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^ et qui se troura composée de sept mâ~ ^VJe cinqaanle-une femelles, et de douze m^s à la mamelle. Dès que ces animaux Lfrièrent la crève, ils ne surent plus que se L#lre machinalement, sans donner à leurs B^#)ts efforts une direction fixe, et, tout ii^ débattant contre la mort, ils poussaient l^i^ns plaintifs qu'on entendait avec peine, li^i nroduisaient sur les spectateurs, dit |^«5 Maoût, un sentiment particulier, méé d^attendrissement et d^ffroi. Le plus reux véci4 cinq jours entiers.
s ces animaux avaient les mêmes pvos et la m^me physiom)n[)ie. lis étaient Uèrement remarquables par la forme aue de la partie antérieure de leur tête \h brièveté de leur museau.
longueur du plus çrand individu était .naeuf à vingt pieds, et , à la partie la l^osse de son corps, c'est-à-dire à Pode la nageoire aorsale , sa circonféétait de dix pieds; elle était de vingtp4)uces seulement à l'origine de la nacdodale; la tête avait six pieds trois de longueur, les nageoires pectoraen avaient cinq et deux pouces , et leur la plus grande, c'est-à-dire leur ori- Ha\\ d*un pied; la nageoire dorsale kl\ro\sfi«ids d étendue à sa base , et sa teur iXsiX de quatre pieds ; Tenverçurô #e h mgeoire caudale était de quatre pieds irïï^is pcacûs.
^ Ces mesures nous donnent les proportions J^âMn êûinial élancé , dont les mouvements >of«C rapides et faciles, et qui, comme la I lupartdei autres Dauphins, doit faire son iwl>tlatioD de la haute mer.
Cuvier, qui eut occasion de disséquer
des animaux échoués près de Paimpol,
i dut en faire préalablement la déler-
ion , reconnut que cette espèce chez
ne faisait point encore partie de celles
0» )a science admettait , et il la nomma Glo-
Kptf, à cause de la forme arrondie de sa
Mfc li reconnut en même temps qu'elle se
Muvait représentée imparfaitement, ce qui
fns doute Pavait fait méconnaître, dans le
nù/ des Pêches de Duhamel. Cependant,
Hi806 eC 1809, MM. Neill et Traill , re-
'^^oaissarit la nouveauté de cette espèce,
avaient publié des descriptions , et le
^*riier l'avait fait en lui donnant le nom
DelpAtAtM mdaSf et en accompagnant sa
esbcription d'une assez bonne figure due aux
Mns de M. Watson; mais^ à cette époque
I ju£qu*en 1814 , les relations scientifiques
Iles-mèmes étant interrompues avec I An-
-elerre » ce fait était resté inconnu ; il n'a
aéme été dévoilé qu'en 1820 par M. Sco-
el)y.
U résulte des observations de M. Traill et Ie5 recherches de M. Scoreby, que l'espèce le I^uphin qui nous occupe est une des plus X^mmiines dans nos mers du Nord; que safis doute il y est connu de tout temps, et 4ue, s'il ne fait i^as un objet spécial de pé- [:he, comme la Baleine, il est cependai.t un Cpliidt de recherches et d'industrie pour les
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habitants des Orcades , des îles Shetland, des îles Féroë et d'Islande. Aussi loin qu'on peut remonter dans l'histoire naturelle ou industrielle de ces îles , on trouve presque pour chaque année la preuve que des troupes nombreuses de cette espèce de Dauphin sont venues échouer sur leurs rivages, et
i)rocurer è leurs habitants les moyens de aire d'abondantes provisions d'huile. Il y a plus : Tintérèt que ceux-ci ont dû mettre à s'emparer de ces troupes de Dauphins, leur a fait reconnaître depuis longtemps que ces animaux suivent instinctivement un chef, quelque part qu'il se dirige ; et, en conséquence, ils ont appris, lorsqu'ils rencontrent une troupe de ces Dauphins près des côtes, è pousser ce chef près du rivage , et à l'y faire échouer, bien sûrs que tout le reste de la troupe viendra s'y échouer avec lui. Ainsi nous trouvons comme une pratiqpie établie de tout temps la manœuvre qu'imaginèrent les pêcheurs de Ploubazianec, dans la seule vue de s'emparer d'un Dauphin, et qui, conire leur attente, leur en procura une troupe entière, comme elle le lait pour les pécheurs des Orcades et des îles voisines, qui en cou'naissent toute l'efiicacité. Il parait toutefois
aue cette pratique n'est pas toujours suivie e succès; ainsi , M. Traill nous apprend qu'ayant assisté un jour à cette espèce de chasse, le Dauphin conducteur, que les pécheurs conduisaient au rivage, dfrayé sans doute, ou plus expérimenté que beaucoup d'autres, ne fut pas plutôt près de terre, que, faisant une culbute, il prit une direction tout opposée, et fut à l'instant suivi de la troupe qu'il commandait, et qu'il sauva ainsi d'une perte inévitable.
