ŒUF
ux, sont fermées d^ine cavité ouverte exîeurement par un ou par deux oriQces 1, dans ce cas, ne sont séparés que par « bride plus ou moins large. L'antérieur 1 coDlraclile, le postérieur toujours béant; sa passe de l*un à l'autre par les mouveiDls du premier ; chemin faisant, eUe se tteo contact avec de nombreux feuillets la membrane nituitaire disposés en dout peigne (Carpej, ou en rayons (Esturgeon), » lesquels s*epanouissent les filets d'un }rnie nerf ou mieux lobe olfactif, lobe ectivemeot aussi volumineux, quelque- I même plus que l'hémisphère céré^ il qui lui fait suite. Cette organisation, )fopriée au milieu dans lequel vivent ces ioaaui, leur donne des sensations souvent 5H[télicatcs ; on ne saurait douter que ce soit par FOdorai que le Requin et autres tilles sont attirés souvent en foule autoiur in cadavre {été h la mer ; chez ces poisas, d*ailieurs, la cavité olfactive est vaste, > laoïelles membraneuses, larges, surcharesde feuillets secondaires; et le lobe ol- 4tf forme un gros cordon terminé par un Ibecoosidérabie. Au reste, on trouve aussi cstiié nasale fort grande chez le Pagel : cui larges et Iobks sinus membraneux cooi-, j\&\q^ avec Te fond de- chaque narine ^*éteodeiii,Van en dedans, l'autre en dehors, crslel)oa(du museau.
^usfoîici nous avons vu toujours les oriaesoIftetiCs cachés dans la tète et en forme ^Ufiii; nous trouverons désormais une sposilion tout opposée, et nous y arrivons r une transition irappante, en rappelant la Biarquafale structure de ceux de la Baune. Scarpa les a, le premier, reconnus ; es décrit et les figure, sous forme de deux liles coupes cylindroïdes, portées sur un ficule de plusieurs lignes de longueur et planlésurle devant de la tète; Kintérieur ces cupules oifre les mêmes feuillets que iï les autres poissons et reçoit les filets ttême nerf.
JlL, Foy. Vue.
*SOPHAGE. Yoy. Digestion, art. II.
*IÎF, Ovum. — Nous n'avons à consi- 'tr ici ce produit que dans les deux clas- ' rfe Vertébrés ovipares qui nous ont upés dans ce Dictionnaire, c'est-à-dire Aepliles et les poissons.
L l>e Vœufchez les Reptiles. — Les Œufs. J Grenouilles s'enveloppent dans l'ovicle d'une substance gélatineuse |)articu- ^' Celte substance se gonfle rapidement ^ Teau, et l'on aperçoit alors dans son **cu, le jaune (t?iïW/u»;, de couleur noirâji enveloppé o'une pellicule très -mince, rantunecicatricule d'un gris clair et en- ^e d'un blanc à peine perceptible, "endant l'évolution du germe, la surface Uaune subit des changements fort reraar- (ables, qui ont été observés pour la pre- |*f<î fois par MM. Prévost et Dumas. A ''"rdu centre, la cicatriculc d'un gris clair jP^'^lage d'abord en deux, puis en quatre; ^^% en un plus grand nombre de parties, ^s toujours avec une régularité géométri-
que. C'est seulement lorsque ces lignes, qui se succèdent avec une grande rapidité, ont disparu, qu'on aperçoit, sur le côté obscur de la surface de la sphère, une li^ne enfoncée, autour de laquelle s'en dessinent deux autres, et qui est le premier indice, tant de la colonne vertébrale crânienne, que de la moelle épiniôre et du cerveau.
