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cerveau une impression ^i délerftiine la sensation du son... On obtient le mômeph<^noDiène parle galvanisme; c'est-à-dire la sensation d'un bruit, d'un bourdonnement, analogues au bouillonnement d'un liquide, etc. 11 en est encore de même pour les Nerfs du goût et pour ceux de l'odorat. Nous pouvons donc poser, d'après toutes ces observations, les deux théorèmes suivants:
PREMien THÊORÈiie. Les Nerfs ne sont que les agents du cerveau. Ils ne jouissent ni de la facwtéde percevoir des sensations, ni de celle de comnumder des mouvements volontaires.
Ces facultés sont exclusivement réservées à Vencéphale,
Second TttéoRÂME. Certains Nerfs peuvent être excités par des agents' oui sont sans pouvoir sur d'autres Nerfs. (C est ce qui établit la diflférence entre les sens. )
NH8ARNAK, Deiphinus tursio ; genre de Cétacés de la tribu des Delphiniens. ~ Les Groenlandais donnent le nom de Nésamak ou Nisamak, au rapport d'Othon Fabrîcius, à un Dauphin fort rare, habitant la haute mer, ayant les dents obtuses, le corps épais, le museau aplati en dessus, une nageoire dorsale, et tout le corçs noirâtre, à l'exception d'une petite partie de l'abdomen qui est blanchâtre, etc. 11 le distingue du Dauphin proprement dit, celui-ci ayant ie museau plus allongé que le Nésamak, les mâchoires garnies d'un plus grand nombre de dents, et les parties inférieures plus blanches ; et il le distingue encore de son Del^ phinus orca, qui estï'Epaulard.
Jusqu'à FaDricius,l espèce du Nésarnak avait été confondue assez généralement avec celle de l'Epaulard , qui, elle-même, l'avait été avec celle du Globices ; confusion qu'on ne parvient à éviter avec quelque assurance, en tout ce qui tient à la détermination des espèces, que quand on peut éclairer les descriptions par de bonnes figures. Aussi n'at-on commencé à avoir unq idée un peu nette de ce Dauphin que lorsqu'on l'eut reconnu dans la figure que Hunter donne de son Bottle-nose-^hale , ou dans celle que Bonnaterre a publiée sous le nom de Nésarnak.
Bonnaterre et ouelgues auteurs après lui ont pensé qu'on devait rapporter à ce Dauphin ceux dont parle Dunamel, et que les pécheurs de la Méditerranée nomment Coudieux ou Coudin. Cet animal a, en effet, la . taille, les couleurs du Nésarnak, ainsi que des dents émoussées.
Si ce rapprochement était fondé, la note où Duhamel parle des Coudieux nous apprendrait que cette espèce vit dans la Méditerranée et en très-grande troupe ; circonstances de son histoire qu'on ne rencontre dans aucun des auteurs qui en ont parlé ; mais il faudrait d'autres détails que ceux que rapporte Duhamel pour faire regarder comme certaine l'existence du Nésarnak de a Méditerranée.
Si l'on pouvait admettre ce que M. Bisso dit du Nésarnak, comme d'une espèce qui se rencotitre quelquefois sur les côtes de Nice,
nous aunons une confirmation deeequeft . Duhamel ; mais le rapport de M, Risso m nous semble point original ; sa descripliei l ne paraît ôlre qu'un extrait de celles qui u|* auparavant été données de ce Dauphin;*' ce qu'il ajoute d'un cétacé échoué près dt' Nice en 1768, sur lequel il possède des oQJi tes, et qu'il ne fait que supposer pour*' être rapporté au Nésarnak, sérail, è ce (jrt' nous semble, son seul motif pour admet cette espèce dans la Méditerranée. 11 oc fait connaître, à la vérité l'usage où sont!
