en disséquant plusieurs jeux d'Anableps» et qu'il est aisé d expliquer.
cEo^et, la réfraction produite par la différence de densité qui se trouve entre les humeurs intérieures de l'œil et le fluide extérieur qui le baigne, doit faire que ceux qui examinent Toeil de l'Anableps sous un certain an^ voient le cristallin plus élevé qu'il ne Test réellement » s'ils le considèrent par VottveKurede l'iris supérieur, et plus abaissé, vx Goniraire» s*i\s le regardent par l'ouverture de Vins inférieur. Corsqu-ils l'observent en même temps par les deux ouvertures, ils Vêferçoirent à la (ins plus haut et plus bas qu il ne Fest dans la réalité ; et ils le voient eo bâut el en bas à une assez grande distance de sa vériUbJe place, pour que les deux images se séparent» et que le cristallin paraisse double. U n*y a donc qu'un seul orçane ëe la lue de chaque côté ; car-chaque œil n'a qu'on cristallin, qu'une humeur vitrée» et qu'une rétine : mais chaque œil a plusieurs parties principales doubles, une double cornée»uoedoubjecavité pourl'humeur aqueuse, un double iris, une double prunelle; et c'est te que personne n'avait encore vérifié ni même indiqué, et qu'on ne retrouve dans wcttoe classe d'animaux vertébrés et à sang
■ Chamie cornée appartenant à une sphère ptrticunèrey le centre de leurs courbures n*e$t pas le même; et comme le cristallin est sensiblemeol sphérique, ainsi que dans pres^ oue tous les poissons , il n'^ a pas» dans ce miief corps, deux réfractions différentes. Tune pour les rayons qui ont traversé la première cornée, et l'autre pour ceux gui ont p*S6é au travers de la seconde. U doit donc
; avoir sur la rétine deux foyers principaux, l*an desquels arrivent les rayons qui viennent de la cornée supérieure, et dont l'autre reçoit ceux qu'a laissés passer la cornée inférieure. Voilà donc encore un foyer double à ajouter à la double cornée, à la cfouble cavité, au double iris, h la double prunelle ; mais ce foyer et ces autres parties doubles appartiennent au même oi^ne, et il faut toujours dire que l'animal n'a qu'un œil de chaque côté.
« Les iris de plusieurs espèces de poissons paraissent ne pouvoir pas se dilater, ni dimi-
PfCnoif!!. DE Zoologie. U.
nuer , par leur extension , l'ouverture à la quelle le nom de prunelle a été donné : mais je me suis convaincu que ceux de plusieurs autres espèces de ces animaux s'étendent et raccourcissent les dimensions de la prunelle. Le plus souvent même ces derniers iris sont organisés de manière que la prunelle, comme celle de plusieurs quadrupèdes ovipares, de plusieurs serpents, de plusieurs oiseaux, et de quelques quadrupèdes à mamelles, diminue au point de ne laisser passer qu'un trèspetit nombre de rayons de lumière» en se changeant en une fente très-peu visible» verticale ou horizontale» et cette organisation peut» dans certains poissons» compenser j usqu'à un certain degré le défaut de véritables paupières et de vraies membranes clignotantes, que de savants naturalistes ont cru voir sur plusieurs de ces animaux» mais qui ne se trouvent cependant peut-être sur aucune de leurs espèces.
« Je ne puis pas dire positivement que les iris de l'Anableps soient doués de cette extensibilité. Néanmoins une comparaison attentive » et l'habitude que m'ont donnée plusieurs années d'observations ichthyologiques» de distinguer dans les parties des poissons des traits assez déliés» me font croire que les dimensions des prunelles de l'Anableps peuvent aisément être diminuées.
« 11 faut remarquer çiue cet abdominal passe une partie de sa vie caché presque en entier dans la vase» comme les poissons de sa famille, et que» dans cette position, il ne peut apercevoir que des objets situés audessus de sa tête ; mais qu'assez souvent cependant il nage près de la surface des eaux, et doit alors chercher à voir, au-dessous du plan qu'il occupe , les petits vers dont il se nourrit, et les grands poissons dont il craint de devenir la proie.
« Si l'on était assuré de la dilatabilité de ses iris, on pourrait donc croire que» lorsqu'il est très-voisin de la surface des eaux» I iris supérieur» exposé à une lumière plus vive, se dilate au point de réduire la prunelle supérieure à une petite fente» et que le poisson voit nettement alors, par la prunelle inférieure beaucoup moins resserrée, les corps placés au-dessous du plan dans lequel il se meut, les images de ces corps ne se confondant plus avec des impressions de rayons lumineux que ne laisse plus passer la prunelle supérieure.
