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▼ant, ne se sert que de son anti-tragus pour ferm^ aussi l'entrée du conduit. Scarpaarait à tort accordé le môme office au tragus dès ChauTes-Souris; s'y est incapable de rétléchir ulilemeat pour Taudition les rayons sonores, il nous parait du moins constituer une lame Tîbrante propre à produire l'effet de renforremeiU dont il a été question ci-dessus. Sous ce rapport, il concourt à augmenter Telfet de «es vastes conques fnjclère, oreiliardj , qui par fois se réunissent même sur le vertex (mégaderme) et présentent aux vibrations aériennes une étendue, une ténuité et uue forme concave des plus propres à les recueillir, les répéter et les transmettre aux parties profondes<ie Tappareil auditif. Moins favorablement disfK)sé, incapable de jouer le rOle de cornet acoustique, le pavillon large el pendant de TEléphanl, et surtout de Tes- IKîce africaine, n'offre qu'une partie de ces Avanlages; aussi ne ix>urrail-on dire de lui rien de pareil à cequ'on affirme de l'Oreillard, <|ai, dans l'obscurité, se dirige, dit-on, par rOaïe seulement sur la trace des Insectes qui voltigent dans l'air.
Chez beaucoup d'autres Mammifères, indépendamment de la grandeur, le cornet auriculaire, ce grand déploiement de l'hélix, offre encore l'avantage de la mobilité. Le conduit même est susceptible de s'allonger oa de se raccourcir par l'emboîtement de ses pièces cartilagineuses ; et, quant au pavillon, généralement plus ample dans les espèces timides, il tourne à volonté sa large ouverture vers le point d'où l'animal peut avoir à craindre ou à espérer quelque chose. Un Cheval qui voit quelque objet qui l'effratc, tourne les oreilles en avant ; frappez-le sur la croupe, il les tourne en arrière. Mais la direction du conduit ne varie pas à volonté; elle est fixe, quoique différente d'un animal à un autre. A peu près transversal et horizontal chez rhomme, le Chien, il a son orifice citerne on peu tourné en- avant dans le Chat, beaucoup dans le Putois , la Belette ; en arrière et en haut dans le Lapin et les Rongeurs en général ; en bas et en dehors, un peu en avant môme chez les Ruminants. Ces variations sont, iusqu'à un certain point, en rapport avec les besoins de l'espèce ; les Carnassiers vermiformes poursuivent souvent leur proie dans un terner, et cette proie fuit devant eux ; Tun à intérêt à entendre en avant, Tautre «i arrière. Le Lapin, tapi contre terre, dresse l'oreille vers le haut; le Ruminant, élevé sur de longues jambes, n'a à reconnaître que des ennemis situés plus bas que sa tète relevée encore par un long cou, et, s'il veut se défendre, c'est en avant, c'est sur le front qu'il porte les seules armes puissantes que la nature lui ait données.
Pour terminer ce qui a rapport à l'oreille externe, disons que quelques-uns de ses mouvements sont sans rnpparls réels avec [ l'audition ; ainsi, l'habitude de coucher les \ oreilles, qu'on remarque sur le Chat menacé d'un couM, n'est qu'un [?hénoraène d'exprès- Sioi ; elle tient au même instinct qui lui fait Jcraier les jeux, serrer la queue, retirer les
pattes, etc. Quant à l'abaissement qui tientà ta molesse des conques auriculaires, à leur forme pendante chez les Chiens, elle pourrait être rangée dans le même ordre des phénomènes, si on ladmettâit avecRuffon comme signe de domesticité. Cette signiQcation peut être admise pour le Chien, puisque l'oreille se redresse chez ceux qui, dans les déserts lie l'Amérique, ont repris la vie sauvage ; mais il faut convenir qu'elle est du moins bien restreinte, car l'oreille n'est que médiocrement abaissée dans le Cochon et les Ruminants, si l'on en excepte quelques races de chèvre ; l'Ane ne nous en offre ipi'un premier degré ; le Cheval ne nous présente rien de semblable.