I)êcheurs de se livrer à des réjouissaiu orsquMIs se sont empares du Dauphin qui nomment Caudues et CapidogKo; Dsaph que M. Risso regarde comme étant le îf sarnak. Mais, si ces réjouissaoces font
f>oser qu'une espèce particulière y d( ieu, elles ne prouvent pas que cette soit le Nésamak. Il est donc fort are, que cet estimable naturaliste n'ait pui une description détaillée de ces Daq nommés Caudues^ en écartant de si tout ce aue ses prédécesseurs zfitti dire du Nésarnak afin de se trtnnrjfi^ dans la situation où il faut étrefQVllV ', avec originalité le portrait d'un mk ^ \
fielon nous apnrend que son
2[U*il rapportait à VOrca des anciess, té pris dans le voisinage du Trépo envoyé à l'hôtel de Nevers, à P4ris,oà: fit un examen très-détaillé. La loiKoett ce Dauphin était de neuf pieds et deôuî circonlerence dans la partie la plus était de sept pieds.
Cet individu était une femelle quii commencement de mai, se trourait pii et son petit avait environ trois pieds de gueur. Elle avait une mamelle de c' côté de la vulve, terminée par m mai caché dans un léger pli de la peau.
Hunter, en 1787, eut à étudier deai dividus de son Bottle-nose-n^aU, une melle et son petit, qui échouèrent sjr côte à quelques lieues de Glocester. Li melle avait environ dix pieds de longof
C'est à Pliue que Fabrîcius a emprunt nom de Tursio pour eu faire le nom latii l'espèce du Nésarnak; mais pour cela il faudrait pas conclure que les Turnoos Pline étaient des Nésarnaks. En efel, I teur romain de l'histoire naturelle ne autre chose des Tursions, sinon q«p semblent aux Dauphins, mais qu'au liea voir leur voracité ils sont tristes et lo Or, nous sommes encore dans la plus fonde ignorance sur le naturel des sarnaks.
Bonnaterre avait donné la description cette espèce d'anrès un individu quj conservait empaillé dans le cabinet de 11 vétérinaire d'Alfort. Ce Dauphin anit pieds quatre pouces depuis le bout du seau jusqu'à l'extrémité de la queue.
Il résulte de ces diverses sources, W les où l'on puisse tirer quelque ciw«« rhisloire naturelle de ceUe espèce, (F Dauphin appartient à la seclioBdesw«^
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POISSOKS , ETC.
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jnsi museau long el déprimé, se séparant ttemenl du front ; qu'il atteint à une Ionsur de^dix à quinze pied«; (iu*il a de ique ùbié des deux mâchoires oe vingt et Bà vinRt-cinq dents; aue si couleur est n en dessus et blanche en dessous»^ et il habite TOcéan dans le voisinage 'de irope en s*éievant fort avant dans les rs ou Nord.
te voit par ces détails que Thistoire natu* ^ de celte espèce n'est encore que bien I araocée. Quant au nom de Tursio, qui
est aujourdliui pour les naturalistes la nom scientifioueidu Nésarnak, c'est, comme hoii9 venons (Je le dire, assez arbitrairement qu'il a oté appliqué à cet animal ; car ce que Plino dit en deux mots du caractère triste du Tursio comparé à la gaieté du Dauphin est loin assurément de désigner avec clarté le Nésarnak
NÉVRIIÈMR. Voy. Nrrfs.
NEZ. Voy. Odohat.
NOIRAUD. Voy: Agakthurb.
IBLADES. Voy. Spârb.
