‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 122 sur 204 · MEN · texte numérisé non relu

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Éf^i^tté, son arœar pour le stnç» sont ce* £cl^^^ bien aa-dessus de sa taille ; et si, ll^ré la faim dévorante qui Texcite, et L^rgie qui ranime, il cède en puissance U grands Requins, il les égale, et peut- M Tes surpasse quelquefois en fureur.

l^ Squalb PANTOUFUBa (Zigœna tudeê^ j^iacieones). Ce Squale a de si grands rap* ^^ avec le Marteau, qu'on les a très-sou- ^l confondus ensemble, et que la olupart ^ ^uteurs qui ont voulu distinguer Vun de itre» n'ont pas indiqué les véritables difices qui le^ séparent.

irait principal qui empêche de regarft Pantouflier comme un Marteau, est e de sa tète. Cette partie est beaumoins courte à proportion de sa larq;ae la tète du Marteau. Au lieu de nter une sorte de traverse très-alloncée au bout du tronc de l'animal, comparer sa figure à celle d*un segde cercle dont la corde serait le derde la tète, et dont l'arc serait découpé larses festons. Il résulte de cette natioD que le milieu du bout du mui4pODd à la sinuosité rentrante qui séks trois festons dun côté, des trois àè Vautre, et, par conséquent, que «aUm n'est pas la partie la plus avancée li \ète, comme dans le Marteau. Ces six ^ DSDesoolpas tous égaux; les deux iliea sofl^plus grands que ceux qui les "eotf mais plus petits que les deux an, gui, par conséquent, sont les plus des su. Et lorsque toute cette circontërcwBce est bien développée et que l'écbanerare du milieu est un peu profonde, ce gg*oc3 voit dans quelques individus, l'ennaMe de la tète, considéré surtout avec le

»du tronc, a dans sa forme quelque t>lance avec un cœur, ainsi que l'ont jilusieurs naturalistes, habitudes du Pantouflier ressemblent p à celles du Marteau ; mais il est ap moins féroce que ce dernier ; et» d'ailleurs, il pourrait moins saire sa Toracité, ne parvenant pas à une Bodeur aussi considérable. La proie de ce Ât/a ne devant pas être si copieuse que f^du Marteau, peut être mieux choisie, ^iftAt plusciue ranimai est'moins goulu.

^sV sa chair est-elle moins désagréable vVOA^ <IP^ c^''^ ^u Marteau ; elle a même tjSquefois une saveur qui ne déplaît pas» M8 nègres en mangent sans peine.

Ues rivages de la Guiane et ceux du Bré- . sont ceux que fréquente le Pantouflier. :i ne l'a pomt encore observé dans les des Indes orientales : mais non-seulet Commersonl'a vu dans celles qui bai* lent l'Amérique méridionale, il l'a encore acanlré dès le mois de février, auprès des ites de la Méditerranée.

MASTICATION. Yoy. Digestion, art. II.

MÉLANISME. Voy. Couleurs, etc.

XiELET. Voy. Anchois et Hàrbno.

MEMBRANE SÉREUSES. Voy. Exhaa^noN.

MBSDOLEf Mœna, genre de poissons de

la famille des Acanthoptérygiens ménides. — Les Mendoles se distinguent de tous les vrais Spares auxquels elles avaient été mêlées jusqu'ici, parce qu'elles ont les dents en velours ras. La forme de leur corps est comprimée, oMongue, un peu semblable à celle d'un Hareng.

A ce genre se rapportent quatre espèces» dont la plus remarquable est la Mbndolb COMMUNE (M. vulgaris). C'est un assez joli

I)oisson qu'on prend en grand nombre dans a mer Adriatique et dans la Méditerranée, et qui n'a pas tout à fait un pied de long. La couleur générale de ce poisson est blanchâtre, avec des raies longitudinales trèsnombreuses, élroites et bleues, et une grande tache noire de chaque côté des flancs. Mais la Mendole ofi're des changements de couleur auxquels plusieurs poissons sont sujets. Les nuances que nous venons d'observer ne sont communément vives et très-distinctes que dans les parties de la Méditerranée les plus rapprochées de la côte d'Afrique ; et, vers le milieu de l'été, elles se ternissent, lorsque l'animal fait quelque séjour vers les plages moins méridionales; elles s'ef^icent entièrement et se changent en une teinte blanchâtre, lorsque iTiiver vient. Les couleurs de la Mendole sont d'autant plus variées, qu'une saison moins froide et une habitation moins septentrionale les soumettent à l'influence d'une chaleur plus intense, d'une lumière plus abondante et d'un plus long séjour du soleil sur l'horizon. Les Mendoles sont très-fécondes. On les voit se rassembler en foule près des rivages s8i)lonneux ou pierreux. Comme ces Osseux aiment à se nourrir de petits poissons, ils nuisent beaucoup au succès des pèches ; leur chair est souvent coriace et insipide. Cependant, lorsque les Mendoles se sont engraissées, leur goût n'est pas désagréable ; les femelles remplies d'œufs sont, dans certaines circonstances, assez bonnes à manger. Il est des endroits où l'on en prend en si grande quantité, qu'on les vend par monceaux, et qu'on en fait saler un très-grand nombre. Les Grecs modernes prétendent que la sauce et la saumure des Mendoles prises intérieurement, ou seulement appliquées sur le ventre , avaient une vertu purgative, et de cette assertion viennent quelques dénominations bizarres employées pour désigner les Men-* doles.

MENÉS, du mot grec fuivv qui signifie /tme, à cause de la forme en disque et de la couleur argentée qui distinguent ces poissons de la famille des Acanthoptérygiens scombéroides. — Ce genre n'a qu'une seule espèce, connue sous le nom de Mené Anne-Caroline (nom donné par Lacépède pour rappeler celui d'une épouse vertueuse et chérie), rapportée de Pondichéry par Sonnerat. Ce poisson n'est pas moins remarquable par sa configuration que par les téguments de sa peau. Son corps, tres-aplati sur les côtés, est verticalement presque circulaire, en sorte que c'est à la saillie de son ventre que tient sa grande hauteur verticale. Cette courbe

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est eQ'mémé temps très-tranchante, et elle est soutenue dans sa partie antérieure par les Qs de Tépaule, et par ceux du bassin, et dans la postérieure par les inter-épineux inférieurs de la queue ; son museau, dans Tétat de repos, est très-court et comme tronqué par une ligne verticale ; tout l^ippareil maxillaire est protractile; dans sa plus grande extension, il augmente du double en dimension longitudinale ; tout le corps de ce poisson est couvert d'une peau lisse et satinée ; le dos paraît de C(juleur plombée, qui change insensiblement en argenté ; les côtés de sa tôte, les tlaiics et le ventre sont d'une belle couleur d'argent ; sur le dos et un peu au-dessous de la ligne latérale, sont semées des taches rondes,. nuageuses, noirâtres, assez serrées. Les nageoires paraissent d'un gris jaunâtre ; le long rayon des ventrales est en partie argenté, en partie noirâtre. Le plus grand individu que nous connoissions est long de six pouces et demi sur quatre pouces de haut ; il parait s'être nourri de petits poissons, car on a trouvé dans son estomac des écailles minces, argenlé«.*s et brillantes comme celles d%s Harengs.

MERLAN, Codu5.— Genre de poissons de llordre des Malacoptéryglens subbranchiens, faD)ille des Gadoides.