V Tympan et ouelels. — On se rappelle que la membrane du tvmpan n'existe pas chez les Serpents, les Tortues, certains Batraciens qui |>ourtant ne sont point sourds ; il est, par cela même, évideit que cette membrane n'est pas nécessaire à l'Ouie ; mais il n'en reste pas moins probable qu'elle concourt pour beaucoup à la perfeclion de ce sens. Selon Esser, elle ne servirait qu'à tempérer la force des impressions acoustiques ; les Chiens sur lesquels il en avait opéré la perforation, témoignant d'une excessive sensibilité, donnaient des signes de vive douleur quand on [>roduisait près d'eux des sons aigus : mais on sait que le simple contact d'un corps dur sur la membrane du tj^mpan est fort douloureux ; que ne uciton |)as attendre d'une déchirure récente? C'est la membrane blossée, et non les parties profondes de l'oreille qui étaient devenues plus sensibles. Flourens, au contraire, détruit totalement cette membrane sur des Pigeons sans observer cette exquise sensibilité, parce ç|u'il n'en laisse que des lambeaux désunis, sans tension, sans vibration possible. L'Ouïe ne lui en a pas paru affaiblie non plus ; mais comment s'en bien assurer sur ces animaux? On en juge mieux chez les hommes qui ont eu accidentellement cette membrane perforée ou détruite ; tous ont au moins l'Ouïe très-affaiblie sinon perdue, el nous en avons observé plusieurs exemples qui ne sauraient être infirmés par quelques cas contraires. Dans celui qu'a cité A. Cooper, on peut assurément soupçonner un peu d'exagération ou d'illusion de la part de l'individu même. Nous aussi, nous avons conna une personne trèssourde, qui s'occupait volontiers de musique, quoiqu'elle ne perçût assurément que la moindre partie des sons de l'instrument sur lequel elle aimait è s'exercer. Recevant les ondulations de l'air extérieur, la membrane du tympan les répèle avec bien plus de facilité et de délicatesse que les parois osseuses et charnues du crâne. Elle les répète et les communique, d'une part, à Tair contenu dans le tympan, pour être transmises avec tous leurs modes à la membrane de la fenêtre ronde qui nous occupera plus loin, et d'autre part, aux osselets île l'OuTe, pour être transmises au vestibule par la fenêtre ovale que ferme l'étrier ; et, d'après
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ce qui a été dit plus haut, il n*est pas besoin pour cela de tant de misons que les physiciens ou les physiologistes en ont cherché ; car si une verge métallique, un ûi même, tenus entre les dents, peuvent transmettre aux organesde TOuïe toutes les modulations d'un morceau de musique exécuté sur un seul instrument (piano) auquel ils sont Gxés par un bout ; si Pair qui nous environne répète et nous apporte ainsi des milliers de sons différents qui se môlent dans Texéciilion d'un orchestre, pourquoi n'en serait-il pas de même d'une membrane? Le fait est admirable I soit; mais tout autant en ce qui concerne les corps bruts que les corps vivants. Pour ces derniers môme, le problème offre quelques adjuvants à son interprétation; ainsi, la membrane du tympan renferme, selon Home, des Qbres musculaires, qu'il a vues du moins dans celles de la Baleine ; on dit au'il en est de même de l'Eléphant ; ce qu il y a de plus certain, c'est que, chez tous les animaux qui en ont une, à l'exception de la Baleine, elle est soutenue par Tosselet nommé marteau ou par quelque autre de la chaîne, et peut se tendre ou se relâcher selon les mouvements que cet osselet exécute.
Pour rhomme, lorsque le uroscle interne du marteau se contracte, il enfonce, vers la cavité du tympan, le centre naturellement déprimé de cette membrane et en augmente lii tension, comme on peut s'en assurer sur le cadavre. Il y a relâchement, au contraire, si c*est le muscle externe qui agit. Si enlin il y a contraction du muscle antérieur, le marteau entraine en avant la membrane dont la partie antérieure se relâche, tandis que la postérieure se tend ; de manière qu'elle offre dans^ bon étendue , toute restreinte qu'elle est, des portions à divers degrés d'élasticité, et qui peuvent, plus aiséuient, en conséquence, se mettre en harmonie avec des tons variés simultanément porlï*s à l'oreille ; effectivement, bien que tous les tons puissent être répétés par un corps élastique, il est manlfesHe que ceux-là seront plus éAergiquement reproduits qui se trouveront en harmonie avec son degré de tension, d'élasticité.