L'œuf de la Salamandre terrestre se développe de la 'même manière, mais dans l'intérieur du corps de la mère. « Dans une femelle pleine de Salamandre, j'ai trouvé, dit Carus, les QEufs réunis par une masse gélatineuse peu épaisse, en un cordon situé dans la double matrice en forme d'intestin. Le fœtus était parfaitement libre; il portait des branchies etpouvaitvivrehorsde l'Œuf, car je Fai conservé vivant, dans l'eau pure pendant plus de trois semaines. Ce qu'il offrait surtout de remarquable, c'était un grand sac viteilin, suspendu au ventre, et autour duquel il se trouvait ployé dans l'Œuf. Ce sac faisait évidemment partie intégrante du ca-< nal intestinal. »
Les Œufs de la Couleuvre à colHer sont; cortime ceux du Boa, très-allongés et couverts d'une coquille coriace. On ne distingue ni jaune ni blanc dans leur intérieur :cest plutôt un m élanse jaunâtre de ces deux substances. Lorsqu on les plonge dans l'eau, ils se gonflent considérablement. Les Œufs de quelques Serpents, tels que l'Orvet et la Vipère, se développent et éolosent dans l'oviducte. Pendant le développement, le jauna se sépare du fœtus d'une manière très-tranchée. La surface ventrale de celui-ci se ferme presque jusqu'à l'ouverture ombilicale, et le jaune, dont la forme se rapproche plus tard d'un sac entourant le fœtus lui-u)éme, finit par entrer peu à peu dans la cavité abdominale. Au reste, les Œufs des Ophidiens non vivipares sont souvent comme ceux des Mollusques et des Batraciens, réunis en longues masses par une sécrétion albumineuse des oviduetes qui les agglutine ensemble.
L'Œufdes Sauriens est ordinairementtrèsallongé, et il a à sa surface un dépôt épais et solide de carbonate calcaire. Ce dépôt se remarque surtout dans les Œufs durs et raboteux des Crocodiles. Toutefois cette circonstance n'est pas générale ^ car les Œufs du Munitor et du Lézard gris ne sont couverts que d'une croûte coriace. On trouve toiijours sous cette première enveloppe une autre membrane. Le jaune est très-volumineux et entouré d'une très-petite quantité d'albumine. Sa membrane est très-vaseulaire, et c'est en elle qu'on commence à apercevoir des vaisseaux et du sang. Ces vais- ; seaux servent de lien entre le jaune et Tembryon.
Les Œufs des Tortues sont pourvus d'une coquille calcaire, dure et blanche, d'un blanc très-abondant mais sans chalazes , et d*un jaune globuleux sur lequel on remarque une cicatricule. La forme et le volume des Œufs varient suivant les espèces. Ils sont trèslongs dans la Tortue bourbeuse et plus arrondis dans la Tortue grecque. La science
0MB
REPTILES
0MB
comme plusieurs Pégases , Scorpènes , Tristes et Exocets, auxquels on a donné le nom de Poissons volants. Mais si Ton rappelle les
f)rincipes que nous avons exposés concernant a natation et le vol des poissons , on verra que les nageoires du dos et dei l'anus sont placées de manière à ne pouvoir ajouter trèssensiblement à la vitesse du poisson qui nage, ou à la force de celui qui vole, qu'autant que l'animal nagerait sur un de ses côtés comme les Pleuronectes, ou volerait renversé sur sa droite ou sur sa eaucbe ; supposition que l'on ne peut pas admettre dans un Osseux conformé comme le Yélifère. Les ffrandes nageoires dorsale et anale dq cet Oligopode lui servent donc principalement^ au moins le plus souvent, à tourner avec plus de facilité, à fendre l'eau avec moins d'obslacles» particulièrement, en montant ainsi qu'en descendant, à se balancer avec plus (raisance, et à se servir de quelque$ courants latéraux avec plus d'avantages ; et, de plus , il peut , en étendant vers le bas sa nageoire de l'anus, et en pliant celle du dos, faire descendre son centre de gravité audessous de son centre de Ggure, se lester, pour ainsi dire, par cette manœuvre , et accroître sa stabilité Au reste, le grand déploiement de ces deux nageoires de Tanus et du dos ajoute à la parure que le Yélifère peut présenter; il place en effet, au-dessus et au-dessous de ses côtés, oui sont d'un gris argenté, une surface très-etendue, toute parsemée détaches blanches ou blanch&tres, que la couleur brune du fond fait très-bien ressortir.
