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phias» h proportion des dimensions prîncioales de Tanima) ; mais il est peut-être plus «ort, et nous voyons ainsi réunies dans le Hakaira la taille, la vitesse, l'adresse, les armes, la vigueur, tout ce qui peut donner i'emptre et même faire eiercer une tyrannie lerrime sur les faibles habitants de TOcéan.
« Il est surprenant, dit Lacépède, qu'avec tous ses attributs, et surtout avec son ^and volume, le Makaira noirâtre n'ait jamais été remarqué par un observateur, d'autant nlus
3ue cette espèce ne paraît pas habiter loin es côtes occidentales de Fiance. Vraisemblablement il aura été vu très-souvent, mais confondu avec un Xiphias. Quoi qu'il en soit, l'individu dont nous avons fait graver un dessin avait été jeté très-récemment par une tempête sur un rivage de la mer voisine de la Rochelle, où il a fait l'étonnem^nt des pêcheurs et l'admiration des curieui. On lui a donné, je ne sais pourcjuoi, le nom de Jlfokaira^ dont nous avons lait son nom générique. »
Ce Makaira pesait trois cent soitante-cinq kilogrammes. Des habitants de l'île de tté en ont mangé avec plaisir. Sa chair était cependant un peu sèche.
MALACOPTÉRYGIENS , c'est-è-dire nageoires molles. Ce mot, proposé par Artédi^ désigne un groupe de poissons à squelette osseux, dont tous les rayons des nageoires sont mous, h l'exception cependant dfu premier et quelquefois du second, qui sont épineux; réservant, au contraire, le nom d'Acantho[)térygiens pour ceux dont les rayons sont épineux. Cuvier, qui adopta cette division, la partagea en trois ordres, d'après la disposition des ventrales. Aux Malacoptérygiens appartiennent les ordres suivants : les Abdominaux, caractérisés par des nageoires ventrales suspendues sous l'abdomen; les Apodbs, qui sont dépourvus de nageoires fentrales, et enfm les Subragbibns, ainsi nommés à cause de la (losition que les nageoires occupent, c'esl-à-dire qu'elles sont situées sous les organes de la respiration ou, en d'autres termes, sous les branchies. M ALAPTÉRURB, de deux mots grecs qui sigjnitient queue molle. — C'est un genre de poissons de la famille des Esoces. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre : c'est le Malapt6rurb électrique du Nil et du Sénégal (Silurus electricus^ Lin. ), si bi^n représenté par M. Geoffroy Saint-Hilaire, parmi les* poissons d'Egypte, et tout récemment dans le Magasin de zoologie, par M. de Joannis, qui en a fait, à Luxor, un dessin colorié d'après le vivant. Le nom d'Electrique rappelle la propriété remarquable que l'on observe dans la Raie, le Tétraodon, le Gymnote, et le Trichiure, désignés jpar la même dénomination spéciOque 2ue le Malaptérure. 11 est très-aisé de le istinguer d'un très-grand nombre de pois* sons, et particulièrement des Silures, par l'aplatissement de son corps revêtu d'une peau nue et visqueuse, ne présentant d'ailleurs aucune écaille ; sa tète est déprimée ; ses mâchoires garnies de six barbillons,
dont deux b la mâchoire supérieure ot qu. inégaux à l'inférieure ; ses veux sont sit sur les parties latérales de la tète ; ils à demi saillants, et garantis en partie, une continuation de la peau qui recou' la peau et oui s'étend comme un voile tu parent au-dessus de ces organes. L'on a,
Soit les ouvertures des branchies au deTi es nageoires pectorales; la dorsale est tuée & l'extrémité du dos, de nature seuso.
Tout l'animal est d'un brun grisâtre; fond relève quelques taches noires, dl sées irrégulièrement sur la surface de corps.. Le Malaptérure dont nous iraili ne se trouve pas seulement dansleNiti existe également dans plusieurs autres ft ves d'Afrique, C'est un poisson d'eniii qiiinze pouces de long, que les Arabes n ment Raasch ou Tonnerre, à cause de ii gourdissement dont il frappe les m oui s'avancent trop près de lui. 11 doit faculté singulière à deux appareils] culiers placés entre la peau et la ai: Voici en quoi consiste ces organes O0^p^ reils :
L'animal renferme quatre organes, tai grands et deux petits, dont l'ensemble «l si étendu, qu'il compose environ Ja moitii des parties musculaires de la totalité di poisson ; chacun des deux grands orgaiws engourdissants occupe un côté du Malap* térure , depuis l'abcfomen jusque hi\ti mité de la queue ; puis un autre wiii ot^ gane torporitique, situé au-deswus du grand, commence et finit à peu près m rotes points que ce dernier; entre lepe\ilw^<\« de droite et celui de gauche s'éteodenilopgitudinalement des muscles: ces deux ww organes sont d'ailleurs séparés des «• grands organes supérieurs par une • brane longitudinale et presque horiwwl qui s'attache d'un côté à la cloison vert» par laquelle les deux grands organes aj écartés l'un de l'autre dans leur partie* rieure, et qui tient, nar le côlé opposé^ peau de l'animal ; ae plus, chaque ' est traversé par des nerfs qui »
dans toutes sortes de direcCioos» et de petites ramifieacioDS eotre les tabès. formes des tobts ou tuyaux ne sont toutes semblables : les uns sont bexago|) d'autres pentagones, et d'autres carrés;' térieur de chacun des tubes est divisé plusieurs intervalles par des espèces de ci sons composées d'une membrane oéuee transparente; ces cloisons paraissent se re» nir par leurs bords, sont attachées dans w térieur des tubes par une mcrobranecw^ laire très-flne, et communiquent ensew^
par de petits vaisseaux s«n««^'*^v?':!s l'une au-dessus de l'autre à detrèsi)eUtes (Wj
tances, elles forment un g^*"^ ^^^'L ^ terstices contenant un fluide. C est atec appareil que le Silure électrique f^^^ donner des ébranlements violents» a cog"
dir et même à paralyser les «n^'^JH^Jj s'approchent trop de lui; c'?^,T:!juef feit périr les ennemis qui veulefltlaW^
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MAQ POISSONS, ETC.