De toutes les espèces de Gades, le Merlan est celle dont le nom et la forme extérieure sont le mieux connus dans une grande partie de l'Europe, et particulièrement dans la plupart des départements septentrionaux de France. La Morue même n y est pas un objet aussi familier, à tous égards, que le poisson dont il est question dans cet article; on l'y nomme souvent, on la sert sur toutes les tables, et cependant sa véritable figure y est ignorée dans les endroits éloignés des rivages de la mer, parce qu'elle n'y parvient presque jamais que préparée, salée ou séchée, altérée, déformée, et souvent tronquée. Le Merlan, au contraire, est transporté entier dans ces mêmes endroits ; et la grande consommation qu'on en a faite l'a mis si souvent sous les yeux, et l'afait examiner si fréquemment, qu il a frappé l'imagination des personnes même les moins intéressantes, et que ses attributs, principalement sa couleur , sont devenus des sujets de proverbes vulgaires. Les nuances qu'il présente sont en effet très-brillantes : presque tout son corps resplendit de la blancheur de l'argent; et l'éclat de cette couleur est relevé t\x lieu d'être affaibli, par l'olivâtre qui rèçne quelquefois sur le dos, par ta teinte noirâtre qui distingue les nageoires pectorales ainsi que celles de la queue, et par une tacbe noire que l'on voit sur quelques individus, à l'origine de ces mêmes pectorales.

Tout le monde sait, d'ailleurs, que le corps du Merlan est allongé, et revêtu d'écaillés petites, minces et arrondies; que ses nageoires dorsales sont au nombre de trois ;

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les côtes européennes. Ilseiwunrftdeyj de Mollusques, de Crabes, de jeunes sons. 11 s'approche souvent des ri?ag voilà pourquoi on le prend pendant p toute l'année. Mais il abandonne culièrement la haute raer, non-seul lorsqu'il va se débarrasser du poids de œufs ou les féconder, mais encore lors( est attiré vers la terre par une nourrii plus agréable et plus abondante, et Ion y cherche un asile contre les gros ani marins qui en font leur proie; et coi ces diverses circonstances dépendent saisons, il n'est pas surprenant que, sur les pays, le temps de le pêcher avec si soit plus ou moins avancé. On a pi pour cet objet , sur certaines coles France, les mois de janvier et de férrier^ sur plusieurs de celles d'Angleterre ov Hollande, on a choisi les mois de l'été.

On le trouve très-gras lorsque les ont déposé leurs œufs, et qu il a pu ao vorer une grande quantité. Mais» m dans le temps où il fraie knitmt chair écailleuse est agréable aufrif; n'u pas de qualité malfaisante; |( elle est molle, tendre et légère, «h avec facilité, et elle est an des alinH^fi' l'on peut donner avec le moins dmco»nient à ceux qui éprouvent un grand Ihmi de manger, sans avoir cependant des m digestifs très-puissants.

Dans quelques endroits de TiDgielem et des environs d'Ostende, de Bruges t\^ Gand, on a fait sécher et saler des Merlans après les avoir vidés; et on les a rendus, après cette préparation, aumoinssmmlle témoignage de quelques naturatisles,iil mets très-délicat.

Plusieurs observateurs pensent quTlfl des Merlans hermaphrodites; on ea^^ suivant le témoignage de plusieurs viteil dont l'intérieur présenlait en mêmem un ovaire rempli d'œufs, et ua corps «• semblable à la laite des poissons niél^ Mais cette opinion n'est point adoptée.»

Erend quelquefois des Merlans arec tf lets, et plus particulièrement areccw que l'on a nommé drége; le plossourg on pêche l'espèce dont nous jMirlonsaTec lignes, dont chacune est garnie de deux w hameçons, que l'on laisse au fond de 1< environ pendant trois heures. Sa longo est de trois décimètres; sa largeur soixante millimètres. Au reste, non-seule ment la qualité de la chair du Merlan t»' suivant les saisons et les parages qu il " quente, mais encore ses caractères s^ assez différents, selon les eaux qu'il m» pour que quelques auteurs aient com dans cette es(>èce plusieurs fariélés.

rapporte une observation qu'un ^tura habile a eu occasion de citer. Ce Mj"'*!!? dit qu'on aperçoil une asser grande di^ rence entre les Merlans que Ton prend?» les fonds voisins d'Yport et des Daller. J ceux que l'on pêche depuis la pointe ' l'Ailly jusciu au Trépori ei au-ddi. V' Merlans d'Vport ei des Dalles sont pJ«>

POISSONS, ETC

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r^ lear rentre est plus large, leur tôle grosse, leur museau moins aigu, la jplus ferme, plus agréable et plus rejrriée. Le même naturaliste pense qu'on ^(tribuer cette diversité dans les quaéi^ la chair, ainsi que dans les nuances, [^.iture des lieux que les Merlans habi- ^ 0U par coDsé(iueDt, à celle des aliments 1^ troureat à leur portée; en général, \m mOme observateur, les Merlans sont petits et plus délicats sur les bas-fonds ^^oisÎDs des rivages, que sur les bancs [Von trouve à de grandes distances des

lUé a décrit, sous le nom de Merlan viBe espèce que Bloch a représentée à 66 de son Histoire des Poissons^ Von nomme Colin sur les côtes. Elle m caractérisée par sa couleur olivâtre ieonesse, laquelle se change en noir le poisson est adulte. Ses nageoires entièrement noires, excepté celle de la qui n*est que brune, et les deux ières dorsales, ainsi que les pectorales, k base est un peu olivâtre. Le Colin ordinairement près d*un mètre de «or, sa tête est étroite, Touverture de eest petite, son museau pointu, ècftiUei ovales, et ses nageoires jugu- Irès-veu étendues.

Oitfouire le Colin dans TOcéan, dans la Fadâque; dès les moia de janvier et de , iisapproche des côtes pour y déposer ou féconder ses œufs, qui ont la couleur et Èâ peiiiesse des sraines de millet, et desqa€^is sortent, au bout de quelques mois,iJe Mrtils poissons que Ton dit assez bons dans Wnr jeanesse. On le poche noo-seulement iies baims, mais encore avec différentes de filets, tels que des verveaux, des ox, des demi-folles.

ue la Morue est abondant^ près des du Nord, on y cherche très-peu les mais lorsqu'on y pèche un petit re de Morues, on y sale les Colins, est difficile de distinguer de ces ders après cette préparation.

u reste, complétons ce que nous avons ire connaître relativement aux trois Mernommés dans cet article, en disant que îrt» ou Merlan jaune, Gadus pollachius, son nom d'un jaune ordinairement eé qui règne sur toute la oartie supé- ^ire» et dont on voit des tacnes sur ses ^cs.

CJe PoUack a, comme le Colin, la nageoire la queue fourchue, et la mâchoire infé- L ^re plus avancée que la supérieure ; mais ligne latérale est étroite dans le Colin, et dans le Pollack. Ce dernier poisson ite, comme le Colin, dans les Mers septrionalesde TEurope; il se plait dans les 'èirages où la tempête soulève violemment M fots. Il voyage par troupes extrêmement ombreuses ; chercno moins les asiles profends, parait plus fréquemment à la surface Je l'Océan que la plupart des au'res (îades, ^& $aii cependaiu aller clierclier (Uns le àHbk des rivages TAmmodyte app;]it, dont

il aime à se nourrir, Sa longueur ordinaire est de cinq décimètres.