OMBRE, Thymaltusj genre de poissons de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, famille des Salmones. — La seule espèce de ce genre est L'ombab commun {Salmo Thy^ maUus^ Linn., Bloch.) Ce poisson se distingue aisément par sa première dorsale, haute et bngue, par la beauté, et les diverses couleurs de la nageoire du dos; la tète est petite, arrondie > parsemée de petits points noirs, brune par en haut, et sur les côtés d'un blanc tirant sur le bleu; lorsque la bouche est fermée, la mâchoire inférieure avance un peu sur la supérieure. Dans les mâchoires on trouve une rangée de petites dents; le corps est allongé, couvert cl'écailles; les côtés sont un peu aplatis, et leur couleur consiste en un mélange de gris et de bleu, le long des côtes; une liene droite sur chaque rang d'écaillés descend de la tête iusqu'à la queue; le ventre est blanchies nageoires de la poitrine sont également blanches ; celles du ventre, de l'anus et de la queue sont rougefttres ; la nageoire du dos est d'un beau violet Ce poisson aime l'eau rapide, froide et pure» avec un fond de sable ou de cailloux; on le trouve dans les ruisseaux ombragés, et qui sont dans le voisinage des montagnes. En Laponie il est si commun, que les habitants de ce pays se servent de ses viscères au lieu de pressure, pour faire du fromage avec le lait des rennes; il ne parait pas être naturel à la Norwégè; on le trouve en Silésie, en Prusse ; il se
nourrit d'Escareots et d'autres coquiUagei dont on trouve les débris en grande quastité dans son estomac, de même qui" dW très Insectes et de petits poissons; il ém de préférence les œufs de la Tmile, ce qi fait présumer aux pécheurs suédois m% Truites ne sont pas loin, quand ils rapâ^ çoivent. Il croit si vile quea peu de teon il devient long d'un oii de deux pieds,
{»èse alors deux à trois livres. Ce poi raie en avril et en mai, et dépose ses l sur les pierre^ du fond; il nage fort Yite, est par conséquent fort difScile à pre hors du temps du frai. On prend rOi avec le coleret, la louve, la oasse et li gne, surtout quand on met des Insectes} appât; sa chair est blancht, douce et très-bon goAt; les anciens en faisaient^ cas, et de nos jours il y a divers endroits cette pèche est réservée au seigneor.Âfia le laisser grossir, il faut que les mailles i filets dont on se sert pour le pécher, sois| ' assez larges pour laisser passer les p^A poissons^ L'automne est le temps oiHesté plus gras; mais cest en hrverooïatf A meilleur goût, surtout quand IUNd froid ; comme d'ailleurs il ne se evMfl pas aisément , on peut le faire vm j comme nourriture aux personDesBttla&m; non-seulement on a aonné à ce poissoft l'avantage sur tous les autres, mss on tf^ tribue aussi à l'huile que l'oo tire de a
Sraisse, la propriété de guérir les marqses e la petite-vérole, les taches de la peaa «t d'autres maladies externes. Ce poissoB m multiplie pas considérablement, d'aborf parce gue les oiseaux pécheurs en sMt très-avides; il périt dès qu'il est hors» l'eau, et même dans une eau tranqaillti aussi il est difQcile de le mettre daos d'Mp très eaux que celles qu'il habite ordinttj ment, à moins que ce ne soit dans un W
!)rofond , où il y ait des ruisseaux oo « bntaines; si l'on veut conserver ces w sons dans des huches, il feut qu'elles soi» placées dans le courant d'une rif i^ fj chose fort remarauable, c'est rodeurtr»
agréable qui s'exhale de leur corps. iBUenn comparée au thym , et S. Ambroise à Toot du miel. Pennant nie l'existence de cet» odeur; la chose ne parait cependant pas^ fondement; car tous les Ombres avalenHW Insectes qui portent une odeur forte qu» peuvent communiquer à ces animaux.!* est le Tourniquet, qui, selon Roesel, a tw d'odeur, que lorsqu'il y a plusieurs de ço petits animaux réunis ensemble, on peut * sentir à cinq ou six pas; car, comme ces ir sectes ne se rencontrent pas toujours et « égale quantité, (m peut regarder l'odeur « l'Ombre comme une qualité variable q^ existe dans un temps, et qui ui^J^ dans un autre. Au printemps , les Oœw^ remontent la mer du Nord et la BalUaue. î» entrent dans les tleuves, de même que le >J^ mon, pour y déposer leur frai. Ces po^ sont connus sous différents noms. On ' nomme Asch^ en Allemagne ; Srt^^i'Z Suisse, la première année, /sefi la sew^
OPH
POISSONS, ETC
ora
(tEsckerling ensuite; Sprensling^ en Autriche; Harr^ en Suède et en Norwége; Cha^ wrims^ eo Russie, Grayling^ en Angleterre» et enfin Thme» dans quelaues pronnces de |Fr&Dce, (f où le nom de TAymo/ita leur a été Imposé par différents naturalistes.