IDONTOGNATUë, genre de poissons de dre des Malacoptérygiens abdominaux, renlreot dans la ^miiledesClupes.— L'ese unique est TOd. aiouillonné. Sa tète, corps et sa queue sont très-comprimés ; is ce qui doit le faire remarquer et le t observer avec plus d'attention, c*est le caoisme particulier queprésentent ses mft- Qires, La michoire inférieure, qui est plus aç^qaela supérieure, est très-relevée ^^ eette dernière, lorsque l'animal a la roche entièrement fermée. Parfois elle est ^ à redressée dans cette position , l'dfeparalt presque verticale ; elle s'abaisse «jwlque sorte comme un pont-levis lors- 5 le poisson ouvre sa bouche, et l'on )erçoit alors qu'elle forme une espèce de ite nacelle écailleuse, très-transparente, )nDée par-dessous et finement dentelée ses bords. Cette m&choire de dessous "ftineen avant, lorsqu'elle s'abaisse, deux ^ très-longues de substance écailleuse, peu recourbées à leur bord postérieur, larges à leur origine qu'à leur extréifdeotelées à leur bord antérieur, etatées desdeux côtésà la partie la plus sait* ft de la mâchoire supérieure. Lorsque lieux lames ont obéi au mouvement de âchoire, elles se trouvent avancées de rtre que leur extrémité dépasse la ver- ^ que l'on peut supposer tirée du bout Buseau vers le plan norizontal sur lequel K)isson repose. Tant que la bouche couverte, les lames dépassent parle bas Achoire ; mais lorsque celle-ci remonte f s'appliquer de nouveau contre la mare supérieure et fermer la bouche, cha- 5 des deux pièces se cache contre l'o- «le, et paraît n'être que son bord den- U poitrine, qui est terminée vers le Bnune carène aiguë, présente sur cette ?d'arèle huit aiguillons recourbés. On lûgue de plus, au travers des téguments e chaque côté du corps, un nombre confie de eûtes, dont chacune est termipar un aiguillon saillant à son extréh et qui se réunissent pour formy le H)U8 du ventre. Il résulte de cet arranienl que la carène du ventre est garnie ■* graod nombre d'aiguillons disposés sur
DlCTIOKN. DE ZOOLOGIB. il.
deux rangs longitudinaux, et c'est de cette doulïte rangée que vient le nom d'Aiguillonné, par lequel on a cru devoir distinguer le poisson que nous décrivons. La couleur de l'Aiguillonné présente, sur près-
Sue tout son corps, le vif éclat de l'argent, omme la Sardine, l'Odontognathe, dont il est ici question, est bon à manger : aussi l'a-t-on nommé Sardine sur les cote$ de la Guiane. Ce poisson vit dans l'eau salée, et parvient à la longueur de 5 à 6 pouces.
ODORAT. — Ce que le goût est à la digestion, l'Odorat l'est è la respiration; il explore l'air que les poumons doivent admettre ; mais nous avons d^'à vu aussi que, conjointement avec le goût, il sert fréquemment à l'exploration des matières alimentaires.
Nous ne devons pas nous arrêter longuement sur la nature du sens et des qualités au'il apprécie dans les objets : de longues iscussions sur les odeurs seraient surtout ici déplacées ; toutefois nous devons rappeler aue leur excessive ténuité n'empécne Sas qu elles n'aient toujours quelque chose e matériel : on sait les calculs qui ont été faits relativement à* l'odeur du musc, qui, sans perdre sensiblement de son poids, répand au loin ses effluves ; mais le camphre, corps aussi fort odorant, nous donne, par sa complète volatilisation lorsqu'il est Ionstemps en contact avec l'air, la preuve qu il s'agit , en pareil cas , d'une vaporisation réelle. Plusieurs métaux ont aussi une odeur qu'on pourrait croire dynamique^ gaU vantgue, en un root immatérielle en raison de la fixité de ces corps (cuivre, etc.); mais ce qui prouve qu'il y a là de la matière eu mouvement, c'est que l'odeur du métal s'attache aux doigts qui le frottent ou le tiennent pendant quelque temps. Ces émanations subtiles sont probablement sous l'empire d'une loi plus générale qiu'on ne l'imagine communément ; car il s en faut bien que toutes frappent nos sens d'une manière perceptible. Combien de miasmes que l'Odorat ne nous décèle pasi Combien d'odeurs perdues pour nous, sensibles pour des animaux mieux partagés sous ce rapport 1 Au reste, il faut se rappeler aussi que ces qualités oléfiantes ne sont pas uniquement liées
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k rétat gazeui : un liquide odorant, aspiré par le nez, produit sur la pituîtaire son impression spéciale ; il en est de même d'une poudre comme le tabac en fournit la preuve.
