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alors le faire suiyre par le pied postérieur du côté opposé ; d'où une décussation de mouvements qu'on a eu peine à expliquer et qui n'est autre que ralternance des deux appareils latéraux.
2* Dans le vas allongé ou amblé, qui est naturel à la Girafe, à quelaues Chevaux, et à tous auand on les presse, l'empreinte du pied de errière dépasse celle de devant, ou la couvre au lieu de se trouver immédiatement après, comme dans le pas ordinaire ; il faut donc que le pied antérieur soit parti avant que le postérieur ne fût posé.
3' Dans VambUf les choses se passent de même avec un peu plus de vitesse, et cette différence que le pied antérieur et le postérieur de chaque paire latérale se détachent à la fois et se posent à la fois sur le sol ; le pas frappe quatre temps, Tamble n'en frappe que deux.
/!•• Le trot ne frappe aussi que deux temps; mais ce ne sont nas les pieds du même côté qui posent à la rois, ce sont ceux de la diagonale, l'antérieur droit et le postérieur gauche, Tantérieur gauche et le postérieur droit.
5*" Dans le galop, on compte trois temps : un pour le pied gaucho porté seul on avant, après quoi les trois autres s'enlèvent ; un second pour le pied antérieur gauche et le postérieur droit qui se posent ensemble ; un troisième enlln pour l'antérieur droit qui se pose le dernier.
6" Dans le galop forcé il n'y a que deux temps comme dans Tamble et le trot, mais ce sont les deux pieds postérieurs et les deux antérieurs qui frappent simultanément.
Tous ces mouvements peuvent être exécutés avec plus ou moins de vitesse et d'énergie : les empreintes des pieds peuvent, en conséquence,. se couvrir, ou s'anticiper })lus ou moins, ou pas du tout ; et Ton voit souvent aussi des Chevaux faibles ou usés prendre des allures intermédiaires, par exemple entre le pas et le trot, le trot et le galop, comme nous avons vu déjà qu'il y a un intermédiaire assez commun entre le pas et l'amble. Le trot, l'amble et le galop constituent la courte, toujours plus ou moins composée de sauts successifs, c'est-à-dire d'intervalles où le corps entier est m Vair. Le pas du Lièvre et du Lapin, qui prennent alternativement leur point d'appui sur les deux pattes de devant, puis sur celles de derrière, ne diffère donc du galop forcé qu'en ce que les unes n'abandonnent pas le sol avant que les autres y soient posées. La grande longueur des membres postérieurs comparativement aux antérieurs est cause de cette singularité ; elle fait aussi que, dans la course, les pattes abdominales viennent s'étendre en avant et en dehors des antérieures ; il en est de même pour la Girafe dans son galop, en raison de la longueurs des unes et des autres et de la brièveté du tronc.
Progression bipédale. Privés de l'usage et même quelquef(>i8 de la présence des
membres abdominaux , les Culs selon la dénomination vulgaire, portedt les deux mains le poids du corps, le .^ vent et en jettent en avant TettréinKé tilée, pour reporter ensuite leurs plus en avant encore: telle est, dit manière dont cheminent certains gL Singes naturellement peu alertes quant sont à terre, et dont les bras sont si i (ju'ils peuvent leur servir de béquilles, jambes étant légèrement fléchies; cesoi Gibbons. S'ils marchent sur leurs pi derrière, c'est en se soutenant fréqnei sur les mains, à peu près comme ud ot mtlade ou blessé soutient son équ avec ses ailes abaissées vers la terre.] très singes (Orang, Pongo) peuvent ma debout comme l'homme, mais ni viu longtemps, pour les raisons données haut au sujet de la station, et surtout que leur talon ne porte point à terre et leur marche aus9i fatigante, aussi peu que celle que nous exécutons sur ïtûâ^ mité du métatarse et les orteiU, tum désigné par des termes ineiacts çuif a dit mafcher sur la pointe du piediissnai Mammifères quadrumanes se «miA souvent d'un bâton, comme dousÎoi canne. Beaucoup d'autres Singes, lesOw, les Castors, animaux plantigrades, peo^ni marcher debout, portant môme des fardeam sur leurs épaules (Castor) ; mais toujours prêts à se lancer à quatre si quelque danger réclame une prompte fuite.