Chez les oiseaux, dont la membrane tympanique est saillante en dehors, la pyramide h quatre ou cinq pans et très-déprimée qu'elle représente n'est mue que par un seul muscle; l'os carré ne Tentraine pas dans ses mouvements, car elle ne s'y attache f)as, et le touche seulement par un bord épaissi et ligamenteux. Son seul moteur est le muscle postérieur de Scarpa ; attaché près du bord
{>ostérieur de la membrane au cartilage qui a soutient, il la tend nécessairement d'une manière fort inégale; on peut, en le tiraillant, s'assurer qu'il y fait naître des rides, et qu'il n'agit directement que sur la bande du milieu.
Résulle-t-il quelque avantage du môme
Senre de la disposition généralement infonibulifurme de la membrane i^ mpanique , et de La grande obliquité du plan représenté
par son cadre relativement au conduit auditif, dont elle semble chez l'homme, les Mua. mifères et la plupart des oiseaux, conliuuer la paroi supérieure plutôt que couper li la 'direction ? C'est ce dont ou ne saurai guère douter; car, outre que celte doubli circonstance permet dans le même espace une étendue de surface plus considérab)^ selon la remarque de Cuvier, l'influeDce k cette obliquité ressort encore des expérioces de Savart , qui a vu l'ordre des îibrj. tions changer suivant qu'on exposait» pe^ pendiculairement ou parallèlement au coq» résonnant, la surface d'une membrane, lî est à noter que véritablement robliquite est surtout très-grande, ainsi que le lail aussi observer l'auteur des LeçomioMtê' mie comparée y chez des animaux dool, pov la plupart, l'Ouïe est très-fine : la Taupe, le Hérisson, le Lièvre, le Mouton panDi l«i Mammifères, la Chouette parmi les oiseiui; chez la Taupe, la grande obliQuiié^do plu compense l'aplatissement de lasufbequj est très-peu enfoncée dans la caisse.
Quant à la force de cette membu; ta égard à la circonférence, elle ym du ctrcle à l'ellipse : la figure presque cMiin paraît appartenir à ceux dont rOuie«i^ délicate : la Taupe, les Rongeurs, Hnoàni; car, pour la Tauj^e, c'est bien è tort qtttLser prétend qu'elle a TOuïe obtuse, suM hors de terre.
La grandeur absolue ou relatife dou offrira des conditions plus importantes d plus faciles à déduire. Savart remarçpiejftdicieusement que, chez les grands anioiaui, la perception des tons graves doit être plus facile, plus naturelle; aussi, ajoaterodsnous, ces animaux ont-ils également la voii plus basse et plus sourde (l'EléphantileBœafj, par cela môme que le larynx est plus grandi tandis que les petits Quadrupèdes ont la toïv aigué pour une raison contraire. C'est ausâ aux sons ai^us que les Souris se mooM surtout sensibles ; le petit bruit qu*0D prOi duit, par une sorte de succion, en boùm les lèvres, les fait tressaillir vivement; leui Ouïe est donc en harmonie avec leur toIi Sans doute, il faut aussi tenir compte de II tension aue les animaux» petits ou graiK^ peuvent aonner à leur mecobrane; celle da Veau est, selon Savart, deux fois au>fl grande que celle de l'homme; elle s'baraiih nisera aux mêmes tons en se tendant ii double ; mais il faut remarquer que cette aptitude à des changements do tension e$l assez limitée ; que, d'ailleurs, elle ne peut^ire mise en jeu que secondairement, et qu elle devient nulle pour les sons qui surprcnneijt l'animal avant que son attention soit éveillée ; il y a donc une autre condition qoi reiu les tympans les plus larges capables de ^et^ voir des tons du moins assez aigus encore; nous la trouvons dans la présence i^^^ du marteau ou de tout autre osselet d^Q^ l'épaisseur de la membrane : il est cm en effet, que, tout près de celte adhéreoce, il y a moins d'aptitude à d'amples osciu^ tions, plus d'harmonie avec les tons aigusj
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r 'Ile qualité manciuey par conséquent, au tympan de la Baleine et des cétacés , dont la rnembrane n*a pas aTec Tosseiet en question les rapports ordinaires. Quant aux tympans de petite dimension, ils doivent, au contraire, être peu harmoniques aux sons graves, quel que soit le degré de relâchement dont on les suppose capables; il est Blême évident que, a un certain degré de petitesse, les tons les plus aigus que nous connaissions ne sauraient plus être appréciés distinctement; voilà pourquoi on ne trouve point les organes auditifs réduits à Tex- Irème; pourquoi ils sont toujours proportionnellement bien plus grands chez les petits animaux : le tympan de la Poule est moitié aussi grand que celui de Thomme. Il ne faut donc pas exagérer la vérité de cette assertion qne, plus Vensembie de l'appareil auditif est développé, proportion gardée au reste du corps, plus TOuïe est parfaite ; il faut encore faire entrer en ligne de compte les particularités du volume absolu et celles de la forme, de la disposition des organes de recueillement, de renforcement et de sensation ; presque toutes ces conditions, par exemple, se trouvent réunies chez les Chau-