Chez tous les animaux dont Toliaction est bien connue à cause de leur ressemblance avec nous mêmes, cette fonction s*exerce par le passage de l'air ou de Teau chargés a'arome à travers une cavité à parois anfractueuses, garnies d'une membrane villeuse et enduite de mucosités tenaces et abon« dantes. On ne doute même pas que cette dernière condition ne soit de rigueur; et, en effet, la sécheresse de la membrane ou la qualité séreuse de sa sécrétion contribuent beaucoup sans doute à Tanosmie qui accom* pagne le cory^za. De môme que les saveurs imbibent la surface papilleuse de la langue, de même les villosités extrêmement tines et serrées, transparentes, conoïdes ou en massue, que le microscope démontre à la surface de la pituitaire, et surtout les mucosités tenaces dont Tenduisènt perpétuellement ses cryptes m uqueux, absorbent et conservent les particules odorantes pour donner le temps aux nerfs de les reconnaître. Les sinus, qui généralement accompagnent les fosses nasales, passent aussi pour conserver l'air odorant et le laisser échapper peu à peu de manière à prolonger la sensation ; on ne se débarrasse pas toujours, en effet, aussi vite qu'on le vouerait, d'une mauvaise odeur, quoiqu'on y parvienne souvent en se moucnant ou en provoquante sécrétion d'un nouveau mucus par l'emploi dune poudre irritante. ^^'^
Chez les mêmes animaux, c*est-à-dire les Vertébrés, on a, presque dès l'origine de l'anatomie, attribué au nerf olfactif ou de la première paire la prérogative de sentir les odeurs. Effectivement, ce nerf ou processus eérébrai répand et incorpore ses filets nombreux, mous et grisâtres, dans la membrane de la. cloison des fosses nasales et des cornets supérieurs et moyens, mais non sur rinférieur (Scarpa). P'un autre côté, la membrane pituitaire reçoit aussi presque partout des filets plus blancs et plus fermes d'un autre nerf sensitif, de celui même dont un rameau paraît être le principal agent de la gustation ; la cinquième paire ou nerf trijumeau donne, de sa branche ophthalmique un filet nasal vers la voûte, et de sa branche sus - maxillaire un filet sphénopalatin, aux deux parois, et notamment sur le cornet inférieur recouvert d'une portion de membrane moins spongieuse, moins molle et moins veloutée que celle qui revêt les deux autres Quel est l'usage de ces derniers nerfs ? Une expérience de Magendie semblerait prouver qu'ils peuvent suppléer le nerf olfactif, ou même qu'ils réduisent i néant ses prérogatives ; mais que de chances d'erreurs dans de tels essais I Un Chien dont to nerf olfactif était coupé a pris la viande enfermée dans du papier: n'aurait-il pasprisle napier même, affamé qu'il était et privé d'Odorat comme on doit le supposer? Il était sensible à l'impression de l'am-
moniaque, etc., je le crois; maisc'esll justement ou'il faut établir la distjodkv. Le sens de l'Odorat, chez le Chien rt ben. coup d'autres animaux, est, par sa ûo^ et l'immense variété des sensatioos, d« notions qu'il procure à ranimai, m sc^ de premier ordre et bien supérieur aagoU} il est sur la même ligne d'iroportaoee q^ le sens de la vue : aussi ooD-seuleB "^ a-t-il des cornets admipablement snbdii en innombrables canaux cyliodr(^es, membrane pituitaire d'une immense l due, mais encore un nerf olfactif si yoIui neux que les anciens n'avaient pu y met naître un vrai prolongement dacerreau c'est un orocçssuf plutôt qu'un nerf; les Vertébrés inférieurs, c est un lobe entier qui est destiné h recevoir les ia sions olfactives et à réagir sur elles : évidemment là le véritable agent de iV tion proprement dite. Quant aux filets <iel cinquième paire, ils ne sont presqw tactiles ; car plusieurs venant des b' rameaux se distribuent à la peau do au palais, etc. : en fait d'odeurs, bie tiront que celles des vapeurs Icreir ui^ 4antes ; ils opéreront sur la pitùlÉt "^
(I) N'csi-ilpas merveilleux qu^oa Qnci|bIi dans une ville comme Paris, puisse reooB»iM.kj Taide de son Odorat, sa propre piste ou cdleài niailre, et revenir ainsi au logis, malgré bb«e, foule, les embarras de toute espèce, IiqinBtiife rues qui se croisent, etc., et tout cela danssaf immense que Tanimal ne tonnait pas! Cesl dant ce qu^on a vu très-souvent.