La Marche à deux pieds, wb mios que la station bipédale, n'est donc Téritiblement naturelle qu'aux oiseaux etU'toffiine.Oa pourrait y joindre les Gerboises, \«^û^' roos, s'il n était démontré qu'ils mircheiili quatre malgré la d îsproportion deleursmefr bres, et ne négligent l'usage des paile»* térieures que lors du saut ou danslasùto. Beaucoup de petits oiseaux ne peuvent»
que sautiller à pieds joints; mais pre^« tous ceux d'une certaine taille marchenir inclinant le corps alternativement surcbni' patte pendant que l'autre se meut. H ^^^ qui jettent brusquement la tête en avant chaque pas, pour porter le centre de gratji sur le membre avancé d'abord; les "ou «ont dans ce cas. Certains même, dont membres abdominaux sont courts et écart avancent, en même temps que la paitai côté du corps qui lui correspond; délace oscillation si connue et celte marche leoi et gênée des Oies et des Canards en partjc» lier. Il n'en est pas ainsi des oisewijo' les membres abdominaux sont F*'*^^ ,^ bustes, l'Autruche par exemple» doDM course est aussi rapide que celle du plus'^ ger Quadrupède. ,
Nous ne décrirons pas minutieuscmeni marche, la course de Vkomme, muscle muscle, détails qui ne conviemQeDt(jueû une monographie ; nous devons ici sm le comparer aux autres animaux, ^y^^j^ sortir les ressemblances et les difléreow des modes de progression qui «ont PF^ aux uns et aux autres. Le pas de idobw
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'epréseote exactement le pas amblé; sa rourse représente Taniblc des Quadrupèdes ; > -uletnent Téquilibre est moindre cnez lai Jans le sens aotéro-postérieur que chez eux, parce qu*i(s portent sor deux membres h la roîs<» et lai sor un seul ; l'équilibre dans le ^ens latéral est moindre chez lui aussi que dans le pas ordinaire des Quadrupètfes/puis- ■{ue cenx-ci ont toujours alors trois pieds à l-.rre; moindre également dans la course* puisque le trot des Quadrupèdes fait poser h terre deax pieds en diagonale, tandis que rhofiime est obligé de norter son centre de crarîl*^ sur un seul memore. Aussi les chutes sont-elles pour lui plus fréquentes , plus graires en raison de sa hauteur, et les enfants in*i rchent-ils bien plus tard et plus difficile^ m-^nl que les petits Quadrupèdes. Il est vrai qu e les oiseaux, qui sont bipèdes, marchent po ^rtant de très-bonne heure; lUtiis TobliqiA.ité de leur corps, sa légèreté, la grandeur de* Tespace compris eu avant, en arrière et S'A. r les côtés par leurs doi^^ts étalés presque er & étoile, leur donnent, suus ce rapport, de ?r andes facilités.