On prend toute Tannée des Pollacks sur plusieurs des rivages occidentaux de France ; on y en trouve souvent de pris dans les divers filets préparés pour la pêche d'antres espèces de poissons; mais, oe plus, il y a sur ces côtes des endroits où vers le printemps il est très-recherché. On s'est servi pendant longtemps pour le prendre, de deux petits bateaux portant une ou dt^ux voiles carrées, et montés de six ou huit hommes. On jetait à la mer des lignes dont chacune était garnie d'un haim amorcé avec une Sardine, ou avec un morceau de [)eau d'Anguille. Comme le bateau qui était sous voile voguait rapitlement, et que les pêcheurs secouaient conlinuellemeol leurs haims, les Pollacks, qui sont voraces, prenaient l'appât pour un petit poisson qui fuyait, se jetaient sur cette fausse proie et restaient accrochés à l'hameçon.

MERLAN JAUNE. Voy, Merlan.

MERLUCHE. Voy, Gadb et Merlus.

MERLUS ou Merlucbe (lUerluccius^ Llnn., Cuvier), genre de poissons de la famille des Gadoïdes. — Co poisson vit dans la Méditerran.''e, ainsi que dans l'Océan septentrional, et voilà pourquoi il a pu être connu d'Anstote, de Pline et des autres naturidistes de la Grèce ou de Rome, qui, en eifot, ont (raité de ce Gade dans leurs ouvrages. Il y parvient jusqu'à la grandeur de huit ou dix décimètres. Il est très-vorace : il poursuit, par exemple, avec acharnement les Scombres et les Clunées. Cependant, c^mme il trouve assez facilement de quoi se nourrir, il n'est pas, au moins très-fréquemment, obligé de se jeter sur des animaux de sa famille. H ne redoute pas l'approche de son semblable. Il va par troupes très-nombreuses, et, parconséuuent, il est l'objet d'une pêche très -abondante et peu pénible. Sa chair est blanche et lamelleuse; et dans les endroits où l'on prend une très-grande quantité d'individus de cette espèce, on les sale ou on les sèche, comme on prépare les Morues et^d'autres Gades, pour pouvoir les envoyer au loin. Les Merlus sont ainsi recherchés dans un grand nombre de parages; mais dans d'autres portions de la mer où ils ne peuvent pas se procurer les mêmes aliments, il arrive que leurs muscles deviennent gluants etde mauvais goût : ce fait était connu dès le temps de Galien. Au reste, le foie des Merlus est presque toujours un morceau très-délicat.

Ce poisson est allongé, revêtu de petites écailles, blanc par dessous, d'un gris plus ou moins blanchâtre par dessus; et c'est à cause de ces couleurs, comparées souvent è celles de l'âne, (ju'il a été nommé Anon par Aristote, Oppien, Athénée, Elien, Pline, et d'autres auteurs anciens et modernes. Le nom d'Anon est même devenu, pour olusieurs naturalistes, un mot générique qu'ils ont appliqué à plusieurs espèces de Gades.

Le Merlus est si abondant dans la baie de Galloway,sur lacùleoccidtnitaioiie Tlrlande, que cette baie est nommée daris quelques

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anciennes cartes la baie Hakesy nom donné par les Anglais aux Merlus.

MERLUS BARBU. Yoy. Phycis.

MEROUS. Yoy. Serran.

MÉTACARPE. Yoy. Squelette.

MÉTATARSE. Yoy. Squelette.

MICROPOGONS. Yoy. Tambours.

MIGRATIONS. — Les animaux peuvent, eu égard à leur mode d'habitation, se' diviser en deux classes : les uns restent pendant toute la durée de leur vie dans les régions où ils ont pris naissance, ou du moins ne s'en éloignent que fort peu; d'autres, au contraire,» entreprennent soit périodiquement dans certaines saisons de l'année, soit non périodiquement, des voyages de long cours, et se rendent à des dislances quelquemis trèsconsidérables, le plus ordinairement pour y }>asser un certain laps de temps, dautres ois même pour s'y établir tout à fait. Ce sont ces voyages ou excursions périodiques ou irrégulières, temporaires ou durables,

Îu'on a coutume de désigner sous le nom de tigratiofiê ou émigrations. Nous n'avons à considérer ici que les migrations des Reptiles et des poissons.

MignUioM ou passageê des Reptiles.

Au milieu des mouvements nombreux que les animaux vertébrés exécutent, soit dans les plaines des airs, soit dans le sein des eaux, soit sur les terres sèches et découvertes, un ordre entier de ces animaux semble prendre peu de part à cette agitation gênérarle. Cet ordre est celui des Reptiles, les moins favorisés sous lé rapport de leurs organes de locomotion.

Les plus agiles de cette famille de Vertébrés, ou les Lézards proprement dits, ne paraissent ^uère se déplacer ni parcourir de grandes distances. Ils quittent bien leurs demeures lorsqu'ils sont poursuivis, mais ils y reviennent dès que le danger qui les leur avait fait abandonner vient à cesser. Ils retrouvent le trou qui les a vus naître, avec peut-être tout autant de bonheur qu'en ressentent les oiseaux, à l'époque de leurs voyages, à délaisser le lieu de leur naissance.

Si les Reptiles sont à peu près les seuls des Vertébrés qui ne se livrent presque jamais à de longues excursions, et encore moins à de grands voyages, analogues à ceux qu'exécutent les oiseaux et les poissons, cette circonstance peut tenir à leur genre de vie et à leur nournture. Sous ce dernier rapport, ces animaux diffèrent beaucoup des espèces des autres classes des Vertébrés. Comme les Reptiles trouvent constamment dans les lieux ae leur naissance la nourriture qui leur est nécessaire, ils ne sont pas obligés de se transporter ailleurs pour s'en procurer. Enfin ils sont l'hiver dans un état ae torpeur particulier, et cette circonstance les empêche encore de se déplacer. Du moins, il en est de même des autres animaux qui s'engourdissent dès

Sue la température s'abaisse, tels sont les ^urs et les Marmottes.

Leur état stationnaire parait dépendre du peu de développement que les organes du

mouvement ont pris chez ces animant, o manquent mêmeassez souvent. Onaeni que sorte une confirmation de ces faits,, tivement à ce qui se passe chez les au Vertébrés, qui ne sont pas mieux traités les Reptiles sous le rapport de leurs org locomoteurs. Du moins, les oiseaux qui, près leur conformation, ne peuvent ni ? ni nager, ne se livrent pas plus à de ioi^ migrations que les poissons priv^ de geoires ou de tout autre moyen de ff% sion. Sans doute la présence d'appareils comoteurs n'est pas une circonstance dé minante des habitudes voyageuses des l maux ; mais ce qu'il y a de certaifl, i\ qu'elles n'ont presque jamais lieu daosi êtres qui, comme les Reptiles, ne peuTeoi livrer à des mouvements longtemps longés.

Les Sauriens sont, sans contredit, de les animaux rampants, les plus agilei; ne peuvent pas cependant çrolouger

courses pencfant des temps bien loop.

qu'on poursuit avec rapidité lesLé£n(« les voit bientôt, comme épuisés dein^ s'arrêter, vous regarder même, alm leur tête, et ne pouvoir continuerknwH des mouvements qu'ils avaient prMui mpment de leur. départ. Leur mode dent^ piration peut-bien en être en partie h cusb, car elle est chez eux toute fait ioGompiiit» Le sang qui retourne au corps saos aïoir respiré ne peut donner à la fibre motrice cette énergie et cette puissance û'action si remarquables chez les anioaui qoi oui une respiration double ou setû^ent incoinplète (1).