Nous avons indiqué déjà Tun des usages deTosselet adhérent à la membrane; il-en est on autre qui lui appartient en propre et qui, soupçonné antécédemment, a été réduit en théorie régulière par Savart. Une règle solide attachée à une membrane en partage les vibrations, et, par conséquent, les transmet aux autres parties solides qui lui font suite; tel esl le rôle essentiel des quatre osselets de VOule, d*autant plus aptes à produire cet effet qu'ils sont généralement compactes; ils S4jDt même creux et comme soufQés chez la Taupe. On les connaît sous les noms de marteau, d'enclume, de lenticulaire et d'é- Irier; le premier formant l'extrémité externe, et le dernier l'extrémité interne d'une chaîne comme suspendue dans la cavité tympanique, chez les Mammifères, par la grosse branche de l'enclume oui adhère à sa voûte. Nous connaissons déjà les connexions de l'extrémité externe de cette chaîne; l'interne, formée par la base de l'étrier, bouche ta fenêtre ovale du vestibule auquel elle transmet ainsi les vibrations de la membrane du tympan. Indépendamment de son élasticité, cette chaîne peut être aussi tendue ou riu moins tiraillée par ses muscles. Le muscle interne du marteau pourrait être supposé capable d'agir sur la fenêtre ovale en y enfonçant l'étrier, si l'articulation de l'enclume avec ce dernier osselet n'était très-mobile, surtout quand le lenticulaire n'est point soudé encore : cet enfoncement de l'étrier, farorisé par l'action du muscle propre à cet os» ne saurait, au reste, être considérabfe ; 'A tel qu'il a lieu, il ne peut que donner un peu plus de tension aux parties qui constituent le labyrinthe. On l'a même révoqué en (Joute : lîn jeune médecin de Montpellier, Teule, dans un travail estimable sur
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l'oreille, émet l'opinion que le muscle, de l'étrier sert h relâcher la fenêtre ovale. Il est bien certain que ce muscle ne peut que&ire basculer l'osselet, en tirant sa tête en arrière, et ce mouvement de bascule est eo rapport avec la conformation de sa base» dont le contour est mince à ses bords supérieur et inférieur, épais, au contraire, à l'extrémité antérieure et à la postérieure; mais ce mouvement fait-il saillir en dehors l'extrémité antérieure, ou enfonce-t-il la postérieure en dedans? Cette dernière opinion est rendue probable par cette remarque, que rétrier est plus facile à enfoncer dans le vestibule qu'à extraire du côté du tympan; que le bord de son disque offre souvent un biseau et parfois même une petite languette
3ui peuvent bien empêcher les mouvements 'abduction, mais non ceux d'adduction.
Au reste, les muscles tenseurs, c'est-àdire celui de l'étrier et l'interne du marteau, sont, à ce qu'il parait, les seuls qui subsistent dès qu'on s'éloigne de la forme humaine; et il en est ainsi déjà chez les Singes, selon Magendie. D'après cet habile observateur, les autres Mammifères même n'auraient plus, au lieu de muscles , que des corps élastiques d'un blanc nacré; cependant il leur reconnaît des tendons, dans lesquels se trouve même quelquefois une petite concrétion sésamoïde (Bœuf, Cheval), et les considère comme équivalant à des muscles en contraction permanente. Dugès a étudié ces corps chez un certain nombre de Mammifères, et il a, en effet, reconnu qu'il n'y a point en eux de /I6re musculaire proprement dite; tandis que celui de la Poule ne diffère pas de tout autre muscle. Mais s'il n'y a pas dans Ceux-là comme dans celui-ci de vraies
frfrrei , il y a du moins des Glaments paralèles et contractiles ; ce sont des faisceaux de /i6rt7/ef telles qu'on en retrouve dans Tins et le cristallin ; ils ont donc identité suffisante avec des muscles pour être supposés soumis à l'action de la volonté, et c'est sans doute dans Vattenlion qu'ils s'emploient comme le font, chez les Quadrupèdes, ceux de la conque auditive {arrigere aures). Mais, par leur contraction, augmentent-ils la susceptibilité de l'orgbne, ainsi qu'on l'a assez généralement pensé de nos jours? Savart croit le contraire en ce qui concerne les muscles tenseurs et de la membrane tympanique et de la fenêtre ovale ; il se fonde sur des expériences fdites sur l'animai mort ou sur des machines En voici une, à Tappui de son opinion, bien facile à répéter sur I homme vivant : appuyez le pulpe du doigt sur l'oritice du conduit auditif, de manière à fouler l'air et à presser fortement en dedans la membrane du tympan, et sans doute consécutivement la chaiie des osselets et le vestibule ; vous affaiblirez la perception des sons propagés même par les parois de la tête ou par les dents ; vous cesserez d'entendre le balancier d'une montre serrée entre les mâchoires, etc., etc Mais rien ne prouve qu'a un degré modéré, cette tension ne soit utile ; surtout quand des suus
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multipliés frappent simuitanéûieot roreille» et que les plus forts étoufferaient sans cela les plus faibles.