LlBomme appuyé sur le talon, le bord ext-^me du tarse, rextrémilé antrieure du ts:sét8tarse et les orteils, n-^ peut Tarier au- C:ani ses attitudes qu*en changeant la posi- *^w de ses pieds, et c'est ce qui fait aue, mnalgfé les circoMslanees défavorab.es dont ■Toosarons parlé, l'équilibre lui est plus fac^e k ^ardor durant la locomotion que dans la station. Bans la Marche, et surtout dans I * pas accéléré, le corps se penche d'aboi d ^D arant, en se fléchissant sur le membre c]si [K)se sur le sol; il tomberait si l'autre ■nembrc préalablement fléchi, puis étendu ittssi en ayant, ne venait en recevoir le poids, ^eudant que le pied resté en arrière donne i toute la masse une impulsion propre à lui f.ire parcourir l'espace d'un pas. Veut-on sarréter, on redresse le tronc, et l'équilibre de la station redevient possible. Je n'ai pas besoin de dire que, dans la course, il y a en ouire détachement complet du sol, au'il j a «ne suite de sauts comme chez les Quadrupèdes, rajouterai seulement que, chez les sujets à jambe»^ courtes, à bassin large, les femmes par exemple, il y a une légère impulsion en avant au côté même du corps qui répond au membre qu'on projette dans ce sens; on agrandit ainsi l'étendue du pas, et les oscillations alternatives oui en résultent De sont pas sans grâce quand elles sont modérées et exécutées avec aisance et souplesse, en dépit de l'impertinente comparaison que se sont quelquefois permise des sa- Taols qui ne se piouaient poiut de galanterie, et rappelaient a ce sujet la démarche de certains oiseaux de basse-eour.
MARSODIN,i'iboedPfia,genrede cétacésdela tribu des Delphinieus. — Comme dans presque tous les genres de Mammifères, les MarsooiDS nous offrent de grandes et de petites espèces ; le Globiceps a jusqu'à vingt pieds de longueur, et le Marsouin commun en a i peine quatre. Ils diffèrent des Dauphins piopremeui dits, en ce qu'ils o'ont point
de becs, leur museau ne se différant presque point de ce qui constitue en apparence leur partie cérébrale. Leur tête osseuse a des mAcboires allongées et très-distioctes du crâne; mais sur l'animal vivant cette distinction est effacée par les parties dont les mâchoires sont recouvertes, et qui donnent à la tète de ces Dauphins une forme plus ou moins spbérique. En effet, sous ce rapport, toutes les espèces ne se ressemblent pais ; il en est quelques-unes chez lesquelles cette sphéricité est plus marquée que chez d'autres, quoiqu'elle soit caractéristique chez les unes comme chez les autres.
Tous les Marsouins, à l'exception d'un seul, le Biiluga, sont pourvus de l'appendice cutané, nommé nageoire dorsale ; et il n'eu est aucun qui ne soit pourvu de dents; mais, si chez les uns elles sont coniques et crochues, chez d'autres eiles sont comprimées latéralement. Six des sept Marsouins qui sont connusse sont rencontrés au Nord, une seule espèce a été rencontrée à quelques degrés au sud de Téquateur.
MàRsocr?! coiiVLBi {P. communis). Cette espèce est la plus commune dans nos mers d'Europe; c'est celle dont les pêcheurs s'emparent le plus fréquemment, la trouvant souvent prise et aspnvxiée dans leurs tilets.
C'est une des plus petites espèces de Dau-
{)hin : il ne parait pas que sa taille dépasse a longueur de six pieds, et le plus ordinairement elle n'est que de quatre ou cinq. La distance du bout du museau à l'œil, sur un indifi Ju de quatre pieds, est de cinq ()Ouces, et il en est de même du bout du museau à réveut. Du bout de la mâchoire inférieure à l'origine de la nageoire pectorale, la distance est d'environ quinze pouces. La longueur de cette nageoire est de sept pouces. La distance dj museau au milieu de la nageoire dorsale triangulaire est de viiigt-se)»t poiices. Cette nageoire est haute de trois pouces six lignes; le diamètre de la nageoire caudale est de cinq pouces environ.
Le corps du Marsouin est plus fusiforme que celui du Dauuhin vulgaire; son plus grand diamètre est à peu près vis-à-us de la nageoire dorsale ; mais ces animaux diffèrent surtout par la forme de la tête. Autant le premier, comme nous l'avons dit, a le museau obtus et arronch, autant l'autre l'a déprimé et allongé, et le raccourcissement du museau a entraîné, pour le Marsouin, le rac^ courcissement de la bouche.