Les troupes que forment ces animaux sont extrêmement nombreuses : on en a vu qui se composaient de cinq cents individus, et celles de cent cinquante à deux cents sont communes. Elle paraissent être en général inofi'ensives, excepté pour les poissons de petite taille et les Mollusques , qui seuls font leur nourriture , et qu'elles viennent chercher dans les nombreux détroits des groupes d'îles dont elles fréquentent le voisinage, et qui leur sotit si souvent funestes.
Mâesouis nisso, Phocœna rissonus. — On a doiuié à ce Dauphin le nom de M. Risso^ de Nice, parce que c'est ce naturaliste qui l'a fait connaître le premier avec exactitude. Un individu de cette espèce ayant échoué avec plusieurs autres près de Nice, en 1829, M. Laurillard le dessina et en traça l'histoire en ces termes :
« En 1821), l'un des premiers jours de juin, une troupe'de Dauphins entra dans la baie de Saint-Jean, où se trouve la madrague, iilet à prendre les Thons. Ces animaux, qui semblaient jouter d'adresse et de légèreté, sautaient les uns par-dessus les autres absolument comme des nageurs qui se donnent des passades. Ils se tenaient souvent dix ù quinze minutes dans une situation verticale, la queue et le tiers postérieur du corps hors iïi} l'eau, parai.>saut épier ce qui se passait
ipier diius les profondeurs de la mer, ou guettant
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REPTILES
AIAR.
ainsi probablement leur proie. Ces Dauphins, comme les Marsouins, quand ils nageaient à la surface des flots, ne laissaient voir leur ooi:ps qu'en trois temps : d*abord on aperçoit la tète, puis elle disparate, et c'est le aos qui se montre, lequel, disparaissant à son tour, fait place à la queue. On dirait que, ployés on arc, ils avancent en pirouettant. Dans leurs mouvements variés et rapides, ils paraissent
S eu attentifs è ce qui se passe au-dessus des ots; car je m'en suis approché à vingt Eieds sans qu'ils aient paru s'apercevoir du ateau qui me portait.
« Le lendemain, on trouva toute la troupe engagée dans les filets de la madrague ; alors les l'écheurs, se plaçant derrière eux, les poussèrent dans la partie de ce filet qu'on appelle la chambre des morts, d'où quelquesuns cependant parvinrent à s'échapper; mais ce ne lut qu'à lorce de bras, de condages, de leviers, qu'on parvint à s'emparer des onze individus qui restaient.
«Pour cet effet, on souleva successivement le filet, de manière è restreindre graduellement l'espace où ils se trouvaient, et è les amener amsi près des bateaux pour les y pousser ou les y jeter ensuite. Tant qu'ils
f eurent se mouvoir librement, ils ne manifes* èrent aucune crainte; mais, dès qu'ils sentirent de la gène, ils s'agitèrent avec inquiétude, et en frappant l'eau de leur queue avec une telle violence, que les bateaux en étaient inondés. On aurait dit de fortes lames d'une mer houleuse. Cependant les pécheurs, redoublant d'efforts, finirent par soulever les filets, et, dès crue ces animaux n'eurent plus suflisamment d'eau, ils tombèrent sur le côté comme des masses inertes. Quelques-uns vécurent pendant vingt-quatre heures. Ils manifestaient de temps en temps leur existence par des inspirations oui ressemblaient à un soupir profond et douloureux, et cruel* quefois aussi par un mouvement ondulatoire de la queue tellement puissant, gue l'un d'eux renversa trois hommes et les jeta à quelque distance.