A la vérité, les poissons quirespireot constamment par des branchies, et donti quantité de respiration est peut-être moim

3ue chez les Reptiles, se hrrenl pow*^^ e longes et à de grandes migraliODs.lii ces animaux, qui n éprouvent dans leoi* piration d*autre action que celle d«'*.Ç tiond'oxygèue dissoute, ou mêlée dans!

sont sous l'influence de circonstances lement différentes de celles aue ressen les Sauriens. Ceux-ci vivent le plus gé lement sur les terres sèches et uécouii et, par conséquent, dans Tair. Par cela mw ils ont plus d'efiforts à faire pour marcb et surtout pour courir longtemps. Le pw continuité d*énergie de leurs fibres mus laires et la brièveté de leurs pattes ae i en donnent pas trop les moyens.

Une autre circonstance empêche 1^ riens de faire de longues courses. Cette constance tient augrandécartemenldei organes de mouvement, dans les e^pè^J plus favorisées sous ce rapport, c'csl'*"^^ dans celles qui ont quatre membres* tn demment la course, ou plutôt des mou»

(I) Les Reptiles peuvent cepcndanl suspendre^ respiration pendant des temps soutcui usa »np aussi est-il fort difficile de les faire mounr ^ ■ phyxie. On peut s'en assurer en V^^^f^.^.^ pèces terrestres dans Teau sans commwwcttw ^ l'air,

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POISSOiNS, ETC.

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#^ prolongés ne peut qu*étre interdite ^ fleptiles qui n*ont que deux pied$, ou j 4)pbidieDs qui D*en offrent pas de tra- ^ Wne autre disposition de Torganisme de i^nimaux les rend peu propres à pouvoir ,l^nir» non pas seulement de grands fp ^es, mais même de longues excursions. L tient à ce que leurs membres sont le souYenl si courts, que leur ventre traîne !^e« disposition peu favorable à la conî^|té de leurs mouvements.

est cependant quelques espèces de iens qui, munies de quatre organes du ^vement, n'en font cependant pas usage u'elles veulent courir. Tels sont les dont les deux paires de pattes sont f\oignée$ Tune de lautre que celles des es, et chez lesquels les pieds sont plus petits. Ces Reptiles, au moment veulent courir, placent leurs pattes ilement à leur corps, dans de petits ments qui s*y trouvent, et se roulent des Serpents. Ils avancent à Taide lations successives ettrès-multiphées, es à celles employées par les Ophipoor progresser. Au moyen de ces iUons, ils recujent avec presque tout de bcilité qu'ils marchent en avant, leur fo\u^ est si rapide qu*il est souvent tfittcile de les atteindre et de les saisir.

Se /larejffe^ habitudes sont également ro^MDunej aux Bipèdes (Bipesy Lacépède) ; te ^ftdest plus aisé à comprendre, ces Rep- /7«*^ aajàni pour tout organe de mouveï^ni risible que leurs pieds de derrière, es psHes, beaucoup trop courtes pour ser- [r ^ ces animaux d'organes de progression, ^vA repliées par eux sur le côté de leur ans» lorsqu'ils veulent courir.

«M Re(»tiles, comme les Seps, sont alors à fait semblables, sous le rapport de appareils locomoteurs, aux Ophidiens ; iraissent seulement pouvoir soutenir Jbfigtemps que ces derniers des mouve- •0ts vifs et continus.

Wuo autre côté, leurs organes locomoêBt au lieu d'élre dirigés parallèlement à ÊB da corps, et de se mouvoir dans ce KS, se portent au contraire en général de $, et se meuvent du dehors en dedans ^«endiculairement au même axe. Aussi, par suite de cette position, soit par ^v de leur grand écartement,les membres ¥lfptiies sontaussi défavorablement pla- * que possible, pour la continuité des mveaieDls. Il en résulte que la plupart § espèces terrestres rampent plutôt qu'elles marchent ; circonstance qui leur a fait sner le nom de Reptiles.

LVrganisation des animaux qui vivent ries terres sèches et découvertes s'oppose ne à ce qu'ils puissent se livrer à des exr^iuns un peu prolongées. Tout au plus |>areilles courses sont-elles possibles aux uriensy aux Chéloniens et aux Ophidiens li vivent dans l'eau. Il parait du moins e certaines espèces de Crocodiles et de EYials, dont le séjour habituel est le sein ^ eaux courantes, s'en écartent parfois,

IDicTiOK.^i. DE Zoologie. Ut

et s'avancent fort loin dans le sein des mers» M. de Humboldt rapporte avoir vu, dans les mers de rAmérique, de ces grands Sauriens» à plus de trente-six lieues des côtes ; cette circonstance annonce aue ces animaux »

comme les autres Vertébrés, se dé[)lacent quelquefois (1). Mais, comme un petit nombre d'indiviaus de cet ordre se livrent à d'aussi longues excursions, ils peuvent tout au plus être comparés aux passages accidentels des oiseaux et des poissons, mais nullement à leurs Migrations.

11 parait cependant que les Caïmans {Alli^ gatory Cuvier) se livrent, sinon à des migrations, du moins è des passages plus ou moins constants et plus ou moins étendus à des époques assez régulières. Ainsi , lorsque les mers deviennent très-poissonneuses, ou que les lacs rapprochés des rivières qu'ils habitent abonnent en poissons, ces Reptiles abandonnent les eaux douces, dans lesquelles ils vivaient primitivement, pour aller ou dans les lacs, ou même jusque dans le bassin des mers, où ils sont assurés de pouvoir satisfaire leur voracité. Ces habitudes ont, il faut l'avouer, quelque chose d'analogue à celle des autres animaux, qui se déplacent aussi parfois dans l'espoir de trouver ailleurs une nourriture plus abondante et plus appropriée à leurs besoins.

Il est cependant ouelques espèces de Chéloniens, et même ({'Ophidiens, que Ton découvre parfois à de fort grandes distances, et dans des lieux très-différents. On a cité sous ce rapport quelques Reptiles qui vivent d'une manière constante dans le bassin des mers. Le nombre en est peu considéiable; on a uniquement signalé parmi ces animaux, deux genres de Chéloniens, les Chélonés et les Sphargis ; car, pour les Hydrus et les Hydropnis de l'ordre des Ophidi«'ns, il est douteux que ces Reptiles viveut d'une manière permanente dans les eaux des mers.

L'organisation des Tortues marines correspond à leur mode d'existence essentiellement bornée à la vie aquatique ; aussi les Chéloniens ne peuvent abandonner que pendant peu de moments des eaux dans lesquelles ils se trouvent. D'un autre côté^ comme on ne parait pas avoir jamais rencon* tré des Tortues de mer dans les eaux douces» leur station est par cela même bien fixée.

Ces animaux Quittent pourtant le sein des eaux à l'époque ae la ponte, et ils se traînent

Ïiendant la nuit sur les rivages de quelques les désertes. On assure qu'ils gravissent parfois les bords des rochers isolés en pleine mer, pour y brouter des plantes marines, qu'ils recherchent beaucoup. Dans quelaues parages tranquilles, même à sept ou nuit

(i) 11 le paraîtrait encore si le fait menUonné daiis une leUre dalée d^Aslrakan, et qui se trouve insérée dans le u"* 604 de VÊLcho du monde savant (i5 janvier 1841)» élail exact. On y assure qu'un Crocodile a été aperçu sur les céies sablonneuses de la mer Caspienne, nter où Ton n*avail jamais «perçu celle grande espèce de Sauhea.

heptiles

cents lieues de toute terre, od aperçoit, à la surface des flots, des Tortues étalée e( dans riiumolnlité la plus absolue, oomme si elles étaient privées ëe vto.