proie dont il doit se nourrir. Cet appaest disposé de manière que ranimai à son gré faire une décharge plus ou ^ forte ; mais il ne peut faire qu*un 1^ >aiD nombre de décharges pendant les- ^ ^les son fluide s'épuise, de sorte qu'au ^ ^ d*un certain temps il ne peut plus faire u^m mal et finit par se trouver sans déh^^. 11 a besoin, pour reprendre sa puis- }^c^ électrique, dfe réparer ses forces par urrilure et par le repos.
MUIFÈRES, leur circulation.Foy. Cir-
ATtlS. Voy. Lamantin.
QUEREAU. Scomberj ScombruSy Lin. , ,Cuv.; genre de poissons acanthoptétamille des Scombéroïdes.
ae nous avons voulu parcourir, pour d^re, toutes les mers habitées par les nombreuses et rapides de Thons, de ,d6 Bonites, et des autres Scombres, t'avons eu besoin de nous élever, par la 4e la pensée, qu'au-dessus des portions ■COtéan qu'environnent les zones torrides ipérées. Pour connaître maintenant, eret comparer tous les climats sous la nature a placé le Scombre MaiQ,iK)as devons porter nos regards lAtts\wn encore. Que notre vue s'éjusqa'n pôle du globe, jusqu'à celui or duquel scintillent les deui ourses.
ipeetoeJenouTeau, majestueux, terrible, ■priltreànosyeuxl Des rivages couverts j^JoDès iffloncelés et de glaces éternelles, on ^tfffeD^saos les distinguer, une terre qui .- ^ ^^^ jgg couches épaisses de nei-
arcies, à une mer immobile, froide, solide dans sa surface, et surchargée d'énormes glaçons entassés en monsioueuses, ou élevées en pics sour- .Sur cet Océan endurci par le froid, année ne voit régner qu'un seul ; et pendant ce jour unique, dont la s'éleDd au delà de sii mois, le soleil, Ahaussé au-dessus de la surface des mais paraissant tourner sans cesse r de Taxe du monde, élevant ou abaisperpétuellement ses orbes, mais enfnX toujours ses circonvolutions, com- ~iC, toutes les fois qu'il répond au méridien, un nouveau tour de son •'''^nse spirale, ne lançant que des ravons ^^^ue horizontaux et facilement réfléchis ^ Ses plans verticaux des éminences de c^, illuminant de sa clarté mille fois résfe. -^\es sommets de ces monts en guel- ^^ ^orte cristallins, resplendissant sur leurs pMMobrables faces, et ne pénétrant qu'à |eîfle dans les cavités qui les séparent, rend pas sensible par le contraste frappant d'une tonière éclatante et des ombres épaisses. Mit étonnant assemblage de sommités escarffeset de profondes anfractuosités.