« On pourrait penser de même que, lors-
Ju'au contraire 1 Anableps est caché en partie ans le limon du fona des eaux, son iris supérieur» très-peu éclairé» se contracte» sa prunelle supérieure s'agrandit en s'arrondissant, et le poisson discerne les objets flottants au-dessus de lui, sans que sa vision soit troublée par les effets de la prunelle in-^ férieure» placée alors» pour ainsi dire» contre la vase» et privée» par sa position» de presque toute c4arte.
« Au reste» on doit être d'autant plus porté à attribuer aux iris de l'Anableps la propriété de se dilater» que» sans cette faculté» les deux foyers du fond de l'œil de cet animal seraient
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REPTILES
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souvent 'simultanément ébranlés par des rayons lumiueui très-nombreui. Mais comment alors la vision ne serait-elle pas trèstroublée, et comment pourrait-il distinguer les objets qu'il redoute, ou ceux qu'il recherche?
« D'ailleurs, sans cette même extensibilité des iris, la prunelle supérieure serait, pendant la vie ae l'animal, presque aussi grande que dans les individus conservés après leur mort dans de l'alcool affaibli : dès lors, nonseulement il y aurait souvent deux foyers simultanément en grande activité , et par conséquent une source de confusion dans la vision ; mais encore il est aisé de se convaincre, par l'observation de quelques-uns de ces inolividus conservés dans de l'alcool, qu*une assez grande quantité de lumière, passant par la prunelle supérieure, arriverait souvent jusqu au fond de l'œil et jusqu'à la rétine sans traverser le cristallin, pendant (}ue ce cristallin serait traversé par d'autres rayons lumineux transmis par cette même
Crunelle supérieure; et la vision de l'Analeps ne serait-elle pas soumise à une cause [perturbatrice de plus?
« Mais la plupart de ces dernières idées ne sont que des conjectures; et je regarde uniquement comme prouvé, que si TAnableps n'a pas deux yeux de chaque côté, il a dans chaque oeil deux cornées, deui cavités pour l'humeur aqueuse, deux iris, deux prunelles, et deux foyers de i^ayons lumineux. »
Le mode de la génération des Anableps ue laisse pas non plus que d*ôtre fort curieux; il parait certain qu'il y a un véritable accouplement entre les ueui sexes. On sait d'ailleurs que les œufs sont fécondés à l'intérieur, puisqu'ils écloseut dans le ventre de la femelle, et que les petits naissent même assez avancés. L'ovaire consiste dans deux sacs inégaux^ assez grands et membraneux.
La seule espèce qui constitue ce genre est
l'ÀNÀBLEPS A QUATRB YEUX (AtUlblepS' létrophr
thalmusyBïoch; Cobitis Anableps^ Lino.). il habite les rivières de la Guiane ; à Cayenne on le nomme Gros-OEil. C'est un poisson qui u*atteinl pas au-delà de huit pouces de longueur, et dont la chair est fort estimée. Ses nageoires sont petites , et celle du dos particulièrement, à laquelle on ne compte que sept rayons ; elle naît à peu de distance de la caudale, qui est arrondie à son extrémité. Les pectorales sont écailleuses à leur base.
La couleur du Tétrophthalme est d'un vert olivâtre sur la partie supérieure du corps, (Mgentée en dessous, avec trois ou quatre raies brunes le long des dancs. U est, dit-on, d'une grande fécondité.
ANACONOO. Voy. Boa
ANARUIQUË. — Genre de poissons de l'ordre des Acanthoptérygiens , famille des Gobioides.
L'espèce la plus comoKine est I'Amaiihi- QUB Loup ou Loup maririy Chat marin.