6i €66 Reptiles se troaveot , à l*épo(tue où ilsdoiyent opérer l^nr ponte, à d'aussi grandes distances des cAtes, il est facile de saisir combien est grande la longueur du trs^

3ue ces Ghéloniens ont à faire pour ¥eair époser leurs osufs. H y a yande apparenee que, qu«Dd les femelles ont à 6*ooeuper de leur ponte, elles sd ra(H)reGb^t beauooup plus des rirages. Cependant, d'apnit les obserTatioDS tes plus positives, les Tortues ont souvent, à l'époque de l'inoubatioa» plus de cent lieues à parcourir pour venir à terre. Les mâles suiveat les femelles dans ees sertes.de voyages ou d'émigrations; U» les accompagnent assez tonstammeot.

Un in8tiiu)t partioulier porte la plupart des femelles des mêmes parages à se rendre, à des époques à peu près tixes, sur le rivage sablonneux de quelques tles désertes. Elles sortent de la mer avec beaucoup de pré* oai^ions, après le ooucber du soleil et pen^ dent la nuit« Ces ieiulres mères préparent avec soin le nid eu elles déposent jusqu'à cent œufs à la fois. Elles font ainsi jusqu'à trois pontes à deux ou trois semaines d'intervalle. Après avoir reeouvert la nichée de sable léger, les Tortues retourueat à la mer, et les oDufs éclosent pv suite de la chaleur que leur donnent les rayons du soleil des climats équatoriaux.

Les Chéloniens des genres Ch^lonië et SpkmrMê se rencimtreAt dans les mers des fàws âiauds, M^imeipalemeut vers la zone torride, dans l'Océan équinoxial. Mais c^ qui

trouve que ces animaux se livr^t^ussi à de >ngiies excursions* c'est que I'qq ^q découvre dans la Méditerranée et le Graiid-^céau. Quoiqu'on n'ait voulu y voir que des iodividus égarés, se rencontrant le plus souvent isolés, ces individus n'annoncent pas ^Kxins l'étendoe de m^r qu'ils ont dC^ parcourir pour parvenir dans des paragea si différents de ceux qu'ils babitaieot primitivement,

Lorequ'oo oompare les diverses contrées où 1^ espèces des fçnres Ckeloma et &>har' fis ont été découvertes, il est difficile de ne pas présttfiaer que les Tortues marines doivent aussi se livrer à des excursions lointaines. 6i aucun fait positif ne vient nous apprendre que ees Tortues entreprenn^t des migrations constantes et périodiques, analogues à celles qu'exécutent les oiseaux, il suflit, ce semble, de porter son attention sur leur distribution pour être convaincus qu'elles doivent du moins exécuter des passages accidentels, et se transporter à de rès-grandes distances. 11 serait sans doute intéressant de l'aire connaître les motifs oui les y déterminent; mais, faute de données suffisantes, nous n'oserons entreprendre la solution que ees faits soulèvent.

Nous ferons seulement observer que, s'il est quelques espèces de Tortues marines qui paraissent bornées dans leurs habitations, il en est d'autres qui ont été aper-

çues daps les contrées les plus diSérenti les plus éloigqées. Ainsi la CbéioDée I che (Chelûnia midoi) semble re&treio l'océan ÂtlaiHique, comme la Cbélonéi cbetée aux c6tos de Malabir. D'ao m^ { la Cbéionée eaouaoe IChelmm mmu troui^e h la fois dans la Méditarfinée, céan Atlantique et les mors du Brésil, i Cbétonée vergetée ( Ckelmk nr^ j a couvre dans la mer Rouge, aui eovirooi cap de Bonne-Espérance, et eo <Hitre i les mers des Indes, du Bré»l et des El Vnis. Des habitations noa ^oim vkj sont également Tapanaga ^e la Cbélq imbriquée ( Cheloma imbricêta). ûo reoc tr^, eu ^ffet, cette ei^èce aussi \mi l'océaq indien qu'Américaip, oofluneiop des côtes de l'Ile Bourbon, de l'tte d^ bQim$ des tl^s Séohelles, at àiiftisk Nouvelle-Guinée. j

U en est de même da la seuk aspiopj nous soit connue dans le geore SpnJ I,aith (Sphargis coriaeeu) a étépniijtf dans l'océan Atlantiquet dans càu ANV et daos la Méditerranée. Du mik w Rondelet et 4mûreux, celle MbiS péchée à plusieurs re{)risas sorlftillià la France, dans les environs oujUitiliiUl- Delafont a également rap()orléqo*ulA avait été péché en Fr^^oce, vars TaÉi' cbure de la Loire, et depais Jors Beilw a lait mention d'un autre iodirida captvi en 1736, sur les cdtes da Cûcoouiilles, i Angleterre.

Après des habitatiops aos» wiées, Cbélonées marbrées et fttt&suinier.P'r SfHH des espèces tout à H s^^< première p'a été encore olw'ée qu'ar de l'Ile de l'AsQensioq, et la secoode que^meot sur les ^tes d^ Malabar e( les mers de la Chine. ..

U est difficile, après dç tels faits». *

Sas admettre que les Tortues omH vrent à des passages plus ou isoi>^V dentels, déterminés par le besoin 4f^ auimaux éprouvent oe perpétuer leur et de aénoser I aurs ceuis oaDs de» r^ convenables. Ce motif puissant ies terre j car celui d'^ trouver m W nourriture que le sein des mers w p^l^] fournir ne parait être, pour ces »d*'

Îu'une circonstance tout à iiii secûi i n'est pas du moins présumable Q^^^j poir de rencontrer à terre des plio**^ peuvent leur convenir porte ces aiui a franchir cinquante ou même çeDi J| qui les séparent souvent des n^^ conçoit facilement qu'ils s'y rende^J l'intérêt de leur postérité, mm non but de changer leur ^enre dç oûu Sans douteVsi la feim les cessait, odi rait admettre un pareil motif; comiiîe est point ainsi^ le^ vojages des i or mer doivent avoir lieu m ^\^ ^ ^ impérieux, auquel les Reptiles

que tout aiMre iniaial , ne saveal rt

vent résister. . . .-.j

Plusieurs Ophidiens Pàraisseûl^^

habitudes à peu près aualogues à c^

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POISSONS, ETC

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^^ îeooDs de recoDoattre aux Tortues ^^âs. Leur nombre est également peu ^^aénble ; il ne s*étend pas au delà de 1^ genres : les Hydrus et lea Hydrophis. I^cemier, composé d'une seule espèce, w^*^*^ iicolor^ oécrit d'abord par Dandin, ^ le nom de PdamisMcolor^ est un petit pi^Qt aiarin qui s'approche rarement des »^. Il ne parait en effet se rendre auprès ^▼ages de l'Ile des Pins, dans la mer ue, que pour y déposer ses œufs, et i moment de la ponte.

second de ces genres, ou les Hyàrw sont des Serpents des marais salants eaux salées peu éloignées du bassin 'an, comme sont souvent les grands auprès de leur embouchure. Ainsi, Kassel, on découvre un grand nom- Ktividus de ce genre, dans les eaux d'une rivière de Calcutta, qui partage 1 la contrée du Bengale nommée en lo SHnders-Bund. La forme de la partérieure de leur corps, analogue à éès Hydres, ainsi que la disposition queue, très-comprimée et très-élefi le sens vertical, annoncent assez itudes aquatiques de ces Serpents, attire cAté, comme ces animaux ne £«(rt^\neJongtemps lorsqu'on les met Tea!i<te\«e, ils doivent habiter uniqueles eaux siJées, soit les étangs» soit les eburesdes fleuves, et surtout le sein fs. U est du moins certain, et Ton U Je orésumer d'après leur organisaque ces Reptiles nagent avec une exagiJité ; mais nous ignorons s'ils peufranchir de grandes distances. Toue^t-il que, si on les met sur le sol, ils uvent foire quelques mouvements les plus grands efforts et la plus difBeullé.

s leur vie essentiellement aquatiqui se passe à peu près uniquement eaux des mers, il se pourrait que ots se transportassent a de grandes s, comme le font les Tortues marii peut-être par les mêmes motifis. Mais 'blés dimensions de ces Ophidiens t leur observation difficile ; aussi estu près impossible de rien affirmer à ird. Tout ce que l'on sait, c'est que rpents sont fort communs à Otaiti, De au Bengale et dans la mer des In- 11 nous reste à savoir s'ils sont séden- &s dans ces divers parages, ou s'ils voya- I des uns aux autres, soit d'une manière «lenteile, soit d'une manière constante et ludique.

