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cile à cuire; son foie, qui est très-volumineux, est regardé comme un mets délicat. Sa vessie natatoire est très-grande , souvent égale en longueur au tiers de la longueur to(a4e de Fanimal, un peu rétrécie dans son milieu , terminée par deux prolongations dans sa partie antérieure, formée d'une membrane qui n*est qu'une continuation* du péritoine, attachée par conséquent h Tépine du dos, de manière à ne pouvoir pas en être séparée entière, et employée dans quelques pays à faire de la colle, comme la vessie à gaz de TAcipensèrc Husa.
Ses œufs sont presque toujours, comiDt ceux du Brochet et du Barbeau, difficiles à digérer, plus ou moins malfaisants; et, par un dernier rapport avec TAnguille et la plupart des autres poissons serpentiformes,elle ne perd que diitlcilement la vie.
LOUP. Voy. Bar.
LOUP MARIN. Voy. Anarhiqub.
LUTH, sorte de Tortue. Voy. CséLoiih.
LYMPHE. Voy. Absorptiou. — Sa circft- Jation. Voy. Circulation, art. IL
LYRE. Voy. Calliontmb.
MACHOIRES, leur rAle dans la déglutition. Voy. Digestion, art. IIL
MACROPODE VERT-DORÉ, Lacép., Cuv., genre de poissons de la famille des Acanthoptérygienspharyngiens-labyrinthiformes.
Le Vert-Doré ( Macr. viridiauratus ) ne parvient qu'à de petites dimensions; il n'a ordinairement qu'un ou deux décimètres de long : mais il est très-agréable à voir. Ses couleurs sont magniûques, ses mouvements légers, ses évolutions variées. Il anime et pare d'une manière charmante l'eau limpide des lacs, et il n'est pas surprenant que les Chinois, qui cultivent les beaux poissons comme les belles fleurs, et qui aiment, pour ainsi dire, à faire de leurs pièces d'eau éclairées par un soleil brillant autant de parterres vivants, mobiles et émaillés de toutes les nuances de l'iris, se plaisent à le nourrir, à le multiplier, et à multiplier aussi son image par une peinture iidèle.
Les pctiis tableaux ou peintures sur papier, exécutés à la Chine avec beaucoup de soin, qui représentent la nature avec vérité, renferment Timage du Vert-Doré vu dans quatre positions, ou plutôt dans quatre mouvements différents. Le nom spécidque de ce poisson indique l'or et le vert fondus sur sa surface et relevés par le rouge des nageoires. Ltf rouge ajoute d'autant plus h la parure de l'animal, que ses instruments de natation présentent de grandes dimensions, particulièrement la nageoire caudale et les thoracines, et la longueur de ces thoracines, qui sont comme les nieds du poisson, est le trait qui a suggéré le nom générique de Macropode, lequel signifie long pied.
MAENA. Voy. Mendole.
MAIGRE, Sciœna. — Ce genre de poissons, dont Lacépède remplace le nom par celui de Chéilodiplère, avait déjà reçudeLinnélenom de Sciène; le genre Maigre, tel que Tadmet Cuvier, comprend un très-petit nombre d'espèces à dorsale divisée, dont l'anale n'a que de très-fines épines, et qui n'ont ni canines ni barbillons, mais seulement une rangée de fortes dents pointues et à peu près égales, accompagnées à la mâchoire supérieure d'une bande étroite de dents en velours. Trois espèces composent ce genre de la famille des
Sciénoïdes : l'unej qui appartient à l'Europe, est la plus connue et en m^me temps la plos grande et la plus remarquable de nos mers; les deui autres sont étrangères.
Passons maintenant à la description paticulière du Maigre, Scicma aquila. C'est «& grand poisson qui ne se pffche guère au-d» sous de trois pieds, et en atteint sou vent ci^j et quelquefois sir ; assez gros pour sa longueur, présentant la forme générale du Bar, son nmseau est mousse et un peu bombé; les écailles qui garnissent sont corps aiosi que les joues et les opercules ne s'étendent point sur les os intermaiillaires ni sur les maxillaires ; les lèvres sont médiocremeol charnues; la gueule peu fendue; une rangée de dents écartées, pointues et un peu crochues garnit le bord de chaque mâchoire; les écailles se font remarquer, dans ce poisson, par leur obliquité, c'est-à-dire que leur côte inférieure se porte plus en arrière qoe la supérieure, ce qui fdil paraître leur bord comme dirigé obliquement ; elles sonl d'ailleurs plus larges que longues ; la ligne latérale se marque sur chaque écaille par une tubulure branchue, et se continue par des écailles semblables jusqu'au bout de la nageoire de la queue. La couleur du Maigre est d'un gris argenté assez uniforme, unpeu plus brunâtre cependant vers le dos, unpeu plus blanc vers le ventre : les pectorales et les ventrales sont d'un beau rouge, etlesaotrès nageoires d'un brun rougeâtre, à l'eiception de la première dorsale, qui est d'un beau rouge ; telle est la description extérieure du Maigre. Son intérieur présente quelques particularités notables, et ce qu'il ofifre surtout de plus curieux, c'est, sans contredit, sa vessie natatoire : elle est fort large, s'étend dans toute la longueur de l'abdoraeo. et est garnie de productions branchues; on en compte jusqu'à trente-six de chaque côté, oui communiquent par autant de irous atec 1 intérieur de la vessie. Les pierres que le Maigre a dans l'oreille, comme tous les autres
Coissons osseux , mais qui sont chez li« eauconp plus grandes que chez les autres espèces, ont été observées par les anciens,
3ui disent que ces poissons ont dans la tcle es pierres auxquelles le peuple a attribué
MU
POISSONS, ETC