Ce poisson peut figurer avec avantage à côté du Xjphias^ et par sa force, et par sa grandeur. Il parvient quelquefois, au moins dans les mers trèv-profondes, jusqu'à la lon-
gueur de cinq mètres; et s'il n'est point armé d'un glaive comme l'Espadon et l'Ëpée, s'il ne parait pas se mouvoir au milieu des ondes avec autant d'asilité que ces derniers animaux^ il a reçu des dents redoutables et par leur nombre , et par leur forme, et par leur dureté; il présente même des moyens plus puissants de destruction que la Xiphias , et il na^ avec assez de vitesse pour atteindre facilement sa proie. Son organisation intérieure lui donne d'ailleurs une très -grande voracité. Féroce comme les Squales, terrible pour la plupart des habitants des mers, vrai loup de I Océan, il porte le ravage parmi le plus grand nombre de poissons, comme la bêle sauvage dont il a reçu le nom, parmi les troupeaux sans défense; et, bien loin d'offrir ces marques d'une affection douce, cette durée dans l'attacliement, ces traits d'une sorte de sociabilité que nous avons vus dans le Xiphias, il mon • tre, par l'usage constant qu'il lait de ses ar* mes, tous les signes de la cruauté, et iustiiie le nom de Ravisseur qui lui a été donué dans presque toutes les contrées et par divers observateurs. Son corps et sa queue sont allongés et comprimés : aussi nage-t-it en serpentant comme les trichiures, ou plutôt comme les Murènes et le plus grand nombre de poissons de l'ordre que nous exa-' minons; et c'est vraisemblablement parce
aue les diverses ondulations de son corps et e sa queue lui permettent quelquefois, et pendant quelques moments , de ramper comme l'Anguille, et de s'avancer le long des rivages, qu'il a été appelé Grimpeur par
Quelques naturalistes. Sa peau est forte, paisse , gluante , ainsi que celle de l'AngWille; ce qui lui donne la facilité de s'échapper comme cette Murène, lorsqu'on veut le saisir ;ei les petites écailles dont ce tégument est revêtu, sont attachées è cette peau visqueuse, ou cachées sous l'épiderme, de manière qu'on ne peut pas aisément les distinguer.
La tôle de l'Anarbique, que nous décrivons, est grosse, le museau arrondi, le ùonî un peu élevé, l'ouverture de la boache trèsgrande ; les lèvres sont membraneuses, mais fortes, et les mâchoires d'autant pins puissantes, que chacune de ces deux parties de la tête est composée , de chaque eôté, de deux os bien distincts, grands, durs, solides, réunis par des cartilages, et s'arc-boutant mutuellement. C'est au devant de ces doubles mâchoires qu'on voit, tant en haut qu'en bas, au moins six dents coniques propres à couper ou plutôt à déchirer, divergentes, et cependant ressemblant un peu, par leur forme, leur volume et leur position, à celles du Loup et de plusieurs autres quadrupèdes carnassiers. On voit d'atUeurs cinq rangs de dents ^molaires supérieures, plus ou moins irrégulières, plus ou moins couTexfSfet trois rangs de molaires inférieures eembiables* La langue est oourtev lisse, et un peu arrondie è son extrémMé. Les yewL sont orales.
11 résuite donc de l'ensemble de toutes ce»
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Sbnaes que présente la tète de l'Anartiique- Loopt Que lorsque la gueule est ouverte, :ette iDèflie tète ô beaucoup de rapports avec ^lle de quelques quadrupèdes , et particuiéremeot de plusieurs Phoaues; et voilà Jooc cet Anarnique rapproché des mammii^ caroassiers , non-seulement par ses hauludes » mais encore par la nature de ses innés et par ses organes extérieurs les plus «eiBirquanles.
Âa reste, comment le Loup ne serait-il pas loopris parmi les dévastateurs de TOcéan ? Il montre ces dents terribles avec lesquelles ODe proie est si facilement saisie , retenue, déchirée ou écrasée : et de plus, ses intestius étant très-courts, ne doit-il pas avoir des socs digestifs d*une grande activité, et qui, pv Vaction qu*ils exercent sur ce canal in* leslinfti, ainsi que sur son estomac, dans les mooieats où ils ne contiennent pas une nourriture copieuse, lui font éprouver vivement le tourment de la faim, et le forcent à poursuivre avec ardeur, et souvent à immoler ivec une sorte de rage, de nombreuses vielimes? Quelques dents de moins, ou plutôt quelques décimètres de plus dans la longueur du canal intestinal, auraient rendu ses h&biludes assez douces.
)l;i\sVesaT\\maui n'ont pas, commeriiomme, celle raison célesle, cette intelligence supérieure qai rappelle, embrasse ou prévoit tous les instâfits et toûs les lieux, qui combat sfec succès h puissance de la nature par la force (iu génie, et, compensant le moral par le phjrsjque, et le physique par le morale acrroit oa diminue à son gré Tinfluence de l*hibi(ude, et donne à la volonté Tindépendance et Tempire.