Cependant la même année voit succéder une Duit presqu'égale à ce jour. Une clarté nootelle en dissipe les trop noibes ténèbres: les ondes congelées renvoient, dispersent etmultiplientdans Tatmosphère la lueur srgeotéede la lune qui a pris la place du soleil ;
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etlalumière boréale étalant, au plus haut des airs, des feux variés que n'efface ou ne ternit plus l'éclat radieux de Tastre du jour, répand au loin ses gerbes , ses faisceaux, ses flots enflammés, ses tourbillons rapides, et, dans une sorte de renversement remar^ quable, montre dans un ciel sans nuages touteTagitation du mouvement, pendant que la mer présente toute l'inertie du repos. Cne teinte extraordinaire paraît et dans I air, et sur les eaux, et sur de lointains rivages; un demi-jour, pour ainsi dire mystérieux et magique, règne sur un vaste espace immobile et glacé. Quelle solitude profonde I tout se tait dans ce désert horrible. A peine, du moins, quelques échos funèbres et sourds répètent-ils liaiblement et dans le fond de l'étendue, les gémissements rauques et sauvages des oiseaux d'eau égarés dfansia nuit, affaiblis par le froid, tourmentés par la faim. Ce théâtre du néant se resserre tout d'un coup-; des brumes épaisses se reposent sur l'Océan; et la vue est arrêtée par de lugubres ténèbres. Cependant la scène va changer en* core. Une tempête d'un nouveu genre se prépare. Une agitation intestine commence; un mouvement violent vient de très-loin, se communique avec vitesse de proche en proche, s'accroît en s'étendant, soulève avec force les eaux des mers contre les voûtes qui les compriment; un craquement afi'reux se fait entendre; c'est l'épouvantable tonnerre de ces lieux funestes; les efl'orts des ondes bouleversées redoublent ;les monts de glace se séparent, et flottant sur l'Océan qui les repousse, errent, se choquent, s'entr'ouvrent, s'écroulent en ruines , ou se dispersent en débris.
C'est dans le sein même de cet Océan polaire, dont la surface vient de nous présenter l'effrayante image de la destruction 9t du chaos, que vivent, au moins pendant une saison assez longue, les troupes innombrables des Scombres que nous allons décrire. Les diverses cohortes que formentleurs réunions, renferment dans ces mersarctiques d'autant plus d'individus, que, moins grands que les Thons et d'autres poissons de leur genre, n'atteignant guère au'à une longueur de sept décimètres, et doues par conséquent d'une force moins considérable, ils sont moins excités à se livrer les uns aux autres des combats meurtriers. Et ce n'est pas seulement dans ces mers byperboréennes aue leurs légions comprennent des milliers d individus.
On les trouve également et même plus nombreuses dans presque toutes les mers chaudes ou tempérées des quatre [larlies du monde, dans le grand Océan, auprès du pôle antarctique, dans l'Atlantique, dans la Méditerranée, où leurs rassemblements sont d'autant plus étendus, et leurs agrégations d'autant plus durables, qu'ils paraissent obéir avec plus de constance que plusieurs autres poissons, aux diverses causes qui dirigent ou modifient les mouvements des habitants des eaux.
Les évolutions de ces tribus marines sont
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rapides, et leur natation est très-prorapte, comme celle de presque tous les autres Scombres.
Ceux qui paraissent sur les rivages de France sont communément parvenus à leur point de perfeclioa en avril et mai; ils portent le nom de Chevillés^ et sont moins estimés en juillet et août, lorsqu'ils ont jeté leur laite ou leurs œufs.
Les pécheurs des côtes nord-ouest et ouest de la France sont de tous les marins de TEurope ceux qui s'occupent le plus de la recherche des Maquereaux, et qui en prennent le plus grand nombre. Ils se servent, pour pécher ces animaux, de hàims, de libourets (1), de manets faits d'un fil très-délitS et que Ton réunit quelquefois de manière à former avec ces filets une tessure de près de mille brasses (deux mille cinq cents mètres) de longueur. Les temps orageux sont trèssouvent ceux pendant lesquels on prend avec le plus de facilité les Scombres Maquereaux, qui , agités par la tempête, s'approchent beaucoup de la surface de la mer , et se jettent dans les filets tendus à une trèspetite profondeur ; mais lorsque le ciel est serein et que 1 Océan est calme, il faut les chercher entre deux eaux, et la pêche en est beaucoup moins heureuse.
C'est parmi les rochers que les femelles aiment à déposer leurs œufs; et comme chacun de ces individus en renferme plusieurs centaines de mille, il n'est pas surprenant que les Maquereaux forment des légions très-nombreuses. Lorsqu'on en prend une trop grande quantité pour la consommation des pays voisins du lieu de la pécha, on prépare ceux que l'on veut conserver longtemps et envoyer à do grandes distances, en les vidant, en les mettant dans du sel, et en les entassant ensuite comme des harengs, dans des barils.
La chair des Maquereaux étant grasse et fondante, les anciens l'exprimaient pour ainsi dire de manière h former une sorte de substance liquide ou do préparation particulière, à laquelle on donnait Je nom de garum. Pline dit (2) combien ce garum était recherché non-seulement comme un assaisonnement agréable de plusieurs mets, mais^^ncore comme un remède efiicace contre musieurs maladies. On obtenait du yarum^ dans le temps de Bélou et dans plusieurs endroits voisins des côtes de la Méditerranée, en se servant des intestins des Maquereaux ; et on en faisait une grande consommation à Conslantinople ainsi qu'à Home, oii ceux qui en Tendaient étaient nommés piscigaroUs.
C'est par une suite de cette nature de leur chair grasse et huileuse, que les Maquereaux sont comptés parmi les poissons qui jouissent le plus de la faculté de répandre de la lumière dans les ténèbres. Ils luisent dans l'obscurité, lors même qu'ils sont tirés de
(i) Voyez Vexplicaiion du mol Ubouret, à rarlide