Les dents de cet animal sont au nombre de vingt à vingt-trois de chaque côté des deux mâchoires, et, au lieu d'être conioues, comme celles de la plu^rt des autres Dauphins, elles sont comprimées latéralement, tranchantes, et plus larges à l'extrémité de leur couronne qu'à leur partie moyenne ; elles sont courbées d'avant en arrière à leur collet, qui, en général, est plus étroit que l'extrémité de la racine.
Les organes des mouvements ne présentent aucu rie particularité remarquable, et il en esta peu près de même des or^nes des sens. Ce que nous ayons dit à ce sii^et dans les ob-
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servations générales sur les Dau|^hins,etdaDs la description au Dauphin vulgaire, convient tout à fait au Marsouin, si ce n*est que la pupille, chez celui-ci, est en forme de V, et que la langue est festonnée dans tout son contour.
Sa couleur, aux parties supérieures du corps, est d'un noir a reflets violacés ou verdâtres ; elle est blanche aux parties inférieres ; mais cette couleur prend moins d'étendue aux parties antérieures du corps qu'aux postérieures, la couleur noire descendant bien plus bas sur les premières que sur les secondes. La mâchoire inférieure est légèrement bordée de noir, et toutes les nageoires sont de cette couleur, même les pectorales qui naissent dans la partie blanche. Le bourrelet qui tient lieu de lèvres est couleur de chair.
Les Marsouins vivent en troupes assez nombreuses ; on les rencontre à la surface des flots où ils aiment à se jouer, même dans les plus grandes tempêtes. Leur nourriture consiste en poissons et en Mollusques, dont ils font une grande consommation, ce qui les fait redouter des pécheurs ; ils s'établissent quelquefois, comme en embuscade, à l'em- Doucnure des fleuves, pour saisir les poissons qui retournent à la mer, et il les remontent même quelquefois fort avant. Il n'est pas rare d'en voir dans la Seine à Rouen, dans la Loire à Nantes, dans la Garonne à Bordeaux ; on en a vu jusqu*à Paris.
L'été paraît être pour le Marsouin la saison de l'amour ; on dit qu'à cette époque, son aveuglement devient tel qu'il méconnaît tout danger ; à en croire les marins, il poursuivrait alors ses femelles avec tant d'araeur, qu'il s'élance sur les vaisseaux qu'il rencontre sur son passage, et se précipiterait sur le rivagn sans l'apercevoir; coquine semble guère s'accorder avec la vie sociale
3ui paratt être naturelle à ces animaux. Anerson dit que leur gestation est de six mois; il ne naît qu'un seul petit à la fois; et Klein nous apprend qu'au moment de sa naissance le jeune Marsouin à vingt pouces de longueur. La femelle nourrit son petit et le protège avec la plus grande sollicitude, et ordinairement elle expose sa vie, quand il expose la sienne. C'est, dit Othon Fabricius, après leur première année que les petits Marsouins peuvent pourvoir eux-mêmes à leur nourriture.
Cette espèce se trouve dans les mers du Nord comme dans nos mers, dans la Méditerranée comme dans l'Océan; mais il ne paratt pas qu'on ait fixé les latitudes entre lesquelles elle se trouve renfermée. Il paraîtrait, au reste, que les troupes de Marsouins voyagent, et qu'elles sont soumises à des migrations périodiques; que ces Cétacés s'avancent du Nord au Midi dans les saisons froides, et du Midi au Nord dans les saisons chaudes. C'est du moins ce qu'on
Eourrait supposer de ce que dit Othon Faricius, que c'est eu été* que ces animaux sont les plus communs dans les parages du Groenland, et de ce que dit Belon, que c'est
au printemps et eu/ automne qu'on en contre davantage sur nos côtes oii ils fort rares en été.
Les anciens ont indubitablement le Marsouin, assez commun dans la terranée. Mais il est difficile de recooï cette espèce dans ce que Aristote dit l Phocène^ qui pour lui est un cétacé , qo^ est plus petite que le Dauphin; que sa J leur est d'un vert d'eau; qu'elle nourrill petits avec son lait, et qu'elle se trouTe la mer du Pont. C*est cependant ce de Phocène que les naturalistes ont a comme nom scientifique du Marsouin.