L*iruriiique-Loup , condamné donc, par SB conformation et par la qualité de ses nabitodes, à rechercher presque sans cesse un noarel aliment , est non-seulement féroce, luais trës-vorace : il se jette goulûment sur eecpiipeat apaiser ses appétits violents. Il dévore non-seulement des poissons, mais d» crabes et des coquillages ; il les avale mém avec tant de précipitation , que souîeot de gros fragments de dépouilles d'auinaot testacées , et des coquilles entières, panrieruient jusque dans son estomac, quoiqu'il eût pu les concasser et les broker avec &es nombreuses molaires. Ces coquilles entières et ces fragments ne sont ce()end<}nt pis digérés oa dissous par ses sucs digestifs, Quelque actives que soient ces humeurs, pendant le peu de séjour qu'ils tont dansuu <^anal iniestinal très-court, et dont le Loup €»! pressé de les chasser, pour les i'empiacer j)ar des substances nouvelles pi'opres à ipiiser sa faim sans cesse renaissante. D'aillâurs Testomac de cet Anarhique n'a nas la force nécessaire pour les réduire, par la trituration, en très-f^etites parties : mais ce poisson s'en débarrasse presque toujours tvec beaucoup de facilité, parce que Touvertore de son auus est très-H^onsidérable et SQscepttbla d'une assez grande extension.
C'est dans l'Océan sei^tentrional que se titmre le Loup. On ue le voit ordinairement
en Europe qu*à des latituiles un peu élevées; on l'a reconnu à Botany^-Bay sur la côte orientale de la NouVelle-Hollande (1); mais il se tient communément pendant une grande partib de l'année à des distances considérables de toute terre et dans les profon-
printemps que sa femelle dépose ordinairement ses œufs sur les plantes marines qui croissent auprès des côtes.
Il s'élance avec impétuosité; eï, malçré cette rapidité au moins momentanée, plusieurs naturalistes ont écrit que sa natAlion paraît lente quand on la compare A celle des Xiphias :sa force est néanmoins très-grande, et ses dimensions sont favorables à ses tuoavements rapides. Ne pourrait-on pas dire que les muscles de sa tête, gui serre, déchire ou écrase avec tant de facilité , sont beaucoup plus énergiques que ceux de sa queue, tandis que, dans les Xiphias, les muscles de la queue sont plus puissants aue ceui de la tôle, armée sans doute d'un glaive redoutable, mais dénuée de dents, et qui ne concasse ni ne brise? Nous devons d autant plus le présumer , gue la natation, dont les vrais principes accélérateurs sont dans la queue, n'est ordinairement soumise à aucune cause retardatrice très-marquée , qui ne réside dans une partie antérieure de l'animal trop pesante ou trop étendue en avant.
Ne pourrait-ou pas d'ailleurs ajouter gue, quand bien même la nature, la forme, le volume et la position des muscles caudaux leur donneraient à proportion la môme force dans le Loup et dans les Xiphias, cet Anarhique devrait s'avancer, tout égal d'ailleurs, avec moins de rapidité que ces derniers, [)arce que sa tête asse2 grosse, arrondie et relevée, doit fendre l'eau de la mer avec moins de faciliié que le glaive mince et étroit des Xipliias 7
Quoi qu'il en soit de la forco de la queue : du Loup> celle de sa tôle est si considérable, et SOS dents sont si puissantes , qu'on ne le pêche dans beaucoup d'endroits qu'avec des précautions particulières. Dans la mer d'Ochotsk, auprès du Kamtschatka, vers le cinquante-troisième det;ré de latitude, on cherche à prendre le Loup avec des seines ou filets faits de lanières de cuir , et par conS(^â lient plus, propres à résister à ses efforts, ans ce môme Kamtsiclmtlva, le célèbre voyageur Steller a vu un individu de cette espèce que l'on venait de pécher, irrité de ses blessures et de sa captivité, saisir avec fùl'eur, et briser comme un verre, une sorte de coutelas avec lequel on voulait achever de le tuer, et mordre avec rage des bâtons et des morceaux de bois dont on se servait pour
le frapper. . .
Au reste, on va avec d'autant plus de codstance à la poursuite du Loup, qu'il |)eut louriiir u'ie grande quatUité d'aliment , et
( \ ) Voyage de Tonck , capitaine de la CharioUêf à lu baie Bolaniiiuo, on 1787.
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RËPtlLES,
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que sa chair, suivant Ascaçne, est, dans cer* taines circonstances , aussi bonne que celle de TAnguilIe. Les habitants du Groenland le pèchent aussi pour sa neau, qui leur sert à faire des bourses et quelques autres ustensiles.