Les oiseaux , outre le muscle dont il a été parlé, en ont un autre petit oui même n*est peut-être qu'un ligament (Scarpa et de Blainvi11e| attaché àrétrier;et il y a de môme, dans les Reptiles, un muscle ou plutôt un ligament (Windischmann) propre à maintenir un certain degré de tension dans la chaîne; l'attention serait donc chez eut permanente, en tant que siégeant dans le ^ens; car il faut se ra[»neler qu'elle siège aussi en grande partie dans l'encéphale.
Bien que les considérations anatomiques ne soient que secondaires dans un ouvrage comme celui-ci, nous ne saurions passer sous silence la détermination des osselets de TOuïe, ou de ceux qui leur correspondent dans les deux classes que nous venons de mentionner, et dans celle des poissons ; nous verrons qu'on peut croire les usages de plusieurs, ou même de tous, totalement changés, et c'est certainement là une vue toute physiologique. Et d'abord, dans les oiseaux, les Reptiles, on voit évidemment changer l'os tympanique ou de la caisse : immobile et le plus, souvent ampulliforme chez les Mammifères, où il forme à lui seul le cadre du tympan, cet os, chez les Ovipares mentionnés, n'en constitue plus que la partie antérieure, devient mobile, fait l)our amsi dire pa-lie de la mâchoire inférieure, et sert à ses mouvements. Chez les Serpents même, il est tout à fait étranger à l'oreille, comme l'est chez les poissons celui ou ceux qui en tiennent la place. On Ta nommé os carré chez les oiseaux.
Quant aux osselets chez les mêmes animaux (oiseaux et Reptiles), celui qui ferme la fenêtre ovale par sa partie élargie, soit que la platine y suffise, soit qu'elle s'accompagne d'un petit opercule accessoire (ad-st»péal), est évidemment Tétrier; un cartilage coudé, branchu, qui vient ensuite, précédé quelquelbis (Sauriens) d'un petit lenticulaire aussi ôartilagineux, ne peut être que l'enclume; mais il est en connexion avec la membrane du tympan ; que serait donc devenu le marteau? Cet osselet n'est plus dans la cavité du tympanique, dont il a imité eb quelque sorte la désertiort. Déjà, dans les Cétacés, le marteau ne touche plus la membrane ; il est posé sur le bord du tympan : il en est presque tout sorti dans les Tatous (de Blainville), chez rOryctérope(Guvier). Dans les oiseaux , il sert à joindre Tos tympanique au susmaxillaire, constituant une sorte de zygoma inférieur au zygoma véritable, ce qui l'a fait prendre pour un jugaî. Il en est exactement de même chez les Batraciens oit il n'a, comme chez les oiseaux,^ 3ue de petites dimensions qui lui conservent e la ressemblance avec ce qu'il était chez les Mammifères. Mais, chez le Crocodile, tes Lézards, tes Tortues, il s'est élargi, s'est embolie parmi les os du crâne, et a été déterminé sous le nom de temporal écailleux par Cuvieret autres. Je renvoie pour les preuves
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et les détails aux ouvrages spéciaui,e\]eiiie borne à ajouter que ces déterminations th goureuses d'un osselet sorti du {m\^%^ parvenu à d'autres destioalions, à àauirj formes, semblent donner quelque évf^â vraisemblance àThypothèscsi léméraiivii premier abord, de Geoffroy Saint-Hilsiiv.p a cru devoir chercher, dans les quatre o<* lets des Mammifères, l'analogue desqu»' pièces principales de l'opercule resniniiK des poissons, situé, comme on sait, dim? , l'articulation de la mâchoire inférieure ?.»^ le crâne.