« La couleur de ces Dauphins différait suivant les sexes. Celle qui faisait le fond de la peau des femelles était un brun uniforme; les mâles, au contraire, étaient généralement d'un blanc bleuâtre ; mais ce qui caractérisait les uns et les autres, c'étaient les singulières lignes semées irrégulièrement sur toutes les parties supérieures du corps, et qui ressemblaient, au premier coup d'œil, h des égratignures produites par des épines. Ces lignes, vues de près, se composaient de traces plus claires que le fond de la peau, et bordées d'une multitude de petites lignes perpendiculaires d'un brun foncé. »
MARTEAU, Zigœna. — Genre de poissons de la famille des Squales ou Requins, vulg. Maillet.
Il est peu de poissons aussi connus des marins et de tous ceux qui, sans oser se livrer aux hasards des tempêtes, ou sans pouvoir s'abandonner à un courage qui les
i)orterait à les affronter, aiment à suivre par a pensée les hardis navigateurs dans leurs
courses lointaines. Toutes les merssoothè* bitées par le Marteau ; sa conformation est frappante ; elle le fait aisément distinguer de presque tous les autres poissons; et son souvenir est d'autant plus durable, que sa voracité l'entraîne souvent autour des bâtiments, au milieu des rades,' auprès des côtes; qu'il s'y montre fréquemment à la surface de l'eau, et que sa vue est toujoors accompagnée du danger d'être la victime de sa férocité. Aussi n'est-il presque aucune re> lation de voyage sur mer qui ne fosse meotion de l'apparition de quelcfbe Marteau; qd n'indiqiie quelqu'une de ses habitudes ^^ doutâmes; n'expose au moins impar&itement sa forme; ne soit ornée d'une Gpre plus ou moins exacte de cet animal; et depuis longtemps on ne voit presque aucuu collection d'objets d'histoire naturelle, oi même de substances pharmaceutiques, qo ne présente quelque individu de celle e* pèce. ^
Cette conformation singulière dibteau consiste principalement dans la \i^ grande largeur de sa tète, qui s'étend à chaque côte, de manière à représenteri marteau, dont le corps serait le manche ;i de là vient le nom que nous avons cru ih voir lui conserver. Cette figure, considém dans un autre sens, et vue dans les ooments oh le Squale a la tète en bas, et Fei* trémité de la queue en haut, ressembii aussi à celle d'une balance ou à celle d^on niveau ; et voilà pourquoi les noms de .Viveau et de Balance ont été donnés au poisson que nous décrivons.
Le devant de cette tête très-étendae 1 droite et à gauche, est un peu festonoé, mais assez légèrement et par portions asseï grandes (pour que cette partie, obsen^e d'un peu loin, paraisse terminée par une ligne presque droite ; et le milieu de ce loe; marteau est un peu convexe par dessus « par dessous.
Les yeux sont placés au bout de ce mt« marteau. Us sont gros, saillants, et prést» tent dans leur iris une cou4eur d'or, qiu les appétits violents de l'animal changw souvent en rouge de sang. Pour peu q« l'animal s'irrite, il tourne et anim6 d'ntt manière effrayante ses yeux aui s'enfl&ioment.
Au-dessous de la tête, et près de Teadiri où le tronc commence, l'on voit une w^ ture demi-circulaire ; c'est celle de la bofr che, qui est garnie, dans chaque mâcboifti de trois ou quatre rangs de dents larges, arguës'et dentelées de deux côtés, et dans h cavité de laquelle on aperçoit une lango^ large, épaisse, et asse2 semblable à h ^ gue humaine.
Ce Cartilagineux, dont la femelle dooot ordinairement le jour à dix ou douze |^ tits à la la fois, parvient communément è !> longueur de sent ou huit pieds (plus de (/«oJ mètres et demi), et au poids de cinq ceno livres (plus de vinçt-cinq myriagramfli^;; mais il peut atteindre à une dimension e(> un poids plus considérables. Sa hardiesse, it
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