On a aussi cru pouvoir rapporter au souiu ce que dit Pline du rtfrito,qQe, blable au Dauphin, il en diffère cepeoc' ce qu'il a moins de galté, en ce qne gueule est redoutable comme celledad de mer. C'est Belon, nous le croyonil moins, qui le premier a pensé que le Ti de Pline pourrait être le Marsouia,!
remarqué que le premier de ces doss| transformait aisément dans le secood,pi que pour cela il suffisait d'en chi^ar première lettre et à la place d^ ri mettre un m; mais on convieodti serait difficile d'alouter foi à des au ^ spécifiques fondées sur un pareil qs* teme.
Belon a fort bien indiqué les candères tirés de la forme du museau, qui distiagoeot le Marsouin du Dauphin vulgaire ; et c'est encore lui qui paratt avoir restreiiK C6 mm de Marsouin a l'espèce à lifueile oa k donne aujourd'hui ; car, conu&e noos l'avons déjà bien dit, cette dénoimDitioaaiûl originairement été appliquée au Dtufhia comme au Marsouin : ce nom, qui daas les langues germaniques, signiQe Cochon di mer, étant applicable à l'uQe comn 1 l'autre de ces espèces, l'une et Tautitl trouvant, comme le Cochon, refètues (fol épaisse couche de lard. Le nom que le Htt" souin recevait des pécheurs, qui ne le ce»* fondaient nullement avec le Daupbio, étai celui de Gras-Pois, contraction de Gn^ Poisson, dont les Anglais opj^fail Xm^tm pu$j nom qu'ils appliquent encore anjottr* d'hui au Marsouin (1). La figure que donae
(1) De tous les temps, les céUcésoniexcitéraU» tien, nou-seuiemenlparla singularité delearerp* nisalion et de leurs habitudes , mais encore par N parti qu*on relire de leur exploitatioD, et sartooti celle du tissu cellulaire graisseux, lardaoé« qai dM* ble leurs téguments, et qui leur a fait donoer o*^ nous à certaine époque le nom de ^rûMrfMl^
une tout auUre élymologie, et quil Tient de losaf qu*en faisait le peuple. Vobservatioo sui^."^^ même temps qu'elle donnera au lecteur aœ ioee« ce qu'éuil alors Télat de TexploiUiion céucre * cétacés en France, servira à coofirmer cesoup^ que le vieux mol aras-poU vient peul-éut de ce f» le gra$ des cétacés , que Ton confondait alOTSW"*! nom de Baleine, servait à rassaisonoemeot det^ dont nos pauvres vilains formaient leur P"*^ nourriture pendant les temps de rabstioeoce; ei^
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^4&loo, quoique grossière, a bien les carao ^res généraux de cette espèce.
Il en est de même de celle non moins pro^sière que donne Rondelet, qui, du reste, i« dit lieu d'essentiel de Tanimal que cette i^ure représente, sinon -qu'il se nomme r ursio ou Marsouin, et qu'il diffère du Dau- I jîn par son museau mousse.
Gesoer copie la Ggure de Rondelet, et Alt romande celle de Belon, sans rien ajouter inutile à la connaissance de cette espèce; t U en est de même de Jobnston, qui loone aussi une figure de Marsouin assez œoonaissable.
dodication de cette espèce se troùre fréloefDment dans les rcyageurs, et les natu- -^listes Font admise dans leurs catalogues ; nais^ comme on l'a tu dans ce que nous ^▼oo5 dit de ses caractères et de son orgaiiisatîon, il faut descendre jusqu'aux anatomistes modernes pour trourer quelque rtrcoQstance importante à jouter à son bisloire.