Le Loup a été nommé Crapaudine^ parce qu'on a regardé comme provenant de cet animal, de petits corps fossiles, connus depuis longtemps sous Je nom de Bufonites ou de Crapaudines, Ces Bufonites ont reçu la dénomination qu'on leur a donnée dès les premiers moments où l'on s'en est occupé, à cause de l'origine qu'on leur a dès lors attribuée. On a supposé c^ue ces petits corps étaient des pierres sorties de la tête d*un Crapaud, en latin Bufo. ils sont d'une forme plus ou moins convexe d'un côté, plane ou concave de l'autre, d'une Qsure quelquefois régulière et quelquefois irregulière, et communément gris ou bruns, ou roux, ou d'un rouge noirâtre. Par une suite de la fausse opinion qu'on avait adoptée sur Uur nature, on les a considérés pendant quelque temps comme des pierres unes du second ordre : mais lorsaue l'histoire naturelle a eu fait de plus granas progrès, on s'est bientôt aperçu que ces prétendues pierres fines n'étaient que des dents de poissons pétrifiées , et presque toujours des molaires. Les uns les ont regardées comme des dents d'Anarhi-
Îue, d'autres comme des dents du Sparedorade, d'autres comme des dents de poissons osseux, différents de la Dorade et de l'Anarhique. Us ont tous eu raison , en ce qu'on doit rapporter ces fossiles è plusieurs espèces de poissons très-peu semblables l'un è l'autre ; et telle a été l'opinion de Wallérius. La plus grande partie deces dents nous ont paru néanmoins avoir appartenu à des Dorades ou à des Anarhiques. Au reste , il est très -aisé de séparer parmi ces fossiles les dents molaires au Loup d'avec celles du Spare-Dorade : les dernières ont une régularité et une convexité que l'on ne voit pas dans les premières.
Le Loup est d'un noir cendré par-dessus, et d'un blanc plus ou moins pur par-dessous ; ce qui lui donne un nouveau rapport extérieur avec plusieurs cétacés. Mais peutêtre ne doit-on regarder que comme une variété de cette espèce, TAnarbique que l'on a désigné par le nom de Strié^ qui présente en eaet des stries irrégulières, presque transversales et brunes, et qui a été péché auprès des rivages de la Grande-Bretagne.
ANCHOIS, Engraulis , du erec iyyfMv'Xnçy Arist. — Genre de poissons de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, famille des Clupes. Ce genre se distingue de celui des Harengs, par une bouche beaucoup plus large, laquelle est fendue bien au-delà des veux, ainsi que par des ouvertures branchiales également considérables. Les Anchois ont de très-petits intermaxillaires, et des maxillaires au contraire, longs et droits, le plus souvent hérissés, ainsi que la mâchoire inférieure, d'une infinité de dents extrêmement fines. Leur tête se prolonge en un petit mu-
seau conique et pointu, de chaque côté duquel s'ouvrent les narines; leur membrane des ouïes a quelquefois plus de douze rayons. Ils sont de petite taille, allongés, étroits et couverts d'écaillés larges et transparentes, qui se détachent de Ta peau avec une extrême facilité. On les divise en deux petits groupes. Au premier appartiennent les espèces dont le ventrt^ est tranchant et dentelé, comme celui des Harengs. Tels sont les Clupea atherinoidesy Bl.; Clup, telara^ Buch., tom. il, p. 72; Ciup, phasa^ id., p. 240; Clup.poorttahy Rnss., pl.i9(h.
En tête du second, que composent les es-
f)èces à ventre simplement arrondi , se place 'Anchois vulgaibe, Clupea encrasicholus ^ Linn., petit poisson qui excède rarement quatre pouces et demi de longueur, et dont on prend chaque annécpendant le printemps et une partie de l'été, des quantités innombrables sur les côtes de Bretagne et de Hollande, ainsi que sur presque tout le littoral de la Méditerranée.
C'est pendant les nuits obscures que se fuit la pêche aux Anchois; elle occupe un grand nombre de petites barques, qui, réunies trois par (rois, se rendent à deux lieues au large environ, l'une, portant sur son avant un réchaud dans lequel on fait brûler des petites branches bien sèches de pin ou de sapin, de manière à répandre la plus grande clarté possible, qui est le moyen dont on se sert pour attirer ces poissons; deux autres bar*
3ues se tiennent à quelque distance attenant un signal convenu, pour mettre à la mer un long filet qu'elles vont traîner par cliacune de ses extrémités^ et en entourer à bas bruit la barque éclairée. Ceci fait , le feu est éteint, les pêcheurs agitpnt l'eau à l'aide de leurs rames, et ces malheureux poissons effrayés se précipitent alors dans les mailles du filet, qu on levé dès qu'è sa pesanteur on juge qu'il est suffisamment garni.