à les HeptUes ne se livrent pas comme

autres animaux à de grandes et longues

T^dlions, cette circonstance ne tient pas à

«nteur de leurs mouvements , mais au

de continuitt^ de ceui quMIs peuvent

«cuter. En effet, ces animaux, considérés

\% le rapport de leurs facultés locomotri-

^ présentent tout autant de diversités que

Uamuiifères. La plupart, à la vérité, sont

reslres, ou appelés à vivr« sur la surface

itie du globe. Les uns y marchent, les

■les

autres y courent, tandis que quelques-uns y glissent ou y rampent, ou enOn y sautent, en sorte qu*ils exécutent tous les genres da mouvements que l'on peut produire dans l'air. Il y a plus encore : certains Reptiles terrestres, à l'aide d'une espèce d'aile comparable à celle des Chauves-Souris, maiii indépendante des quatre pieds, peuvent s'élancer dans l'air et s* y soutenir plus ou moins longtemps. Ces membranes, ou ces ailes, servent aux Dragons [Draco volitans)^ comme de parachute, ainsi que le font les Polatouches ; mais elles n'en prouvent pas moins la variété des mouvements des espèr ces qui vivent sur les terres sèches et découvertes.

Les Reptiles qui vivent dans l'eau n'ont pas des mouvements moins variés que ceux qu'exécutent les espèces terrestres. Ainsi les pattes aplaties, allongées et changées en nageoires, des Chelonées, des Tryonix et des Bmydes, servent à ces animaux pour naviguer avec facilité. Il en est de même de la queue déprimée à son extrémité des Sauriens nommés (Jroplates; analogue è la queue horizontale des cétacés, elle leur sert aux mêmes usages. 11 en est également de la queue comprimée sur les côtés comme celle des poissons, qui caractérise plusieurs Lézards, tels que les Crocodiles et les Tu*

[)inambis, ainsi que parmi les Batraciens, es Protées, les Tritons et les Sirènes.

Les Reptiles opèrent en6n tous les autres modes de mouvements généraux ou de transi)ort, qui distinguent les animaux les plus élevés dans la série. Quelle distance n'existe-t-il pas depuis la démarche lente des Tortues de terre jusqu'à la rapide agilité des Lézards? D autres Sauriens, tels que les Anolis et les Iguanes à doigts allongés, distincts, séparés, terminés par des angles crochus , s'en servent avec dextérité pour grimper avec prestesse. Les Caméléons rappellent même, par leur faculté de grimper, les habitudes de certains oiseaux tels que les Pics et les Perroquets. On les dirait construits pour ce but. Les doigts de chacune de leurs pattes sont réunis jusqu'aux ongles en deux faisceaux ou paquets opposables, ce qui leur donne la facilité de saisir parfaitement, et d'empoigner les branches sur lesquelles ils se fixent. Celte con- ^ formation de leurs pattes, la plus propre à affermir leur station sur des corps cylindriques ou saillants, facilite aussi leur progression, qui se fait toujours avec lenteur sur des plans horizontaux.

Chez d'autres Sauriens très-agiies, comme les Geckos, la solidité de la station est eu général favorisée par la singulière disposition des doigts. Les phalariges élargies, aplaties en dessous, garnies de petits coussinets mous, remplissent le môme oflîce qi.e les pelotes placées sous les tarses de quelques Mouches. A leur aide, les Geckos adhèrent et marchent sur les corps les plus lisses, et courent sur des plans solides où ils restent à volonté immobiles, suspendus contre leur propre poids. Quelques espèces ont, eu

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REPTILES

outre, des onj^les crochus, rétracliles coranie ceux des Chats, afin de ne pas en user la pointe et de s*en servir au besoin.

Les divers détails de conformation organique c^ue nous venons d'indiauer suffisent pour faire juger combien peu les membres des Reptiles sontdisposés pour la continuité des mouvements progressifs. Ces mouvements sont, du reste, constamment saccadés. Quand des membres locomoteurs existent, ce qui n*a pas toujours lieu, les Serpents en étant toujours privés, les os des bras, des cuisses et de toutes les autres parties des extrémités antérieures et postérieures sont très-peu développés en longueur. D*un autre côté, par leur mode d*articulation sur les épaules et sur les hanches, les membres se trouvent dirigés en dehors, et se joignent au corps en formant avec la longue échine un angle presque droit.

Les mouvements des pattes s'exécutent chez la plupart des Reptiles dans un sens perpendiculaire à Taxe de la colonne vertébrale ; comme ces pattes sont courtes, elles peuvent à peine soutenir le poids du corps. Les coudes et les genoux ne peuvent s'étendre et se redresser complètement ; leurs articulations sont constamment fléchies, et chez presque tous le corps traîne à terre. Il est à peine soulevé, et li\ mardis devient très-fatigante par suite du irottementqu'elle exige. Elle Test surtout chez les Reptiles qui, comme certains genres de Tortues, ont leurs pattes très-courtes et très-éloignées du centre. Aussi n'y a-t-il parmi les Tortues que les genres Cbelonées et Sphargis qui, vivant dans leau, nagent avec la plus grande facilité, à Taide de leurs pattes transformées en véritables rames aplaties.

D'autres dispositions viennent apporter de nouveaux obstacles à la continuité des mouvements des Reptiles. Si plusieurs de ces animaux ont leurs pattes à peu près égales en longueur, il en est au contraire oui oat celles de devant plus courtes que celles de den ière. D'un autre côté, chez quelques Batraciens, les membres ooslérieurs offrent en étendue le double et le triple de ceux de devant. Cette conformation est si peu favorable à la marche, que l'animal chez lequel elle se trouve ne peut avancer que par sauts et par bonds. Enfin certains Reptiles n'ont <|ue deux paires de membres ; tantôt les antérieurs seuls existent, comme dans les Chirotes ot les Sirènes ; tantôt ce sont les postérieurs, comme dans les Histéropes et les Bipèdes.

Les membres des Reptiles, sénéralement courts et articulés d'une manière désavantageuse à une progression continue, rendent la course très-fatigante à ces animaux, surtout lorsqu'elle est prolongée. Elle est d'autant plus pénible pour eux, que le grand espace qui règne entre les deux paires de pattes ne permet que des impulsions latérales successives, toujours distantes les unes dos autres. Le corps poussé ai.isi alternativement à droite et à gauche, ayant souvent besniîi, à chaque pas, d'être aidé de l'action

impulsive de la queue, nepeutaîoir allure vacillante et tortueuse, qui rise la plupart de ces animaux. Les léons sont peut-être les seuls Repliles les pattes allongées élèvent assez le pour empêcher le ventre de porter nian qui supporte le corps de ranimai la station et dans la marche.