Les odeurs produisent IVtemûment oebb la jofc ou la tristesse, la gaieté ou la ladterrii sommeil ou PinsonHiic, la céphala)^ on bb e hien-élre indicible. Les émanations d*opioii, k quiame, de stramoiitum, de pavots, elc, cuise sommeil. Si Ton se repo e à Tombred^oi iKiy d^nPsureau, il est rare qu*on ne tombe pas da profond sommeil, et même qu'un mal de tête ' n'en soit pas la suite.
Quelques poudres irritantes, teH?s que le et certaines odeurs fortes et pénétrantes, en tant coutinuetlement la membrane pituiuire, '^' par altérer son lissu, ainsi que ceini des viennent s'y distribuer, et par ruiner pea à peu dorât ou du moins par Fémousser. Que doii-oo penser de Tobstination de certaines personne ^^ niler des organes qui, parfois, pourraient no< très-utiles, si nous savions en conserver l'icif*. D'un autre cété, je dois signaler l'action nnistih tabac sur la totalité du système nervenx, et noi ment sur le cerveau, en ajoutant qiie renplM tenu de ce végétal produit l'bébétement, enirati perte de la mémoire, etc.
Les sauvages et les nègres, qui n'abospnt comme nous de leurOtlorat, ont ce s*»ns Iré -tW Aux colonies, les esclaves fuRilifs reconnaissent | rOdoral si Fempreinte d'un pie<l sur le saWe, s* mousse, etc., a été laissée par un nègre oapr] blanc. Les Américains indigènes sont avertis iinesse de leur OJorat, et à une distance de ii quarante pas, qu'ils approchent d'un Serpentât nettes, dont nous autres hommes civilisés ^ ^ trop souvent reconnaître la présence qoe F morsure qui doit nous donner la mort.