Frais, les Anchois sont peu estimés, aussi en sale-t-on la presque totahté. La première 0|3ération à faire pour procéder à cette salaison, c'est d ari^acher la tête de ces poissons, avec laquelle on enlève aussi les viscères et par conséquent la vésicule du fiel, qui, si l'on ne prenait cette précaution, donnerait de l'amertume à la chair. Ces Anchois, ainsi vidés et privés de tête, sont ensuite lavés dans
i)lusieurs eaux, puis, lorsqu'on les a bien ait égoutter, placés dans des barils, et dis* posés de telle manière, qu'il y ait un lit do sel et un lit d'Anchois. On a aussi la coutume de mêler au sel dont on se sert pour cet usage de la poussière d'une argile rougeAtre, laquelle donne aux Anchois celte teinte artificielle qu'ils sont loiP d'avoir dans l'état frais. Ainsi préparés, au bout de quelque temps, ces poissons, qui rendent une grande quantité d*huile, se trouvent véritablement confits. Chacun sait qu'on les emploie comme assaisonnement.
Les Grecs et les Romains connurent aussi ce poisson; ces derniers composaient avec des Anchois fondus dans leur saumure , et qu'ils faisaient lK>uillir en y aioutant toute-
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POISSONS, ETC
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fois du vinaigre et quelques épices» une
cères de cerlaiDes espèces de Scombres. On troQfe encore dans la HMiteiranée une autre espèce d* Anchois plus petite que la précédente : c'est le MéUt {Èngrauti$ meletta^ Cuf . ) Nous n'en citerons qu'une seule de celles qtii habitent les mers d'Amérique; elle est la plus remarquable, en ce quelle ne possède pas une seule dent ; Cuvier la nomme Engraulis edentului.
ANGE, ^[uatina. — Genre de poissons de h fomille des Plagiostomes. Il semble lier les Squales aux Raies ; car, s*il conserve encore la forme allongée des premiers, il a comme les secondes» le corps déprimé et les yenxfertic^ux.
« De tous les S<iuales connus, dit Lacépède, TAnge est celui qui a le plus de rapports afec les Raies et ûarticuliërement avec la RhiDobate. Noo-seulement il est, comme ces dernières, dénué de nageoire de Tanus et pourvu dTévents, mais encore il s'en rapproche par la forme dp sa queue, par Taplatissement de son corps, et par la grande étendue des nageoires pectorales. Il s*en éloigne e«^^>etMiaDl \^ar un autre caractère très-sensible qo\ \e Vie «u contraire avec le Squale barbu, par la position de Touverture de la bouche, qui, an heu d*é(re placée au-dessOus du mnseaUf en occupe Teitrémité. Cette ouverture, qai est d*ailieurs assez grande, forme une partfo lie la circonférence de la tète, qui est arro die , aplatie , et plus large que le corps.
c Les micboîres sont earnies de dents po*D(ues et recourbées, disposées sur des raii.s dont le nombre augmente avec Tâge d^ raoiouil, et est toujours plus grand dans Ib mâchoire inférieure que dans la supérieure.
« Les narines sont situées, comme la bouche, sur le bord antérieur de la tête, et la opiDbrane qui les recouvre se termine par (ieax barbillons.
« Cest sur la queue que Ton voit les deux oageoires dorsales; les ventrales sont grandes; la caudale est un peu en demi-cercle; et les ()ectorales sont très-étendues et assez profoodément échancrées par-devant. Au reste, ce sont les dimensions ainsi que la forme de ces dernières qui les ont fait com-
esrer h des ailes comme les pectorales des aies, et qui ont fait donner le nom d'Ange au Squale que nous décrivons.
< Cfe cartilagineux ressemble d'ailleurs à plusieurs Raies par les aiguillons recourbés eo arrière qu*il a au|)rès des yeux et des narines, sur les nageoires pectorales et ventrales, et sur le dos et la queue. 11 est gris par-dessus, et blanc par-dessous ; et les naffeoires pectorales sont souvent bordées de Brun par-dessous et blanches par-dessus ; ce qui leur donne de léclat, les fait contraster avec la nuance cendrée du dos, et n'a pas peu contribué à les faire considérer comme des
« L'Ange donne le jour à treize petits à la fois. Les grands individus de cette espèce ont communément sept ou huit pieds (près de trois mètres) de longueur; mais les appétits de ce Squale ne doivent pas être trèsviolents, puisqu'il va quelquefois par troupes, et qu il ne se nourrit guère que de petits poissons. 11 les prend souvent en se tenant en embuscade dans le fond de la mer, et en s'y couvrant de vase, et en agitant ses barbillons qui, passant au travers du limon, paraissent comme autant de vers aux petits poissons, et les attirent, pour ainsi dire, jusque dans la gueule de l'Ange.