Aa xTi* siècle, la cbair du Marsouin D*étail pas moins recherchée comme aliment
^«i ajesie encore quelque soolien 1 ceue opink», c"ca fae daiBS les Tieilles cbartes françaises le grastroore aussi désigné par le mot pour-pois. ledit Tillage (Biarris), il j a, dfit Amé, one roontagaette car bqiielle dés longa esté édifiée une tour loat eiprès poar y faire fe pel, tant le ioor que la noict, poor desconrrir les B^ieiaes qui passent en ce lien, et de là on les apperçoit venir, tant par le grand bruit qo*eUes font, qne pour Tean qu*eUes sortent par un conduit qu'elles ont an milieu du front ; et rappercevant ve- Bîr, ceox qui sont au guet sonnent une docbe au soa de bqndle, prompiement, tous ceux du iri liage acseovent équippex de tout ce qui est nécessaire pour rattraper. Ils ont plusieurs vaisseaux et nacelles, dont en d'aucuns il y a des hommes, seule- BÊftQt, constitoex pour pescner ceux qui pourraient tomber en b mer, les autres dédiez pour combattre, et eo cliacon il y a dix hommes forts et puissans pour bien r^mer, et plusieurs antres dedans avec dards barbelez qui sont marquez de leur marque poor les reoongnoistre, atuchez k des cordes et de lostes leurs forces les ietient sus b Baleine, et lors* qaTéi appercoiuent qu'elle est blessée, qui se cognoist
Kir le sang oui en sort. Us lâchent les cordes de rs dards et la solnent à b fin de b lasser et prendre plus (adlement, et ainsi Tattirent au bord dont ils se resiouissent et font gode chère et b partissent estre eux, chacun ayant sa portion selon le deuoir qall anra fait, ce qui se cognoist par b quantité des dards qulls auront ieués et se seront trouez, lesquels demeurent dedans et les cognoissent à leur irqne; or les femelles sont plus uciles à prendre
q«e les masles, pour ce qu'elles sont soigneuses de
tîcts et s amusent seulement à les
leurs peûcts
cacher, et non à s'eschapper. La chair n*est rien estimée; puôs b langue, pour ce qu'elle est moUe et délicieuse,. iU b salrat sembbblement le lard, lequel ils dhtribuent en beaucoup de provinces, qu'on mange en caresme avec des pois : ib gardaient b gi^jïisse pour brasier ^ froUer leurs batteaux, laquelle estant fondue ne se congèle iamais. Des bnies qai sortent de b boocbe on en fait des vertogales, busqués pour les femmes et manches de Cousteau et plusieurs antres choses, et quant aux os ceux du i»ys en font dès dostures aux jardins, et des ver- Ufbres des marches et selles pour se seoire en leurs maisons. »
que celle da Danpbin, on pintdt Ttine ne se distinguait pas de Tautre; et, comme la première espèce est beaucoup plus conimtme que la seconde, c'est elle qui se trou* Tait le plus habituellement en vente. Belon nous apprend qu'il en a vu jusqu'à cinq à la fois, a Paris, au marché du vendredi. Aujourd'hui, les marins et les habitants du Nord sont les seuls qui s'en nourrissent encore. Dans toutes les autres contrées de l'Europe, l'art de la cuisine a amené dans les goûts des changements si considérables, que la chair des «cétacés ne lait plus éprouver que de la répugnance.
Maesocin de d'Orbioht, Pkocama griseus.
Un des travaux des naturalistes les plus pénibles et les plus ingrats, mais en même temps les plus utiles, est celui qui a pour objet de rapi)orter à chaque espèce les faits épars qui lui appartiennent, et qui se trou- Yent dans des ouvrages de toute nature.