D.ins la première enfance, lOîoral est grande délicatesse. On a pu remarquer avec opiniâtreté Tenfant repousse le sein de sa tw'i''' quand la moindre odeur étrangère s'y fait 8«^'
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rte de gusfalion assez analogue Scelle de la i.ue,ou mieux encore peut-être à la senlion que fait éprouver à la peau excoriée ppositioD d'un acide, de Falcoo), de Tam- »9iaque: la conjonctive est dans le même i; 00 Sait ce que la fumée y produit, et il è remarauer qu^elIe doit aussi sa sensiïié è des tUets de la cinc^uième paire. L*bomine est bien loin d avoir un nerf oli comparable h celui de la plupart des idrupedes, et ses cornets rudimentaircs $ont qu'une ébauche des leurs ; les ne- 9, les saufdges de TAmérique sont, selon mmering et Bluœenbacb, mieux parta-
* que rSuropéen; leurs fosses nasales it plus vastes, et aussi leur Odorat plus
Toutefois cette finesse d^Odorat et la iété des notions qui en proviennent, Qaent peut-être chez Thomme plus ent à réducatioo du sens qu'à la structure Torgane; des aveugles, cherchant à sup* ter à ta vue qui leur manquait, ont su ti-
* un parti étonnant de leur Odorat, et les rfoaieurs renouvellent chaque Jour, sous s yeur, cette preuve des effets surpreots de Texercice réfléchi. Les cétacés ofîni one organisation bien plus défavorable i&m de l'Odorat, telle même qu'on doute (^ s(A existence chez ces animaux; car on oole$te encore pour savoir s'il y a chez Hii aue)(jQes filaments rudimentaires du lerfolûdif (Jacobson, Blainville, Trévira- Wifcsmoulins), ou s'il n'y a rien de sem- '•We (Rndolphi, Otto, tiedemann); et ^IkurSf leurs fosses nasales sont si peu rorablement disposées à l'olfaction, que tn«r a cru pouvoir admettre que cette iciion s'opérait dans une cavité parlicufe communiquant avec les sinus frontaux »û€part, et d'autre part avec l'arrièrewhe par la trompe d'Eustache. Le reste t fosses nasales n'est qu'un passage pour w rejetée eu jet rapide après avoir inondé iouche; des sacs musculeux servent à w éjection, et ne peuvent avoir d'autre Igp; le nez, réduit à un trou fort reculé f le chanfrein, n'est nullement conformé
* plus do manière à recueillir les odeurs; pourtant quelques faits semblent prouver 9 les cétacés ne sont pas dépourvus d'O- ?l: on dit qu'on a fait fuir les Baleines, J«îlant à la mer des eaux chargées de mares puirides, faits difliciles à constater et ^encore à apprécier à leur juste valeur. ^ celte digression sur des conformations t^plionnelles , donnons quelques vues D|»arées sur les usages des principales rtioDs do l'appareil olfactif dans différents 'minifères.
[* Le nez ou partie extérieure, ordinaire- ^^ raccourci, mais situé à l'extrémité ï^e face allongée et dont il est la partie P'us saillante, est fréquemment aussi déy^ de poils et enduit d'une humidité ^Jjueuse; ces conditions en font un organe I loucher assez utile; il l'est surtout, guand '* avantages de sa situation se joignent ^^aun allongement et surtout d*une mo- "lô considérables : le grouin du Hérisson,
du Tenrec, du Coati , de la Musaraigne, du Condylure, de la Taupe, l'extrémité discoïde de celui duCochon,sont dans un mouvement
Çerpétuel pour palper les objets , chez la aupe surtout, qui est privée de la vue. Mais cette mobilité et cette longueur ne servent pas moins à l'olfaction : voyez Ja Taupe chercher les Vers qu'elle dévore avec tant d'avidité; son nez se meut vivement, s'allonge dans tous les sens pour en aspirer les émanations qu'elle reconnaît à la distance de quatre à cinq pouces. Il en est de même, à plus forte raison, de la trompe du Desman, de celle du Tapir, du Macrorrhin ou Phoque à trompe. Celle de l'Eléphant, bien plus longue encore, n'est pas peut-être aussi favorable à l'odoration; elle est spécialement utilisée pour la préhension des aliments et des boissons. Au contraire, le nez de la Souris, du Rat, de l'Ours, médiocrement développé, celui du Chien moins saillant encore, se tournent évidemment vers les objets à flairer et ai* dent ainsi à l'olfaction. C'est, sans doute, aussi dans le même but que le Lapin et d'autres Rongeurs impriment au leur des mouvements continuels d'élévation et d'a-^ baissement ; au contraire, l'immobilité complète du nez de l'homme et de la Guenon nasique, si l'on excepte, pour le premier, quelques mouvements de ses ailes, le rend peu propre, tout saillant qu'il est, à favoriaer beaucoup l'opération du flaire ; toutefois , on sait que son ablation diminue singulièrement l'aptitude à sentir les odeurs. Nous doutons aussi de l'utilité, comme organes 'olfactifs , des feuilles membraneuses qui environnent et surnoontent le nez du nhinolophe ou Chauve-Souris ferà--cheval : c'est seulement comme organe de tact aérien que nous en concevons les avantages. Enfin, une dernière disposition toute spéciale, qui mérite d'être indiauée, et dont le but est probablement de renare plus facilement supportable le séjour sous les eaux» c'est celle des narineschez les Phoques ; entourées de muscles puissants, elles peuvent se fermer tout à fait a la volonté de l'animal,, et ceci prouve qu'ils ne flairent point comme les poissons au moyen d'un véhicule liquide, mais que leur Odorat est tout aérien, quelle qu'en soit d'ailleurs la finesse, point sur lequel les observateurs sont loin de s'accorder cnlre eux. i 2* Sinus. Médiocres chez l'homme et tapissés par une membrane fort m^ince, ils prennent chez d'autres Mammifères une grande extension, et, si j'en juge par le Mouton, sont revêtus, au contraire , d'une membrane muqueuse d'une épaisseur considérable. L'Eléphant , le Cochon, ont les deux tables des os du crâne dédoublées jus-
?|u'à l'occiput par le prolongement des sinus rontaux ; chez les Bœufs et les Moutons, ils s'étendent dans les cornes, mais h quelques pouces seulement de profondeur chez ceux-ci, beaucoup plus loin dans ceux-là, dans le BuUle surtout, dont la corne est large et courte; aussi, selon Bailly , le Buffle court toujours le nez au vent comme pour
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REITILES,
permettre à Tair d'arriver tout d'un coup jusque dans ses vastes sinus frontaux et mieux éventer l'approche de ses ennemis. 3* Cornets, L'iiomme n'en a gue de petits <^t simplement courbés en coquille ; ils sont comparativement énormes chez ïes Ruminants, qui djailleurs offrent leurs lames subdivisées dicbotomiquement en un certain nombre de lamelles ; mais c'est surtout aux cornets des animaux carnassiers qu*on trouve cette sous-division portée à l'ex- Irôme , et leur masse constituée par une sorte d'épongé tubuleuse dont tous les tuyaux sont dirigés d'avant en arrière : c'est, par conséquent, sur une immense surface oue la pituitaire se déploie, et le sens de i Odorat acquiert un degré de finesse dont noos ne pouvons nous laire une idée. Qui ne sait que les Chiens suivent à la piste les hommes et les animaux, et reconnaissent même les individus, leur maître surtout, à ces traces imperceptibles pour nos sens? Mais si Tanatomie explique la délicatesse de leur olfaction, elle ne saurait expliquer leurs préférences ou leurs aversions qui parfois nous paraissent assez singulières : telle est, par exemple, la prédiliection des Chiens pour l'odeur du fumier ou desj<^barognes dont ils se parfument à plaisir, tandis qu'ils fuient, avec une sorte d'horreur, les odeurs qui nous semblent les plus suaves ; tel est aussi le goût des Chats pour le nepeta^ pour la racine de valériane, sur les'-
auels ils se roulent de même, comme pour tiarger leur fourrure de ces odeurs pour nous si rebutantes.
Oiseaux. Ce n'est pas sans raisons que Scarna fait observer 4'ampleur de la cavité nasale chez la majeure partie des oiseaux; mais il y a une grande aifférence entre leurs cornets cartilagineux et presque aussi simple
2ue ceux de lliomme, et ceux des Mammi- ^res carnassiers. A la vérité leur nerf olfactif est très-volumineux ; mais d'ailleurs la Yue, ordinairement chez eux très-per-
f fan te, aide beaucoup sans doute, ainsi que a facilité des investigations par 4e moyen du vol, à la découverte des substances alimentaires que l'on a trop exclusivementpeut- 6tre Attribuée à l'Odorat chez les oiseaux rapaces, les Corbeaux, etc. Pour ces derniers, il parait indubitable que c'est la vue seule et une déQance naturelle, mais non pas Vodeur de la poudre qui leur fait fuir le chasseur.