«Il habite dans l'Océan septentrional, aussi bien que dans la Méditerranée, sur plusieurs rivages de laquelle on emploie sa peau à
folir des corps durs, à garnir des étuis, et couvrir des fourreaux de sabre ou de cimeterre. »
On en connait trois espèces : la Squatina aitji'e/u^, Cuv. (sur nos côtes); la Squatina aeuleata, Dum. ( sur nos côtes ) ; la Squatina Dumeriliif découverte par Lesueur dans les mers de l'Amériaue.
ANGUILLE, Murœna^ du grec fio/»«tv, cou- IcTy s'échapper. — Genre de poissons deTorriro des Malacoptérjgiens-apodes, tribu des An-> guilliens. Toutes les espèces qui composent ce genre sont dépourvues d'opercules visibles au dehors. Ces pièces osseuses, qu'entourent concentriquement les rayons branchiostéges, sont fort petites et, comme ces derniers, complètement cachées dans l'épaisseur de la peau. Sous celle-ci, qui ne laisse d'autre passage à l'eau qui a servi à la respiration, que de simples trous oui s'ouvrent, suivant les espèces, tantôt sur les côtés du cou et fort en arrière, tantôt tout à fait sous la gorge, les branchies sont placées comme au fond d'un sac, et par conséquent mises à l'abri de tout contact extérieur, ce qui permet è ces poissons, ainsi que Cuvier 1 observe, de demeurer quelque temps hors de l'eau, sans périr. Long et grêle, leur corps est couvert dune peau grasse et épaisse, dont les écailles ne deviennent sensibles h la vue qu'après le dessèchement. A l'intérieur, leur squelette offre des côtes fort courtes, et chez la plupart on trouve des os inlermusculaires. Ils n'ont point de cœcum.
Depuis longtemps divers ichthyologistes avaient introduit dans ce grand genre Murrœna de Linné, des divisions que Cuvier a cru devoir encore subdiviser. Ainsi, dans son ouvrage sur le Règne anitnal^ il partage les Anguilles en huit sous-genres.
Les Anouillbs proprkment dites forment le premier. Elles sont principalement caractérisées par la présence de nageoires pectorales, sous lesquelles viennent, de chaque côté, s'ouvrir les ouïes, et par leurs nageoires dorsales et anales qui se prolongent jusqu'à l'extrémité du corps, oilL elles se réunissent en f)oiute et y remplacent la caudale. Elles ont e corps cylindrique, la tète étroite et un peu pointue à son extrémité antérieure, les narines tubuleuses; aux mâchoires, ainsi qu'au palais et aux os nbaryngiens, de petites
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dents en crochets ou en velours. Parmi ces Anguilles proprement dites, on distingue encore tes vraies Anguilles et les Congres.
Les premières se reconnaissent à leur mâchoire inférieure plus longue que le museau, ainsi qu'à leur dorsale, qui ne commence que fort en arrière des pectorales : telle est TAnguille commune {Murœna anguilla^ Lin.), e>pèce répandue abondamment dans toute l'Europe, et qu'on trouve aussi en Amérique et dans Vlnde. Voici comment le célèbre ichthyolojâste Lacépède a tracé Thistoire naturelle de ce poisson :
« Il est peu d'animaux dont on loive se retracer l'image avec autant de plaisir que celle de la Murène anguille. Elle peut être offerte, cette image gracieuse, et à l'enfance folâtre, que la vaxtété des évolui.ions amuse, et à la vive jeunesse, que la rapidité des mouvements enflamme, et à la beauté, que la grâce, la souplesse, la légèreté, intéressent et sédujsenl, et à la sensibilité que les affections douces et constantes toucne^t si profondément, et à la philoso()bie môme, qui se piait à contempler et le principe et TelTet d'un instinct sui)érieur.Nous Tavpns déjà vu, cet instinct supérieur, dans l'énorme et terrible Requin : mais il y étai,t le ministre d'une voracité insatiable» d'une cruauté .