Ce n'est, en effet, que par des travaux de ce genre que Tbistoire des espèces parvient à se composer; car il n'est jamais arrivé qu'un individu ait été vu assez longtemps et dans des conditions assez diverses, jK)ur que son espèce se soit fait connaître par lui sous tous les rapports. La connaissance des espèces n'est ordinairement que le résultat des observations faites sur un nombre plus ou moins grand d'individus isolés, et ores* qae toujours à des intervalles éloignés les uns des autres; c'est pourquoi l'on ne parvient à reconnaître que ces individus sont congénères qu'à l'aide de beaucoup d'expérience, d'une grande pénétration et d'une critique très-déliée. Il n'est donc point étonnant si quelques erreurs échappent au milieu de toutes ces difficultés, qui trop souvent se compliquent encore de l'incohérence des observations, de la légèreté avec laquelle elles ont été faites, et de la différence de points de vue des observateurs.
Ces difficultés existent pour toutes les espèces d'animaux; mais elles sont portées au dernier point pour les cétacés.
Le Marsouin de If. d'Orbigny fut d*abord connu par son squelette, provenant d'un individu échoué près de Brest et préparé par les soins du conseil de santé de cette rille. Ce squelette, à la demande de M. Duméril» fut envoyé au Muséum d'histoire naturelle, et G. Cuviery reconnut les caractères d'une espèce nouvelle. Un dessin de l'animal échoué fut également envoyé, et c'est ce dessin incorrect et inexactement enluminé qui détermina Cuvier eu le publiant à désigner cette espèce par le nom de thriseus.
Depuis, en I82z, quatre Dauphins étant venus échouer près de l'Aiguillon, bourg des c6tes du département de la Vendée, et M. d'Orbigny en ayant envoyé une tète et une peinture, Cuvier y reconnut son Delphinuê griseus^ et put corriger l'erreur où l'avait induit le dessin du Dauphin de Brest.
En effet, cette espèce est noire et non pas grise. C'est à elle que Cutrier parait rapporter le Dauphin découvert par M. Riss0|
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et nommé par celui-ci Ariea, le prenant par erreur pour VAries marinus de Pline et d*£lien. Mais une figure et une description nouvelle de ce Dauphin, faites par M. Laurillard, sur des individus pris à Nice, ont porté G. Cuvier à croire qu'il s'agissait, dans ce Delphinus Aries, d'une espèce bien distincte de celle de d'Orbigny, et qu'on s'exposerait, en les confondant, à composer une espèce d'éléments tout à fait hétérogènes.
Il nous reste, pour faire connaître le Mar^ souin de cet article, outre les notions qui ont été tirées du sçiuelelte envoyé de Brest, et de la figure faite d'après les individus échoués à l'Aiguillon , un mémoire de M. d'Orbigny, qui accompagnait cette flgure, et que nous croyons ne pouvoir mieux faire que (le reproduire.
« Vers le milieu du mois de juin, plusieurs habitants de l'Aiguillon, bourg situé sur les côtes de la Vendée, furent éveillés sur les onze heures do la nuit par un bruit effrayant, qui paraissait partir du bord de la nier, et qu'iis comparèrent au mugissement de plusieurs centaines de Taureaux beuglant tous à la fois; quelques-uns des plus courageux sortirent et s'approchèrent du rivage ; mais, effrayés par ce bruit extraordinaire, rendu encore plus sensible par le silence d'une nuit calme, et augmenté par des coups répétés sur le sable et dans la mer, ils rentrèrent dans leurs ha!)itations.
« Au point du jour, ils osèrent enfin retourner sur la plage ; ils virent alors avec surprise le sable de la côte bouleversé et sillonné sur une éten lue de plus de cent toises, et quatre grands animaux qui luttaient encore avec la mort, en se débattant et l)Oussant des cris affreux.
« II est présumabK» qu'un plus grand nombre de ces animaux s'était «i'abord échoué, en poursuivant un banc de Mugil cephatus (ces poissons sont nommés dans nos dé[)artements littoraux Menil ou Mulet ; les Dauphins en sont très-friands, et plusieurs furent recueillis le lendemain sur la grève), et qu'en se roulant sur le sable mouillé par la marée la plupart était parvenue à regagner la mer.