OMOPLATE. Toy. Squelette.
OPUlCEPHALE,de Zftç^serpmt.eKAe^tj^ài^ tdte. — Nom qui cooTîeiit très-bien aux espèces auxquelles on Tadonné, et qui indique d'à- Taoce que ces poissons ont certains rapports arec les Ophidiens ou Serpents. Ils ont, en effet, la tête déprimée comme ces derniers» le corps allongé et presque cylindrique» cou- Tert, ainsi que la tète de grandes écailles, rappelant un peu la forme de ce^es «te la tète des Serpents : un museau court et c^tus ; une gueule fendue, des dents en râpe, et qnelcjnes-uoes grandes et en crochets, éparses principalement sur les côtés, sont autant de caractères du genre qui Ta ikire le sujet de cei article.
Outre cela, ajoutons que les Ophicéphales ont, comme tous les poissons de la famille des Pharyngiens labyrinthiformes, dont ils font partie, au-dessus de leurs branchies, de crfaaque côté, une caTité dirisée par des lames saillanteset propres à bfen retenir! eau; en sorte que celle que contiennent les petites loges ou caTités ne s*éTapore pas aisément, ef, coulant sur les branchies, les empêche de se dessécher. Ces cavités, comme nous Tenons de le voir, destinées è retenir l*eau dont les Ophicéphales sont pourras, leur donne, comme à plusieurs çenres de cette famille (Pharyngiens labyrinthiformes), la faculté ae vivre assez longtemps hors de Feau. Non-seulement on peut les transporter au loin, mais ils sortent eui-mêmes volontairement de leur élément favori en rampant sur la terre, à des distances considérables, pour aller chercher d'autres eaux. On ignore ce qui porte ces poissons à quitter leur retraite ; mais il est probable que c'est le besoin de f:hercher leur nourriture qui les attire ainsi sut le bord des rivières qu'ils fréquentent; et lepeuole, qui les rencontre ainsi sur la terre, se ngure qu'ils sont tombés du ciel. Les jongleurs, dont l'Inde abonde, en ont toujours avec eux pour divertir la populace, et les enfants s*amusent des mouvements qu'ils leur font faire pour ramper sur le sol. JLeur vie est si dure qu'on leur arrache les entrailles et qu*on en coupe des morceaux sans les tuer d'abord, et sur les marchés l'on en vend ainsi des tn«ncbes aux consommateurs; mais aussitôt qu'on en a assez enlevé pour que le poisson ne remue plus, ce qui reste perd beaucoup de son prix. La chair des Ophicéphales, sans avoir beaucoup de goût, est légère et de facile digestion; cependant les Indiens seuls les mangent : on n'en sert point sur les tables des Européens, peut-être à cause de leur ressemblance avec quelques Reptiles. Il parait que ces poissons nagent mal, car ils se tieonent presque toujours cachés dans la vase, de sorte qu'il faut pour les prendre des paniers d'osier, qu'on enfonce aux endroits
où Ton présume qu'il s'en trouve; et alors les mouvements qu'ils impriment au panier annoncent leur présence, le pêcheur passo son bras par l'orifice du panier et saisit le poisson.
Parmi les espèces dont le nombre des rayons dorsaux ne s*élève pas au delà de trente et quelques, nous citerons particulièrement :
LWmcéPiULB KABOcvÉ ( O. ptifirlo/itf ).
M. Leschenault dit que le Karouvé habite en abondance les rivières et les étangs d'eau douce des environs de Pondichéry , qu'il est bon à manger. Selon John , ce poisson est commun dans les rivières et les^ lacs de la côte de Coromandel; dans la saison des pluies, tous les étangs, les ruisseaux et les canaux en fourmillent; au mois de juillet il remonte dans les lacs pour y frayer.