*^anguinaire, d*uûe force dévastatrice. Nous avoos trouvé dans les |L)oissons électriques une puissance pour aiiiisi dire magique ; mais ils n ont pas eu la i^eauté en partage. Nous avons eu à représenter des fondes remarquables; presque toujoiu's leurs couleurs étaient ternes et obscures. I>es nuances éclatantes ont iGrappé nos regards ; rarement elles ont été unies avec des proportions agréables ; plus rarecnent encore elles ont servi de parure à un ^tred'uuiiistinct élevé. Et cette sorte d'intelligçnce, ce mélange de l'éclat des métaux cl des cpulcurs do l'arc céleste, celte rare conformation de toutes les parties qui forment un mémo tout et qu'un heureux accord a rassemblée^, quand les avons-nous vus dé[)artis avec des habitudes pour ainsi dire sociales, d^s affectiiins douces et des jouissances en quelque sorte sentimentales? C'est celte réunion si digne d'intérêt, que nous allons cependant montrer dans l'Anguille. Et lorsque nous aurons compris sous un seul point de vue sa forme déliée, ses proportions svelies, ses couleurs élégantes, ses Ueiions gracieuses, ses circonvolutions faciles, ses élans rapides, sa natation soutenue, sçs mouvements semblai>les à ceux du Serf)enl, son iudublrie, sou ihstinct, son atleclion pour sa t ompugue, son espèce de sociabilité et tous les avanlah'es que l'bomine en relire chaque jour, on iie sera pas surpris que les Grecv^ues et les Koiiiaines, les pluslameuses par Iturs charmes, aient donné sa forme h un de leurs ornements les plus reclierchés, et que l'on doive en recon'^aitre les traits, de môme que ceux des Murénophis, sur de riches bracelets antiques, peut-être aussi souvent que ceux des Coitleuvres venimeuses dont on a voobi pendant loi,igtemps retrouver exclusi-
vement rimage dans ces objets de luxe et de parure : on ne sera pas même étonné que ce peuple ancien et célèbre qui adorait tous les objets dans lesquels il voyait quelque empreinte de !a beauté, de la bonté» de la prévoyance, du pouvoir ou du courroux câestes, et qui se prosternait devant les Ibis et les Crocodiles, eût aussi accoi^dé les hon* neurs divins à fanimal que nous examinons. C'est ajnsi que nons avons vu l'énorme Serpent devin obliger, par l'effroi des nations encore peu civilisées des deux continents, à courber une tête tremblante deyant sa force redoutable, que l'ignorance et la terreur avaient divinisée; et c'est ainsi encore que* par l'effet d'une mythologie plus excusable sans doute, mais bien plus surprenante, car. Aile cette fois de la reconnaissance et non pas de la crainle, elle consacrait Tutilité et non pas )fa puissance, les premiers habitants de l'ile Saïut-Domjogiie, de même que les Troglodytes, dont PJine a parlé dans son Histoire naturelle, vénéraient leur diet\ sous la forme d'une Tortue (IJ.
« On ne s'attendait peu^l'*^ P^^ ^ trouver dans I Anguille tant de droits K l'attention. Quel est néanmoins celui qui n'a pas vu cet animal? Quel est celui qui ne croit pas être bien instruit de ce qui conclue au poisson que Ton pêche sur tant de rivages, et qvie l'on trouve sur tant de tables frugales ou somptueuses, dont le nom est si souvent j>ronon«é^ et dont la facilité à s'échapper des mains qui '^^ retiennent avec trop de force, est devenue un objet de proverbe pour le sens t>orné du vulgaire, aussi l^ien que |>ouc la prudence éclairée du sage? Mais, depuis Aristote jusqu'à nous, les naturalistes, les Apicius, les savants, les ignorants, b^^ têtes fortes, les esprits Cibles, se sont occupés de l'Anguille ; et voilà pourqupi elle ^ été le sujet de tant d'erreurs séduisantes, de préjugés ridicules, de contes puérils, au milieu desquels très-peu d'obserxateurs oi;i^dvstin- ($ué les formes et les habitudes pcopres à inspirer ainsi qu*à satisfiUre une ci^riç^silé raisonnable.
« Tâchons de démêler le vrai d'a^vec le faux ; représentons l'Anguille telle qu'elle est.
« Ses nageoires pectorales sont as§,ez petites, et ses autres nageoires asse% ^çoites» pour qu'on puisse la confondre ae\oin avec uîi véritable Serpent : elle a ue môme le corps très -allongé et presque cylindrique. Sa (été est menue, le museau un peu pointu, et la mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure.
« L'ouverture de chaque naxine est placée au bout d'un tr^-petit tube qui s'élève au-
(1 ) c M. François (de Neufchàteaii), membre de Hnslitul, urëcrivait le 5 avril 1798, pendant qull était encore membre (tu Directoire executif, e( dans une lettre savante ei philosophique : < ^*ai vu à Saiiit- Doniingue des vases qui»servaienl dan» les céremoities des premiers habitants de Tile. Ces va^es, composés d'une sor^ de lave grossiéremeut laiiiji^ llgureMt des Tortues. •
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POlSSCmS, ETC.
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