La reptation ou l'action de ramper] donc le mouvement le plus commun à plus général chez les Repliles. Ilesl j l'unique à l'aide desquels pro^res^n Serpents et les Sauriens qui n ont pi

f)atles, ou qui les ont très-courtes. Li onne vertébrale, au moyen de ses in forts et contractiles, et des os nombreux la constituent, produit rimpahioo de la masse allongée du corps, pardessio tés successives, imprimées altematiTe à droite et à gauche, et quelquefois pa; ondulations qui ont lieu dans le^en^i cal. Ces deux modes de reptation nm offerts par diverses espèces d'OpbHJ;^ Aussi n'est-ce pas cbezun/tftni/oée d'animaux que nous pou^ou tifétrit rencontrer des espèces voya{e»N ote chez celles auxquelles la Dalutti^i«^lt force et la grandeur. Le Boa demt^m- $trictor) qui surpasse par sa stature ions 'i Serpents, autant que TEléphani u«lib< dépassent tous les autres Quadrui)èiiti]j ont le même genre de vie, asansuouleiifi grande agilité dans ses mouveoeot5;uH quoiqu'il s'élance avec une rigueur surp»! nante, il ne peut les continuer longtemps.

h ne saurait suivre coDSlammeni route déterminée et devant soi ; con cependant essentielle pour frandilr de des distances et exécuter de longs m Ces Serpents se distinguent pM souplesse et l'élasticité de leurs mou que par leur continuité. Cette sojij 1 intensité de la compression qu'ils exercer sur leurs victimes est une sw* la disposition de leurs cô es. Celleni ses, extrêmement flexibles, peuîent ployer, pour ainsi dire, dans tous les * ce que leur permet encore leur mode culation. Elles doivent à ces diverses' stances les mouvements aussi nries compliqués qu'elles peuvent exécuter reste, ces mouvements successife et ni n'ont jamais lieu qu'à l'aide de cirwDTi lions et de sinuosités plus ou m^ •?!

pliées. Lorsque les Serpents irrités se cent avec violence sur ceux quiles8ii*l« ils ne quittent pas f)our cela la pw<j^ se trouvaient primitivement. Us w ^ à projeter leurs corps en a^^D^J^^'j ment où, par suite d'un nouveau wo^ font un pas devant eux. Kvideujnieûi, ' que prompts que soient ces œouireaie raide desquels ils saisissent leurs^'f^^ ils ne peuvent être longtemps proWpar conséquent, leur permettre de p' de grands espaces. ,. ^j.!

D'un autre côté, les Ophidiens, g

genre des Serpents et ceux qtu

appjrty

ncirt à la mC-mc famille, soil les Oi-«'"''l

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5 OphîsAures.ne-peuvent marcher avec raillé, ou coofir, que lorsqu'ils rampent sur

I sol qui leur fournit de nombreux points appui. C'est aussi à raison de la nécessité i*i1s éprouvent d*ètre soutenus, gue ces limaux ne peuvent marcher très-vite en lile droite. A raison de cette circonstance, *s Reptiles courent par une suite d'ondutions, et cherchent, en allant de côté et autre, k rencontrer des points d*appui, uU ils se servent, avec une merveilleuse Iresse, pour hâter leur progression.

II est même certainsReptilesqui,lorsqu11s î trouTent pas devant eux les points d'apli qu'ils recherchent, vont d'abord à reçu- Qs, espérant de celte manière être plus îureux. TelssoîU les Amphisbènes, dontia ^marche est si lente et si incertaine, qu'en s voyant ramper on hésite quelque temps savoir s'ils marchent en avant ou en arère. Ces animaux ont une démarche en- >re plus vacillante que les Sirènes, les Aconas et les Cœcilies, qui cependant passent n grande partie leur vie dans la vase et la mge. Les Ophisaures, dépourvus de toute p»parence d'extrémités postérieures, sem- )\ ent, par cela même, peu favorisés sous le ^^pport de l'agilité de leurs mouvements ; ifiais nous avons déjà fait sentir que la plu- [»^n des Reptiles sont singulièrement gênés, [>iOuf la continuité de leurs courses, par 'imperfection de leurs organes locomoteurs ; lYissi n'insisterons-Dous pas plus longtemps 1 ceC égard.

Une autre circonstance apporte un obstale non moins puissant aux mouvements ootinos de ces animaux. Elle se rattache à ^ longueur de leur queue, plus grande que ^le de leur corps, et enfin à l'extrême frarilité de cette partie. Elle est telle, qu'on a ■h ommé les Orvets et les Ophisaures 5frpfn/« ^e terre ^ pour indiquer par là que leur ^oeue se brise par le moindre choc, avec la jIus grande facilité.

Dans d'autres circonstances, la queue des Reptiles, et particulièrement celle des Lézards, est fort utile à ces animaux pour la wtourse, surtout si elle a lieu dans une herbe ^pai«;se ou entre les branches basses d'une baie. LeLacerta viridis et les autres espèces analogues s'en servant particulièrement avec avantage, en lui imprimant, à la manière des Serpeùts, des mouvements d'ondulations latérales. C*est par elle aussi, et diaprés le même procédé, que la natation s'opère. Dans ee mode de progression les pattes sont serrées contre le corps : l'aplatissement naturel des cuisses , des jambes et des avant-bras bit que leur saillie est alors presque nulle, et que l'animal s'avance avec autant de facilité qu'un Serpent ou qu'un poisson anguiliforme. La queue sert encore aux Reptiles, et surtout aux Lézards, pour s'élancer perpendiculairement ou obliquement à une certaine hauteur. Mais, comme ce genre de mouvement se rapporte peu à ceux que nous étudions, nous n'en dirons pas davantage.

Il est enfin plusieurs Reptiles qui offrent uue pareille imperfection dans leur organi-

sation, et qui ne peuvent se livrer à des excursions un peu longues, par suite de leur genre de nourriture. Tels sont les Amphisbènes, genre d'Ophidiens qui se tiennent à f)eu près constamment en Amérique, dans es fourmilières, et qui, par cela même, ne peuvent guère se déplacer.

^ Une autre cause plus puissante encore s'oppose à ce que les Heptiles puissent se livrer, comme les oiseaux et les poissons, à de grandes et de longues excursions. Cette cause lient à l'effet que produit chez eux l'élévation ou rabaissement de la température de l'atmosphère sur l'exercice de leur faculté locomotrice et sur la plupart de leurs autres fonctions. Tous, p:\r J'aciion du froid, semblent tomber dans une sorte d'engourdissement ou de léthargie comateuse qui détermine leur immobilité, et parait les rendre insensibles à tout ce qui se passe autour d'eux.

Bans les climats tempérés, des exemples frappants de pareils engourdissements nous sont fournis par les Grenouilles, les Salamandres, les Tortues terrestres, les Lézards et les Couleuvres. Des effets absolument semblables sont produits par une cause tout à fait inverse chez les espèces qui vivent sous les climats brûlants situés au delà de l'Equateur, ainsr que M. de Htimboldt l'a observé pour les Crocodiles et les Caïmans.