La plus distincte de ces espèces est ensuite ]X)phicéphale bordé, O. fiiar<7tna/ti#,fort semblaole au précédent, et n'en diffère que parce qu'elle est plus courte , plus large et plus arrondie en avant. On ajoute qu'il arrive quelquefois à un pied de longueur, mais que rarement il passe deux pieds, qu'il est trèscommun dans les étangs et les fossés du Bengale, et que c'est une espèce sur laquelle l'idée qu'elle tombe avec la pluie est la plus répandue parmi le peuple. En effet , dès les premières grosses pluies de la mauvaise saison, on en voit qui rampent sur l'herbe ; on pense que cette habitude tient seulement à ce que , fatigué de l'eau bourbeuse et corrompue à laquelle il est réduit à la fin de la saison sèche , dans les fossés étroits qu'il habite, les premières pluies qui mouillent l'herbe des environs l'attirent hors de sa triste demeure pour chercher une eau plus pure et une nourriture plus fraîche.
C'est parmi les espèces à quarante et quelques rayons que se range le Sola du Bengale, ou rOphicéphale strié (O. firtaluj). Il est répandu dans les étants et les rivières de toutes les parties de l'Indfe. 11 atteint deux pieds de longueur et la grosseur du bras. Il se tient dans la vase des lacs et des étangs, et ne se prend point avec des filets, mais avec des bires d'osier tordu en forme de cônes, hauts de deux pieds , larges par le bas d'un pied et demi , et ne laissant dans le haut
Îiu'une ouverture à passer le bras. On enonce cette machine dans l'eau jusqu'à ce qu'on sente qu'il y a un poisson de pris.
Nous passons enfin aux Ophicépnales à cinquante rayons dorsaux et plus; la première espèce est l'OpeicÂpeALE mabclb (O. maruliui). M. Buchanan a observé ce beau poisson dans les étangs et toutes les rivières de rindoustan , et même dans les endroits oCh la marée arrive; mais jamais dans la mer même, ni dans les étangs d'eau salée. 11 règne à son sujet dans le bas Bengale une superstition singulière : les Indous dévots croient que ce serait s'exposer à quelque malheur de dire s'il est bon ou s'il est mauvais ; et, en définitive, sa chair est inférieure è beaucoup de ses congénères.
OPHIDIENS, d'Sft?, Serpent; ordre de Rep*
OPH
REPTILES
OPH
tiles, ainsi nommé par M. Alet.Brongniart, et qui comprend tous les animaux connus sous le nom de Serpents. Les caractères de ces Reptiles dont le nom seul suffit pour exciter l'effroi du vulgaire, quoique leurs formes soient souvent élégantes et leurs couleurs bien assorties» sont assez généralement connus. Ils consistent en un corps allongé, dépourvu de toute espèce d'appendice» mais le plus ordinairement recouvert par une peau formée d*éoailles régulièrement arrangées» et dont la disposition et le nombre* quelquefois constants, servent à caractériser plusieurs espèces, ou simplement par une peau annelée» tantôt granulée, tantôt simplement coriace. Ajoutons comme caractères moins apparents, mais non moins importants, la présence de dents aux mâchoires, et Tabsence de paupières mobiles et de tympans distincts.
K Quoique Tordre des Ophidiens paraisse très-naturel, il ne faudrait pas croire qu'il se trouve sans rapports avec les ordres ou même les classes voisines; en effet, on sent que la présenceou Tabsence des patles, par exemple, n'est pas un caractère essentiel dans la classe des Reptiles, puisque beaucoup de ceux qui en sont pourvus s en servent à peine pour marcher. On ne doit donc pas être étonné
de trouver d'abord un passage entre les Ophidiens -•'-- o...^.-..^.,...^^ : .Jl. .
les
)a CtcUie aux Batraciens, parmi lesquels elle nous semble avoir été classée avec raison ; enfin les Hydrophis et les Pélamides à la classe des poissons.