5" Vesiibuh et canaux âerni-tircnkim De toutes les parties dont se composera reil auditif chez les Vertébrés, celteKi les plus générales, les plus conslanles, fl est à remarquer même qu'on les trooiei degré de développement d'aulanl [►lus ni marquable, soit proportionnellemeol, môme absolument parlant, que le le?:?
plus imparfait; c'est effectivement r'.*»: poissons que les canaux detni-circufei^ les sacs du vestibule acquièrent hfwpuh tions les plus considérables, elijafftji/^ niers renferment des concrélio«(feârf*' nate de chaux souvent très-vohfflKU«s<t très-dures.
Les travaux de Scarpa, BreschelHt^ ont bien fait connaître la grande t«5'^ blance, la presque identité qui erislear» point d'organisation dans toute laséri^te Vertébrés; si partout il n'y a pastinee5T^ loppe osseuse, moulée sur les parties m* braneuses, ces dernières sont soutenues leur consistance subcartilagineuse, quefois même par une croûte saline et cristallisée, et conservent leurs dir^ii réciproques. C'est à Breschet qu'ondoifs tout les investigations les plus récente* les plus délicates à ce sujet ; il a coniirrectifié, accru ce que ses devanciers ata fait ; il a prouvé la plénitude descaTit« byrinthiques due a une humeur sér ( périlymphe ou lymphe de Contugnoî, baigne extérieurement le labyrintlie m« braneux ; il a fait ressortir, avec de w ville, l'analogie de cette humenr et de il meur aqueuse de l'œil, de môme que f logiô qui existe entre la matière titrée tenue dans les canaux et le vestibule braneux (vitrine auditive), et celle da byaloïde ; il a mieux précisé ce qui a port aux trois ampoules ou renflements ces canaux, et à plusieurs sacs disti dans le vestibule, tous recevant des « particuliers fournis par l'auditif; iUia^ marquer surtout que répanouissemen' ces nerfs dans les sacs du vestibule rép<* même chez les Mammifères, à une con lion tantôt amylacée, tantftt pierreuse. Ç nue seulement jusqu'alors chez les poi>^ et les Reptiles. Ces concrétions, com déjà par de Blainville au ciistallindej doivent, selon Breschet, remplir le ro»^ touffoir pour arrêter les vibrations sot^' nous pencherions plutôt vers JV*^^^^ Cagniard-Latour, qui les regarda f^ propres à rendre ces vibration? fi^^ ^
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ibns leur action sur .es pinceaux nért. Les oscillations moléculaires des ot- « auditifs sont trop resserrée^, trofo es pour avoir besoio d'être étôufifées me celles des longues cordes d'une harpe run forte-piano.
msidérëe eto masse, la portion du laby* ke dont il est ici question, offre donc disposition très-âvantageuse pour recelés oscillations qui lui sont transmises: ir les parois sol nies du crâne ; 2* par là De dos osselets de lX)uïo,' avec Texlrédesquels la pérylimphe esf.en contact fcnèlre ovale ; 3" par le limaçon dont tpdilero!is plus loin. Mais ne peut-on coujecturalemenl, tirer quelques con- Mnces de plus d'une confontialion si plcie et néanmoins si constante ? Une iésphériaue n'eût-elle pas suffi pour la lion générale que nous venons d'en'jerT
I que nous venons de dire des eoncré-
! contenues dans les sacs veslîbulaires,
. autorise jusqu'à un certain point à
rder celte portion du labyrinthe comme
re à recueillir le bruit en général, è en
mrYktensité^et^ par conséquent, à faire
rileU(fc>/ance. Aussi trouverons-nous
!t:fât la seule partie qui subsiste évi-
Mttilèez les Invertébrés, dont rOuïe
bornée Sans doute à l'appréciation de ce
'dede5fDoavements sonores ; et il ne doit
ooi/s parMtre surprenant que l'oreille
poissons contienne les concrétions les
'grosses, les plus dures et partant les
proftes à renfoncer le bruit des chocs
ts sous les eaux.