« Je ne fus prévenu du naufrage de ces C^'^tacés que le 21, et nous ne pûmes, mon fils et moi, nous rendre à l'Aiguillon que le 25 : le degré de décomposition dans lequel nous les trouvâmes était tel, qu'il nous fut impossibleide les ouvrir pour en observer l'intérieur; et nous fûmes forcés de nous borner à en mesurer les diverses parties extérieures, à en prendre un dessin exact, et à les faire ensuite traîner sur la dune, pour les enfouir dans le sable, après les avoir placés dans de grands paniers, afin que pendant leur décomposition complète aucune partie osseuse ne se perdit.
« Ces quatre cétacés sont de même espèce et du sous-genre des Marsouins ; ils ont les plus grands rapports de conformation extérieure avec le Grampus de Hunter, dont Lac**pède a fait son Dauphin ventru ; mais ils en diflfèrent essentiellement par l'absence
totale de cents è la mâchoire supérii et par le nombre de celles de la raficb-j inférieure. '
a Dn d'entre eux paraît jeune, et n'ai sept pieds quelques pouces de long, It^ très ont à peu près dix pieds de longue les dents du jeune sont coniques, prtj^ entières à leur sommet, et au noniLrr huit; elles sont émoussées, cariées, et nombre de six 5 sept dans les trois grdoi il n'y a qu'une seule femelle. » "
Suit une description anatomique.
Mabsouin globiceps, Phocœna gkUi C'est au hasard que nous devons la cun sance de la plupart des espèces de Daup Les faibles avantages qu'en général on de ces animaux, ne compensant poiat
f)eines que donnerait leur capture, oa es cherche point ; et s'ils ne venaient ' temps en temps échouer sur nos n\ nous n'en saurions que ce que ms
{)orleraienl les navigateurs quihaur brtuitement rencontrés dans leur tk C'est ce qui doit expliquera décourtr*frf# centede jilnsieurs espèces de Daujteai par la grandeur de leur taille ethrii»
tion dans nos mers, sembleraienltowrft»
connues depuis fort longtemps.
Le Marsouin Globiceps est du ooakl* ces grands Dauphins vivant dans dc^ fanges dont on n'a pu se former que très- '<))• vellement des idées exactes et pféciJfs.N''6 pas qu'il n'eût été vu fréquemmeflldansifH mers et sur nos plages, mais les obsprra^ teurs avaient manqué, et des richesses qui venaient d'elles-mômes s'offrir à iasclHui; avaient passé sans qu'elles luiaienl élé ac quises, sans qu'elle en ait pu profiler.
Les premiers individus de celle esoècôo^ en France, aient suflisammeotexciléViotM pour devenir des sujets d'observiliM ^ même d'études, échouèrent dans le y«M# de la ville de Paimpol, près an Tilb?» Ploubazianec, c'esl-a-dire à reilrémil^ * tentrionale de la Bretagne; mais cet W ment eut lieu par des circonstances (jukJ utile de connaître. Nous en devons le " à H. Le Maoiit, ancien professeur d naturelle et pharmacien à Sainl-Brieut^ fut chargé par le préfet du déparlemeni recueillir toutes les observations anxqu' ces Dauphins pourraient donner ^i^- J Ce naturaliste nous apprend que, e"Ji vier 1812, des pêcheurs de Ploubazlaneei trouvant à une lieue en mer par un m mauvais temps, rencontrèrent ces Daupu^ qui faisaient jaillir l'eau de leurs énm dont la tête paraissait de temps en leaip* quelques pieds au-dessus des flots, ah avoir lutté pendant plusieurs heures in^ lement contre ces animaux , sans pou en tuer aucun ni avec les gaffeSt m a^^' fusils dont ils étaient armés, ils se rent à trois contre un des plus forts i dus , et le poussèrent à coups de g«D^ rivage, où il échoua. Pendant le ^njJ^^ animal poussait des mugissements ùo\i ^ reux, et, contre l'attente <i^ P^."?"'^' V suivi de toute la lroupe,qui vintécnouerp