Toutefois, l'Odorat jouit d'une finesse dont les degrés sont trèsHiifférents chez différents ordres d'oiseaux, et Scarpa trouve cette
Gradation proportionnelle à celle des graneurs du nerf olfactif et du cornet su|)érieur qui seul en reçoit les rameaux. Voici, sous ce rapport, dans quel ordre il dispose les grands groupes de cette classe de Vertébrés : 1* les Galhnacés que, dans d'ingénieuses expériences, il a vu n'être rebutés par aucune odeur que celle de l'ammoniaque liquide ; 2" les Passereaux qui refusent ïes aliments imprégnés de camphre, d'assa-fétidtt, etc. 5 S'* les oiseaux de proie qui
craii^nent la plupart des odetirs que trouvons suaves et aromatioQes; V les mipèdes qui iDonk^ent phis de suscepti encore (1), à tel point qu'un Canard ira ii du pain parfumé qu'après l'avoir Uvé UD étang voisin ; S*" enfin, les Eclûi qui paraissent avoir une sensibilité o){â( j supérieure à tous les autres eiseaax. A ces différences et celles qui dé]>€»denh forme du t>ec et de son volume, les (o nasalesdes oiseaux sont à peuprèstouiesj biables; toutes sont ouvertes par des nar immobiles; toutes, selon Scarpa, commi quent, par leur cornet supérieur, avec poche sous-orbitaire qui fait saillie peau (]uand elle e$t remplie d'air, e( tient lieu des sinus dont ils manquent ea| néral. Une seule particularité mérite notée : c'est l'ample perforation de la dois chez les Palmipèdes, cooHne si la lal avait voulu suppléer k l'occlusion dont narines parJa boue dmns laquelle ib botent si souvent.
R»pMes. On ne trouve ici, DOifbii des cornets assez simples, quelfuwiM de façon que la fosse nasale fie tffm plus qu'une sorte de boîte ou unN«lca|C| tapissé par une pituitaire souvent en noir. Si l'on en excepte les Croa effets les arrière-narines s'ouvrael so ne permettent point aux fosses nasale de prolonger aussi loin en arrière qoechtii Mammifères et même les oiseiui; dant le nerf olfactif, véritable lobe, sotitç de moitié aussi volumineux que i'béml cérébral, suppose des sensations assez et assez variées ; mais nous possédens d'observations propres à nous écUirer ce point. Scarpa assure que, si roii a si des Grenouilles ou Crapauds fea»elies,« qu'on plonge les mains dans l'eau, les ^ les accourent d'assez loin et les mi sent d'une amoureuse étreinte. Ce lait parait au moins singulier ; car les Bati anoures adultes Abattirent point Teau leurs narines, ils en seraient* bientôt qués ; ils les ferment au contraire en géant, et sont à cet effet pourvus de tah cutanées qu'on retrouve également chei Sauriens et les Ophidiens. Il n'eu est ainsi des Larves ou Têtards et des Balracj à branchies permanentes, qui aspirent Ij comme les poissons ; le Prêtée a même w dans les cavités nasales, des feuillets m* braneux, tels que ceux dont il sera dans le paragraphe suivant, et offre cette particularité que les arrière-na s'ouvrent en dehors des arcades deotair fort en avant. .
Poissons. Ici les arrière - nanues so«
quand elles existent, sur le même pUn W les narines antérieures ; les fosses naî^w situées en dessus du museau chez lesp sons osseux, en dessous chez les cartil^
(!) Ceue règle esl-elle applicable *a *^^"jt les narines sont si élroiles, au Cortwiraii qw f^ les avoir imperforces? Ce sérail alors par l«irnc* uariucs que l'olfiicliou s'exercerait choi eox-
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