La considération de l'enveloppe extérieure a servi pour partager en deux grandes familles l'ordre des Ophidiens. Chez les uns la peau est tout à fait uniforme, tantôt complètement nue, tantôt recouverte d'écaillés : ce sont les Homodermes. Ces Ophidiens sont justement les plus petits de la classe, et les moins dangereux de tous ; leur nourriture habituelle se compose d'Insectes. Les autres, qui ont été ap;)elés Hétérodbrmes, ont, ainsi que l'indique leur nom, les différentes régions de leurs corps composées de manière différente. La partie supérieure est recouverte de petites écailles, Tinférieure de larges plaques cornées. C'est à cette section qu'ai>pai'licuaeut les Serpents dont la taille et la puissance musculaire sont le plus considénbles et dont la morsure est la plus dangereuse.
On sait combien sont variés les mouvements qu'exécutent les Serpents, soit qu'ils les effectuent sur le sol ou à la surface des eaux ; c'est à l'aide des sinuosités qu'ils impriment à leur corps qu'ils les produisent, et ces sinuosités sont tantôt verticales, tantôt horizontales; verticales chez la Couleuvre d'Esculape, horizontales chez la jolie petite Couleuvre à collier, que l'on trouve^ comme Ton sait, dans nos climats • Il en est qui grimpent aux arbres avec une grande prestesse en s'enlortillant autour des branches. Parmi celles-ci les unes se nourrissent des
œufs qu'ils trouvent dans les nids ou des petits Quadrupèdes qu'ils poursuivent jusqu'aux sommets des arbres; d'autres s'aluchant par l'extrémité postérieure de kur corps , restent suspendues verlicalemeul, guettant leur proie, ou bien impriment à leur corps des oscillations pour s'élancer sur un arbre voisin ou sur Tobjet qu'ils convoitent. Il en est aussi qui, se tenant enroulées pendant le repos a la surface du sol, élèvent verticalement leur tête au-dessus des herbes voisines, pour voir ce oui se passe à l'entour d'elles, puis, qui, à lasped de leur victime» se rearessenl totalement et s'élancent sur elle, entourent leur corps de plusieurs replis, et leur brisent les os au moyen de puissantes contractions. C'est ainsi que le Boa devin broie entre les replis de son corps les plus gros Quadrupèdes.
Les Ophidiens manquent, ainsi qu'oo le sait, de membres, et nous venons de dire que c'est à l'aide des contractions de leur corps qu'ils effectuent leurs mouvements; ils sont également dépourvus de sternum et d'os du bassin. Mais leurs vertèbres sont au contraire en nombre considérable, et leur forme est à peu près la même dans toute l'étendue de la colonne qu'elles constituent; elles sont articulées ensemble par énartbroses en genou. On comprend dès lors les mouvements qu'exécutent les Serpents. U tête n'offre pas plus de mobilité dans sou articulation avec l'atlas que les autres Tertèbres entre elles.
Les sens des Serpents sont en général assez obtus. Mais, comme tous les Reptiles, ils sont très-sensibles à l'action de l'atmosphère. Pendant l'hiver ils tombent dans un engourdissement complet, d'où peut seule les faire sortir une élévation de température. Mais leur irritabilité est au contraire prodigieuse. Ainsi, le cœur continue à palpiter longtemps après avoir été arraché du corps de l'animal. Sur une tête séparée du Iroûc depuis plusieurs heures, la gueule a continué à se fermer et à s'ouvrir convulsifcment. Ce sont là des faits pleins d'intérêt, et qui ne trouvent guère leurs analogues que parmi ceux du même genre que nous offrent les autres classes de Reptiles : aussi y reviendrons-nous et en traiterons-nous plus longuement à l'article qui sera consacré à l'histoire comparative de ces animaux.
Le centre des perceptions, le cerveau, offre chez les poissons, en rapport avec ce faible développement de la sensibilité, de petites dimensions. Notons seulement^ qw son poids n'équivaut quelquefois qu'à I* trois centième partie de celui du corps.
Les yeux sont immobiles et placés sur to côtés de la tète; ils manquent de paupièf^ mobiles, mais ne sont pas dépourvus de toute espèce de protection contre les agents extérieurs, ainsi que l'a prétendu Arislole, et qu'on l'a cru jusque dans ces derniers temps. M. J. Cloquet a découvert, et M. Doméril a vérifié après ce savant, l'eiislen^ d'une paupière unique immobile, enchâssw
ora
POISSONS, ETC