WDtaux canaux demi-circulaires, cette teflce dans leur nombre etleurdireccçlle direction mutuelle dont chaque correspond si évidemment aux trois nsioiis des carps, largeur, longueur, (Qr [un horizontal, un longitudinal, un '^ersal), ne sonl-^ce pas îà des preuves iblesàropiniond'AutenriethelKœrner.
tle leur utilité pour instruire l'animal érection du son, et, par conséquent, de ualion du corps d'où il est parti. Èn-
• bien que les vibrations se propagent ftus sens, tes expériences de Savart ont *< qu'elle^ ont surtout de la tendance transmettre dans le sens de l'impulsion ftiTe, dans le sens dti mouvement suivi rastrument frappant ou frottant (archet); t>us avons vu que, dans l'air même, i cette particularité qu'il faut attribuer >tence des rayons sonores. Or, reûiar- » quant aux nerfs, qu'il en existe ici seulement comme trois ampoule.<:, un
chaque eanal demi -circulaire. Sans Ma fo!*ce de la sensation, plus grande
rone deç oreilles que aans I autre, f aide dans la détermination dont il I »ci ; mais ce signe ne peut indiquer le côté vers lequel est le point de départ ondulations sonores; il ne nous ap- ™t rien sur le haut, le bas, l'avant »nrière de sa position : SavBrt l'a Si bien
* Vï*il a- éberché h expliquer ces dis-
tinctions par la différence des mouvements moléculaires excités dans la membrane du tympan, selon l'inclinaison des rayons sonores. Mais, sans relever ce que cette explication à d'hypothétique, voici une expérience qui prouve tout à fait contre elle: bouchez hermétiquement, mais sans compression, les deux oreilles, et faites exciter Bulour de vous quelque bruit assez fort pour être ainsi entendu; vous en distinguerez parfaitement le point de départ ; c'est donc
f)ar l'intermédiaire des parois du crûne que es canaux dimi- circulaires reçoivent les éléments de la fonction spéciale que nous leur assignons. A ces arguments en faveur de l'opinion vers laquelle j'incline, je n'ajoute qu'en hésitant les résultats des expériences de Flourens : la section du canal horizontal sur un Pigeon produisait des mouvements de la tête aans le sens horizontal ; celle du canal vertical antérieur en produisait du haut vers le bas ; celle enfin du canal postérieur, du bas vers le haut. Je ne sais jusqu'à quel point ces remarques seraient appliquables à l'audition; et, d'ailleurs, on a jeté quelqnes doutes sur la cause de ces phénomènes : Millier et Windischmann paraissent croire que, dans ces expériences, on a blessé le lobule du cervelet qui s'engage dans une excavation circonscrite par les trois canaux, et surtout par l'antérieur.
6* Trompe d*Eustache, air du tympan^ limaçon. — Voici la liaison physiologique qui nous a fait rapprocher dans un même article les fonctions de ces trois portions de l'appareil auditif. La caisse du tympan est remplie d'air qui lui est amené par son conduit guttural, et cet air ne sert pas seulehient de support h In membrane tympanfque ; il en partage les ébranlements et les liansmet aux narois de la cavité, mais surtout à la fenêtre ronde, ouverture de la rampe tympanique du limaqon, bouchée par une membrane qui constitue un tympan secondaire, comme l'a appelée Scarpa.
La dénomination de tympan lui conviendrait plus directement oncore, si les sons y [)0uvaient arriver d*emb!ée, en passant avec 'air par la trompe d'Eustache ; mais^ en ce qui concerne les Mammifères, bien que Essor ail vu ce tube habituellement un peu enlr'ouverl , il ne saurait l'être assez pour servir à un pareil usage. Chez le Mouton, les bords de Son orifice, loin d'être évasés en pavillon cartilagineux comme chez l'homme, sont mous et si bien collés l'un sur l'autre, qu'au premier abord il échappe à la rue, et qu'on le cherche tout à côté aans un enfoncement conoide et aveugle que présente à droite et à gauche la voûte du pharynx. Il est facile d'observer sur soi-même que, pour
{lousser de l'air dans la cavité du ty^mpan en èrmant la bouche et les narines, il faut employer un certain effort; qu'il y arriveavec explosion, quelque ménagement (ju'ony mette; et c'est la même chose en sens inverse, quand on fait un effort d'inspiration, les narines et la bouche fermées. Qu'on mette une montre dans la Couche ouverte, sans Hiî fiiiro
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