Ces animaux exigent donc, pour l'agilité de leurs mouvements, des circonstances toutes particulières de température, il faut en f;énéral qu'une chaleur extérieure soit aî?sez orte pour suppléer à celle qui leur manque. Alors le repos leur est comme impossible ; sans changer de place, on les volt, surtout les Lézards, agiter successivement tous leurs membres par une sorte de tremblement convulsif, fréquemuie'Jt réitéré. Mais cette agilité concourt à épuiser plus proroptemeit leursforces.il n'est pas dillicile à un homme de les forcera la course sur un terrain uni ; et les petites espèces de Lézards deviennent presque incapables de mouvement, après quelques minutes d'une poursuite soutenue sans relâche.

' Ces circonstances, dépendantes de l'organisation, limitent nécessairement dans certains lieux l'existence de ces animaux. Ainsi ceux qui vivent dans les régions tempérées s'engourdissent Thiver, et perdent la laculté de se mouvoir tant que dure la saison des frimas. Ces Reptiles semblent disparaître tout à fait pour lors de la surface de la terre, et cela pendant plusieurs mois de l'année. Ces causes rendent aussi ces animaux moins nombreux, en même temps que leurs genres et leurs espèces sont plus rares dans le nord que dans le midi.

Les Reptiles ne sont pas , comme les oiseaux et les poissons, des animaux construits sur le même plan ou sur le même modèle; les uns pour s'élever dans l'atmosphère, et les autres pour nager dans le sein des eaux. Des systèmes d'organisation plus variés, c^ui se ra'pportent au moins à quatre types principaux, caractérisent les animaux

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REPTILES

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i-atnpaDts ; par cel,i inAme, ils ont eu des qui se rendent, à des époques 6m,i

moyens diffi^nmts de locomotion, mais dont conirée dans une aulre, ou somenin

aucun n'a été établi pour leur permettre des besoin ne les appelle, mais qui saiisfun

mouvements longtemps prolongés, celle manière à un instinct impérim

Un simple aperçu, ajouté aui détails dans les porte i, voyager. Tout au plusnufli

lesquels nous sommes déji entré, fera mieni espèces, et encore en trè5-[ie[it nombn

saisir toute leur imperfection. Le premier déplacent-elles plus ou moins acciJt

type nous présente ces animaui sans au- ment h l'époque de la ponle. poun^ur

cune trace d'organes apparents du mouve- durée de leur progéniture, et tcilleri

ment, et par conséquent ils ne peuvent pas avenir. Voilà ^ quels déplacemeols pu

s'en aider dans la progression. D'autres ont sent se borner les excursions des Rfpi

bien des membres ; mais, leur épine dorsale excursions aussi restreintes que li ci

étant peu mobile, ils ne peuvent se traîner qui les détermine et les leur reoil né

qu'à l'aide de pottes très-courtes et mal arli- saires.

culées. L'inégale étendue en longueur, et Les Tortues marines sontàpenpréii

la distance respective et trop considérable cet ordre d'animaux les seules qui '-

des membres de certaines espèces de Repti- ■"""' ''"- " '•"■ ■*' '— -■

les, rendent celles-ci peu propres h la mai^ che et à tout mouvement longtemps continué.

Les dimensions relatives de ces animaux

offrent encore de très-grandes disscmblan- les qui semblent défendre la péDiDi^id

ces ; nécessairement elles ont dû amener un Floriiles, que l'on pèche le pluspjiJM

mode différent de transport. Ainsi, il est bre de ces Reptiles voyai;i>urs.l«r<rtf

quelques espèces dont le corpsarrondi dans doivent leur nom aux Tortues ItMtB'

son épaisseur est, dans certains cas, cent pëcc qui viennent y déposer Ifunotto

fois plus long qii'il n'est large ou élevé. Tels le sable. Chaque année, la sbIsod Itlt^^i

sont plusieurs serpents. On observe peu de y attire aussi des nuées d'oisem*i»H'-

Repttles dont la laideur l'emporte sur la ques, et à leur suite airivealles Eg^ «i

longueur, ou qui lui soit même égale; mais preneurs d'œufs, qui en fonl des rarj^i^'Hi

il en est de plus larges qu'épais, et qui pré- plus ou moios considérables, sentent ainsi une surface aplatie. Les Pipas, dans l'ordre des Batraciens, quelques Llié-

■ues marines, ainsi que les

ou Trionyx, et les Cnélides,

i disposition.

s, les Crocodiles, plusieurs

s Sauriens, ont le tronc ôga-

iis les deux sens principaux,

Caméléons et quelques Igua-

ine conformation tout ë fait

orps a ordinairement plus de

I largeur, et paraît ainsi corn-

lelques Tortues de terre pré- que ce"lle opération est teroiinéf,

sentent presque autant do largeur aue de redescendre joyeuses sur !e grÈTeels<H

longueur, et leur corps est en outre odmbé cer de nouveau dans la mer.

en mrme de voûte. D'autres Reptiles, comme Les Tortugas ne sont pas les sesi»

les Crapauds parmi les Batraciens, ont le où les Tortut^s ftinl leur ponte; ces Rf[*

corps court, fort large, et presque tronqué, à en fréquentent beaucoup d'autres, linsi

raison de ce qu'ils manquent de queue. diverses parties des continents.!^"

Aussi l'allure de ces animaux, lourde et gcurs et les pécheurs en distiogueDl fi

pesante, est parfaitement en harmonie avec espèces, parmi cellesqu'ilsrecherctiem.'

la conformation el tes dispositions de leur pour la bonté de leur eliair, soit iwus*

corps, il est facile de juger, d'après tous ces celle de leurs œufe, soit enfin en raison

détails relatifs à l'organisation des Reptiles, la beauté de leurs écailles. La preioip

■lue ces animaux n ont iws été construits UJorlae verte {Chtlonia midtul&^^f

d'une manière favorable a l'étendui; et h la estimée des gourmets. C'est dans le ■

continuité des mouvements. Leur imperfec- d'avril, après avoir passé l'hiver au f""^

lion est grande à cet égard, en faisant abs- eaux, qu'elle s'approcliedu riiSKûtt |*

traction de la faiblesse et de l'imperfection tre dans les baiesi les golfes et les fi^*

de leur respiration, el de leur état de tor- Elle fait deux pontes, en mai el M Jin"'

peur et d'engourdissement lorsque la lem- première est la plus considérable. «"

pérature s'abaisse d'une manière notable. conde un peu moindre. La quanlitedf»

Ce n'est donc point chez de pareils ani- s'élève à chaque ponte jusque dei»

maux que nous devons chercher ces espèces quarante, ou deux cent cmquante. . ^

éiiH^ranles qui parcourenl presque cons- La Torlue à bec de ^ "'*""' (^ w .1

: laminent la totalité du globe, el sont tou- bricata), dont l'écaillé est si eslia'^'r-^(

jouis t'o mouvement. Les Reptiles n'offrent commerce, où elle sert à Uni d ou»

l>as daviintage des analogues-de ces races vient après la c«r(« pour la quJli'^ "

sent des exemples d'assez lon^ m ainsi que nous l'avons déjà fait obi C'est principalement auprès des Torluj groupe d'îles situéus h (loalre-ràjisiui irondo Key-West, les dernière Jti

Les Tortues de mer vont d^DOser i« œufs dans ces lies, en trainaol «Iwrie* ment leurs massives carapaces sur le ^>K leurs pattes étant plus propres 1 1» nalsM qu'à la marche. Due fois iimm t-iu'iB ment sur la terre ferme, elles creiisat w une certaine industrie leurs nids >laDil sable, en le rejetant avec soin ï dreilfB gauche. Les Tortues dôposenl ensuilrg œufs par couches; elles les arraiijBillJ une attention minutieuse, el les f*™*?!

au moyen de leurs pattes de derrière 1^

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